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Ubau Mono Ubawareru Mono

Chapitre 187

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Chapitre 187

Chapitre 187

Chapitre 187/23679%~9 min de lecture1 698 mots

Ce même jour, dans le royaume de Houdon où se tenait la Conférence des Guildes, une autre conférence avait lieu dans la salle du trône du château de Houdon ; bien qu'elle soit d'ordinaire enveloppée d'une atmosphère solennelle, elle était aujourd'hui saturée d'une tension dangereuse. La raison en était que :

« Jacob-dono, qu'avez-vous dit !? »

« Le but de ma venue n'est pas de présenter des excuses ! »

« On dirait bien.... »

Une atmosphère oppressante émanait de Jacob, agenouillé devant le trône, tandis que les officiels fronçaient les sourcils en le fusillant du regard.

« Alors, pour quelle raison êtes-vous venu ici ? »

« Fue, fue. Pour quelle raison sommes-nous venus au royaume de Houdon ? Pour quelle raison avez-vous fait venir un vieillard gâteux comme moi depuis la République de Set ? C'est nous qui voudrions poser la question, ~nou. »

« Arrêtez de feindre l'ignorance ! Jacob-dono, nous sommes au courant de l'incident survenu à la frontière des Douze Généraux du Carnage, nous aussi pouvons obtenir cette information ! Pour commencer, pourquoi n'y a-t-il eu aucune explication de la République de Set !? Cette affaire, n'essayez pas de faire quoi que ce soit de concret sans notre aval ! »

Face aux paroles exigeantes des officiels de la cour, les autres fonctionnaires présents se mirent à leur tour à proférer des vulgarités.

« Oo...... les alentours semblent s'être mis à bruyant tout d'un coup. » dit Jacob, exagérément en plaisantant.

Les officiels de la cour, raillés par ces mots, eurent l'impression de recevoir une gifle ; ils devinrent verts de rage.

« Mais encore, Jacob-dono, si une seule personne a tué trois des Douze Généraux du Carnage en franchissant la frontière sans permission, il est normal qu'une agitation générale et l'anticipation d'une invasion possible en découlent, non ? »

Il y avait ici une seule personne dotée d'un bon sens du raisonnement qui interrogea Jacob. C'était un homme à l'embonpoint marqué, avec une barbe seulement sur le menton. Il était paré de pierres précieuses et de métaux, et portait même des vêtements de haute classe qui ne laissaient aucun doute sur son statut d'aristocrate. On voyait aisément qu'il n'était pas un simple fonctionnaire, mais un noble ; même quelqu'un comme Jacob pouvait faire la distinction, aussi savait-il comment se comporter avec un tel individu.

« Le ministre des Finances...... Baryu Vorui Knox-dono, c'est bien ça ? La République de Set semble avoir des préjugés contre le royaume de Houdon ? C'est inconcevable. La raison pour laquelle j'ai pu venir au royaume de Houdon en premier lieu tient à l'autorisation fournie par la République ; je pense que vous devriez être plus reconnaissants qu'elle m'ait laissé venir alors que j'étais convoqué. Je croyais qu'on m'appelait pour me décerner une médaille, mais de penser qu'il s'agissait de ce genre de convocation, je n'aurais jamais imaginé ça. »

Même s'ils étaient nations alliées, et à l'intérieur du palais royal, les fonctionnaires comme les aristocrates furent saisis par l'attitude intrépide de Jacob. En les regardant, le visage de Jacob affichait un fier sourire.

« Reconnaissants...... le royaume de Houdon est reconnaissant envers la République de Set ? »

« C'est exact. Bien qu'il y ait deux personnes à la réputation infâme, recherchées sur le continent de Rem, elles sont entrées au royaume de Houdon. Y a-t-il eu des dégâts causés par elles ? Y a-t-il eu des plaintes du peuple ? »

À cause des mots prononcés par Jacob, tous les fonctionnaires et les aristocrates restèrent sans voix.

« Fue, fue. À en juger par vos réactions, il ne semble pas y avoir eu de dégâts, n'est-ce pas ? Vous feriez mieux de savoir, mieux que moi, quels dégâts aurait causés cet apôtre mort s'il s'était déchaîné ne serait-ce qu'une fois. Dites-moi, gens du royaume de Houdon, pour les soldats qui ont donné leur vie pour les aristocrates, les Douze Généraux du Carnage n'auraient-ils pas dû être non pas massacrés, mais repoussés ? Quel genre de plaintes et de convocations le royaume de Houdon compte-t-il utiliser cette fois-ci ? »

Tandis que Jacob parlait sur un ton décontracté, les aristocrates et officiels du royaume de Houdon grincèrent des dents en le fixant.

« Je vois. Si vous le dites comme ça, ce que Jacob-dono a dit a du sens. Est-ce mal de notre part de nous contenter de les repousser ? Selon les informations que j'ai obtenues, ceux des Douze Généraux du Carnage qui sont morts l'ont été à cause d'une compétence puissante contre laquelle ils n'ont pas pu résister le moins du monde. Parmi les Douze Généraux du Carnage que vous avez éliminés, comment se fait-il que seul Jacob-dono ait survécu ? Les deux autres sont-ils tombés au combat ? »

Le ministre des Finances regarda Jacob avec un rictus répugnant.

« Quant à cette affaire inhabituelle, je ne pense pas prendre à cœur les paroles du ministre des Finances du royaume de Houdon. D'ailleurs, fue, fue~, il sera bien difficile de croire qu'une seule personne ait pu faire tout ça toute seule. Je voudrais aussi que vous compreniez qu'à ce moment-là, Renalt et Ivan étaient blessés, ils n'ont donc pas pu venir. »

« Wha~ ! »

« Les terrasser seul, ces apôtres..... Comme attendu, la République peut se vanter d'avoir un homme capable de gérer des adversaires au niveau des Douze Généraux du Carnage ! »

« Inc, incroyable, je n'arrive pas à y croire. Pour que les "Jumeaux Saints" réalisent un tel exploit.... »

Lorsque le ministre des Finances se mit à applaudir, la foule se joignit à lui pour quelques salves d'applaudissements, puis les aristocrates tournèrent leur regard vers moi en remettant leurs cols en place.

« Je vois, je vois. C'est donc toi qui as abattu les Douze Généraux du Carnage. Ah, pardon. Mon Roi, pouvez-vous me laisser gérer le reste de ces affaires ? »

Ce que le ministre des Finances dit au Roi n'était qu'une formalité ; il n'y avait ni respect ni loyauté dans ses mots. Ils étaient si flagrants que même Jacob et les autres autour d'eux le sentirent. Néanmoins, les civils et les nobles présents n'eurent d'autre choix que de les acclamer en riant, le nez haut.

Clemens Crowning, qui n'avait pas dit un mot depuis le début, finit par acquiescer d'un doux sourire.

Le ministre des Finances, le nez haut, conduisit Jacob et ses compagnons dans une pièce séparée.

« Quel homme vraiment grossier ! »

Sur un gigantesque insecte volant, les compagnons de Jacob ne purent s'empêcher de se plaindre. Bien qu'ils volassent à une altitude d'une centaine de mètres, ils étaient imperturbables. La conférence étant terminée, ils regagnaient la République de Set depuis le royaume de Houdon.

« C'est le même homme que dans les rumeurs. »

« Ee, Eh ! Même si Jacob-sama a répété qu'il n'était pas venu pour s'excuser, ce ministre des Finances ne cessait de le rabâcher à chaque fois qu'il ouvrait la bouche ! Et puis, qu'est-ce qui ne va pas chez ce ROI ! Il n'est qu'une marionnette du ministre des Finances. Ne sont-ce pas les descendants de cet homme qui ont continué à salir le trône à ce point ? »

« Tu l'as bien vu, Jacob-sama ? Tous ces fonctionnaires et aristocrates qui s'alignaient derrière le ministre des Finances pendant la conférence. De plus, l'un des cinq qui protègent Houdon, Grace « le Décapiteur », se tenait aussi derrière le ministre des Finances, le protégeant dans l'ombre. »

« Mmhm. C'est dommage que je n'aie pas pu extorquer l'information sur la façon dont un roturier a pu gravir un tel rang. Le nombre de rapports signalant des troubles internes au royaume de Houdon a commencé à apparaître, et est maintenant en hausse. »

« Cela semble être une bonne occasion pour la République de Set d'étendre son territoire ! »

« Comment cela peut-il être une bonne occasion !? S'il y a un conflit, ce sont les simples citoyens qui mourront !! N'oubliez pas le rôle des Douze Généraux du Carnage là-dedans ! »

« Je-je suis vraiment désolé !! »

Suite à la réplique de Jacob, l'homme se recroquevilla en s'excusant. Aux yeux des aristocrates, lui qui est membre des Douze Généraux du Carnage, un massacreur détenant une autorité considérable mais qui ne l'utilise pas, est étrange. Il est même aimé et comblé de faveurs par les enfants, c'est une existence unique. Même parmi les Douze Généraux du Carnage, et tous ceux qui vivent dans la République de Set, on connaît l'existence la plus terrifiante qui y réside, et son nom est Jacob.

« Hmm, ou bien avez-vous oublié ça ? Bon, je ne pense pas que vous puissiez vous permettre d'oublier à ce point. »

« J'en suis conscient. Il semble y avoir plus de mouvements de la part des elfes et des elfes noirs dans la "Grande Forêt Baraffo". Les hommes-bêtes bougent dans les parties sud du territoire de concert avec eux, et des conflits commencent à éclater entre le royaume de Mandoga et l'Ordre des Immortels, et entre le royaume de Kanmuento et le royaume de Bahargutto, sans compter que l'État Libre de Hameln tente aussi d'étendre son territoire. »

« C'est exact. La force de frappe de la République de Set n'est pas illimitée. Il n'y a pas de temps pour se reposer tant que les Douze Généraux du Carnage surveillent et guettent les conflits alentour. Ils gèrent même les demi-humains qui se déchaînent sur le territoire. »

« Actuellement, il ne reste que quatre membres des Douze Généraux du Carnage, s'ils venaient ici...... »

« C'est parce que vous sous-estimez l'ennemi ! Même si je lui ai dit d'attendre mon arrivée, Ivan est mort à cause de la blessure qu'il a reçue lors du combat contre Dolm il y a longtemps ! Résultat : avoir défié cette salope de dixième apôtre sans m'attendre a coûté la vie à Periperon. Avec ça, le bilan est négatif, il n'est pas en notre faveur ! »

Jacob tenta de contenir sa colère tandis que le bâton qu'il serrait se mettait à trembler, son regard se perdant avec tristesse au loin.

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