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Tsumikake Tensei Ryoushu no Kaikaku

Chapitre 107

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Chapitre 107

Chapitre 107

Chapitre 107/24344%~7 min de lecture1 286 mots

La façade de la firme Wooddolla criait à qui voulait l'entendre qu'elle faisait fortune.

L'énorme porte en bois était grande ouverte, laissant entrevoir un intérieur impeccablement nettoyé.

À peine avait-on franchi le seuil qu'un guide surgissait pour demander l'objet de la visite et conduire le client au guichet approprié.

Le fait qu'un guide fût nécessaire en disait long sur l'affluence des clients.

Si l'on faisait le tour par l'arrière, le chargement et le déchargement des navires se succédaient sans interruption, et des ordres teintés de colère fusaient de toutes parts.

« On peut dire qu'il y a de l'animation »

Tout en sentant sur sa peau l'air vibrant d'énergie, Sora marmonna.

Le guide, Minan, qui marchait en tête dans le couloir, se retourna par-dessus son épaule.

« Tout se vend dès qu'on le fabrique. La gestion des stocks en est d'autant plus difficile, mais le responsable qui gérait les affaires à la capitale royale avait l'air ravi. »

Ce responsable avait vu la firme être prise pour cible par l'Église et ses fonds s'amenuiser lentement.

Avec des bénéfices qui s'enchaînaient, le comptable en verserait presque des larmes de joie.

« Voici la pièce. Le chef de notre firme, Zendo, vous attend à l'intérieur. »

Minan repoussa la porte et indiqua l'intérieur à Sora.

Assis sur un long canapé en cuir, Razetto et Zendo étaient plongés dans une conversation anodine. Derrière Razetto se tenait Sanya.

Lorsque Sora entra dans la pièce accompagné de Ryuryu, Razetto et Zendo, qui étaient assis, se levèrent et s'inclinèrent.

Sora s'installa sur le long canapé.

D'un geste habitué, Razetto se posta derrière le canapé.

Derrière Sora, de part et d'autre de Razetto, Sanya et Ryuryu s'alignèrent.

Derrière Zendo, Minan se tenait de la même façon.

Le ratio de femmes était un peu élevé.

Estimant avoir trouvé une bonne entrée en matière, Zendo engagea la conversation avec Sora.

« Quel joli parterre de belles dames. Ma foi, c'en est un régal pour les yeux. »

Zendo plissa les yeux de plaisir et promena son regard sur les femmes.

Un geste et une expression naturels, sans la moindre vulgarité.

Razetto et Minan laissèrent passer avec un sourire de circonstance, tandis que Ryuryu observait la matière du mur avec un désintérêt apparent.

Sora, qui avait jeté un regard de côté sans se faire remarquer, vit Sanya baisser les yeux, gênée, puis se tourna vers Zendo.

Zendo affichait un sourire engageant.

« En parlant de belles femmes, connaissez-vous la rumeur sur la "Fille d'argent" ? »

Face au brusque changement de sujet de Zendo, Sora secoua la tête.

« Non. C'est qui, cette fille ? »

En préambule qu'il n'en savait pas plus long lui-même, Zendo rapporta le contenu de la rumeur.

« Apparemment, elle va et vient dans tout un tas de firmes. Ce serait une fille à l'allure de colporteuse aux cheveux argent qui attire l'œil, mais on ne peut pas retracer son parcours de colporteuse. On ne sait pas ce qu'elle vend. Son identité et son but sont totalement inconnus, dit-on. »

« C'est flou, tout ça. »

Songeant que les rumeurs sont souvent de cet acabit, Sora tenta de la reléguer au fond de sa pensée, mais s'en abretint.

« Si elle va et vient dans plusieurs firmes, on devrait pouvoir cerner son commerce à partir des points communs entre ces firmes, non ? »

« C'est justement ça qui est épars. »

« …Tu as enquêté ? »

── Pourtant, il avait préambulé qu'il ne savait pas grand-chose. En fin de compte, voulait-il juste m'accrocher avec son histoire ?

Sa curiosité ayant été retournée contre lui, Sora sourit amèrement.

Zendo ricana, mais haussa les épaules.

« J'ai enquêté, oui. Et j'ai découvert qu'on ne pouvait rien découvrir. »

« Hé, ça alors… »

Légèrement surpris par le rapport de Zendo, Sora laissa échapper une voix admirative.

« Au moins, la Fille d'argent existe bel et bien ? »

« Quasiment aucune erreur là-dessus. »

Sora cacha ses yeux amusés derrière ses paupières.

── Si même la firme Wooddolla n'a rien pu tirer, une simple "bonne oreille" ne suffira pas à lui mettre la main au collet.

Autrement dit, la Fille d'argent agit avec une extrême prudence, en mode furtif.

── Je ferai enquêter plus tard.

Sora décida de pomper l'information auprès de la guilde des auberges-restaurants par l'intermédiaire de Koru.

« Y a-t-il d'autres histoires intéressantes ? »

Comme Sora relançait, Zendo ferma la bouche avec affectation, créant un silence.

Dans l'intervalle, du thé fut apporté.

« …Ces temps-ci, les pièces d'argenterie en provenance suspecte se multiplient. »

Zendo coupa court.

Sora releva légèrement les sourcils, manifestant son intérêt.

« En remontant la filière, on arrive au comte Sidlbar. Mais c'est bizarre, voyez-vous. »

« Le territoire du comte Sidlbar a été saccagé par des voleurs d'incendie, non ? Il a dû vendre de l'argenterie pour financer la reconstruction, j'imagine. »

À la remarque de Sora, Zendo acquiesça.

« Au début, j'ai pensé la même chose. Mais le volume en circulation est un peu trop important. On soupçonne qu'un autre noble envoie de l'argenterie au comte Sidlbar. »

« Je vois. Le territoire du comte Sidlbar n'est accessible qu'en passant par celui du comte Trainen. Plutôt que de la monnaie encombrante, quelqu'un lui envoie de l'argenterie à valeur ajoutée pour le soutenir, c'est ça ? »

Voyant que Sora avait compris, Zendo arboré son sourire de négociateur et s'apprêta à parler.

Mais Sora lui barra la route en tendant la paume ouverte sous son nez, prenant les devants.

« Écoute bien : je n'ai pas d'argenterie. Je suis un vicomte fauché. Impossible de sécuriser une route de transport via le territoire du comte Trainen. Adresse-toi à Chafu. L'argenterie qui circule ne m'intéresse pas. Si tu cherches un client, va voir ailleurs. »

Rejeté en bloc avant même d'avoir pu faire sa proposition, Zendo ouvrait et fermait la bouche. On aurait dit un poisson hors de l'eau.

Sora soupira.

« Zendo, c'est pour ça seulement que tu m'as fait appeler ? »

« …Ma foi, quand on se fait éconduire avec tant de brio, c'en est presque rafraîchissant. »

Se grattant l'arrière de la tête, l'air penaud, Zendo baissa les épaules.

« L'argent est en légère baisse. J'espérais un rebond── »

« Pas de rebond brutal. Le commanditaire, c'est le porte-monnaie du royaume, le comte Sidlbar. Sans fonds de réserve, il ne fera pas d'investissement à long terme. Va voir ailleurs. »

Sans laisser Zendo finir, Sora le congédia d'un revers de main.

Le territoire du comte Sidlbar possède d'abondantes mines qui produisent beaucoup d'or, d'argent, de cuivre, etc.

C'est de là que provient la matière première de la monnaie du royaume.

« "Porte-monnaie du royaume", c'est bien trouvé. Un porte-monnaie brûlé et troué, cela dit. »

Zendo lança une ironie, l'air frustré.

Sora sourit amèrement.

Une fois l'affaire classée, on frappa à la porte de la pièce.

Zendo grimça un instant. Aussitôt, Minan s'inclina et disparut de l'autre côté de la porte.

Zendo s'inclina à nouveau devant Sora.

« Je m'excuse. Je lui ferai bien la leçon plus tard. »

Peu après, Minan revint. Elle avait un air dubitatif, mais s'approcha de l'oreille de Zendo.

Zendo s'en écarta avec une mine agacée.

« Nous avons un client important en ce moment. Repasse plus tard. »

« …C'est *pour* ce client important qu'il y a un visiteur, justement. »

Entendant le chuchotement de Minan, Sora inclina la tête.

Zendo aussi regarda Sora d'un air perplexe.

Face à ce regard interrogateur, Sora secoua la tête.

« Aucune idée. Qui ? »

Comme Sora demandait franchement, Minan afficha sa perplexité.

« C'est un messager du marquis Beltze. Il dit avoir apporté une lettre. »

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