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Tsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte Shimau

Chapitre 10

Tsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte ShimauTsuihou Sareta Tensei Ouji, 'Auto Craft' Skill de Ryouchi o Bakusoku de Kaitakushi Saikyou no Mura o Tsukutte Shimau
Chapitre 10

Chapitre 10

Chapitre 10/6017%~8 min de lecture1 416 mots

Quand je révélai que j'étais prince, les yeux de Laurent s'écarquillèrent légèrement, comme s'il était surpris.

Cacher son statut est facile. Dire qu'on est quelque noble provincial passant par là ne risquait pas d'être découvert.

Mais même si ça tient pour l'instant, un mensonge finit toujours par éclater. Si je veux maintenir une relation sur le long terme, je ne devrais pas mentir bêtement.

Pour que l'autre s'ouvre à moi, je dois moi aussi faire preuve de sincérité. J'aborde la négociation en repensant à mes années d'employé de bureau.

« … C'est moi qui suis impoli, Votre Altesse Théodolf. Veuillez m'excuser pour mon manque de respect. »

En disant cela, Laurent s'inclina profondément sur place.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il me croie si vite, aussi fus-je un peu surpris.

Mais comme je n'avais guère eu l'occasion de parler à des gens de l'extérieur quand j'étais au château, tant de déférence me déconcerta. Je me hâtai de dire « Ce n'est rien. Relevez-vous, je vous en prie. »

« Je suis prince, mais pour l'instant je suis banni de la capitale. Pas la peine de me traiter comme un membre de la famille royale. Une attitude comme face à un simple seigneur provincial suffit amplement. »

« … Je vois. C'est noté. Puis-je alors vous appeler Maître Théodolf ? »

« Oui. C'est parfait comme ça. »

Leyla pourrait ne pas aimer, mais je préfère garder une distance aussi proche que possible avec mes sujets.

D'ailleurs, si nos positions sont trop éloignées, une négociation équitable devient impossible.

Si je joue la carte du rang royal pour dominer, il coupera les ponts illico. Mais si je me montre trop humble, j'avalerai des conditions défavorables.

Ni au-dessus, ni au-dessous : je vise une position la plus équitable possible pour négocier du gagnant-gagnant.

« Monsieur Laurent, mon père m'a confié la seigneurie de cette "Terre du Nord". Mais comme vous le savez, développer ce territoire est difficile. Pour l'instant on s'en sort, mais on ignore jusqu'à quand. C'est pourquoi je souhaite vivement entretenir de bons rapports avec la firme Bestia. »

« Je comprends. C'est donc ça. »

Tout en me fixant droit dans les yeux, Laurent écoutait sérieusement.

Il devait être en train de me jauger.

Les marchands placent le « profit » au-dessus de tout. Ils font preuve de courtoisie si l'autre est plus haut placé, mais n'obéissent pas pour autant à tout ce qu'il dit.

S'il ne naît aucun 이익 entre les deux parties, ils vous jettent et deviennent injoignables en un clin d'œil.

Il faut donc lui faire penser « Ça vaut le coup de traiter avec cet endroit ».

Bref, c'est une présentation. J'en ai fait des dizaines quand j'étais employé. Je n'aurais jamais cru que ces heures d'enfer me serviraient un jour.

Bon, c'est parti. D'abord, je saisis l'une des tomates posées sur la table et la tendis à Laurent.

« Vous voulez bien goûter ça ? C'est un produit de cette terre. »

« … C'est noté. Je m'en vais goûter. »

Sans faire la grimace, Laurent la prit et croqua dedans.

Son corps tressaillit de surprise, et il fixa la tomate avec intensité.

« Je suis étonné. J'ai sillonné maints pays, mais c'est la première fois que je mange un légume aussi délicieux. »

Bien, bonne impression pour commencer.

La demande pour de la bonne nourriture est forte. Les nobles difficiles sur le goût se l'arracheront. S'ils comprennent qu'on peut en fournir stablement, les marchands ne resteront pas les bras croisés.

« Les champs sont encore petits, mais on compte les agrandir pour produire masse de légumes et de fruits. La main-d'œuvre manque encore, mais on prévoit d'augmenter la population, et on a aussi des golems pour aider. »

Je jetai un coup d'œil à Gorm, qui venait de prendre une pose musclée, visiblement convaincu que c'était son moment de briller. Mais où a-t-il bien pu apprendre un truc pareil ?

« C'est en effet une perspective très attirante. … Au fait, une chose m'intriguait : d'où vient ce golem ? »

« Ah, lui ? Je l'ai fabriqué moi-même. »

« … Hein ? »

Laurent poussa un cri de surprise.

Certes, c'est pas le genre d'histoire qu'on avale facilement. Pour pas qu'il me prenne pour un menteur, je saisis une branche de bois qui traînait et fis une démonstration.

« Fabrication automatique : épée ! »

La branche se déforma sous mes yeux et prit la forme d'une épée.

Étant en bois, elle ne peut pas trancher, mais sa forme est d'une précision chirurgicale. Je la tendis à Laurent, qui l'examina avec intérêt.

« Un don de type artisanat … Quelle rareté. Et cette précision, pas un joint, d'une beauté parfaite. On dirait vraiment un ouvrage divin. »

En observant l'épée, Laurent se mit à marmonner tout seul.

« Mais fabriquer seul un golem d'un tel niveau … Si c'est vrai, cela signifie qu'il dispose d'une force militaire comparable à la capitale. Et comme cette force peut être reconvertie en production alimentaire, sa capacité de production dépasse celle d'un petit pays. Venir voir la situation si tôt était la bonne décision … Il faut absolument nouer des relations amicales … »

« Euh … Ça va ? »

« Ah, non. Je parlais tout seul. Excusez-moi. »

Quand je lui adressai la parole, inquiet, Laurent cessa son monologue.

« Merci, Maître Théodolf. Vous m'avez montré quelque chose de remarquable. Alors, passons aux affaires, si vous le voulez bien. »

« Oui, volontiers. »

Par la suite, nous réglâmes les détails.

Je me méfiais qu'il ne sorte des conditions trop avantageuses pour lui, mais Laurent ne fit aucune telle proposition. Rien que du gagnant-gagnant, un contenu où les deux parties peuvent commercer agréablement.

On n'a parlé qu'un peu, mais c'est quelqu'un de vif d'esprit et facile à négocier. S'il l'avais connu à l'époque où j'étais employé, il serait devenu un excellent partenaire commercial.

« … Alors, cette fois nous vous achetons quelques légumes, et de notre côté nous fournissons des semences, le manque étant compensé en monnaie du royaume. Cela vous convient-il ? »

« Oui, c'est parfait. »

Le contrat conclu sans accrocs, nous nous serrâmes la main.

J'ai pu écouler les légumes excédentaires et obtenir de nouvelles semences ainsi que de la monnaie. C'est un gros gain.

En quittant le château, je n'avais presque pas reçu d'argent, mais grâce à ça je pourrai faire des achats dans d'autres fiefs. Même si je peux fabriquer presque tout ce que je veux par fabrication automatique, avoir l'option d'acheter est un grand plus.

« Ça devrait être tout, non ? Eh bien, pour cette fois je prends congé, Maître Théodolf. »

Après avoir chargé les récoltes livrées dans sa carriole, Laurent monta sur le siège du cocher.

Il va retourner à la firme, faire estimer la valeur des légumes et fruits remis, et sur cette base reviendra faire affaire ici.

« Nous avons fait une bonne affaire. J'espère retravailler ensemble. »

« Oui. À la prochaine. »

Sur la promesse de nous revoir, Laurent s'en alla… du moins je le crus, car il se retourna et m'appela.

« Au fait, j'ai entendu dire que des réfugiés avaient fondé un village dans la forêt au sud-ouest. Apparemment, ils ont fui une guerre qui a éclaté dans un autre fief. Si vous cherchez des sujets, ça mérite réflexion. »

« Vraiment ?! Merci beaucoup ! »

« Non, c'est juste un remerciement pour la bonne affaire. Alors. »

Sur ces mots, Laurent partit pour de bon.

… Pfiou, j'étais tendu. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de négo, mais je m'en suis pas trop mal sorti, non ?

Par rapport aux partenaires qui m'infligeaient des demandes impossibles à l'époque où je bossais, celui-là est cinq mille fois plus correct, pour mon plus grand soulagement.

« Théo-sama, vous avez été magnifique. Ce Laurent a dû rester coi devant votre habileté. »

« Hein ? Vraiment ? »

« Oui. Au début, vu votre jeunesse et votre beauté surnaturelle, on aurait dit qu'il vous prenait de haut, mais au moment de se séparer, cette impression avait totalement disparu. Ce marchand a dû mesurer votre grandeur, il fera sûrement du bon business. »

« Haha… J'espère. »

Cette fois ça a marché, mais s'il comprend que je n'ai plus d'utilité, il me lâchera illico.

Pour que ça n'arrive pas, il faut que je rassemble des sujets et développe le fief au plus vite.

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