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Why Are You Obsessed With Your Fake Wife?

Chapitre 60

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Chapitre 60

Chapitre 60

Chapitre 60/8769%~5 min de lecture885 mots

'Comment, comment de si viles paroles peuvent-elles venir de quelqu'un au visage si innocent…'

'C'est bien pour ça qu'on ne devrait jamais se fier aux apparences.'

En tout cas, il semblait que le marquis avait choisi une épouse pour le moins particulière. Après s'être habitués au caractère doux et gentil de la précédente marquise, ils ne pouvaient s'empêcher d'être nerveux.

C'était particulièrement vrai pour Fabian, chargé de rester en permanence aux côtés de Nadia. Il prit une décision en frissonnant légèrement.

'Je ne dois absolument plus m'en prendre à elle à partir de maintenant……'

Cette résolution animait chacun des chevaliers présents dans la pièce.

Stabiliser un territoire conquis demandait toujours beaucoup de temps et d'efforts, d'autant plus si ce territoire était riche et fertile. Mais il aurait été excessif d'empêcher les soldats de fêter leur victoire sous prétexte qu'il restait beaucoup de travail. Glenn fit ouvrir l'entrepôt du château de Vallon et permit à tous les soldats de prendre la viande, le vin et l'or qui s'y trouvaient. En échange, il leur interdit de piller les maisons des gens du peuple.

Puisque leur maître leur avait garanti leurs récompenses, ils n'avaient aucune raison de saccager les maisons.

« Pour toute la journée, vous pouvez prendre ce que vous voulez dans l'entrepôt ouvert et en user à votre guise ! Profitez-en comme si vous deviez mourir demain sans le moindre regret ! »

Et c'est ainsi qu'ils ouvrirent un banquet pour commémorer leur victoire. Pour célébrer leur succès, et aussi honorer la mémoire de leurs camarades tombés.

Les soldats du rang se rassemblèrent dans la salle d'armes du château de Vallon. Pendant ce temps, leurs supérieurs investissaient la salle de banquet du château. Le bruit des jarres de vin qu'on soulevait et reposait résonnait dans toute la salle. Les chevaliers faisaient un vacarme d'enfer en mordant dans la viande que les servantes leur servaient.

« Dis donc, personne n'est mort dans la division du messire Vincent. »

« La division du messire Vincent, c'est celle qui est allée capturer le comte Altair, non ? »

« Pareil qu'il n'a même pas résisté et qu'il s'est rendu sur-le-champ en les rencontrant. Une décision des plus sages, je dirais. »

« C'est vraiment une victoire totale, un nettoyage complet ! Ahahaha ! Qui aurait pu imaginer ça ? »

« Exactement ! Qui aurait pu s'attendre à ce qu'un stratagème aussi ingénieux surgisse si inopinément…… »

« On n'aurait jamais pu l'imaginer, bien sûr. »

« Mhmm…… »

Quelques instants plus tôt, ils riaient encore à gorge déployée, mais dès qu'on évoqua l'opération, un silence subtil s'abattit sur la pièce.

La plus grande artisane de cette victoire était Nadia. Parmi les chevaliers qui avaient siégé autour de la table de conférence lors de cette réunion, pas un ne pouvait nier ce fait.

Mais c'était là tout le problème.

'Pourquoi la marquise nous a-t-elle aidés ?'

Si c'était vraiment par amour pour le marquis, cela constituait bien sûr une explication suffisante. Mais aucun d'eux ne croyait qu'elle pût être aussi ardemment dévouée à un homme à qui elle n'avait pas adressé la parole une seule fois avant leur mariage. La voix de Giscard brisa le silence délicat.

« Maintenant que c'est dit, où est Madame en ce moment ? »

« Ah… eh bien. »

« Heumm… »

Ils se tournèrent tous vers Fabian. Fabian était le seul d'entre eux à la connaître.

Fabian, qui fourrait de la nourriture dans sa bouche, tourna la tête avec un air confus.

« Heu… pourquoi tout le monde me regarde… »

Immédiatement, tous les chevaliers chevronnés qui le fixaient se ruèrent sur lui et se mirent à le harceler.

« Madame a joué le rôle clé dans la bataille, donc c'est un peu bizarre qu'on soit les seuls à faire la fête ici. Pourquoi n'iriez-vous pas la chercher, messire Fabian ? »

« Cela… je ne pense pas que Madame viendra dans un endroit grouillant d'hommes comme celui-ci. »

« Oh, ne t'en fais pas pour ça. Puisqu'elle nous a aidés, ça ne veut pas dire qu'elle ne nous déteste pas ? Peut-être que Madame attend qu'on vienne la chercher, on ne sait jamais ! »

« Comment Madame pourrait-elle refuser en un jour aussi merveilleux ? Va lui parler, d'accord ? »

« Heu, je vais… je vais d'abord aller la chercher. Elle doit se reposer dans sa chambre. »

Fabian essaya de cacher son air gêné en se levant de son siège. Madame ne semblait pas du genre à apprécier un endroit aussi bruyant. Mais en tout cas, il ne pouvait pas rester dans la salle de banquet à les laisser lui donner des ordres déguisés en demandes.

Fabian quitta la salle de banquet, arrêta une servante de passage et lui demanda.

« Où est la marquise ? »

« Elle vient de quitter le bureau pour aller dans la chambre. Elle n'est probablement pas encore endormie. »

« Merci. »

Suivant les indications de la servante, il monta au troisième étage où se trouvait la chambre. Des rayons de lumière filtraient par les interstices de la porte close. Il semblait que la servante avait raison : Madame n'était pas encore endormie. Il frappa prudemment à la porte en parlant.

Toc toc.

« Madame, c'est Fabian. Puis-je entrer ? »

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