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Tsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte Shimau

Chapitre 88

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Chapitre 88

Chapitre 88

Chapitre 88/9890%~5 min de lecture846 mots

―――― Le jour de la fête d'anniversaire du roi.

Comme c'était l'un des rares festivals qui mobilisait toute la capitale royale, la ville débordait d'énergie.

La place regorgeait d'étals, et les citoyens profitaient gaiement des festivités.

De nombreux invités s'étaient également rendus au château royal, et le personnel y était accaparé par leur accueil.

Au milieu de toute cette joie, un garçon semblait s'ennuyer.

« Je m'ennuie… »

C'est en regardant la foule grouillante en contrebas que le troisième prince, Théodolf, poussa ce soupir.

Il portait un vêtement de cérémonie, plus élégant que d'habitude, mais son cœur restait sombre.

« Mère m'a dit de m'amuser, mais comment faire ? Je déteste la foule, et je ne connais personne… »

Théodolf avait peu d'amis. Pour être précis, on pouvait dire qu'il n'en avait presque pas.

Ses interlocuteurs habituels se limitaient à sa mère Isabelle et au chevalier Garland. Aujourd'hui, tous deux étaient occupés par les invités et n'avaient pas le temps de s'occuper de lui.

C'est pourquoi il se tenait là, à regarder vaguement l'extérieur depuis la fenêtre de sa chambre. En tant que prince, il aurait dû échanger avec les convives, mais il n'en avait guère envie.

« Mais si je reste enfermé tout le temps, le roi va encore me faire la morale. Autant sortir maintenant… »

Tout en affichant une mine lassée, Théodolf se leva.

Sa relation avec son père Gauss n'était pas bonne. Théodolf aurait souhaité s'entendre avec lui, mais c'était Gauss qui maintenait ses distances.

La raison en était Isabelle.

Déjà de constitution fragile, son état s'était aggravé après la naissance de Théodolf. Elle passait la plupart de ses journées alitée, son corps s'amincissant jour après jour.

Sans Théodolf, Isabelle n'aurait peut-être pas fini dans cet état. Sans le formuler, Gauss en était venu à le penser.

Bien sûr, Gauss comprenait qu'il s'agissait d'un report de faute. Pourtant, une fois ancré, ce sentiment ne se dissipait pas aisément.

Gauss se mit à porter son attention sur ses deux autres fils. En particulier sur Nils.

Isabelle, qui s'en était aperçue, compensait en donnant à Théodolf sa part d'amour paternel, mais cela devint aussi une raison pour que Nils le déteste.

Leur famille se désagrégeait lentement, mais inexorablement.

« Waouh, quelle foule. Faut pas que j'écrase… »

Une fois dans les jardins du château, Théodolf avançait prudemment pour ne pas se faire bousculer.

Il croisait parfois des visages connus, les saluait, puis les quittait. Il répétait cet exercice encore peu familier.

« Votre Altesse resplendit. Dans trois ans, vous recevrez votre Don. Ah, quelle magnifique puissance vous sera accordée ? J'en suis déjà tout réjoui. »

« Haha… merci. »

Théodolf répondit vaguement pour en finir. Il n'avait que peu d'intérêt pour les Dons. Il espérait juste une capacité qui ne décevrait pas son père.

Devenir roi ne l'intéressait pas non plus, aussi songeait-il déjà, à son âge, à partir vivre tranquillement quelque part à la campagne.

« Pfiou, j'ai dû saluer tous ceux que je connais… hein ? »

Après avoir fait le tour des salutations, il voulut se reposer et aperçut un visage familier.

C'était quelqu'un qu'il avait rencontré récemment. Théodolf s'en approcha pour la saluer.

« Bonjour, Layla-san. Vous êtes venue ? »

« …… »

C'était l'aventurière Layla qu'il avait interpellée.

Contrairement à la tenue pratique qu'elle portait lors de leur dernière rencontre, elle était vêtue d'une belle robe de cérémonie. Cette robe sublimait sa beauté, et de nombreux hommes lui avaient déjà adressé la parole.

Mais ce n'était pas seulement sa tenue qui avait changé.

Layla, d'ordinaire peu expressive, était aujourd'hui encore plus impassible.

Théodolf eut l'impression qu'elle était dénuée de volonté propre, comme une « poupée ».

« Euh, Layla-san ? »

« … Oui. Bonjour, Altesse. »

« Ah, oui, bonjour… ce n'est pas ça. Ça ne va pas ? Vous êtes malade ? »

« … Non, je vais bien. »

Layla répondit, mais son regard ne se posait sur rien.

Théodolf se demanda ce qui lui arrivait, mais Layla ne daignait pas véritablement lui répondre. Une angoisse indicible monta en lui. C'est alors qu'il remarqua quelque chose.

( ? Ce collier, c'est quoi ?)

Un collier de fer noir ceignait le cou de Layla.

Il jurait totalement avec sa robe étincelante, et Théodolf ressentit une vive étrange.

« Euh… je peux voir ce collier ? »

« … Oui. »

Il pensait qu'elle pourrait refuser, mais Layla obtempéra docilement.

Théodolf s'approcha d'elle, accroupie, et toucha le collier.

( Drôle de sensation… Qu'est-ce que c'est que ce truc ?)

Il se concentra sur le collier.

Soudain, sa capacité de Fabrication automatique s'activa, et les matériaux nécessaires ainsi que le nom de l'objet surgirent dans son esprit.

Les matériaux requis étaient : « Fer », « Pierre magique », « Pierre de malédiction ».

Et le nom du collier était « Collier de servitude ».

« Euh…!? »

La pierre de malédiction, comme son nom l'indique, sert à fabriquer des outils magiques maudits. À cet instant, Théodolf comprit que la femme devant lui était manipulée par quelqu'un.

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