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Why Are You Obsessed With Your Fake Wife?

Chapitre 49

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Chapitre 49

Chapitre 49

Chapitre 49/8756%~5 min de lecture896 mots

C'était la voix de quelqu'un qui y était désormais bien habitué. Glenn tourna la tête dans la direction d'où elle venait.

Il vit une femme courir en hâte, relevant sa jupe d'une main. Et l'un de ses escortes la suivait de près.

« Nadia ? Qu'est-ce qui se passe ici ? »

« Hou... je... hou... j'ai entendu dire... »

Nadia s'arrêta devant Glenn et reprit son souffle un instant.

Ses longs cheveux moites collaient à son visage. N'importe qui aurait vu qu'elle avait couru à toute vitesse.

« J'ai entendu qu'il allait y avoir une guerre de territoire. »

« C'est quelque chose qui arrive souvent, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Je reviens tout de suite. »

« Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas pour mon mari qui part à la guerre ! »

« ... »

Elle n'avait pas tort. Ce serait bizarre qu'elle ne s'inquiète pas pour son mari qui part à la guerre.

C'était une réaction d'un bon sens des plus ordinaires, mais lorsque Glenn réfléchit à pourquoi il la trouvait si étrange, la réponse était simple.

Parce que nul parmi ces natifs du territoire de Winterfell n'avait fait tout un plat de la bataille contre le comte Altair.

« J'ai entendu dire que quelqu'un nous avait déclaré la guerre. »

« Encore ? Rends les faveurs de ce Roi et occupe-toi d'eux vite fait. »

Le Roi ne daignait même pas demander quel seigneur avait déclaré la guerre à Winterfell. C'était sa réponse habituelle aux affaires des Winterfell. Une triste réalité.

Alors quand Glenn vit une petite larme au bord des yeux de Nadia, il fut plutôt décontenancé.

« N-ne pleure pas. »

« Sanglot... Je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter... »

« Je ne me vante pas, mais ce n'est pas la première fois qu'on se bat contre lui. J'ai fait la guerre aux côtés de mon père, donc il n'y a pas de quoi s'inquiéter. »

« Mais... »

Le visage de Glenn se crispa davantage. Pourquoi cette femme pleurait-elle autant ?

Ayant grandi parmi des hommes qui croyaient que ne pleurer que trois fois dans sa vie était une vertu, il ne comprenait pas Nadia du tout.

Il n'avait pas assez d'expérience pour consoler une femme qui pleure.

Devait-il lui taper l'épaule ? Ou voulait-elle qu'il la prenne dans ses bras ? Non, Glenn trouvait ça un peu trop...

Sa main levée pour la consoler ne faisait que vagabonder inutilement dans les airs.

Alors, une main secourable descendit pour venir en aide à Glenn décontenancé.

« Hem. »

« ... ? »

Glenn et Nadia tournèrent la tête en même temps face à cette toux soudaine.

Il y avait un vieux chevalier à l'expression subtile qui se raclait la gorge.

« Nous sommes pressés, mon seigneur. Allons à la salle de conférence maintenant. »

« Ah, oui. »

Glenn était si décontenancé qu'il en avait oublié qu'il était en route pour une réunion urgente.

Se tournant de nouveau vers Nadia, Glenn dit :

« Tu es venue jusqu'ici, mais je suis désolé. Les vassaux attendent. »

« Non, c'est bien. Je suis désolée d'avoir pris ton temps. »

Nadia répondit en essuyant ses larmes. Elle ne mentait pas en disant que c'était bien.

Bien qu'elle se fût pas mal adaptée, jouer la comédie des larmes n'était pas facile.

Au contraire, elle était reconnaissante envers ce vieux chevalier inconnu.

« Merci d'avoir coupé court à la conversation. »

Après avoir feint la tristesse, Nadia releva la tête et dit :

« Dépêche-toi d'y aller. Mais promets-moi que tu reviendras sain et sauf. »

« ... Oui. »

Bien que ce fût une chose banale à demander à quelqu'un qui part au front, Nadia avait le don de formuler les choses de façon à lui donner des fourmis dans les mains.

Glenn tourna le dos à Nadia avec une mine vague. Puis il se mit à marcher vite vers sa destination initiale.

Quand la distance fut assez grande, le silencieux Giscard dit :

« Tout à l'heure, on dirait que la relation entre vous deux n'est pas si mauvaise. »

« ... Ça avait l'air ? »

« Oui, n'importe qui penserait comme moi. »

Glenn repensa à l'instant d'avant.

Une épouse qui accourt vers son mari sur le point de partir à la guerre, un mari qui la rassure en disant qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, une femme qui le laisse partir en endurant sa tristesse...

« ... »

Quelque chose n'allait pas.

Comment en étaient-ils arrivés à ce tableau ? N'était-ce pas l'image d'un couple manifestement triste mais doux ?

Glenn, qui en restait lui-même sans voix, continua d'être questionné par Giscard.

« N'as-tu pas dit que si tu te montrais insensible envers elle, elle renoncerait d'elle-même ? »

« Ah, c'est... »

Le regard perçant de Giscard lui fit transpirer un peu.

Glenn, qui bredouilla un moment, trouva une réponse plausible.

« Comme tu le sais peut-être, elle a résolu nos difficultés financières. On ne peut pas juste ignorer les bienfaiteurs de sa famille, non ? »

« Oui, j'en ai entendu parler. Quoi qu'il en soit, le Marquis lui doit quelque chose, donc il est naturel de la traiter poliment. Mais ça doit s'arrêter là. Vous devez cesser de témoigner de la courtoisie à Madame en tant que dame. »

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