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What a Bountiful Harvest, Demon Lord!

Chapitre 112

What a Bountiful Harvest, Demon Lord!What a Bountiful Harvest, Demon Lord!
Chapitre 112

Chapitre 112

Chapitre 112/17066%~12 min de lecture2 207 mots

Je me suis fait avoir.

Je me suis fait avoir.

Par quoi ?

J'en sais rien non plus.

C'est ce type qui m'a roulé ?

Ou mon moi d'avant qui a roulé mon moi d'aujourd'hui ?

Aucune idée.

Par contre, y a un truc que je peux affirmer sans me tromper.

Je suis en train de………

« Tu vas retourner le compost. Comme ça. Comme ça. Comme si tu mélangeais du bibimbap. Tu pelles ce qui est en bas et tu remontes. Tu retournes. Tu mélanges. Tu brasses. Tu secoues. C'est compris ? »

« .......... »

Je pète un câble.

Il me demande de faire ÇA, à moi ?

Cette masse, qui pue à un point qu'on ose même pas appeler ça une odeur, je dois la retourner ?

L'ancienne Reine Démon.

La Sorcière de la Mélodie.

Artanis avala machinalement sa salive. Et dans l'instant d'après, faillit gerber sans le vouloir.

« C'est bien ça. Je m'en souviens. »

Elle se rappela.

C'était hier ?

Ça a dû être juste avant qu'elle pète les plombs. À ce moment-là, Credos l'avait suivie. Et *plaf*, il lui avait claqué du compost en plein front.

Mais à l'époque, elle n'avait pas subi la destruction catastrophique de son odorat comme maintenant.

Parce qu'elle était au bord de la crise.

Parce que sa raison allait s'envoler.

Du coup, avant qu'elle n'ait le temps d'enregistrer l'horreur de la puanteur du compost, sa raison a dégagé la première.

Et on ne sait comment, elle avait réussi à éviter le pire.

Mais là, c'était différent.

« J'préférerais encore…… »

Péter les plombs.

Comme ça ma raison s'envolerait.

Je me souviendrais même pas de cet instant.

Ce serait plus simple.

J'aurais pas à souffrir.

« ......... Kiyo ? »

C'était pendant qu'elle se noyait dans ses pensées misérables.

Une voix la piquait, la piquait.

Lui piquait les oreilles et les tympans.

Le son piquant la sortit de sa torpeur. Elle tourna la tête. Leurs regards se croisèrent. Kim Jangcheol grillait de tous ses dents.

« Hein ? Tu peux rêvasser si tu veux, mais ce serait encore mieux si t'écoutais l'explication jusqu'au bout d'abord. »

« .............. »

Pourquoi j'ai fait une promesse avec cette personne, non, ce bâtard ? Pourquoi j'ai cru qu'il avait complètement retiré mon artefact de scellement ?

Si précipitamment.

Si bêtement.

« J'aurais dû...... regarder de plus près. »

Qui aurait imaginé que ce bâtard ne pouvait ouvrir son artefact de scellement que trois minutes par jour, pile poil ? Elle n'en avait même pas rêvé. N'avait même pas songé à l'envisager.

Et c'est pour ça qu'elle s'était laissée attendrir.

Pourquoi elle avait fait une promesse avec des sentiments sincères.

« ......... »

Mais les regrets arrivent toujours trop tard.

Et une promesse déjà dite, un contrat déjà signé, ne peut jamais être repris. D'autant plus que son âme même était mise en jeu dans cette promesse.

Souffle.

Artanis exhalait lourdement, comme si le sol allait s'enfoncer. Puis elle accepta la réalité.

Bon. C'est compris. Allons-y.

Une lamentation écrite dans l'air du bout du doigt !

Kim Jangcheol souriait à pleines dents, pas l'once d'une once de conscience.

« Bah, si tu le dis, je te remercie infiniment. »

-.........

« Allez, on commence. Houuup. »

Kim Jangcheol inspira.

Et hurla vers le ciel.

« Récolte abondante ! Bénédiction ! »

Boum !

Un cri qui résonne !

Peu après, une réaction vint.

…….Scintillement !

Une faille dans l'espace s'ouvrit au-dessus.

Par elle, une lourde chaise s'abattit.

Kwaaaang— !

Une chaise transpercée de dizaines d'outils agricoles, offrant un visuel écrasant et une forme bizarre !

Kim Jangcheol s'approcha de la chaise.

Il retira tous les outils agricoles plantés dedans. Puis se tourna vers Artanis.

« Prête, s'il te plaît ? »

-....... D'accord.

Artanis poussa un autre long soupir.

Au même moment, des dizaines de chaînes reflétant ses émotions complexes s'élevèrent paresseusement dans les airs. Elles tendirent réticemment vers Kim Jangcheol.

Mais qu'elle le fasse ou non,

« Lululu. Lururulu~ »

Kim Jangcheol fredonnait en équipant les outils agricoles sur les chaînes. Sans en rater un seul. Sans pitié. Fermement et méticuleusement.

Grâce à ça, en un rien de temps, Artanis devint l'image même d'une machine agricole complète et haute performance qui marche, avec des dizaines d'outils agricoles pendus à des dizaines de chaînes.

« Wahou. Incroyable. »

« ....... »

« Maintenant, par ici. On commence par cette masse-là. »

« ........... »

« Je t'ai expliqué tout à l'heure, non ? En utilisant les chaînes et les outils agricoles attachés, comme ça. Comme ça. Tu mélanges, tu retournes. »

« ......... »

« Hein ? Dame Artanis ? »

« ......... »

« Vous allez pas bosser ? »

-...... Je dois.

« Alors pourquoi vous restez plantée là bêtement…… ? »

Parce que j'ai une question.

« Une question ? »

C'est ça.

« Laquelle exactement ? »

Est-ce que c'est vraiment quelque chose que moi seule peux faire ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose qui a besoin de moi ?

Elle demanda sincèrement.

Honnêtement, elle avait vraiment, mais alors vraiment pas envie de faire ça. Elle n'avait fait que quelques pas de plus vers le tas de compost, et déjà ses tripes avaient l'impression de se retourner.

Donc elle demanda.

Est-ce que retourner un tas de compost a vraiment besoin de moi ? Est-ce que c'est si désespérément nécessaire que ce soit moi ?

Et en entendant ça, Kim Jangcheol hocha la tête sans une seconde d'hésitation.

« Bien sûr. »

-…… Quoi ?

« Depuis le début, c'est vous, Dame Artanis, qui avez promis, non ? Qu'un jour, quand viendrait le moment où j'aurais vraiment besoin de vous, Dame Artanis, vous resteriez sûrement à mes côtés et m'aideriez. »

J'ai promis. Mais là, c'est………

« J'ai désespérément besoin de vous. Du pouvoir de Dame Artanis. J'ai vraiment, désespérément besoin de l'aide de Dame Artanis. »

-………

« De toute ma vie, je n'ai jamais souhaité l'aide de Dame Artanis aussi désespérément que maintenant. »

Bah, c'est parce que c'est la première fois que tu me demandes mon aide, donc forcément……

« Je suis désespéré. Je suis sincère. Je le souhaite du plus profond. Ah, si seulement Dame Artanis retournait ce tas de compost. Ahhh, si Dame Artanis utilisait les dizaines de chaînes et d'outils agricoles pour mélanger vigoureusement le tas de compost, notre travail deviendrait tellement plus facile. On serait tous plus heureux. »

Non, ça vaut pas une telle exagération monumentale………

« Ça peut passer pour de l'exagération, mais c'est la vérité. Si Dame Artanis refuse, des dizaines de membres du Corps Agricole devront venir et retourner et mélanger le tas de compost à la main. Endurer la peine, persévérer, finir la journée, et rentrer chez eux pour s'attabler au dîner familial. Et seulement alors, ils réaliseront. »

Réaliser quoi…… ?

« Ah, mon odorat est détruit. Je suis devenu quelqu'un qui ne peut plus sentir l'odeur de la nourriture sur la table familiale chaleureuse. »

Non, c'est juste un sens qui reviendrait au bout d'un jour ou deux………

« Mais le dîner chaleureux, unique dans une vie, avec la famille, cet instant, serait perdu à jamais. Des souvenirs avec leurs épouses, des conversations souriantes avec leurs fils et filles, l'odeur de ce dîner partagé serait effacée à jamais. »

-…….. C'est si tragique que ça, sérieusement ?

« Bien sûr que oui ! »

-………

« Une vie avec des dîners ! Une vie de loisirs avec sa famille ! C'est pas pour ça qu'on trime tous comme des fous ! Mais ! Hic…… ! »

-……… Mince.

Bon, faisons-le, faisons-le et basta.

Même si c'est dégueu, je vais juste le finir vite.

« Mais pourquoi, sur terre, j'ai fait une telle promesse……….. »

…….. à l'époque ?

Une marée montante de regrets et de remords !

Au milieu de tout ça, Artanis actionna les chaînes. En utilisant les outils agricoles attachés aux chaînes, elle piqua dans le tas de compost.

« C'est ça ! Remonte ! Mélange sur le côté ! »

-………

« Hein ? Je vois les chaînes qui deviennent un peu paresseuses ? Puisque vous y êtes, vous pourriez peut-être accélérer un peu…… plus vite ? »

-………

J'veux tuer ce bâtard et le mélanger dans le tas.

Mais Artanis se retint.

Parce que ce bâtard était le seul capable de déverrouiller son artefact de scellement trois minutes par jour. Parce qu'elle avait fait une promesse avec ce bienfaiteur arnaqueur.

Si elle tenait encore un peu, elle aurait la pause goûter.

« Et…… »

Mis à part l'odeur un peu trop forte, mis à part le fait qu'elle doive faire ce genre de boulot, vivre ici avait l'air pas si mal.

Whoooong.

Le vent passa avant qu'elle ne s'en aperçoive.

La sueur fut essuyée par la brise.

Suivant le vent qui s'écoulait, elle détourna le regard.

Et elle vit.

Au-delà du tas de compost.

Un vaste champ de maïs.

Là-bas, les trois vassaux loyaux cultivaient joyeusement ensemble avec les Quatre Rois.

« ......... »

Tous avaient l'air heureux.

Largo, l'aîné au visage vieilli.

Veloce, la cadette aux yeux bleus.

Et Andante, la benjamine au visage juvénile.

D'une manière ou d'une autre, avec des visages détendus, tenant des outils agricoles au lieu des instruments mortels qu'ils maniaient jadis, se salissant les mains et le visage, apprenant maladroitement le métier d'agriculteur.

C'était inédit.

Mais c'était agréable à voir.

Depuis le jour où ils l'avaient suivie, c'était la première fois qu'elle les voyait avoir l'air aussi purement heureux.

« Peut-être…… ça suffit. »

Ça en avait l'air.

Le soleil qui brillait chaleureusement.

La brise soufflant sur les buttes du champ.

S'asseoir au milieu, ouvrir une boîte à repas pour le goûter.

Et…… les trois minutes tant attendues.

« Déverrouille. »

Clac !

D'un seul mot de Kim Jangcheol, l'artefact de scellement fut défait.

C'est là que ça commença.

Artanis s'activa.

« ......... ! »

Papapap ! Pop !

Ses mains bougeaient avec une précision chirurgicale, pas un millimètre de travers.

Elle attrapa un morceau de chuno dans la boîte à repas. Le mit en bouche, mâcha. But une gorgée d'eau avant de s'étouffer. Remangea du chuno, but de l'eau, mâcha du chuno, avala l'eau.

« ...... Houah. »

J'ai mangé à satiété.

Cette sensation, ça faisait si longtemps.

Mâcher et manger toute seule, boire de l'eau fraîche à satiété, c'était ça.

Comme elle finit son repas à la vitesse de l'éclair avant que les trois minutes ne s'écoulent, un sourire satisfait éclot sur ses lèvres.

Clac !

Le temps de liberté(?) prit fin.

« ......... »

Ah.

J'ai même pas eu le temps de dire un seul mot correctement aujourd'hui.

Tenant la boîte à repas maintenant vide, elle tremblait d'un chagrin inconnu. Naturellement, une plainte boudeuse envers Kim Jangcheol lui échappa.

–Mais tu sais……

« Oui ? »

–Pourquoi c'est que tu peux libérer cet artefact de scellement que trois minutes par jour ? Hein ?

« Ah, ça…… »

Un sourire gêné s'étala sur le visage de Kim Jangcheol.

« Désolé. C'est vraiment parce que mes capacités s'arrêtent là. »

–Alors, y a pas moyen de prolonger le temps ?

« Si. »

–Comment ?

« Je dois devenir plus fort. »

C'était vrai.

Un message flottant devant ses yeux le lui disait.

Au fur et à mesure que la Graine de Mana grandit, le pouvoir de l'Ordre Absolu se renforcera aussi. Le temps pendant lequel il peut influencer l'artefact de scellement augmentera aussi.

–Devenir plus fort, hein. C'est un gros problème.

Artanis fronça les sourcils.

Devenir plus fort ?

Ce faible ?

Ça prendrait combien de temps ?

Cent ans ?

Deux cents ans ?

Non, peut-être encore plus.

Juste au moment où son soupir allait s'approfondir encore.

« Tbong ! »

…….. Boing !

D'un coup, quelque chose de mou et moelleux lui toucha l'épaule par derrière, la piquant.

Quand elle se retourna, y avait Tbong, qui souriait à pleines dents.

« Tbong ! Tbobong ! Bong ! »

–Hein ? Un autocollant de félicitations ? Tu me le donnes ?

« Tbobong ! Bong ! »

–Mais, c'est quoi un autocollant de félicitations, exactement ?

« Tbong ! Bobongbong, Bbong ! »

–Un truc super bien…… ?

« Tbong ! Tbobong ! »

Tbong alternait son regard entre Artanis et le tas de compost.

Une énorme pile de compost qui aurait normalement pris des dizaines de personnes une journée entière à finir de mélanger. Et pourtant, Artanis, toute seule, l'avait tout brassé en moins d'une demi-journée.

Au moment où Tbong le confirma.

« Tbobong ! Bobong ! Bongbongbobobongbongbongbongbbong ! »

Boing ! Boing ! Boing ! Boing ! Boing ! Boing ! Bbobokboing ! Boingboing ! Boing-Boing-Boing-Boing ! Boing !

Les paumes en forme de gâteau de riz de Tbong se mirent à distribuer des autocollants de félicitations en rafale, une émission continue sur l'épaule et le dos d'Artanis.

C'était une tempête de louanges sans précédent dans l'histoire de la Terre Abandonnée.

Grâce à ça, Artanis pensa.

« Peut-être, juste peut-être…… »

Je suis secrètement faite pour l'agriculture.

Non, peut-être que je suis un génie de l'agriculture.

Ainsi, une confiance sans bornes et inarrêtable remplit sa poitrine.

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