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The Martial Unity

Chapitre 245

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Chapitre 245

Chapitre 245

Chapitre 245/27888%~7 min de lecture1 217 mots

Rui ne savait même pas quoi répondre. Son image d’elle était brisée. Il s’attendait à un tempérament froid, distant et arrogant, mais elle se révélait être une fille étourdie regorgeant de curiosité.

Mais il avait tout de même vu juste sur un point : elle était forte.

Incroyablement forte.

Sa pression mentale passive était profonde ; elle possédait cette force sans même essayer, sans même le vouloir.

Rien que cette curiosité débordante posait déjà un poids sur son esprit.

Rui soupçonnait qu’elle pourrait bien être une candidate au grade d’Écuyer Martial, bien qu’il n’en fût pas certain.

Peu après, il se rendit à la cafétéria. À sa grande surprise, les autres représentants y étaient déjà arrivés et s’étaient regroupés autour de la même table. Ce n’est qu’à cet instant qu’il se rappela qu’ils se connaissaient pour la plupart, étant tous issus de la Communauté Martiale.

Ils échangèrent des regards.

Il sentait leur regard scrutateur peser sur lui pendant qu’il les observait à son tour.

Il était fort. Il esquissa un très léger sourire.

« Rui. » L’Écuyère Martiale Kyrie appela son attention.

« Instructrice. » Rui se retourna pour lui faire face.

« Mange vite. Et rejoins-les si tu veux. » Elle fit un geste de la main. « Vous êtes adversaires, certes, mais vous représentez chacun l’élite de votre génération. »

« Je n’ai aucune envie particulière de discuter avec eux pendant le re…» « Hé, RUI ! » La voix d’une jeune fille retentit vers lui.

Il l’identifia aussitôt.

En silence, il se retourna vers Fiona.

Elle désigna une place vide à la table où ils étaient tous assis.

L’Écuyère Martiale Kyrie sourit avec amertume.

Rui la fixa un instant avant de hausser les épaules.

Il n’y avait aucun risque. Même s’il tenait trop peu à eux pour faire le moindre effort vers eux, il ne refuserait pas une invitation directe. Il nourrissait de la curiosité à leur égard.

Alors qu’il s’approchait, l’un des hommes du groupe lui jetait déjà des regards méprisants.

« Tu te donnes du mal pour inviter un roturier de bas étage à ta table », grogna-t-il. « Fiona, tu n’as pas changé d’une ride en deux ans. »

« C’est sigrave que ça ? » Elle lui adressa un regard interrogateur. « Tu es le seul à râler. Tu n’es donc pas curieux du garçon roturier qui a battu Kane, Fae et Hever ? »

« Non. » Il répondit avec froideur. « Même si c’était le cas, je ne l’inviterais pas à manger à ma table. Tu fais aussi peu de cas de ton rang que d’habitude. »

Rui fut plus amusé que vexé. Les insultes génériques passaient difficilement, et il avait franchement anticipé les airs supérieurs de certains représentants.

Elle haussa les épaules, imperturbable. « Je m’intéresse à ce qui me plaît. Il est intéressant, alors je le suis. Je m’y intéresse, donc je l’ai invité. »

Il marqua un silence, un petit reniflement, puis se tourna vers Rui en le toisant avec condescendance avant de soupirer. « Penser que Kane ait pu perdre contre un roturier aux cheveux sales et aux yeux comme les tiens… Que la Communauté Martiale puisse juger son talent égal au mien, voilà qui dépasse mon entendement. »

Rui inclina légèrement la tête, une prise de conscience traversant son esprit. « Ah, tu dois être Ian Nepomniachtchi. »

« Oh ? » Ian rit doucement. « Kane aurait parlé de moi ? »

« Bien sûr. » Rui hocha la tête. « Il a très bien décrit ton insécurité et ton complexe d’infériorité, j’en conviens. »

Les yeux d’Ian s’étrécirent à ces mots. « De beaux discours de la part d’un roturier. Tu oses m’insulter ? »

Rui haussa les épaules, un demi-sourire aux lèvres. « Seulement si tu tiens à le prendre comme tel. »

« Et si c’est le cas ? » La pression mentale qu’il faisait peser sur Rui augmenta. Les autres représentants, assis à la table, observaient en silence, piqués au vif.

« Eh bien… » Rui se gratouilla le menton. « Alors le Concours Martial tombe vraiment à pic, non ? » lança-t-il avec un sourire enjoué.

Ian le dévisagea, un léger sarcasme fissurant son visage glacé. « Enfin, nous sommes d’accord sur un point. Je vais t’instruire devant tout l’empire. Gratuitement, bien entendu. » Il lâcha un rire sec. « Je sais que ton sale cul de plébéien n’a pas les fonds nécessaires pour me régler. »

« Ne t'inquiète pas, j'ai l'habitude de rendre la pareille. » Il haussa les épaules. « Avec les intérêts, en plus. »

La tension à table monta d’un cran.

« Si tu veux, je peux te donner cette leçon gratuite tout de suite, ici et maintenant. » dit-il froidement. « Inutile d’attendre le Concours Martial. »

« Ce n’est pas autorisé. » lança Fiona d’une voix claire. « Tu te ferrais disqualifier, tu sais ? Ah, peut-être que c’est mieux ainsi. Continuez, ne faites pas attention à moi. »

Ces mots détendirent l’atmosphère. Elle restait totalement impassible face à la pression irritée croissante qu’Ian faisait peser.

« Hmpf. » Il renifla, ferma les yeux et se leva. « Nous verrons cela lors du Concours Martial. » déclara-t-il. « Il semblerait que j’aie à corriger le tir avec vous deux. »

Il s’éloigna.

« Eh bien. » Une jeune fille brisa le silence. « Lui non plus, il n’a pas changé en deux ans. »

« Certainement. » répondit un garçon aux cheveux oranges. « Il reste aussi arrogant et dominateur que d’habitude. »

Rui reconnut ses traits, ainsi que l’insigne brodé sur ses vêtements. Ils appartenaient à la Famille Martiale Garmor.

Ce qui en faisait le représentant Freund Garmor de la branche Villimaine. Une aura lourde émanait de lui, il était fort, nul doute à ce sujet.

« C’est ennuyeux, cessons de parler de lui. » dit Fiona. « Ce qui m’intéresse vraiment, c’est… »

Elle se tourna vers Rui, le regard brillant de curiosité. « Toi. Sérieusement, comment as-tu fait pour battre Kane, Fae et Hever ? Ça, c’est beaucoup plus intéressant. »

« Tu penses vraiment qu’il va vous le dire ? » demanda une fille à ses côtés. « C’est un concurrent, il ne révélera rien d’utile sur son combat. »

Rui l’identifia également. Il s’agissait de la représentante Ferlicia Ernand de la branche Fritzer. Son calme dégageait une assurance tranquille.

« Ouais, mais tu n’es pas curieuse ? » interrogea Fiona.

« Dire que je ne le suis pas… serait un mensonge. » Ses yeux se tournèrent vers Rui, teintés d’intérêt.

« Est-ce tellement difficile à croire ? » sourit Rui avec amertume.

« Très. » répondit un autre homme parmi eux. Il était gigantesque, sa présence rappelait une montagne imposante. « Kane possède un talent prodigieux, et appartient à l’une des familles martiales les plus puissantes de l’Empire Kandrien. Et voilà qu’apparaît un roturier qui le bat, lui qui a seulement percé après son entrée à l’Académie. C’est presque une histoire absurde. »

Rui l’identifia immédiatement. Il s’agissait d’Arjun Erigaisi, le poids lourd défensif.

Rui sourit. Il convenait bien que la situation relevait de l’absurde. Franchement, la raison pour laquelle il avait pu devenir assez fort pour battre Kane découlait de circonstances véritablement extraordinaires.

Littéralement.

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