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The Defeated Saintess Is On A Journey To Tame The Evil God

Chapitre 153

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Chapitre 153

Chapitre 153

Chapitre 153/15698%~9 min de lecture1 681 mots

La servante Kari poussa les portes de l’église et franchit le seuil. La tête en arrière, elle contempla la mer d’étoiles dorées qui scintillait au-dessus d’elle.

Dès que ses yeux les croisèrent, la clarté stellaire explosa de toute sa splendeur aveuglante, obligeant la jeune femme à plisser les paupières.

« Quiconque aime les étoiles est un fou... »

Alors que ces mots quittaient ses lèvres, le bleu glacial de ses prunelles se dissolvait dans un gouffre d’obscurité noire comme l’encre.

Une force invisible jaillit sous ses pieds, agitant l’ourlet en dentelle de son uniforme de domestique. Elle leva lentement une main.

À cet instant précis, il sembla que toutes les ombres du monde s’épaississaient.

Bzzzzz…

Un rideau de ténèbres s’étendit sur la voûte céleste, engloutissant les étoiles dorées jusqu’à n’en laisser aucune trace.

Dans le même temps, une loi invisible régissant le monde bascula silencieusement : une modification indétectable pour tout humain ordinaire, mais qui imprégna la réalité elle-même.

« Très bien. Le travail est fini. »

La jeune femme esquissa un faible sourire, fit demi-tour et rentra dans l’église. Après seulement quelques pas, elle fondu dans les ombres environnantes, disparaissant dans la nuit sans fin.

Avant même que Xing Mo puisse répondre à la question de Perlis, un froid soudain lui glissa le long de la nuque.

Des étoiles dorées clignotèrent devant ses yeux, accompagnées de symboles pictographiques complexes. L’intensité de cette vision la força à se saisir le front.

« P… »

« Le ciel étoilé est voilé. Nous pouvons maintenant échanger sans crainte. » Perlis souleva sa tasse. « Alors dis-moi… qui es-tu vraiment ? »

« Qui suis-je… exactement ? »

« C’est ça. » Perlis hocha la tête. « Sers-tu la Déesse de la Mer d’Étoiles en tant que Sainte, ou es-tu la Sainte de l’Arbre de Vie ? »

« Je… »

Xing Mo ferma les yeux, concentra son esprit, et ordonna à sa conscience de résister aux interférences de la lumière stellaire dorée.

Quelqu’un pleurait. Non… Une divinité pleurait.

Sa respiration survivante était devenue un brasier, un feu capable de réduire les âmes en cendres.

Pourtant, ce brasier avait été éteint d’un geste facile.

Des yeux se tournèrent vers la terre.

Un éclair pourpre, fugace comme la floraison nocturne d’un cactus.

« Qui suis-je… ? »

Des murmures résonnèrent aux oreilles de Xing Mo, les uns après les autres.

Non… Ils n’étaient pas des murmures…

Ils n’étaient pas des murmures… C’étaient des prières…

« Je… »

Elle prit une grande respiration et pressa ses doigts contre ses tempes.

Au fond des ténèbres de son esprit, la silhouette d’un petit chaton blanc apparut, suivie d’une paire d’yeux écarlates.

« Je… je ne suis ni l’une ni l’autre. »

Xing Mo releva lentement la tête et fixa Perlis du regard, haletante. De l’autre côté de la table, les yeux rouges comme le sang la dévisagèrent en retour.

« Je m’appelle Xing Mo. Juste Xing Mo. »

Face à sa réponse, Perlis but lentement une gorgée de café avant de reposer la tasse sur son soucoupe. Puis elle entrelaça ses doigts, posa les coudes sur la table et se pencha légèrement en avant.

« Bonne réponse. » murmura Perlis d’une voix douce.

« Tu as coupé… les interférences du ciel étoilé pour vérifier si j’avais été endoctrinée par la Déesse de la Mer d’Étoiles… ou par Aurora… n’est-ce pas ? » demanda Xing Mo entre deux respirations.

Elle ne comprenait pas pourquoi cette coupure avec le firmament lui avait brusquement rempli l’esprit de visions étranges. Ni pourquoi une tristesse ténue mais tenace persistait au plus profond de son cœur.

« Tu es très perspicace. » Perlis hocha la tête. « C’est exact. Je devais être certaine que tu restais digne de confiance. »

« Tu es la… sœur d’Aurora, n’est-ce pas ? » lança Xing Mo sans réfléchir.

Il s’agissait uniquement d’une déduction tirée d’indices épars : ses yeux rouges comme le sang, ses cheveux blancs comme neige, cette puissance incompréhensible, ainsi que l’inquiétude manifeste qu’elle témoignait envers Aurora.

Aurora parlait parfois de sa « sœur », mais chaque fois que Xing Mo osait questionner à son sujet, elle se contentait de rire et d’en changer de conversation.

Perlis ne confirma ni n’infirma cette hypothèse. À la place, elle répondit calmement : « Je te l’ai déjà expliqué. Certains savoirs sont dangereux précisément parce qu’ils sont connus. T’en souviens-tu ? »

« Je m’en souviens. » acquiesça Xing Mo.

« C’est pourquoi tout ce que je t’ai raconté a toujours été volontairement imprécis. Tant que tu n’avais pas atteint la Sixième Corde et assisté de tes propres yeux à la Déesse de la Mer d’Étoiles massacrer l’Ange du Soleil, toute vérité issue de ma bouche t’aurait plongée dans la folie, comme ce fut le cas pour Freyr Sunlight. »

« Je… je comprends. » hochala tête Xing Mo. « Alors, maintenant… »

« Il reste encore beaucoup de choses que je ne puis t’apprendre. » coupa Perlis. « Précédemment, nos simples rencontres avaient déjà causé de multiples coups à ce café. Il a failli perdre son lien avec ce monde. »

Perdre son lien…? Une intuition frappa soudain Xing Mo : « Tu veux dire… ce café ne fait pas partie de ce monde ? »

Tout comme la bibliothèque d’Aimer ?

perlis esquissa un léger signe de tête : « Tu peux le concevoir ainsi. Tout comme ce café, je ne viens pas de ce monde. La personne assise devant toi n’est qu’une projection. Voilà pourquoi je ne peux intervenir à volonté dans le déroulement des événements. »

« Mes interventions, qu’il s’agisse de te divulguer des informations, de modifier concrètement le plan matériel, ou même de t’inviter dans ce café, y sont soumises. »

En parlant, perlis se pencha légèrement en avant : « Mais ce soir… tu as vu la vérité. Tu as donc gagné le droit d’en apprendre un peu plus. »

« Pose ta question. Nous n’avons guère de temps. »

Le flux de révélations submergea l’esprit de Xing Mo, la laissant incapable de mettre de l’ordre dans ses pensées.

Pas le temps de tout analyser… Ce qui compte désormais, c’est… Aurora.

« Pourquoi Aurora veut tuer la Déesse ? » demanda Xing Mo sans hésiter.

perlis dessina un mince sourire avant de lâcher un léger soupir : « …Je viens de promettre de répondre à tes questions, et je bloque dès la première. »

« Parce que les concepts en jeu sont trop élevés ? » supposa Xing Mo.

« Non. » perlis sourit. « Parce que c’est son petit secret. Néanmoins… Je peux te raconter une petite histoire. »

« Une fois que tu l’auras écoutée, tu comprendras. »

Ainsi, perlis ouvrit la parole : « Il était une fois une mer de fleurs, jonchée de petites écloses blanches. »

« Un jour, un jeune arbuste surgit au milieu de cette marée végétale. Différent des plantes alentour, il était plus grand, plus solide, et se dressait fièrement audessus d’elles. »

« Le jeune arbre poursuivit sa croissance jusqu’à devenir un majestueux spécimen. Petit à petit, il produisit des fleurs, puis des fruits. »

« Et de l’un de ses fruits… naquit un petit chaton blanc. »

Tandis que perlis parlait, une scène familière prit doucement forme sous les yeux de Xing Mo.

Elle l’avait déjà vue… dans les souvenirs d’Aurora.

Un arbre debout au milieu d’une mer de fleurs… une fille au repos sur ses branches.

« Le chaton aimait sentir le vent souffler haut dans les branches, aimait filer à travers la mer de fleurs, et les petits plants l’adorent autant qu’il les adorait. »

« Aux yeux de tous, il était la petite fée de cette mer de fleurs, le plus magnifique des jeunes arbres, le rejeton qui méritait l’affection de chacun. »

« Et pourtant, il ressentait toujours un sentiment de déracinement. Chaque printemps, les jeunes fleurs libéraient leurs pétales vers les confins du monde, partaient en voyage avant de revenir avec des récits que seul le vent du renouveau avait écoutés. »

« Mais lui n’y parvenait pas. Son foyer tenait dans l’arbre, et il ne pouvait s’éloigner. Chaque jour, il lui fallait regagner ses branches. »

« Un jour, il interpella le jardinier de cette mer florale : « Pourquoi ne puis-je pas sortir pour jouer ? » »

« Le jardinier lui répondit avec gravité : « C’est parce que tu es d’une telle beauté. Il y a bien des malandrins au-delà des murs. On t’enlèverait, on te reléguerait dans une cage et on te vendrait… » »

« Le petit chaton fut triste. Mais il comprenait que le vieil homme souhaitait simplement le préserver. Il resta donc seul perché sur les branches, se balançant doucement d’avant en arrière… d’avant en arrière… » »

« Même en l’écoutant… les méchants finirent bien par venir. »

perlis remua lentement sa boisson, ses prunelles écarlates baissées vers la surface ondulante.

« Tandis que le jardinier était parti, les malfrats pénétrèrent dans la mer de fleurs. Ils arrachaient les jeunes plants de terre. » »

« Ils les transféraient dans des pots, comptant les conserver davantage. Une fois pleinement développés… ils les réduiraient en engrais. » »

« Le chaton observa toute la scène. Bouillant de rage, il fonça sur les intrus. Mais il était bien trop faible face à eux. On le projeta dans la boue. » »

« À la toute dernière minute, le jardinier fit son retour. Les malfrats pris la fuite. Mais avant de disparaître, ils piétinèrent la mer de fleurs. » »

« Déchainé, le chaton s’en prit au jardinier : « Pourquoi ? Ces jeunes fleurs étaient faites pour voyager avec le vent, pour incarner la liberté… Et pourtant on les a presqul’enfermées dans des pots… Simplement pour qu’elles flétrissent et nourrissent le sol. » »

« Il implora le jardinier de partir à la poursuite des voleurs. Mais celui-ci se contenta de le rassurer. Il lui annonça qu’il réglerait le problème et lui demanda de rester à l’écart. » »

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