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Why Are You So Obsessed With Rejecting Affection?

Chapitre 10

Why Are You So Obsessed With Rejecting Affection?Why Are You So Obsessed With Rejecting Affection?
Chapitre 10

Chapitre 10

Chapitre 10/8711%~9 min de lecture1 769 mots

« Peux-tu craindre le grand-duc et les jeunes maîtres ? Le ressens-tu instinctivement ? »

« Pawdon… ? »

« Il s’agit d’une affaire interne, mais…»

Lucy semblait quelque peu indécise.

En tant que domestique, elle ne pouvait pas parler à la légère de ses maîtres.

« Ce sont vraiment de bonnes personnes. »

Pourtant, il semblerait que Lucy ne veuille rien me cacher.

Elle m’avait parlé de la malédiction des Vailot.

« Tout le monde craint les Vailot, probablement à cause de leur énergie. »

« Ah… »

« Ils se sont inquiétés de te voir tomber malade parce que tu as passé beaucoup de temps avec eux. »

« Ce n’est pas ça. »

La cause indiquée par le médecin était différente.

À quel point Wyndert et Deleign ont-ils pu s'inquiéter en pensant que leur malédiction était la raison de ma maladie ?

La famille grand-ducale de Vailot portait une malédiction qui s’était transmise jusqu’à leur génération actuelle. À cause de cette malédiction, tout le monde redoutait la lignée directe des Vailot.

Même ceux qui les connaissaient depuis longtemps n’osaient exprimer leurs sentiments de peur de la réaction des Vailot.

Wyndert et Deleign devaient être particulièrement sensibles à ce genre de traitement. Un pincement au cœur me serrait en imaginant à quel point ces enfants avaient dû être seuls.

« J’étais pas effwayée du twut. Au contiwaire, j’étais contente que tout le monde soit si nwice avec moi. »

J’ai secoué la tête face à Lucy et l’ai nié.

« Je ne pouvais pas laisser ça arriver. Je ne voulais pas que ces deux-là soient blessés par un malentendu pareil ! »

J’ai sauté de mon tabouret et me suis précipitée hors de la salle de bains.

« Écoutez-moi attentivement, s’il vous plaît. »

Près de la salle de bains se tenaient Wyndert et le grand-duc, le visage tendu. Leur expression passa à la surprise lorsque j’en sortis sans prévenir.

« Chouchou ? »

« Le fwe Wyngdy ne nousai-t-il pas weau ment m’éviter plus tôt ? Tu n’as janmás tenu la main de peufonne afant, donc tu as évité la mienne. »

Les joues de Wyndert rougirent lorsqu’il ouvrit la bouche pour protester.

Je suppose que je suis soulagée qu’il ne l’ait pas fait par aversion pour moi.

« J’aime le gwand duc. J’aime le fwe Wyngdy. J’aime le fwe Dew. J’aime Wucy. »

J’ai saisi les mains du grand-duc. Pour une raison obscure, j’avais très envie de prendre les siennes.

Ses grandes mains, comme si elles devinaient ce que mon cœur désirait, enserrent complètement les miennes.

Le grand-duc, après une hésitation, les prit délicatement et plongea son regard dans le mien.

« Cet endwoit est sympathiwe, et les peufones qui viwent icí sont aussi sympathiwes. Çafeait comme le ciew papahwupt au wefuqe. »

« Sœur… »

Le grand-duc m’appela d’une voix qui trahissait une contrainte, comme s’il serrait les dents.

« Peufonne ne s’intéwesse à Shuewina icí. J’haïs ètwre…… un wefuqiwe. »

Je fus prise d’étouffement et bégayai un instant.

Personne ne m’aimait.

J’aurais été plus vite à compter celles qui me haïssaient qu’à énumérer celles qui m’appréciaient.

Je n’étais qu’une enfant forcée de recevoir des coups sans raison.

Une enfant indigne d’affection. Une enfant encombrante.

On m’avait tout pris.

Certains voyaient dans le fait de me haïr et de m’abuser un jeu ou un exutoire pour leur stress.

« J’ai beaucouw de bonnes peufones pouw la pweiemièwe fois de ma vie. »

Parler de cela m’a rendue triste et mes yeux se sont emplis de larmes.

Dans le roman, Shuelina avait été rejetée par sa famille. Elle avait toujours été seule.

Tout comme moi, tombée seule dans ce monde-ci.

Shuelina et moi avions toujours été seules.

Et ces gens également. D’une certaine façon, ils étaient eux aussi seuls.

Je compris pourquoi mon cœur souhaitait rester auprès d’eux.

Ils étaient exactement comme moi.

« J’étais si heureuse chaque fois qu’ils me portaient et me tenaient la main… »

Je fixai le grand-duc et Wyndert sans essuyer les larmes qui coulaient sur mes joues.

« Wes-tu toujouwds pwtêt à m’éviter ? Je seiawai vweiment twiste si tu m’évites... ! »

Le grand-duc me serra les mains.

Puis il m’entoura de ses bras avec force.

« Tu n’es pas un wefuqiwe. Tu es ma p’tite soew. »

Wyndert me murmura à l’oreille.

« Tu es toujouwds sale. Lavet-toi d’abord puis je te donnerai de la soupe. »

Le grand-duc essuya les larmes de mes joues.

Hochee-je en signe d’accord avec un large sourire.

« Ma main... »

Tendais la main. Je souhaitais que Wyndert la prenne.

Wyndert saisit la main tendue. Sa chaleur enveloppa la mienne.

« …… Ne m’évite pwus. »

Je murmurai. Ma petite voix à peine se fit entendre.

Wyndert hoche la tête.

Il me caressa une fois la tête, avant de me ramener à l'intérieur de la salle de bain et de fermer la porte.

« C’est excellent. Je suis tellement heureuse de servir une dame aussi charmante. »

Les yeux de Lucy se remplirent de larmes. Plus tôt, elle se tenait près de la porte avec un air inquiet.

C’est une personne qui se soucie sincèrement d’une enfant qu’elle vient à peine de connaître.

Son cœur chaleureux est une bénédiction pour un orphelin comme moi.

Son caractère accueillant et réconfortant est très agréable.

« Me woci, Wucy. Je suis vweiment contente d’avoir connu Wucy aussi. »

Je pris sa main et l’agita comme pour dire bonjour.

Nous éclatâmes de rire en même temps.

Elle m’entoura de ses bras avec force. C’était agréable, car c’était réchauffant.

« M’lady, vous vous sentirez mieux si vous prenez un bain dans l’eau salée parfumée. »

Lucy me demanda même mon avis pour choisir le sel de bain.

Elle fut aimable avec moi même en l’absence du grand-duc et des autres.

« J’en suis très reconnaissante. Moi qui n’ai jamais rien eu, je pensais que ce serait toujours ainsi… »

Ce sont des gens qui me semblent plus comme une famille que celle d’origine.

J’ai pressenti que j’allais les aimer malgré moi.

Je me sentais bien et fatiguée à la fois grâce à l’eau chaude.

Je sortis de la salle de bain après avoir fini de me laver. Le grand-duc était assis sur un tabouret près du lit, en train de m’attendre.

« Tu as pleuré. »

Il l’affirma avec un air sérieux dès qu’il aperçut mon visage.

« Qu’est-ce qu’il raconte ? »

Contrairement à moi, qui ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, Lucy éclata de rire.

« Non, Votre Grâce. Ses yeux sont humides à cause de l’eau chaude. »

Je tournai la tête et regardai le miroir accroché au mur.

Je remarquai que mes yeux étaient légèrement gonflés, comme picotés par une guêpe. La peau autour était chaude. Mes yeux étaient aussi un peu humides.

« Héhé, mignonne. »

Le pyjama que je portais était mignon. Cela me remonta le moral, alors je pouffai de rire.

« M’lady paraît plus jolie après s’être lavée, n’est-ce pas ? Elle est aussi mignonne qu’un ange. »

Le grand-duc m’examina aux mots de Lucy avant de hocher légèrement la tête.

Enfin, j’étais déjà jolie même quand j’étais encore à l’orphelinat, mais je dois être encore plus étincelante maintenant que je suis propre et coiffée.

Je m’inquiette un peu puisque le grand-duc est toujours très beau chaque fois que je le vois, mais il ne va pas penser que je suis laide, non ?

Je souris et m’avancai vers lui.

« …… Mignonne. »

« Hein ? »

Je crus mal entendre, mais il semblait y avoir une brèche dans l’expression habituellement glaciaire du grand-duc.

« Est-ce que j’ai l’air mignone devant le grand-duc en ce moment ? »

C’était un comportement que je ne lui attendais pas, car il paraissait toujours froid.

Suis-je belle dans les yeux de cet homme ?

Je me sentis flattée et rendis la politesse au grand-duc.

« Le gwand duc est mignon aussi. Ah ! Wucy m’a fât pofer ça. N’est-ce pas fwom vous ? »

Je tournoyai sur place pour montrer mon nouveau pyjama !

Je voulais partager mon excitation avec le grand-duc.

Cette robe avait été préparée par cette personne.

Je voulais lui transmettre combien j’étais émue, heureuse et reconnaissante envers lui.

« C’est comme des ailes de demoiselle. »

« Des ailes de demoiselle ? »

C’était une remarque totalement différente de ce à quoi je m’attendais.

Mignonne, jolie, ça te va bien. J’attendais ces mots-là.

Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire par là.

Je voulais obtenir une meilleure réaction. Je devais stimuler davantage la réaction du grand-duc.

« Devrais-je montrer les dentelles ? »

J’ai remonté l’ourlet de ma jupe jusqu’à mes genoux pour qu’il puisse bien voir les dentelles dessous.

« Wois ! Je n’ai janmás pofté qwelque chose de semblable afant ! C’est si douc et joli ! »

J’aime beaucoup le pyjama blanc que je porte en ce moment.

Il y a un ruban mignon autour du cou, et des dentelles élégantes au bout des manches et à l’ourlet de la jupe.

Le corsage de la robe est très mignon et il semble confortable de rouler dans le lit avec ça.

« Tout d’abord, j’aime ça parce que c’est doux. »

C’est différent des vêtements de l’orphelinat, qui étaient rugueux contre la peau.

Même si je roule plein de fois en portant ça, ça restera doux.

« Mon Dieu, m’lady ! »

Puis soudain, le cri de Lucy se fit entendre près de la salle de bain où elle se tenait.

« Que se passe-t-il ? »

Je regardai Lucy avec surprise.

« Une dame ne devrait pas relever l’ourlet de sa robe comme ça devant un gentleman ! »

Lucy, qui avait vu par hasard que je relevais ma jupe, semblait très choquée.

Sa voix amicale claqua de manière désagréable.

« Mais mon corps ressemble à celui d’une fillette de quatre ans. »

Je baissai les yeux sur mes jambes fines comme des bâtons, avant de descendre maladroitement l’ourlet de ma robe.

Je n’étais pas gênée car je suis encore jeune. Je trouvais simplement mes jambes maigres et pâles repoussantes.

En y réfléchissant, le directeur détestait aussi me regarder pendant les bains.

« Quel dégoût ! »

« Lave-toi toute seule ! »

Elle dit que j’étais si maigre que mes os sortaient.

Je trouve ça laid moi aussi. Je suis sûre que tout le monde préférerait un enfant potelé et dodu.

Je jetai un coup d’œil au grand-duc.

« Il n’est pas dégoûté par mon corps, quand même ? »

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