Aller au contenu principal

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee

Chapitre 165

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa NeeTensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee
Chapitre 165

Chapitre 165

Chapitre 165/22673%~10 min de lecture1 986 mots

Ah, vraiment, c'est à en devenir fou.

C'est ridicule. Même en admettant que j'aie baissé ma garde, je n'aurais jamais cru que ça finirait comme ça.

Je claque de la langue, tends le doigt vers l'Adolf qui fonce sur moi.

« Rampa ! »

En même temps que le mot, j'abaisse le bout de mon doigt vers le sol.

La grande épée échappe aux mains d'Adolf.

Il perd tout élan, s'effondre au sol sans même amortir sa chute, le corps plaqué contre la terre.

« Guhah !? »

Je remets mon épée au fourreau, brosse la poussière de sable, et me redresse.

« Ah, quel ennui. »

C'est l'effet de la marque de prisonnier qu'a apposée le prêtre.

Si je dirige mon pouvoir magique pour donner un ordre, je peux forcer quelqu'un à obéir, dans une certaine mesure.

Pendant la libération temporaire d'Adolf, on m'a aussi confié la surveillance pour qu'il ne s'enfuit pas.

C'est une assurance, en quelque sorte.

Apparemment, selon les gens, l'effet peut être plus difficile à obtenir, ou être résisté selon le contenu de l'ordre, mais simplement stopper un mouvement un instant, c'est facile.

Pourtant, j'avais prévu de lui montrer l'écart de nos forces à en vomir avant de le tuer, je n'aurais jamais cru devoir compter sur ça.

Vraiment, ça coupe l'envie.

« C-, c'est lâche... Toi... »

Adolf me dévisage en grognant.

C'est un idiot, ce type ? Quel malentendu il se fait.

« Non, même si ton attaque tout à l'heure m'avait touché en plein, ça n'aurait pas été grand-chose ? C'est toi qui m'as saoulé avec tes sales combines, abruti. Le nom de chevalier en pleure. »

Même si l'attaque d'Adolf tout à l'heure m'avait atteint, il suffisait de m'éloigner et d'utiliser [Soin Suprême] pour régler le problème.

Adolf n'était de toute façon pas en état de contre-attaquer.

Même s'il avait pu poursuivre, j'aurais pu gérer avec de la magie.

Simplement, même avec [Soin Suprême], si la blessure est trop profonde, il y a un risque de séquelles.

Je ne vais pas prendre le risque d'une égratignure sur mon joli visage pour un type comme Adolf. Ça, ce serait vraiment idiot.

Quelles que soient les sales combines qu'Adolf tente, il n'avait aucune chance de me battre dès le départ.

C'est moi qui me battais en me limitant de toutes les façons possibles, et pourtant c'est lui qui a refusé l'affrontement direct pour lancer des attaques minables.

Il a un culot monstre, pour planquer ses propres turpitudes et traiter l'autre de lâche.

« Bon, ben, bye-bye. Toi, c'est bon, t'as fini. »

J'écrase mon pied sur l'épaule d'Adolf, tire l'épée maudite du fourreau.

Je lui plante la lame d'un rouge sinistre dans le dos.

« Guaaah ! »

Ce n'est pas un point vital, mais ça doit faire mal.

L'épée maudite, la Vampiresse.

On dit qu'elle a été forgée par un subordonné du Roi-Démon précédent, une lame de torture et de combat réel.

Un coup de cette épée vole la force vitale de la cible pour la rendre à son porteur.

Qui plus est, elle ronge le blessé d'une puissante malédiction et d'un poison.

Là, je peux laisser Adolf pour compte.

Plus besoin de m'en occuper.

Après avoir bien souffert, il crèvera tout seul.

« Alors, ciao, le prisonnier en fuite Adolf. »

Je retire mon pied de son dos, lui donne une petite tape dans le dos.

Adolf gémit tout en me fusillant du regard. Je crache sur son visage.

Franchement, je me sens mal.

Je pensais pouvoir me séparer d'Adolf sur une note nette et satisfaisante, mais au dernier moment, ça a tourné au bâclé.

Une fin en queue de poisson, ou une indigestion... bon, tant pis.

Je ferai digérer ce malaise par ce dragon fléau, ce raté.

Le dragon fléau peut bouger ses membres, mais ne semble pas encore pouvoir se déplacer normalement.

La paralysie devrait commencer à se dissiper, mais vu la taille de ce monstre.

Si la paralysie persiste et que ses muscles ne répondent pas, il ne pourra pas trainer ce corps gigantesque.

Quant au lapin pêche... il a fui, lui. Bah, normal, il a fui.

Même si j'essaie de capter sa présence, s'il se planque sous terre, il se fond parmi les autres monstres.

De toute façon, pas la peine de le poursuivre.

Même s'il tente une attaque surprise depuis le bas, je peux y faire face facile.

Bon, suivant : la femme esclave dans les bas-fonds de la mer.

Tout à l'heure, elle hurlait des trucs bizarres en direction d'Adolf, peut-être qu'elle est proche du dragon fléau.

Si c'est le cas, ça vaudra le coup de mon côté aussi.

Je jette un coup d'œil au dragon fléau, puis je me dirige vers la femme esclave.

« Hi... i, iyaaa ! »

En me voyant approcher, la femme esclave pousse un cri en tremblant.

À sa voix, le dragon fléau laisse rugir un rugissement.

Une voix chargée d'intentions meurtrières. Apparemment, c'est bingo.

Il me provoque alors qu'il est paralysé et ne peut pas bouger, quel est son but ?

Il voit mon statut, il devrait connaître la différence de force, pourtant.

Il a pas l'air très futé.

La femme esclave a des oreilles de chat caractéristiques.

Une Féline-Humaine, donc.

En regardant son statut, je vois qu'elle s'appelle Nina Nifa.

Elle a à peine de quoi se battre. Tout au plus, elle peut chasser des monstres de rang E.

Ce marchand d'esclaves disait bien qu'il traitait des Féline-Humaines.

Donc elle est bien une rescapée de celles qui ont servi de pâture aux Scolopendres des Sables.

Le fait qu'elle ait dit être poursuivie par un dragon dès le début confirme l'histoire.

Ce marchand d'esclaves n'aurait jamais rêvé qu'un dragon essayait de sauver un humain.

Ce dragon fléau, il est pas mal jouable.

Je m'aperçois que je me lèche les lèvres sans m'en rendre compte.

Oups, non non. J'avais cru avoir corrigé cette manie de la faire devant les gens.

Mais... de près, cette esclave féline a un visage assez bien fait.

À force d'être collée au dragon fléau, elle a [Malédiction] dans ses altérations d'état, et son teint est mauvais à cause de ça.

Mais c'est au point qu'on n'y fait même plus attention, tant ses traits sont beaux.

De grands yeux légèrement félins propres aux bestiaux, une petite bouche qui éveille l'instinct protecteur, un nez haut mais qui ne s'impose pas trop, une forme idéale.

C'est anormalement beau pour une esclave qu'on entasse dans un grand chariot pour la transporter.

Sans même traverser le désert, le vendeur aurait trouvé preneur ailleurs.

Soit pour négocier en trichant sur les droits de douane, soit parce qu'il avait déjà un accord avec un haut dignitaire de l'Église.

Une trouvaille inattendue.

Cette femme a du charme. La tuer simplement, ce serait gâcher.

Mis à part les moyens de maltraiter le dragon fléau, la ramener pour la revendre n'est pas une mauvaise idée.

Ça vaudrait un bon prix.

Simplement, avec ma position, c'est difficile à écouler, et même en passant par un intermédiaire, l'origine de cette femme est trop facile à tracer.

Si ça arrive aux oreilles de ce marchand d'esclaves, il va faire du bruit, et même si on lui ferme le clapet, je ne suis pas sûr de pouvoir étouffer la rumeur, même avec ma position.

Mais même ainsi, la tuer est dommage.

En plus, si je tue le dragon et sauve l'esclave, ça fait une belle histoire qui me met en valeur.

Si je fais la promo de mes actions en tant que héros, ça arrangera aussi l'humeur de ce prêtre chiant.

Avec l'affaire Adolf, je vais me faire sacrément gronder, alors un cadeau de ce calibre tombe bien.

J'avais prévu de quitter Halenae bientôt, l'ajouter comme compagne de route n'est pas bête non plus.

Juste à côté de moi, elle aurait une certaine valeur d'usage.

Une beauté de ce calibre peut servir de carte de négociation face aux nobles.

Je peux la prêter pour une nuit, et la revendre quand elle devient gênante.

Parmi les riches, y'a plein de pervers lassés des humaines qui ont des goûts pour les bestiaux, et elle a la valeur pour ça.

Si elle devient invendable en route, je la tuerai et la jetterai à ce moment-là.

« Maa maa, calme-toi. Tu as eu peur, hein ? Regarde, je suis venu te sauver. Ton nom, c'est quoi ? »

J'adoucis le ton, souris avec gentillesse, tends la main.

Je connais déjà son nom, mais poser une question simple apaise un peu la méfiance.

Même si ça ne marche pas, ça donne une prise pour lire ses émotions.

Cela dit, vu mon comportement jusqu'ici, elle ne me prendra pas pour un humain normal.

Mais peu importe, ça ne pose pas de problème.

Après tout, c'est une femme qui traînait avec un dragon fléau.

Même si elle n'avait personne d'autre sur qui compter, avec des nerfs normaux, c'est quasi impossible.

C'est le genre à tout faire pour survivre, c'est sûr.

C'est peut-être pour ça qu'elle est la seule à avoir survécu alors que tous les autres esclaves sont morts en pâture.

Probablement, si elle pense que je suis celui sur qui elle doit compter maintenant, elle viendra se jeter à mes pieds avec joie.

Dans cette situation, pour qu'elle survive, il n'y a qu'à me flatter. Peu importe le dégoût qu'elle ressent pour moi.

« Ni... »

La femme dit, en faisant trembler sa voix.

Puis, comme décidée, elle avale sa salive d'un trait, enfonce ses griffes dans sa cuisse pour réprimer son propre tremblement.

« Ni ? Ça commence par Ni ? »

Je lui redis doucement.

À cet instant, les yeux de la femme s'écarquillent.

« Hinyaa ! »

Pourtant, elle était à genoux au sol, l'air souffrant, et voilà qu'elle bondit en frappant le sol de toutes ses forces.

Je n'ai pas compris ce qui se passait.

Ce n'est que quand ses griffes ont lacéré la fine peau de ma joue que j'ai réalisé.

Ah, cette femme, elle m'a griffé le visage, tiens.

« Fu, fufu... fu... »

Ce bon moi qui lui ai été gentil, je n'aurais jamais cru qu'elle me rendrait la pareille avec ses griffes.

Je trace du doigt la blessure qu'elle m'a faite.

« Avec les griffes crasseuses d'une bestiale, tu as osé. Non, mais t'as du culot, ouais... Vraiment, hein. »

Changement de programme. De toute façon, je vais la tuer.

Ce sera plus simple, je n'aurai pas à réfléchir à des trucs inutiles, et surtout, ce sera d'une jouissance suprême.

« Nya... a ! »

Je lui claque le menton du revers de la main pour la faire reculer, puis j'attrape son cou fragile et la soulève.

« Guuuruooooooh ! »

À ce moment, le dragon pousse un cri.

Je jette un œil : il lève le visage vers le ciel et hurle.

À en juger par son allure, la paralysie vient juste de se dissiper complètement.

Je lâche le cou de la femme.

Elle s'effondre à genoux, s'affaisse sur place, vidée.

Elle était déjà bien affaiblie par la malédiction. Même sans que je mette la main, elle a l'air près de crever.

Mais ce dragon fléau, maintenant qu'il a récupéré, il aurait pu me tirer un [Kamaitachi] en traître, non ?

Il fait exprès de crier pour m'annoncer qu'il peut bouger, c'est vraiment un idiot, non ?

Bon, je ne suis pas du genre à me faire avoir par ça.

Peut-être qu'il a vu que j'étranglais cette femme, et qu'il a signalé sa guérison pour me forcer à la lâcher ?

« ...Fufu, fufufu »

Le rire, je n'ai pas pu le retenir.

Ce dragon fléau, il pourrait être utile.

Il est marrant, vraiment marrant.

Je l'ai pris en affection. Presque dommage de le tuer ici.

Je l'ai bien aimé. Puisque j'ai expédié Adolf en avant.

Je vais préparer à ce dragon fléau amateur d'humains une fin plus digne de lui.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.