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Wise Man's Grandchild

Chapitre 256

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Chapitre 256

Chapitre 256

Chapitre 256/31182%~17 min de lecture3 229 mots

Auguste, ayant reçu le rapport d'enquête de Willer, en parcourut le contenu, écarquilla les yeux de surprise, puis fronce les sourcils.

« Pas possible…… Il n'avait pas encore abandonné…… »

En voyant le nom du commanditaire inscrit dans le rapport, Auguste regretta d'avoir sous-estimé la ténacité humaine.

Il y a à peine quelques jours, lorsque ce sujet était venu dans sa conversation avec Shin, que lui avait-il répondu ?

« Ce n'est rien de grave. »

Il avait dit cela avec une assurance totale, et voilà le résultat.

Auguste posa le rapport sur son bureau, porta la main à son front par dépit et poussa un profond soupir.

C'est alors que Willer l'interpella.

« Altesse. Toutes les preuves sont déjà réunies, et l'enquête de corroboration est terminée. Les enquêteurs sont prêts, nous pouvons procéder à l'arrestation immédiatement. »

À ces mots, Auguste releva la tête.

« Il ne sert à rien de déplorer mon incompétence ici. Allons-y tout de suite. »

« Bien ! »

Sur cet ordre, les enquêteurs se rassemblèrent sans délai dans le bureau d'Auguste.

« D'ici, nous nous rendrons par une Porte jusqu'à la ville où se trouve le commanditaire. Enquêteurs, rendez-vous immédiatement chez le suspect et assurez-vous de sa personne. Nul ne doit se donner la mort ! »

« Bien ! »

Accueillant la réponse des enquêteurs, Auguste'ouvrit aussitôt une Porte.

La destination était le « comté de Doville ».

En tant que membre des Ultimate Magicians, Auguste avait mis en place des Portes vers les principales villes du royaume d'Earlshid, et comme il avait aussi reçu des requêtes de la part du comté de Doville, il put s'y rendre sans attendre.

Une multitude d'enquêteurs traversèrent la ville en courant, se dirigeant tout droit vers le manoir du seigneur.

Tous portaient l'uniforme du Bureau de la Sécurité, et n'avaient été choisis que parmi les enquêteurs à la carrure imposante, aptes à l'arrestation ; les habitants de Doville, saisis par leur présence, s'écartèrent sur leur passage, stupéfaits.

Grâce à cela, ils parvinrent au manoir de manière extrêmement fluide.

À la vue de ce grand nombre d'enquêteurs costauds, les gardes de la porte ne purent cacher leur surprise.

« Qu… Qu'est-ce que cela signifie, tant d'enquêteurs du Bureau de la Sécurité !? »

Face à une situation qu'ils n'avaient jamais imaginée, les gardes paniquèrent tout en demandant la raison de cette visite.

Willer fit alors un pas en avant, des documents à la main.

« Je suis Dennis Willer, directeur du Bureau de la Sécurité. Un mandat d'arrêt a été émis contre le maître de ce manoir, le comte de Doville. Faites-nous passer sans délai ! »

« Un… un mandat d'arrêt !? »

Le directeur du Bureau de la Sécurité en personne se présente avec un mandat d'arrêt.

Devant une situation d'une invraisemblable gravité, le garde comprit qu'il s'agissait d'une affaire majeure ; mais le garde était un soldat privé du noble.

Son employeur n'était pas l'État, mais le comte d'ici ; il tenta donc une résistance de principe.

« M… Même avec un mandat d'arrêt, c'est la demeure du comte. On ne peut pas vous laisser entrer comme ça, du jour au lendemain… »

À ces mots, l'aura des enquêteurs devint menaçante.

Ils semblaient prêts à bondir à tout instant.

Tandis que le garde, sans comprendre ce qui se passait, les toisait, une personne qui ne portait pas l'uniforme du Bureau de la Sécurité s'avança du milieu du groupe.

« Je suis le prince héritier d'Earlshid, Auguste von Earlshid. Je ne le répéterai pas : ouvrez la porte immédiatement. »

« Al… Altesse le prince héritier !? »

Après le directeur du Bureau de la Sécurité, voilà le prince héritier.

On ne comprenait plus rien, mais le visage de cet homme qui se disait prince héritier lui était familier.

C'était bien le prince héritier Auguste.

« Vo… Voulez-vous bien entrer… »

Le garde, prenant cette décision, revint sur son refus et ouvra la porte.

« Allons-y ! »

À ce signal de Willer, les enquêteurs déferlèrent d'un seul coup dans l'enceinte du manoir du comte de Doville.

Puis, ouvrant brutalement les portes de la demeure, ils pénétrèrent à l'intérieur avec fracas.

Les domestiques en furent sidérés.

« Qu… Qui êtes-vous !? Savez-vous au moins que c'est le manoir du comte de Doville, pour commettre de tels excès !? »

Alors que les domestiques s'agitaient, le majordome âgé barra la route à Willer et aux siens.

« Je suis Dennis Willer, directeur du Bureau de la Sécurité. Un mandat d'arrêt a été émis contre le comte de Doville. Il a été délivré par le tribunal et approuvé par Sa Majesté le roi Diseum. Conduisez-nous immédiatement auprès du comte de Doville ! »

« De… Sa Majesté le roi !? »

En apercevant le sceau d'approbation du roi sur le mandat que lui tendait Willer, le majordome fut saisi d'un violent trouble.

C'était bien naturel : habituellement, les mandats d'arrêt ou de perquisition sont émis par le tribunal, mais le sceau royal n'y est jamais apposé.

Cette fois, comme il s'agissait d'une tentative d'assassinat de la princesse héritière, et que le suspect était un noble de haut rang, le comte, le roi Diseum avait lui-même donné son aval à l'enquête pour empêcher toute entrave.

Pourtant, face à ce précédent inédit, le majordome ne put s'y résoudre.

« Un… un tel mandat avec le sceau d'approbation de Sa Majesté… Même pour le directeur du Bureau de la Sécurité, falsifier le sceau royal est un crime capital ! »

Il affirma que le mandat et le sceau étaient falsifiés, mais son objection fut immédiatement balayée.

« Ce n'est pas une falsification. C'est moi qui l'ai demandé personnellement. »

Auguste se tint aux côtés de Willer, et le majordome écarquilla les yeux.

« Al… Altesse le prince héritier… »

« Cela prouve que ce mandat n'est pas un faux. Si vous l'avez compris, conduisez-nous immédiatement auprès du comte de Doville. »

Les paroles d'Auguste étaient calmes, mais sa colère d'avoir été gêné dans son enquête y transparaissait ; le majordome, terrifié, les guida docilement vers le bureau.

Le groupe parvint au bureau, mais n'y entra pas tout de suite.

Des voix s'en échappaient.

« Qu'est-ce que cela veut dire, père !! Cette renarde occupe toujours la place de princesse héritière, n'est-ce pas !! »

« Mmm… Cet bon à rien… Il a échoué… »

« À cause de cela, la protection autour de cette renarde d'Élisabeth va se renforcer encore !! Père, il n'y a plus qu'à faire exploser un autre humain !! »

« C'est ça… Passons au choix du suivant… »

Après avoir entendu cela, le majordome, que Willer retenait, frappa à la porte du bureau.

« Quoi ? »

« Maître, des visiteurs sont arrivés. »

« Des visiteurs ? Aucune visite n'était prévue aujourd'hui… Ah, ce marchand. Bon, faites-le entrer. »

Sur l'aval du comte de Doville, le majordome ouvrit la porte.

Dès que la porte s'ouvrit, le comte lança une réplique à l'intention de celui qui allait entrer.

« Toi… Tu as osé nous fourrer un tel incapable… »

Il s'arrêta net en relevant les yeux : la personne qui entrait n'était pas le marchand en question.

« Qu… Qui êtes-vous !? »

« Je suis Dennis Willer, directeur du Bureau de la Sécurité. »

À l'entente de « Bureau de la Sécurité », le cœur du comte de Doville fit un bond.

Pourquoi le directeur du Bureau de la Sécurité se trouverait-il ici ?

Ne serait-ce pas que cette affaire a été découverte ?

Non, pourtant, on m'a dit que la famille de l'exécutant est prise en otage, et qu'un crime par la magie ne laisse aucune trace.

J'ai aussi entendu qu'on a pris le plus grand soin pour ne laisser aucun témoin décisif, et qu'il n'y a aucun risque que cela fuite.

Le comte en conclut qu'il s'agissait probablement d'une autre affaire, et s'efforça de ne pas laisser paraître son trouble intérieur tout en répondant à Willer.

« C'est… c'est un honneur que le directeur du Bureau de la Sécurité se déplace en personne. Quel grand événement s'est-il donc produit ? »

À cette feinte ignorance, Willer rétorqua en réprimant sa colère.

« Oh ? Le comte ignore donc cet événement qui ébranle le pays tout entier ? »

« Hum ? Y a-t-il un si grand événement qui me concernerait, pour qu'on vienne m'interroger ? »

Le comte persistait à nier en bloc, mais la réplique suivante de Willer le figea sur place.

« Il s'agit de la tentative d'assassinat de Son Altesse la princesse héritière Élisabeth. »

« Quoi !? »

En voyant le visage de Willer qui l'affirmait sans ambages, le comte, certain que sa complicité était connue, chercha désespérément un moyen de nier.

Mais…

« Ah ! N'est-ce pas Altesse Auguste ! Ah, vous êtes donc venu me chercher, après tout ! »

Sa fille Natalie, remarquant Auguste derrière Willer, l'interpella.

« Natalie !! »

Le comte appela sa fille dans la panique, mais Natalie, grisée de revoir Auguste, ne remarqua pas l'inquiétude de son père.

« Qu'y a-t-il, père !? Enfin, Altesse Auguste va quitter cette femm… Élisabeth-sama pour moi ! Ne me gênez pas !! »

Devant l'aplomb de Natalie, le comte recula d'un pas.

Ce fut l'erreur fatale du comte de Doville.

« Hou. Pourquoi penses-tu que je suis venu te chercher ? »

À la question d'Auguste, Natalie parut un instant interdite, puis rit en répondant.

« Parce qu'Élisabeth-sama a été agressée, et que vous êtes venu vers moi tout de suite, c'est qu'Élisabeth-sama est saine et sauve, mais que l'enfant a été perdu, n'est-ce pas ? Dans ce cas, la prochaine princesse héritière ne peut être que moi ! »

Natalie l'annonça avec un large sourire, mais la réaction d'Auguste fut glaciale.

« Toi, princesse héritière ? Blague à part. »

« Al… Altesse ? »

Natalie s'étonna, mais comprit enfin que le regard qu'Auguste posait sur elle était d'une froideur extrême.

« Pour… pourquoi… »

« Pourquoi, dis-tu ? Tu as l'air de te faire une fausse idée. »

« Fausse idée ? »

« Ah. Élisabeth va bien, et l'enfant aussi. Pourquoi as-tu eu une telle idée ? »

D'un air impitoyable, il le lui dit. Natalie fut violemment secouée et s'embrouilla en s'excusant.

« C… c'est… cette… Élisabeth-sama a subi l'attaque de bandits, et même si elle n'en est pas morte, elle doit être grièvement blessée… alors l'enfant ne peut pas être indemne non plus, j'ai pensé… »

« Hou ? Pourquoi une telle méprise ? Élisabeth est indemne, et l'enfant va bien. »

À ces mots, Natalie cria comme malgré elle.

« Impossible ! Mensonge !! Ce marchand a dit qu'il lui avait infligé de graves blessures… »

« Natalie !! »

Le comte tenta en hâte de couper la parole à sa fille, mais trop tard.

« Willer ! La fille du comte de Doville vient de s'auto-incriminer !! »

« Bien ! »

Sur l'ordre d'Auguste, Willer présenta le mandat d'arrêt au comte de Doville.

« Comte de Doville ! Ainsi que la fille du comte, Natalie ! Vous êtes arrêtés pour tentative d'assassinat de Son Altesse la princesse héritière Élisabeth !! »

Au signal de Willer, les enquêteurs en attente maîtrisèrent d'un seul mouvement le comte et Natalie.

Dans ce monde, il n'existe pas le concept selon lequel il faudrait une enquêtrice pour arrêter une suspecte sous peine de harcèlement sexuel.

Natalie, bien que fille de comte et détentrice d'un certain pouvoir, était physiquement faible ; elle fut maîtrisée en un instant par les enquêteurs.

« Kyaa !! »

« Guah ! La… lâchez-moi !! C'est une erreur !! »

Il en alla de même pour le comte, homme fait.

Entre le comte qui passe ses journées cloîtré dans son bureau à paperasser, et les enquêteurs du Bureau de la Sécurité qui s'entraînent quotidiennement en affrontant des criminels, il n'y avait pas match.

Le père et la fille furent tous deux maîtrisés par les enquêteurs.

« Non ! Lâchez-moi !! Savez-vous qui je suis !? Père !! Aidez-moi, père !! »

« Natalie ! Chikusho ! Lâchez-moi !! Sur quel fondement commettez-vous un tel abus !? »

Maîtrisés par les enquêteurs, le comte hurlait désespérément.

« Quel fondement ? Ta fille vient de faire un aveu à l'instant. »

À ces mots d'Auguste, le comte pensa « Yosh ! ».

« Excusez-moi, Altesse, mais ma fille n'a pas dit cela. »

Devant cette affirmation catégorique, Auguste posa sur lui un regard glacial.

« Hou ? Alors, qu'étaient ses paroles tout à l'heure ? J'ai entendu qu'elle disait avoir appris qu'on lui avait infligé de graves blessures. »

« Probablement a-t-elle entendu le marchand spéculer sur l'état de la princesse Élisabeth. "N'aurait-elle pas été grièvement blessée ?" ; n'a-t-elle pas simplement mal entendu ? »

Le comte crut avoir gagné.

Le faux pas de Natalie n'était que parole.

Contrairement à un écrit, les mots peuvent être mal entendus.

Elle n'a pas dit cela. Si l'on soutient que c'est une erreur d'audition, il est difficile de le réfuter.

Jusqu'ici, j'ai maintes fois gagné des débats du "dit / pas dit" face à la noblesse et aux marchands.

Ça va marcher.

Il en était convaincu.

Mais…

« … Kuh kuh »

« Al… Altesse ? »

Auguste se mit soudain à rire en étouffant son rire, et le comte le regarda avec méfiance.

Puis, le sang lui glaça dans les veines.

Ce visage, Willer dirait plus tard qu'« ce n'était pas l'expression qu'un prince héritier devrait avoir », tant il était diabolique.

Non seulement le comte, mais même Natalie, qui adorait Auguste, en frémit.

« Mal entendu… Mal entendu, hein… »

Avec cette expression, Auguste marmonna.

« E… Effectivement. C'est pour cela que… »

« Dis-moi, comte de Doville. »

« E… eh »

« Sais-tu ce que c'est que ceci ? »

En disant cela, Auguste présenta un certain outil magique sous les yeux du comte.

« Je… je ne sais pas ce que c'est… »

« C'est un outil magique que Shin a fabriqué… »

À ces mots, le comte comme Natalie eurent un frisson.

Le Roi Démon.

L'Envoyé de Dieu.

Un être qui manie une magie d'une puissance telle qu'on ne le croirait pas humain, qui a créé des outils magiques que personne n'avait même imaginés, et encore moins réalisés ; un héros qui devient déjà une légende de son vivant.

Un tel personnage a fabriqué cet outil magique qui se trouve devant eux.

Quel effet peut bien avoir cet objet qu'ils n'ont jamais vu ?

L'ignorance ne fit qu'attiser leur anxiété.

Indifférent à leur trouble, Auguste se mit à parler en regardant l'outil magique.

« Quand Shin l'a fabriqué, j'ai été stupéfait par son caractère démesuré… mais je n'imaginais pas qu'il serait utile dans une telle situation. »

Tout en parlant, Auguste appuya sur l'interrupteur de l'outil magique.

« Impossible ! Mensonge !! Ce marchand lui a assurément infligé de graves blessures… »

« Natalie !! »

« Quoi !?  »

À la voix qui retentit soudain, le comte resta bouche bée.

Ce qui sortait de l'outil magique tenu par Auguste n'était autre que les propos exacts tenus par Natalie tout à l'heure.

Ne serait-ce pas… un outil magique qui « enregistre les sons » ?

Si c'est le cas, la donne change radicalement.

Jusqu'ici, je pensais pouvoir nier car les « déclarations » ne laissent pas de trace matérielle.

Mais la preuve qu'Auguste présente est la « déclaration » elle-même.

Pendant que le comte cherchait fiévreusement une parade, Auguste refit jouer l'enregistrement à plusieurs reprises.

À chaque fois, on entendait distinctement la voix de Natalie dire : « J'ai entendu dire que le marchand lui avait infligé de graves blessures ».

C'en est donc fini…

C'est ce que pensa le comte.

« Altesse, ne mentez pas ! Ce n'est pas ma voix ! Ma voix n'est pas comme ça ! »

Au moment où Natalie cria cela, une idée de contre-attaque traversa l'esprit du comte.

« C… C'est exact, Altesse ! Quelle que soit la situation, une falsification de preuve est inadmissible !! »

Oui, cette preuve est falsifiée.

Si l'on fait passer cela pour une fabrication, on peut encore nier.

Il le pensa, mais…

« Hmm. Effectivement, on ressent une gêne en entendant sa propre voix. »

« « Eh ? » »

Le père et la fille inclinèrent la tête en chœur.

« Alors, écoutez aussi celui-ci. »

Auguste reçut un second enregistreur de Willer et le fit jouer.

« Qu'est-ce que cela veut dire, père !! Cette renarde occupe toujours la place de princesse héritière, n'est-ce pas !! »

« Mmm… Cet bon à rien… Il a échoué… »

« À cause de cela, la protection autour de cette renarde d'Élisabeth va se renforcer encore !! Père, il n'y a plus qu'à faire exploser un autre humain !! »

« C'est ça… Passons au choix du suivant… »

« Eh ? La voix de père, et qui ? »

« Eh ? Moi ? »

« Eh ? »

Au murmure de Natalie, le comte demanda involontairement confirmation, puis nia.

« N… Non, ce n'est pas ma voix ! »

« Qu'est-ce que tu dis, père ? Ce n'est pas la voix de père. D'ailleurs, la femme qui parle avec père, qui est-ce ? »

« C'est toi ! »

« Mensonge ! Ma voix n'est pas comme ça ! »

« Avez-vous compris maintenant ? »

Auguste, qui observait leur dispute, leur demanda s'ils avaient compris.

« Qu… Que voulez-vous dire ? »

« Shin l'a dit : la voix qu'on entend de soi-même et la voix qu'on entend des autres sont perçues différemment. »

« Eh ? Ha ? »

« Et… ? »

« Moi aussi, la première fois que j'ai entendu ma voix enregistrée, j'ai été surpris. Elle ressemblait à celle d'un inconnu, mais tout le monde m'a dit que c'était bien ma voix. Et ce n'était pas que moi. Tous ceux qui ont fait l'expérience ont dit la même chose. Vous comprenez maintenant ? »

« Do… Donc… c'est bien ma voix… »

« C… C'est impossible… »

« Bon, votre conversation à tous les deux suffit déjà comme preuve, mais il restait une possibilité de déni. Avec ça, vous ne pourrez plus nier. »

Aux mots d'Auguste, le comte baissa la tête, abattu, et Natalie regarda autour d'elle, affolée, tout en restant menottée.

« Eh ? Eh ? Do… Alors, je ne deviendrai pas l'épouse d'Auguste-sama…  »

Devant Natalie qui en était encore là, Auguste fit une mine ahurie.

« Un commanditaire de tentative d'assassinat de la princesse héritière ne peut accéder à une telle position. De toute façon, même s'il arrivait malheur à Ellie, je jure que je ne te choisirais pas. »

Sur ces mots, Auguste ordonna à Willer : « Emmenez-les », et quitta le bureau.

Recevant cette phrase sans pitié, Natalie s'accrocha au départ d'Auguste en hurlant.

« Non !! Auguste-sama ! Pourquoi !? Pourquoi ne me choisissez-vous pas !? Auguste-samaaa !! »

Entendant les cris de Natalie qui résonnaient encore après sa sortie, Auguste poussa un profond soupir.

« Qui tomberait amoureux d'une femme comme toi…  »

L'enquêteur à ses côtés, entendant ce murmure, acquiesça profondément, comme pour approuver.

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