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Why Are You Obsessed With Your Fake Wife?

Chapitre 45

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Chapitre 45

Chapitre 45

Chapitre 45/8752%~5 min de lecture955 mots

Le bureau du majordome était situé à un endroit qui lui permettait de surveiller tous les domestiques.

De plus, vraisemblablement vu son âge, Gordon se tenait aux côtés de Glenn depuis l'enfance de ce dernier.

'On pourrait dire que c'est un aîné.'

La contribution de Nadia à la marche de Winterfell était considérable, mais une personne compétente ne devenait pas nécessairement une personne aimable.

Son propre père, par exemple. Si quelqu'un était arrogant en se fiant à ses capacités et à ses réalisations, les gens avaient tendance à l'antagoniser.

L'affabilité humaine doit primer. La confiance du peuple commence là.

Nadia devait établir une relation étroite avec l'aîné du domaine de Winterfell, afin de mener à bien sans accroc les nombreuses choses à venir.

Il était temps pour elle de sourire à son plan sans faille.

Gordon, qui pleurait depuis longtemps, s'agenouilla soudain.

Le bruit inquiétant de l'articulation du genou du vieillard heurtant le sol résonna dans le bureau.

« Ce vieux serviteur indigne a osé douter de vos véritables sentiments ! »

« Oh, non… Votre genou va-t-il bien ? »

Nadia rétorqua avec une grande consternation. Elle était sincèrement inquiète pour l'articulation du majordome.

S'il traitait son corps avec brusquerie à un âge avancé, il pouvait se blesser.

Désemparée, elle tenta de le relever, mais le majordome exalté ne l'entendait pas.

Gordon cria comme s'il allait se fracasser le front contre le parquet.

« J'étais vraiment inquiet quand j'ai appris le mariage soudain de Monseigneur, mais maintenant je comprends. Vous êtes un miracle, comme une descendante du divin céleste ! Quelle chance le marquis a-t-il eue d'épouser quelqu'un comme Madame… ! »

Nadia aurait voulu qu'il parle plus bas. Elle craignait que quelqu'un à l'extérieur ne l'entende.

Cependant, la voix du majordome, contrairement à son souhait, ne fit que monter.

« Je vous serai loyal à jamais ! Veuillez utiliser le sceau de famille comme bon vous semblera ! Je ne vous décevrai jamais ! »

« Heu, oui…… »

Nadia répondit en grinçant des dents.

Elle le trouvait un peu excessif, mais… Quoi qu'il en soit, elle avait gagné une personne de son côté.

L'hiver dans le domaine de Winterfell touchait à sa fin. Ce n'était pas qu'un sens littéral.

Même les vassaux ne savaient pas que les soucis qui effaçaient leurs sourires allaient disparaître.

Les dettes étaient toutes réglées, et l'argent abondait. Le domaine de Winterfell pouvait souffler, ses difficultés financières étant résolues.

Ou presque.

« … Qu'est-ce que c'est ? »

Nadia marmonna en regardant par la fenêtre du bureau. Un soldat chevauchait un cheval et galopait à bride abattue.

Chevaucher et galoper à bride abattue dans la cité intérieure où résidait le seigneur ?

La raison était unique. Soit c'était un simple fou, soit c'était autre chose.

Détournant son regard de la fenêtre, Nadia jeta un coup d'œil à Fabian, qui dit :

« C'est un messager. C'est un drapeau rouge, donc un rapport d'urgence. »

« Je le sais. Maintenant que tu me l'as dit, je pense qu'il s'est passé quelque chose. Tu as une idée ? »

« Heu…… »

Fabian marmonna avec une mine subtile. Les yeux de Nadia se plissèrent.

« Je pense que tu as une idée de ce qui pourrait se passer. »

« Si c'est un drapeau rouge à cette période de l'année, je pense que c'est ça…… »

« Vous devez penser la même chose que moi, messire Fabian. C'est ça. »

« Oui, c'est ça. »

C'est l'intendant qui aidait Nadia dans son travail qui intervint dans la conversation.

Les yeux de Fabian et de l'intendant se croisèrent brièvement.

Nadia ne manqua pas les deux hommes qui acquiescèrent en silence après s'être regardés.

« Qu'est-ce que c'est ? Ne le gardez pas pour vous, dites-le-moi. »

« Oh, c'est… Je ne pouvais pas vous dire quelque chose qui n'est pas encore confirmé. »

« À voir votre mine, je pense que vous en êtes à moitié sûr. »

« Heu…… Eh bien, laissez-moi vérifier pour vous maintenant. Veuillez patienter un instant. »

Fabian dit cela et se précipita hors du bureau. Cela se produisit en un éclair, avant que Nadia ne puisse l'arrêter.

Cependant, quelqu'un qui pourrait connaître la réponse n'était pas complètement parti.

Le regard de Nadia se porta sur l'intendant qui l'aidait dans son travail.

Il tenta de s'éclipser, mais Nadia n'en avait cure.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Heu…… C'est…… »

« À en juger par votre réaction, cela ne semble pas être arrivé une ou deux fois. Allez, il n'y a rien à cacher, non ? »

« Eh bien, je veux dire… »

Les yeux de l'intendant tremblaient nerveusement.

Cependant, à mesure que l'espace entre les sourcils de Nadia se resserrait progressivement, il finit par avouer ce qu'il savait.

« Peut-être… Il est fort probable que le comte Altair ait marché vers le territoire. »

« Le territoire ? »

Pourquoi cela ?

La tête de Nadia s'inclina.

Ce n'était pas surprenant à une époque où le gouvernement central ne jouait pas son rôle.

Il n'y avait aucun moyen qu'une épouse de marquis ne puisse pas le comprendre.

Le comté d'Altair était situé au sud du domaine de Winterfell.

Comme n'importe qui pouvait en juger du fait que le comte marchait sur le domaine de Winterfell, il n'était pas un seigneur appartenant à la faction du Nord.

Mais appartenait-il au camp du père de Nadia ?

Cela ne semblait pas vrai non plus.

On l'appellerait le tiers parti.

Les voisins proches étaient destinés à se quereller plus souvent que les ennemis lointains.

Il n'était pas surprenant que les territoires voisins ne soient pas en bons termes.

Mais pourquoi l'intendant avait-il l'air si nerveux…

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