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Taming The Villainesses

Chapitre 3

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Chapitre 3

Chapitre 3

Chapitre 3/1030%~8 min de lecture1 565 mots

À la suite de tout le fiasco avec le ministre des Finances Belmott et sa fille Clara.

La reine Aira quitta la Cour et rentra dans sa résidence en disant d’une voix feutrée.

« Tae-oh, annule le reste de mon programme aujourd’hui. Je suis épuisée de m’occuper des affaires de l’État. »

Aira me donna l’ordre sur un ton décontracté, bien loin de la raideur de la Cour.

Personne d’autre ne savait que cette tyrannique Reine parlait et écoutait comme une jeune fille ordinaire ?

« Je suis fatiguée, alors je me coucherai tôt ce soir. Je suppose que c’est parce que j’ai trop travaillé ces derniers temps. »

Fatiguée, ton cul ! C’est moi qui ai tout géré, putain !

Hélas, même si c’était injuste, je n’osais pas dire une chose pareille. En apparence, je souris doucement.

« Comme il se doit d’une Reine. Avec la sage Reine veillant sur Angmar, le peuple sera tranquille et sans crainte. »

« Oui. C’est aussi grâce à toi, Tae-oh. De tout le règne que j’ai bâti, la moitié te revient et tout cela grâce à toi. Tu devrais être fier ! »

« Vous exagérez. »

Si quelqu’un sortait dès maintenant de ce magnifique palais, il verrait les rues envahies par les pauvres et des bandes de voleurs rebelles faisant rage, tandis que des étrangers et des monstres attaquaient les murs extérieurs de la forteresse.

J’étais personnellement responsable de la moitié des problèmes…

Alors comment pouvais-je être fier ? Je n’étais pas un psychopathe.

Si je devais trouver une excuse, ce serait que j’ai fait de mon mieux pour prévenir la catastrophe, à ma manière.

C’est la raison pour laquelle j’avais imploré de stopper l’exécution de Belmott plus tôt.

À ma manière, j’ai essayé de faire le bien en usant de ma position de plus proche conseiller de la Reine, comme en apportant de l’aide aux pauvres. Mais personne ne m’a cru et a refusé de l’accepter…

Quoi ? Juste une faveur ? Arrête de raconter n’importe quoi. Quel genre de fardeau essaies-tu de me mettre sur le dos, Tae-oh ? Je préférerais mourir plutôt que de te donner la main !

S’il te plaît, garde ta bienveillance pour toi. Si on murmurait que j’étais liée à toi, je serais chassée dans la rue et lapidée à mort !

Le premier regard jeté sur ta réputation est toujours le plus terrifiant.

Tae-oh avait déjà été marqué au fer rouge comme un démon rusé tentant de détruire le royaume aux côtés de la reine tyran.

Peu importe ce que je faisais, je ne pouvais rien y changer.

Regarde là-bas, Tae-oh passe devant.

Chut, évite de croiser son regard. Tu risques de te faire exécuter.

Qui est derrière lui ? C’est Clara ? Pauvre Clara…

Regarde. Même les femmes de chambre du palais me fixaient avec peur.

Pour être honnête, je n’avais jamais exécuté qui que ce soit auparavant.

Il a essayé de forcer le Ministre des Finances et sa fille Clara à commettre l’inceste devant tout le monde.

Tae-oh, quel salaud vicieux !

…..

Pour une raison inconnue, mes méthodes radicales continuaient d’être la cible parfaite de malentendus et de rumeurs…

Bref, alors que les commérages des femmes de chambre devenaient de plus en plus bruyants, la reine Aira fracassa le Sceptre Royal qu’elle tenait contre le sol.

Surprises par le choc soudain, les femmes de chambre cessèrent de parler et s’enfuirent.

Les regardant partir, Aira dit :

« Tae-oh, je vais contraindre ces commères à défiler nues demain pour une Marche de Rédemption ! »

Marche de Rédemption.

C’était très sévère. Encore plus pour les demoiselles de la cour, qui étaient de jeunes filles.

La Marche de Rédemption était une punition qui vous obligeait à retirer tous vos vêtements pour « défiler » nus dans les rues extérieures avant de revenir à la Cour.

Le harcèlement et le traumatisme psychologique qu’elles subiraient durant cet épisode étaient tels que beaucoup finiraient en ruines.

En fait, Aira avait déjà châtié une femme de chambre qui avait tenté de m’empoisonner ainsi. Je ne voulais vraiment pas avoir à expliquer comment vivait désormais cette servante punie…

Rappelant cette scène, je secouai la tête.

« Il n’est pas nécessaire de punir ces femmes de chambre. Ces idiotes ne méritent pas que la Reine Aira perde son temps à répondre individuellement à leurs paroles et leurs actes. »

« C’est vrai… Un gentleman ne doit pas se laisser troubler par le moindre vent. Cependant, Tae-oh, je supporte mal qu’on te manque de respect. Ils ignorent tout du travail acharné que tu fournis ! »

Non, tu ne sais pas pour qui je souffre réellement.

Je souris.

« Ne tiens pas compte de leurs calomnies à mon sujet. Elles sont probablement juste jalouses que la Reine Aira me favorise. »

« Je vois. En effet. Tae-oh est intelligent. »

« Vous exagérez. »

« Ah, à propos de calomnies et d’actes stupides. Tous les sales types en ce moment disent que tu es un vilain garçon et que je dois rester à l’écart de toi. »

« Vraiment ? »

« Mais, naturellement, je ne prête aucune oreille à ces imbéciles. Tu es l’homme le plus avisé après moi, la Reine. »

« Pour en revenir au sujet précédent, es-tu sûr que tu ne veux pas que ces femmes de chambre fassent la Marche de Rédemption ? »

« Oui, je n’aime pas ça. Laisse tomber. »

Aira acquiesça, satisfaite.

J’avais sauvé plusieurs vies.

Bien sûr, elles n’en avaient aucune idée.

Le fait que celle qu’ils maudissaient tant était celle qui prolongeait leurs jours et ceux de ce royaume moribond.

Dès l’exécution d’Aira et l’effondrement total de l’ordre royal, le véritable chaos éclaterait, anéantissant tous sauf quelques personnages importants.

Quant aux figurantes dont les noms ne seraient même pas mentionnés, comme les citoyens ou les domestiques, toutes sombreraient dans l’enfer.

Les femmes de chambre ignoraient cela.

Il valait probablement mieux qu’elles restent ignorantes.

« Ainsi, Votre Majesté la Reine, j’ai quelques affaires à traiter, je me retire donc. »

Je pris congé en atteignant la résidence d’Aira.

Aira pouvait désormais aller dans sa chambre lire son livre préféré ou dormir.

Puisque je m’occupais de la plupart des affaires d’État qu’elle avait abandonnées, j’avais beaucoup de tracas à gérer et devais travailler tard.

Consciente de mes efforts, la reine Aira lança une phrase d’une voix languide en franchissant la porte de sa chambre.

« Tae-oh, tu as été très occupé ces temps-ci. Toutefois, puisque tu as étouffé dans l’œuf la rébellion menée par le Ministre des Finances, tu peux te reposer un peu. »

« Cela… »

C’est exact.

Le Ministre des Finances Belmott était sûrement entré à la Cour aujourd’hui, prêt à affronter sa propre mort. Non, plutôt, c’était peut-être même son plan initial.

Aimé du peuple comme de la noblesse, sa mort aurait provoqué un soulèvement général balayant tout sur son passage, tel un fléau régnant depuis longtemps.

Il ne fallait que déclencher l’étincelle de la révolution.

C’était probablement le rôle dévolu à Belmott, qu’il comprenait parfaitement. D’ailleurs, c’était exactement ainsi que cela s’était passé dans le roman.

Pourtant, il ne mourut pas aujourd’hui.

Au contraire, il sembla même prêter allégeance à la Reine.

« Huhu, l’« Association de l’Aube », hein ? Je ne savais pas qu’un groupe militant aussi impur se tortillait aux abords de la capitale. Sa soumission s’est révélée plus aisée grâce aux coups discrets de Belmott. »

« Tout cela est grâce à la sagesse de Votre Majesté la Reine. Vous avez mis hors d’état de nuire ces bandits de grands chemins qui cherchaient à usurper le trône. Désormais, le peuple pourra dormir sur ses deux oreilles. »

Je répondis ainsi en hochant négativement la tête.

L’Association de l’Aube dont il était question était en réalité le mouvement rebelle.

Finalement, vers le milieu du roman, ces gars-là causaient d’importants dégâts au système du royaume et à la Reine.

Mais en raison de la variable ayant permis à Belmott de survivre, l’Association de l’Aube n’eut même pas le temps d’apparaître et fut immédiatement neutralisée.

À cette pensée, un frisson me parcourut.

À propos de la neutralisation de l’Association de l’Aube.

En réalité, je n’avais rien fait.

Je n’avais non plus rien annoncé à la reine Aira.

Elle ne l’avait appris qu’en interrogeant Belmott.

Pour être honnête, Aira était, sans aucun doute, une tyrannie et une tumeur.

Mais elle se montrait étonnamment compétente.

Alors, parfois, lorsqu’elle me surprenait avec des initiatives pareilles, je frissonnais sans m’en rendre compte.

Après tout, rien ne garantissait qu’elle, qui ne doutait de rien et faisait confiance à chacune de mes paroles, ne se retournerait pas brusquement contre moi.

« Ah, et Tae-oh. »

« Oui, Votre Majesté ? »

Quoi ? Pourquoi m’appeler soudainement ? Aurait-elle remarqué que je maudissais intérieurement ?

« Ce soir, je te récompenserai pour tes exploits. Viens donc chauffer de l’eau. »

« … »

« Ta réponse… ? »

« Je comprends. »

Une récompense… ?

Putain, c’était de la torture ! J’avais dû laisser transparaître mes jurons intérieurs.

« Eh bien, je te laisse là. »

Je baissai légèrement la tête et fis un pas en arrière. À côté de moi se trouvait une jeune fille, la bouche bâillonnée et un épais cordage enroulé autour du corps.

C’était Clara.

La fille du ministre des Finances Belmott.

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