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The 8th Son? Are You Kidding Me?

Chapitre 25

The 8th Son? Are You Kidding Me?The 8th Son? Are You Kidding Me?
Chapitre 25

Chapitre 25

Chapitre 25/6042%~17 min de lecture3 329 mots

Pour faire court sur ce qui s’est passé jusqu’ici.

J’étais un employé de base dans une moyenne entreprise commerciale sous l’ère Heisei au Japon, et par miracle je me suis retrouvé octroième fils d’un minable noble d’un monde à la fantasy occidentale.

Doté d’une aptitude à la magie, je me suis mis à l’entraîner, à étudier en douce et, la nourriture étant rare, à chasser pour survivre.

Ma maîtrise des sorts s’est améliorée peu à peu, et surtout, afin de transmettre mes connaissances, j’ai appris auprès de mon maître, ancien humain devenu un mort-vivant de type zombie après sa mort et servant naguère un grand noble. J’ai pu ainsi recevoir sa licence de maîtrise et hériter de ses biens sans encombre.

Pour éviter une lutte futile pour la succession, j’ai toléré avec résignation ma réputation de fils ingrat et incapable qui refusait même d’aider le foyer. En échange, j’ai obtenu enfin ma liberté d’action.

J’ai commencé donc à explorer des terres sauvages immenses tout en apprenant les sorts de vol et de téléportation, accumulant des richesses et des ressources telles que je pourrais vivre confortablement durant plusieurs vies.

J’ai profité également pour maîtriser péniblement les sorts de fermentation permettant de fabriquer du miso ou de la sauce soja.

C’était d’ailleurs ce sort-là qui m’avait donné le plus de fil à retordre, mais j’ai gardé cela pour moi.

Un des chefs paysans du territoire est venu me proposer, avec une ambition démesurée malgré sa petite échelle, de me placer à la tête de notre domaine comme s’il s’agissait d’un drame historique.

Ne souhaitant bien sûr pas me lancer dans une telle galère, je l’ai poliment remercié et congédié.

Craignant que de nouvelles sollicitations ne surgissent si je restais au manoir, je suis parti intégrer une école préparatoire aux métiers d’aventurier dans une autre ville à l’âge de douze ans.

Ainsi s’est écoulé environ six ans et quelques mois depuis le début de cette période.

Beaucoup de choses s’étaient passées, mais j’avais fait de mon mieux à chaque fois, alors il me semblait que le temps avait filé si vite.

Nous étions au début du mois d’avril, sous une saison printanière.

Les coutumes et usages étaient identiques à ceux de ma vie antérieure, je n’y trouvais donc aucune anomalie. Même le calendrier, les unités de longueur et de poids correspondaient presque exactement à ceux du Japon.

La seule différence tenait au fait qu’une année comptait douze mois de trente-et-un jours, soit trois cent soixante-douze jours au total.

Pour les distances, on utilisait toujours le millimètre, le centimètre, le mètre et le kilomètre.

Et pour la masse, le gramme, le kilogramme et la tonne.

Le temps se mesurait aussi en secondes, minutes et heures.

Les jours de la semaine allaient du lundi au dimanche, ce dernier étant considéré comme un jour de repos et généralement chômé.

Les fidèles sincères se rendaient quant à eux à l’église ce jour-là.

Le dieu vénéré serait celui ayant créé ce monde. Son nom serait simplement « Dieu », et attribuer une autre appellation serait jugé impardonnable.

Il s’agissait manifestement d’une religion strictement monothéiste, puisque d’autres divinités n’existaient pas, du moins sur ce continent de Lingaria.

Selon les régions, certaines pratiques mêlées de cultes locaux primaires altéraient légèrement les dogmes, ou bien des schismes anciens entretenaient de mauvaises relations entre différentes sectes, ce qui relevait bel et bien du commun dans n’importe quel univers.

De même, dans les villages ruraux comme le mien, l’idée même de dimanche chômé était plutôt absente : la journée entière était consacrée aux champs, et seuls les moments libres servaient à chasser ou cueillir avant de se reposer.

Bien que les saisons mortes offraient relativement plus de repos, ma propre commune souffrait d’une mauvaise réputation à cause du nombre excessif de corvées imposées pour le défrichement et les travaux hydrauliques.

Mais assez bavarder. J’avais donc intégré sans problème l’école préparatoire des aventuriers de Braiburch, noué des amitiés, assisté aux premiers cours… Quelques jours plus tard, alors que la familiarité commençait à s’installer, je décidai de décrocher un petit boulot.

Ce n’était pas strictement nécessaire au vu de mes économies, mais je préférais garder discrètes mes finances. De toute façon, je n’aurais pas eu le droit de franchir les limites des zones hantées par les monstres avant mes quinze ans.

J’optai donc pour une chasse alliant entraînement pratique au combat et gain d’argent.

Accompagné d’Erwin von Arnim, dit El, mon premier ami du même âge dans ce monde-ci.

« Ah… Enfin arrivés, nous voilà ! »

« On n’y pouvait rien. Les abords proches sont déjà accaparés par d’autres groupes. »

Avec lui, j’ai marché pendant près d’une heure pour atteindre la prairie indiquée par les bureaux de l’école.

Braiburch était une métropole abritant plus de deux cent mille habitants, générant d’énormes besoins alimentaires.

Céréales et légumes provenaient des campagnes avoisinantes.

Les poissons d’eau douce constituaient la part principale des prises, faute de proximité maritime ; venait ensuite le poisson salé ou séché.

Le sel, quoique quelque peu cher, bénéficiait d’approvisionnements massifs et restait ainsi moins onéreux que dans les autres cités intérieures.

Le sucre, cultivé plus au sud, s’achetait également à un tarif correct.

Il restait toutefois la viande, dont la production animale autour des fermes était totalement insuffisante.

Si le défrichage continuait et les récoltes augmentaient, la population suivait exactement le même rythme, laissant trop peu de céréales disponibles pour nourrir le bétail.

Les aventuriers jouaient alors un rôle crucial.

Certains pensaient encore qu’ils ne faisaient que pénétrer dans les territoires monstrueux pour y traquer des créatures et rapporter peaux ou chairs, mais loin d’être tous assez puissants pour affronter ces bêtes.

Une grande majorité d’entre eux parcourait ainsi des contrées reculées pour approvisionner les populations locales en viandes comestibles.

À la campagne, les familles employaient des chasseurs spécialisés ou profitaient des loisirs agricoles pour traquer elles-mêmes le gibier, parfois en battue collective quand les stocks devenaient critiques.

Dans les villes, il était couramment admis que les chasseurs adhèrent au guildes d’aventuriers pour organiser leurs expéditions.

Ces organismes géraient d’ailleurs indistinctement les rôles d’aventuriers et de chasseurs professionnels.

C’est pourquoi cette tâche occupait une place importante dans le travail à mi-temps des élèves de l’école préparatoire, servant même de véritable carrière initiale pour certains.

Même s’ils n’égalaient pas les monstres, les animaux sauvages restaient dangereux : ours et loups tuaient régulièrement des aventuriers imprudents.

Rien ne justifiait de baisser la garde sous prétexte de simples chasses.

« Tout le monde est parti précipitamment vers les zones proches. »

« Sans doute parce que les lieux éloignés présentent davantage de risques. »

Les loups et autres prédateurs redoutables avaient souvent tendance à séjourner dans ces zones isolées.

De plus, contraints de penser aux cours du lendemain en tant qu’étudiants, la plupart des apprentis travaillant à mi-temps s’étaient dirigés vers les secteurs périurbains.

« Mais ça augmente considérablement la concurrence. »

« Il paraît effectivement que beaucoup reviennent bredouilles. »

Près des agglomérations, les effectifs de gibier étaient logiquement décimés par la pression cynégétique constante.

Ajoutez-y la présence de vétérans chevronnés, et il n’était guère étonnant que la majorité des stagiaires n’arrivent pas à ramener quoi que ce soit.

On appelait cela communément la « réception pour les néophytes ».

Ceux qui maintenaient cette démarche sans succès pendant quelques jours finissaient souvent par abandonner, basculant vers des jobs moins exigeants comme la boutique ou le transport de ballots.

« À cette distance, on ne croise presque personne. Hein, Wei ? »

« Chut… »

Sur son conseil, j’ai réduit le bruit et utilisé mon enchantement de détection pour cartographier les alentours.

« Un sortilège de repérage ? T’as accès à des trucs bien pratiques. »

« Très utile pour la chasse. Tiens… là ! »

Pointant du doigt la direction où mon mana réagit, nous avançons ensemble et croisons un sanglier gigantesque creusant farouchement les racines enfouies.

Il devait sans nul doute chercher des ignames sauvages à gratter.

« Quel spécimen. »

« Ouais. »

Plus d’hésitation ni de curiosité inutile : tendant nos arcs prêts à l’emploi, nous visâmes simultanément.

Bien que sa réputation au sein de l’institution repose essentiellement sur ses prouesses à l’épée, El maîtrisait l’archerie grâce à des années de pratique depuis son enfance.

Sa précision devait probablement surpasser la mienne, moi qui compensais mes tirs par des corrections magiques sur la trajectoire.

Il s’était d’ailleurs auto-financé son voyage et son hébergement pendant des années en vendant pacquement ses proies.

« Boost sur les flèches. »

« Entendu. »

À la seconde suivante, nous lâchons nos cordes de concert.

L’une s’enfonce profondément dans les fesses du porc, l’autre dans son dos.

« Ce boost est vraiment pratique. »

Renforcées par la magie du vent, les projectiles gagnent en portée et puissance perforante, s’accrochant solidement à leur cible.

Placées exactement sur les points vitaux, elles auraient suffi à réduire un animal massif à l’agonie en un seul coup.

Cette fois, l’animal ayant le museau plongé dans un terrier, les dégâts ne furent pas aussi décisifs.

« Il va prendre la fuite effaré ? »

« Désolé, il est furieux. »

N’ayant jamais chassé auparavant, j’étais surpris par ces réactions, mais il semblait que les fauves de ce monde fussent notablement plus agressifs.

Face à une flèche plantée, le réflexe naturel eût été la fuite, pourtant celui-ci céda à une rage soudaine, cherchant manifestement à se venger de son agresseur.

Malgré les blessures infligées, les contre-attaques brutes pouvaient blesser grièvement – voire tuer – les tireurs : un instructeur nous avait déjà avertis de statistiques annuelles tragiques à ce sujet.

« Il fonce ! »

« Au contraire, c’est idéal. »

Sans paniquer, nous rechargâmes prestement puis décochâmes.

Les traits propulsés par le vent heurtèrent frontalement le crâne du porc furieux.

Avec un craquement sinistre, l’animal s’effondra raide mort.

« C’est fini ? »

S’approchant avec précaution, El planta la lame dans le corps inert pour s’assurer du décès.

« Bonne prise. Ton tir à l’arc progresse vraiment, Wei. »

« Le fruit de mes répétitions. »

Au début, mes viseurs étaient imprécis et dépendaient trop de mes ajustements magiques sur la trajectoire, mais récemment je visais enfin juste.

Encore fallait-il comparer ce résultat à la précision chirurgicale d’El, capable de viser directement le centre du crâne.

« Toi tu as tes sorts, tant mieux pour toi. Range-le-moi. »

« D’accord. »

Je fis disparaître instantanément la dépouille dans une poche spatiale enchantée.

Une fois rangée, le flux temporel à l’intérieur s’arrêta, préservant parfaitement la carcasse contre la coagulation du sang ou la détérioration musculaire.

Puisqu’il était nettement plus efficace de procéder au désossage et au débit en bloc plus tard, je me contentai simplement du stockage temporaire.

Par ailleurs, ce récipient appartenait désormais à une création personnelle récente.

Initialement conçu pour perfectionner mes talents d’enchanter, cet équipement improvisé me permit d’éviter d’y introduire une carcasse ruisselante dans mon vieux sac habituel, ce dont je fus soulagé.

Comme prévu, je n’arrivais toujours pas à généraliser sa fabrication ; il restait donc réservé aux utilisateurs dotés de mana.

Réalisé à la hâte, sa contenance se limitait approximativement au volume d’une maison entière, mais utilisé exclusivement pour le gibier, il offrait un maniement très commode.

« On recense plusieurs proies plus petites dans un rayon d’un kilomètre. »

« Oh ? La chance sourit aux audacieux. Faisons un match, chacun devant abattre le maximum. »

« Qui perd paie les repas du soir. »

« Entendu. »

Separés en deux groupes, nous prîmes chacun des directions distinctes pour encercler le gibier disponible.

Deux heures plus tard, revenus au point de rendez-vous, nous comparâmes immédiatement nos captures.

« Six lapins pour moi. »

« Impressionnant. »

« Se concentrer sur les garennes était la bonne stratégie. »

Effectivement, la dextérité d’El à l’arc dépassait nettement la moyenne.

« Moi, deux lièvres et trois pintades… Bon, j’avoue, je perds. »

« Au score brut c’est clair, mais comment fais-tu pour descendre autant de volatiles mobiles ? »

Malgré une excellente pointe de vue, la pintade possède un odorat et une ouïe sensibles : elle quitte souvent les zone avant même d’atteindre la portée létale de la flèche.

Voilà pourquoi on la qualifiait couramment de cauchemar pour les braconniers novices.

Grâce à mes incantations modifiant portée et courbe de vol, je parvenais à contourner aisément cet obstacle comportemental.

« Le compte est bon : victoire à toi. Qu’est-ce que tu veux grignoter ? »

« On décidera en rentrant en ville, pas de souci. T’as remarqué quelque chose ? »

« À cinq cents mètres au nord-est de l’agglomération. Deux signatures humaines détectées, et une douzaine ressemblant à des loups… »

« Pas gluex, hein ? »

« Grave. »

La situation laissait entendre qu’une meute avait déjà pris en tenaille les deux explorateurs solitaires.

Les loups, packés comme des canidés sociaux, posaient toujours danger individuel ou collectif face aux humains.

La mortalité annuelle liée aux attaques confirma cette menace récurrente.

« On intervient ? »

« Sur notre itinéraire retour. Leur laisser la mort en pleine figure ferait tinter toutes mes cloches morales. »

« Verra-t-on assez vite ? »

« Bon, faut foncer. Recours d’urgence. »

Incantant rapidement enchantements de renforcement corporel et d’accélération, je soulevai El et filai vers le péril à vive allure.

« Espèce de brute ! Au moins détaille-moi les sorts et la méthode avant de m’empoigner ! »

« Trop pressé pour discuter. Accroche-toi bien, on y va. »

« Okk. »

Après seulement quelques dizaines de secondes à traverser les cinq cents mètres en serrant fort mon compagnon, je vérifiai les alentours tandis que je filtrais ses protestations.

Deux camarades de notre institution se retrouvèrent littéralement encerclés par des loups.

L’un brandissait une hallebarde, tandis que l’autre, inhabituellement, portait des protège-poings doublés indiquant clairement une pratique mariale à mains nues.

Contrairement aux apparences, ce genre de monde fantastique voyait circuler diverses techniques martiales traditionnelles assez répandues.

Elles descendaient originellement de combats développés sur les champs de bataille afin de poursuivre la survie après perte d’armement, engendrant rapidement de multiples écoles.

Toutefois, celles-ci déclinaient globalement à l’heure actuelle.

Affronter des fauves hargneux ou pire, des monstres, restait mathématiquement impossible sans outils tranchants ou percants.

Certaines sectes survivaient uniquement car leurs méthodes figuraient désormais parmi les exercices obligatoires des forces de police urbaine chargées du maintien de l’ordre.

La forme la plus célèbre auprès du public général demeurait probablement le style martial amplifié par mana, largement diffusé parmi les aventuriers.

Comme son nom l’indique, ce courant consistait à transformer son énergie magique en force physique explosive pour combattre à mains nues.

Nécessitant par conséquent un stock minimum de mana non négociable.

Pour impressionner véritablement l’assistance, posséder un niveau intermédiaire débutant suffisait à peine.

Cependant, aucun garant absolu ne stipulait que chaque lignée produirait automatiquement des canaliseurs stables ; ainsi, ces familles transmettaient surtout leurs formes physiques et protocoles d’entraînement au grand public.

Autrement dit, tant qu’on mobilisait cette source interne pour se battre, on cessait entièrement d’utiliser des conjurations externes.

L’opinion dominante assimilait donc cette discipline principalement à un dérivé accessible aux profils limités en capacité magique, disposant de peu d’incantations apprises ou relevant de catégories mineures.

Néanmoins, une fois l’optimisation du carburant atteinte par des années de méditations, ces spécialistes pouvaient maintenir un niveau surhumain prolongé avec juste assez de réserve ; ils comptaient finalement un nombre surprenant de légendes inscrites aux archives héroïques.

« Hé, ils te disent quelque chose ? »

« Oui. »

Ça saute aux yeux.

Ces deux assiégés partageaient justement notre classe bourse d’excellence à l’institut.

Celle maniant la lance datait de notre génération exacte, arborant une chevelure rouge flamboyant tombant librement jusque taille, attachée sommairement derrière.

Élancée, au visage félins, on reconnut Ina Suzanne Hilgenbrand.

Sa famille dirigeait vraisemblablement un dojo local dispensant le maniement du fer aux contingents stationnés dans Braiburch.

Bien que prétendant des titres nobiliaires, sa propre maison n’obtenait aucune reconnaissance formelle officielle.

Détenant l’expertise requise, ils avaient héréditairement décroché le poste d’instructeurs royaux auprès des miliciens assignés au margrave de Brehider.

L’étiquette royale définissait officiellement la noblesse comme exclusif privilège octroyé par la couronne à ses détenteurs directs et leurs descendants légitimes.

Le margrave et sa dynastie comptaient donc indiscutablement parmi les aristocrates, tout comme nos propres ancêtres chevaliers vétaient rattachés malgré leurs maigres possessions.

Les princes territoriaux possédaient bien entendu des vassaux majeurs ou cousins affichant des revenus exorbitants comparés aux nôtres ; cependant, ces derniers relèvent techniquement encore du statut inférieur de vassal indirect.

Ils bénéficiaient simplement d’une position hybride dite « quasi-noble », valide seulement au sein des domaines sous leur protection immédiate.

De nos jours, davantage de roturiers confondirent progressivement ces distinctions subtiles.

Tant que personne ne contestait publiquement le classement attribué, l’ignorance populaire ne gêna guère de friction sociale réelle.

De plus, les déchirements familiaux liés à l’impossibilité successorale frapperaient immanquablement tout héritier privé d’influence politique.

Elle-même se présentait explicitement comme cadette unique de sa fratrie.

Soucieuse d’échapper aux mariages arrangés impossibles avec des rangs équivalents, elle préféra affranchir son avenir par le métier hasardeux des aventuriers.

En réalité, nombreuses jeunes femmes adoptèrent précisément cette voie suite à des contraintes économiques ou politiques similaires.

Malgré leurs talents physiques avérés, les recrutement militaires restèrent drastiquement masculins ; orientées naturellement vers les guildes civiles sécuritaires.

L’autre fille, portant également douze années comme nous, parut physiquement fragile, peut-être dix seulement au regard.

Pourtant titrée elle aussi pour son excellence martiale amplifiée, son potentiel prometteur devina derrière son allure juvénile.

Coiffée d’une coupe courte bleuté présentant des traits faciaux arrondis rappelant un tanuki, elle correspondait visiblement à Louise Yolande Aurélia Aufervak, autrement charmante.

Conserver pareille densité d’informations prouva peut-être que ma faculté mnésique dépassa mes attentes personnelles.

Quoique les patronymes aristocratiques, y compris le mien, fussent ridiculement fastidieux et alambiqués.

Elle aussi enseigne ladite discipline guerrière au sein de la cité tout en dépendant directement de la suite féodale de Brehider.

Rappelé son statut similaire de troisième fille aspirant indépendamment vers des carrières aventureuses hors frontières domestiques.

Avouer honnêtement, ces profil marginalisés occupaient déjà proportionnellement significative parmi les boursiers exceptionnels formés ensemble.

Évidemment, elles pullulèrent aussi dans les cohortes ordinaires dispersées selon critères académiques standards.

Être issu lineage prestigieux comporta ses propres fardeaux compliqués ; preuve supplémentaire combien existence humaine demeurait fondamentalement rude partout ailleurs.

Ni budgets crowns vastes domains territoriaux n’auraient suffi maintenir privilèges héréditaires illimités concernant descendants directs sans restrictions strictes.

Conséquemment, les branches excédentaires dégringolèrent socialement vers condition populaire définitivement condamnée.

Récemment même, situations analogues affecteraient portions importantes dynasties royales directes ; naître lignée suprématе garantit désormais sécurité absolue nullement assurée.

« Est-ce que j’ai perdu mon temps à radoter ? Au contraire. »

« Tandis que je parlais, El m’avait posé pour tirer à la chaîne. Ses flèches transpercèrent successivement les têtes de deux loups leur volant la vie, tandis que mes incantations élaborées, activées après coup, firent taire définitivement les dix autres. »

« D’abord, un rempart tellurique m’a permis d’écarter les jeunes filles de leurs agresseurs immediatement ; ensuite, avoir vomis une gerbe de traits chargés d’énergie neutre a liquidé le lot entier d’un coup sec. »

« Tes exploits ne signifiaient RIEN ! Attends… Wei ! Si t’as access à de tels sorts, pourquoi tu te casses la tête avec arc et flèches, putain ?! »

« C’est vital. Utiliser une arme classique économise sensiblement les réserves précieuses. »

Tout en répondant à El, je fis disloquer la barrière terreuse protégeant les jeunes filles. À l’intérieur, les deux adolescentes demeurèrent muettes, choquées mais indemnes.

« Euh… allez, ça va ? »

« Ça va, merci… Vous êtes bien Wendelin de classe, non ? Le huitième fils de la famille Baumeister voisine. »

Secourir fortuitement ces deux adorables camarades de classe me mènerait-il spontanément vers une complicité durable et franche ?

Franchement, je compris enfin que je n’avais parlé à une jeune femme de mon âge depuis près de six ans maintenant.

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