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Why Are You Obsessed With Your Fake Wife?

Chapitre 46

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Chapitre 46

Chapitre 46

Chapitre 46/8753%~5 min de lecture843 mots

« … Ah. »

Après avoir réfléchi un moment, Nadia comprit enfin ce qui s'était passé. Sa tête pivota raide vers l'intendant.

« Cette information… Comment avez-vous deviné qu'il serait ici ? »

« Oh, eh bien, c'est… »

« C'est un événement annuel ? »

« Oh, non ! Pas au niveau d'un événement annuel ! Pas à ce point ! »

« … »

De cette réaction nerveuse, Nadia put déduire une chose.

Que cela se produisait tous les quelques ans, sinon chaque année.

L'intendant était agité, l'air inquiet.

Il semblait craindre que la marquise veuille fuir une terre sans argent ni ressources, où ne régnaient que des voisins fous.

Il ne trouvait rien de bon à dire sur sa province natale.

Nadia songea, le visage hébété.

« Quel domaine spectaculaire… »

Les incidents s'enchaînaient sans relâche. On aurait dit qu'ils plongeaient dans une nouvelle crise à peine la précédente surmontée. Y aurait-il jamais un jour où tout irait bien ?

Comme Nadia commençait à réfléchir, les deux entendirent Fabian revenir à point nommé.

Se tournant vers la porte, Nadia demanda :

« Quoi ? Le comte Altair vient vraiment par ici ? »

« Pardon ? »

Les épaules de Fabian se raidirent lorsqu'il entra dans le bureau.

Ses yeux tremblèrent au moment où il ouvrait la porte.

« Oh, c-comment le savez-vous ? »

« Comment je le sais ? Je l'ai appris d'Edward. Entrez et parlez-moi. »

D'un geste de la main, Nadia l'invita à approcher.

Fabian, planté timidement devant elle, entama son rapport.

« Comme vous l'aviez prévu… Le comte Altair a de nouveau déclaré la guerre. Son prétexte : nous aurions délibérément propagé la Peste Noire et monopolisé le remède. »

« Le fait-il toujours à cette période ? »

« Oui, généralement au début de la saison des semailles, ces sala… Oh, pardon. Au début de la saison des semailles, ils avaient l'habitude de longer la frontière du domaine. »

Nadia perçut quelque chose d'étrange, mais l'ignora. Elle se tapota le menton et pencha la tête.

Il était compréhensible que la cause soit un remède contre la Peste Noire.

Le comte Altair n'appartenait pas à la faction de son père, donc pas besoin de creuser de ce côté.

Et il ne faisait pas partie du camp du Nord non plus, donc aucune raison de ne pas attaquer Winterfell.

Contrairement au Sud, dévasté par l'épidémie, il y avait là de la place pour une guerre territoriale.

Ce qui était étrange, c'est que le comte Altair visait cette période à chaque fois.

« C'est bizarre. Eux aussi doivent bientôt préparer les semailles, non ? »

« L'armée du comte compte une forte proportion de mercenaires. Pour lui, il n'a rien à perdre. Ce rat. »

« Winterfell n'avait pas les moyens d'engager des mercenaires, c'est pour ça qu'il nous visait. »

« Oui, c'est exact. »

Fabian continua sur un soupir agacé.

« Je croyais qu'il passerait son tour tranquillement cette fois… Je pense qu'il a cru bon d'intervenir parce qu'on semblait avoir perdu en puissance de feu à longue distance. Quelle bande d'aristocrates arrogants ! »

« En plus de ce que dit messire Fabian, le succès du commerce des herbes épineuses doit leur rester en travers de la gorge. N'avait-il pas l'habitude de dire : “C'est dommage que les finances du marquisat ne valent pas celles d'un comté” ? Je suppose que de nous voir aller un peu mieux le rend malade. »

« Hmm… »

D'après ce qu'elle entendait, Winterfell et les Altair n'étaient pas en bons termes depuis longtemps.

Ils n'attaquaient pas par griefs précis, cette famille leur était simplement insupportable.

Ce qui signifiait qu'un règlement par le dialogue serait quasi impossible.

Il n'y avait pas plus de six mois que Glenn était rentré de l'expédition de Karla'aï. Les chevaliers n'avaient pas encore récupéré de leur fatigue.

Pour une autre bataille, dans cette situation.

D'un air grave, Nadia demanda :

« La situation est-elle si difficile ? Y a-t-il un grand risque qu'on ne puisse pas leur résister, au point de devoir capituler… »

« Hein ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? »

Fabian bondit sur place et hurla. Il sauta littéralement sur place.

« Nous sommes les plus forts du Nord… Non, nous avons l'armée la plus forte du royaume ! On ne peut pas perdre contre une bande de gros bedons ! Les monstres qu'on a exterminés en seraient offusqués. »

« Ah, je vois votre point. Calmez-vous. »

« Il n'y a aucune chance qu'ils nous battent avec un seul groupe de chevaliers ! Le duc de Balazit lui-même ne contredirait pas mes dires. »

La réputation de Winterfell était connue sur tout le continent pour son budget colossal.

Voyant Fabian parler avec une telle assurance, il semblait vraiment confiant dans la victoire.

Une fin aussi funeste ne semblait donc pas à l'ordre du jour. Nadia demanda alors, sur un ton curieux :

« Alors on peut rivaliser et gagner, non ? Quel est le problème, alors ? »

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