Aller au contenu principal

There is a Cultivation Sect in the Village

Chapitre 27

There is a Cultivation Sect in the VillageThere is a Cultivation Sect in the Village
Chapitre 27

Chapitre 27

Chapitre 27/27100%~8 min de lecture1 584 mots

Sans prêter attention à leur surprise, le chef de village Du porta son regard au loin, comme perdu dans ses souvenirs, et poursuivit lentement :

« Cette fois-là, quand je suis allé à la cité préfectorale, je suis tombé par hasard sur des immortels qui recrutaient des disciples… Les anciens de la ville m'ont dit que les immortels venaient recruter à la préfecture environ une fois tous les quelques dizaines d'années. Mais comme chaque recrutement est séparé du suivant par des dizaines de printemps et d'automnes, et qu'une vie d'homme ne dure que quelques décennies… et que cela se passe dans la lointaine cité préfectorale, beaucoup de gens n'en ont même jamais entendu parler…

À l'époque, moi aussi j'ai trouvé ça extraordinaire. Mais en rentrant au village, quand je l'ai raconté, personne ne m'a cru. Alors j'ai cessé d'en parler. Le temps passant, j'avais fini par l'oublier moi-même… Sans le petit Lin… je ne m'en serais peut-être même pas souvenu le jour où l'on m'aurait mis en bière. »

Du Changsheng se hâta de dire :

« Touche du bois ! Père, tu vivras cent ans. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de bière ? Ne dis pas de bêtises. »

Madame Hu, qui se tenait à côté, demanda :

« Beau-père, se pourrait-il que le petit Lin soit devenu un immortel ? »

Le chef de village Du plissa ses yeux ridés et sourit :

« On m'a dit à l'époque que les immortels doivent cultiver petit à petit. Le petit Lin est peut-être sur la voie de la cultivation… Au fait, il n'avait pas installé quelque chose sur l'aire de battage avant-hier, en disant que sa secte recrutait ? »

Du Changsheng hocha la tête :

« Si. Sur le moment, on a cru qu'il s'amusait. Beaucoup de gens du village sont même allés y jeter un œil pour rigoler. »

Le chef de village Du, frappé par une idée, repoussa joyeusement la main de son fils et se mit à marcher devant, d'un pas vif.

« Hé ! Père, père, doucement — »

Après avoir raccompagné tout le monde, Lin Xiao releva la porte de la cour effondrée et la cala devant l'entrée en guise de paravent de fortune.

Puis il fit demi-tour et entra dans la chambre de Liu Yunan.

À l'intérieur, la Veuve Liu et sa fille avaient déjà hissé Liu Yunan, inconscient, sur le lit et l'y avaient installé.

La Veuve Liu lui essuyait le visage et le changeait, ses vêtements étant complètement trempés.

Pendant ce temps, Liu Shengsheng, les yeux rouges et gonflés, faisait chauffer de l'eau dans la cuisine attenante.

Lin Xiao dit à la Veuve Liu :

« Tante Liu, laissez-moi m'occuper de lui. Allez vite vous changer toutes les deux et boire de l'eau chaude. Il ne manquerait plus que vous preniez froid. »

La Veuve Liu savait que son fils s'entendait bien avec Lin Xiao et, songeant que si elle tombait malade, plus personne ne s'occuperait de ses deux enfants, elle n'insista pas.

Les yeux rouges et gonflés, elle tendit le linge qu'elle tenait à Lin Xiao.

« Petit frère Xiao, je vais devoir t'importuner. »

Elle parlait d'une voix très nasillarde. Puis elle désigna l'épaule gauche de Liu Yunan :

« Nan'er a été blessé ici tout à l'heure. Ça me paraît très enflé. Cette brute lui a aussi donné un coup de pied dans le ventre, et il a craché plusieurs gorgées de sang… » La Veuve Liu, femme toujours mesurée et instruite, venait de traiter Liu l'Aîné de brute.

Lin Xiao avait déjà croisé la Veuve Liu et, comme les ragots allaient bon train, il connaissait dans les grandes lignes les affaires de la famille Liu.

La Veuve Liu était une femme au maintien lettré. Même le labeur paysan, jour après jour, année après année, n'avait pu enterrer ce tempérament.

Les prénoms de Liu Yunan et de sa petite sœur Liu Shengsheng, c'était elle qui les avait choisis.

La Veuve Liu était arrivée au village de Xiushui après qu'un malheur eut frappé sa famille et qu'elle en eut été séparée. Liu Dashu l'avait recueillie, puis on l'avait logée chez une personne âgée seule. Avec le temps, tous deux s'étaient attachés l'un à l'autre et s'étaient mariés.

Parce que Liu Dashu l'avait épousée au lieu d'une fille du village dont on connaissait l'ascendance, il s'était brouillé avec les siens et avait quitté le foyer familial.

Aussi la Vieille Madame Liu détestait-elle cordialement cette belle-fille.

Elle trouvait de surcroît qu'elle avait quelque chose de trop délicat, de trop ensorcelant, rien à voir avec des paysans comme eux.

Elle la mettait donc soigneusement à l'écart.

De ce fait, depuis la mort de Liu Dashu, Liu Yunan et Liu Shengsheng avaient été élevés par la seule Veuve Liu, qui cultivait la terre et prenait des travaux de couture chez des femmes de la ville pour joindre les deux bouts.

La vieille maison des Liu ne les aida jamais en quoi que ce soit ; au contraire, on venait de temps à autre y faire du grabuge et profiter d'eux.

Dans le cœur de Lin Xiao, plus il admirait cette femme qui élevait seule deux enfants, plus il méprisait la famille de Liu l'Aîné.

Une fois la Veuve Liu sortie de la pièce, Lin Xiao palpa l'épaule gauche blessée de Liu Yunan.

Dès qu'il y posa la main, il sentit à quel point l'épaule était affreusement gonflée.

Le visage grave, Lin Xiao écarta les vêtements de Liu Yunan et examina l'épaule.

Elle paraissait quelque peu déformée.

L'os était très probablement brisé !

Lin Xiao sentit l'inquiétude le gagner.

Il ne savait pas remettre un os en place !

Que faire ?

Mais oui !

Il se rappela soudain quelque chose, se rua hors de la chambre et cria dans la cour :

« Tante Liu ! Le Chauve a peut-être un os cassé. Je vais chercher mon grand-père pour le lui remettre ! »

Sur ces mots, il ne prit même pas la peine d'attraper un parapluie et fonça droit sous la pluie battante.

Déjà au quatrième niveau de la Condensation du Qi, Lin Xiao laissait des images rémanentes derrière lui en courant.

Il ne tarda pas à atteindre la vieille demeure des Lin.

Le portail de la cour était déjà verrouillé.

La cour était plongée dans le silence le plus complet.

Manifestement, le tumulte chez les Liu, à l'est du village, n'avait pas troublé l'ouest, où se trouvait la vieille demeure des Lin.

Tous ses habitants s'étaient déjà couchés tôt.

Lin Xiao n'avait pas envie de réveiller la famille de son oncle non plus : plutôt que d'appeler à la porte, il choisit d'escalader le mur.

Escalader le mur de son propre grand-père ne devrait pas compter comme une infraction… si ?

Le Vieux Maître Lin et la Vieille Madame Lin occupaient le bâtiment principal.

La porte de la chambre principale ne donnait pas directement sur la cour, mais sur la salle centrale.

Pour y accéder, il fallait donc d'abord passer par la salle centrale.

Or Lin Xiao savait que sa grand-mère mettait toujours le loquet à la porte de la salle centrale avant de se coucher : il n'avait pas prévu de passer par là.

En pleine nuit, sous un ciel sans lune, il n'y avait plus que le clapotis de la pluie.

Pour l'aération, son grand-père ne fermait jamais la fenêtre.

Tel un voleur, Lin Xiao se glissa sur la pointe des pieds sous la fenêtre de la chambre du Vieux Maître Lin et de la Vieille Madame Lin.

Comme prévu.

La fenêtre était ouverte.

Lin Xiao poussa doucement le battant entrouvert, puis bascula lestement à l'intérieur.

À peine entré, Lin Xiao encaissa un coup.

À la sensation, il reconnut ce qui l'avait frappé : la pipe dont son grand-père ne se séparait jamais.

« Aïe — Grand-père ! C'est moi ! » s'empressa d'appeler Lin Xiao, sous peine de réveiller toute la maisonnée.

« Sacripant, tu ne dors pas au milieu de la nuit et tu rôdes comme un voleur ! » gronda le Vieux Maître Lin à voix basse en reconnaissant son plus jeune petit-fils.

La Vieille Madame Lin, qui n'avait pas encore sombré dans le sommeil profond, se réveilla elle aussi.

« Sanlang ? Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ? Il s'est passé quelque chose chez toi ? »

Lin Xiao s'empressa de dissiper le malentendu :

« Non, non. Grand-père, le Chauve s'est fait casser un os par son oncle. Je me suis rappelé que tu disais savoir remettre les os, alors je suis venu te chercher pour le sauver. »

À ces mots, avant même que le Vieux Maître Lin ait pu répondre, la Vieille Madame Lin le poussa :

« Oh là là, comment ce petit a-t-il pu tomber sur un oncle pareil ! Le pauvre — vite, vite, vite, habille-toi et va l'aider ! »

Quand le Vieux Maître Lin eut enfilé sa cape de paille, pris l'alcool médicinal de la maison et franchi la porte, il vit Lin Xiao planté comme un piquet près du portail de la cour.

Il le pressa :

« Eh bien, mon garçon, qu'est-ce que tu restes là comme un idiot ? »

Lin Xiao se frotta les mains sans répondre. Il s'approcha du Vieux Maître Lin, se pencha brusquement et le chargea sur son dos :

« Grand-père, accroche-toi bien ! »

Sa phrase n'était pas encore éteinte qu'il s'élançait, son grand-père sur le dos.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

Vous êtes à jour !

C'était le dernier chapitre disponible pour There is a Cultivation Sect in the Village.

Découvrir d'autres œuvres
Swipez pour naviguer