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The Martial Unity

Chapitre 2047

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Chapitre 2047

Chapitre 2047

Chapitre 2047/214895%~6 min de lecture1 095 mots

Rui se réjouissait de renouer avec d’anciens amis de son Royaume de Maître.

Surtout désormais qu’il pouvait leur parler en égal, debout sur le même piédestal.

Par le passé, l’écart entre leurs Royaumes rendait leur relation déséquilibrée.

Mais à présent, il était enfin leur pair.

« J’en suis sûr, tu as une sacrée histoire à raconter », observa Maître Ceeran avec curiosité.

Rui esquissa un sourire ironique. « Bien sûr. Malheureusement, je ne peux pas m’attarder à vous la raconter pour l’instant. Je suis accaparé par d’innombrables dossiers extrêmement importants qui exigent mon attention immédiate. »

Il y avait tellement de choses à traiter que ça en devenait presque comique.

À cette heure, la nouvelle de sa percée vers le Royaume de Maître devait inévitablement circuler au sommet de l’Empire kandrien. Son retour, en revanche, demeurait un secret pour le reste du monde, car seul le Conseil des Maîtres et celui des Sages étaient au courant de sa supercherie.

Il lui faudrait donc rendre compte à ses nombreuses parties prenantes de la façon dont il avait réussi à franchir ce palier en restant dans l’Empire kandrien, aussi bien protégé fût-il grâce à son statut princier.

« Plus important encore, il faut que je sois tenu au courant de ce qu’elle a fait en mon absence », soupira Rui, visiblement lassé.

On voyait bien que Maître Reina n’avait pas su réprimer son goût prononcé pour l’humour déjanté en tenant sa place. Il avait craint cette éventualité, mais il n’avait guère le choix : aucun autre Artiste Martial ne pouvait transformer son apparence à un tel degré.

Il l’y avait bien préparée en lui offrant divertissements et distractions, et maintenant il allait devoir assumer les conséquences.

« L’Ombre Silencieuse est… », l’expression de Maître Zentra s’assombrit. « …différente. »

Rui marqua une pointe d’incrédulité à voix haute. « Je suppose que c’est une façon de le dire. »

« Il est inquiétant qu’il ait fallu une Sage Martial pour éliminer son déguisement. Elle a abusé de la grande majorité des Maîtres Martiaux pendant trois ans. Je crois qu’il n’y a eu que cinq Maîtres Martiaux qu’elle n’a jamais rencontrés », nota Maître Vericita, son visage vieilli se rembrunissant. « Elle tient bien sa réputation. »

Un demi-sourire étira le coin de ses lèvres. « …Et elle la mérite amplement. Une fois les urgences traitées, je vous raconterai ma petite histoire à tous, comme moyen parmi tant d’autres de compenser ma supercherie. Mais jusque-là, je serai trop occupé à essayer de faire en sorte que ma vie n’explose pas en face. »

« Nous nous tiendrons au courant. » Maître Ceeran sourit. « Va, fais ce qu’il faut. »

Rui prit congé d’eux après un au revoir provisoire, activant le Grand Phantomind Vide ainsi que son Cœur Martial et son Esprit Martial.

En attendant de reprendre sa place auprès de Maître Reina, il devait réduire ses apparitions publiques au strict nécessaire.

D’une vitesse prodigieuse, il fila vers la Ville de Hajin, au nord, depuis celle de Vargard, traversant l’immense étendue de Kandrie en moins d’une minute.

Très vite, il fit irruption dans son bureau personnel de la Faction Rui.

Un double exact de Rui Quarrier Silas Kandria était assis à son bureau.

Rui prit un instant pour apprécier le fait que Maître Reina parvenait à vieillir son avatar de manière parfaitement cohérente sur trois années, au niveau cellulaire.

« Dire que je suis stupéfiée que tu aies percé vers le Royaume de Maître serait répéter l’évidence ; je devrais peut-être dire l’inverse, hein ? » lança-t-elle en le fixant droit dans le cœur, à travers le Grand Phantomind Vide, le regard amusé.

Pourtant, Rui sentait monter son effroi et son malaise les plus profonds dans son esprit, trahis par un Esprit Martial largement supérieur.

« Tu arrives à me sentir malgré ma dissimulation ? » leva-t-il un sourcil.

« C’est tout de même moi qui t’ai aidé à mettre au point la technique », remarqua-t-elle. « Sans compter que je prévoyais quelque chose comme ça ; mon Esprit Martial et mon Cœur Martial sont donc activés en douce. Une petite astuce que j’ai conçue il y a quelque temps. Et même ainsi, je ne capte que ta présence et ta position, rien de plus. Te voir réussir à te cacher si bien de mes sens… Tch, vraiment navrant. »

« Ah bon… » Rui la fixa, le regard incrédule. « On a beaucoup de comptes à régler, non ? »

« Vraiment ? » Haussa-t-elle les épaules, amusée. « Je vais plutôt garder le silence. »

« Je crains bien que non, Maître », ricanat Rui. « Qu’est-ce que tu as bien pu bidonner ces derniers temps ? »

« T’en es sûr ? » Maître Reina esquissa un sourire vicieux. « Cela vaudrait peut-être mieux pour ton pauvre petit cœur de rester ignares. »

Ses seules paroles le rendirent encore plus las.

« …Vas-y, crache le morceau. »

« Héhéhé… très bien », s’amusa-t-elle en affichant un large sourire. « Aujourd’hui, le Prince Rui devra s’occuper de son harem dans environ deux heures. Au cours des dernières années, le Prince du Vide a fait le choix de se lier d’amitié avec les puissances de l’Est du Panama en nouant des relations romantiques et charnelles avec leurs filles, dans le cadre d’une union polygame stable. La stratégie a été fort productive et a rapporté énormément, entre les draps et à l’extérieur. »

Rui la dévisagea, glaçat sur place.

« …Les jeunes femmes n’ont jamais deviné ; j’ai utilisé l’hypnose pour leur faire voir ce qu’elles voulaient croire », cligna-t-elle des yeux vers Rui. « Rassure-toi, je n’ai pas nui à ta…« stature ». Ta vie intime étant plutôt calme, j’ai jugé qu’il convenait que ta bienveillante Mentor t’offre un harem complet dès ton retour. Ne suis-je pas formidable ? Tch tch, tu ne mérites vraiment pas une mentore comme moi. »

« … »

« Oh, et il y en avait d’autres… ! » enchérit Maître Reina, excitée alors qu’elle entamait le récit de ses trois dernières années. Malgré la résistance aux informations extérieures acquise auprès de l’Arbre Ancien, ses mots l’atteignirent tout de même tel un éclair, l’un après l’autre, tandis qu’elle livrait ses frasques et jeux des trois dernières années.

Tout cela tenait surtout de sa passion pour son humour déjanté, qui n’était pas si terrible en soi, mais fort destructrice. Elle s’était également divertie de multiples manières durant trois ans, mais à présent que Rui était de retour, il lui faudrait assumer tout ça seul.

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