Aller au contenu principal

Supremacy Games

Chapitre 289

Supremacy GamesSupremacy Games
Chapitre 289

Chapitre 289

Chapitre 289/30395%~10 min de lecture1 867 mots

Alors qu’il rentrait juste dans sa chambre après avoir quitté le réfectoire, il reçut un message de son grand-père lui informant que cinq jours plus tard, un banquet d’adieu serait organisé en l’honneur de l’équipe.

Ce serait le gouverneur du Massachusetts qui l’accueillerait, et les invités se limiteraient aux autorités poids lourds de l’État.

Par conséquent, tous les membres de l’équipe devaient y être présents, sans aucune exception.

Félix demanda immédiatement avec un air grave : « Est-ce une idée du gouverneur ou quelqu’un l’a-t-il proposé à celui-ci ?

Robert ne voyait pas quel intérêt il pouvait trouver dans ce genre de renseignement, mais il répondit quand même : « À mon avis, c’est l’œuvre du Grand Ancien de la famille Hilton. L’Ancienne Charlotte a eu l’information de ses subordonnés. »

« Ils cherchent à m’en sortir de force ? » Félix grinça largement après cette réponse affirmative.

Il avait douté au début, car ils venaient justement de participer à un banquet la semaine précédente dans la résidence du gouverneur.

Une célébration des exploits de l’équipe nationale lors des compétitions mondiales.

Selon lui, le gouverneur n’avait aucun sens à organiser à nouveau un tel événement si vite par simple caprice.

Mais là, il semblait plutôt qu’il ait fini par céder aux arguments du Grand Ancien Hilton pour organiser un dernier banquet d’adieu, Félix et les autres devant rester longtemps à la base terrienne.

Comme il s’y attendait, les Hilton étaient probablement sous pression de l’Organisation pour agir au plus vite.

S’enfermant toujours dans le siège familial, il ne leur laissait d’autre choix que de contraindre à la sortie de cette manière.

Félix appréciait cette situation, puisqu’il savait désormais quand et où ils frapperaient.

Il lui fallait donc anticiper et tirer parti de ces informations !

C’était vraiment malheureux pour les Hilton, car à leurs yeux, Félix ne devrait rien attendre de pareille attaque, ni de leur part, ni d’ailleurs. Après tout, comme tout le monde, il était censé ignorer complètement l’existence de l’Organisation.

Malheureusement, grâce aux informations futures qu’il détenait sur l’Organisation et leurs agissements, leurs mauvaises intentions étaient aussi claires que de l’eau de roche à ses yeux.

« Hé hé, ils vont braquer la fête ? Me kidnapper en plein milieu ? » Le sourire diabolique aux lèvres, Félix songea : « J’ai hâte de voir quels plans ils mijotent pour moi. »

...

Dix minutes plus tard, à l’intérieur de la Ville de la Ligue de l’Ivy…

Le corps de Félix se reconstitua au bord d’une large avenue encombrée de voitures volantes à l’allure luxueuse qui filaient à toute allure autour de lui.

Pourtant, ces véhicules représentaient bel et bien la norme, certains porteurs de lignée dévalant les rues à toute vitesse sur des montures à quatre pattes, dans des sphères translucides, ou via des moyens de transport encore plus étranges.

Bam !

Au moment où il souhaitait faire demi-tour, son épaule heurta celle d’un porteur de lignée plongé tête baissée dans un hologramme.

« Désolé ! » lança l’individu en s’inclinant légèrement.

« C’est ma faute. » Félix sourit poliment. « Je n’aurais pas dû me déconnecter en bord de rue. »

« Soupir, je comprends, frérot. » Le type rembaucha sa tête dans l’hologramme et agitait la main avec mélancolie. « Bonne chance pour trouver un logement. »

« Idem pour toi. » murmura Félix en observant les épaules affaissées de l’homme.

Il savait pertinemment que l’homme peinait à dénicher un appartement à louer ou à acheter dans le quartier résidentiel de la Cité de la Ligue de l’Ivy.

À l’instar de l’homme, Félix n’avait d’ailleurs réussi à trouver aucune demeure pour loger pendant ses sept derniers jours passés dans la cité.

La chaîne montagneuse entière ne comptait que dix sommets dédiés à l’habitat, déjà saturés à craquer par les joueurs de rang Or JDS et supérieurs.

Mieux encore, certains appartements abritaient trois ou quatre joueurs qui cohabitaient comme de véritables clochards fauchés.

Pourtant, en réalité, chacun dans la Cité de la Ligue de l’Ivy était un puissant mécène grâce à son rang élevé sur la plateforme JDS !

Ils pouvaient aisément s’offrir plusieurs maisons et manoirs en dehors de la Cité, mais ici ? La plupart n’avaient nulle part où poser leur tête, tout comme Félix !

Cela venait du fait que la Cité de la Ligue de l’Ivy avait été construite sur une modeste chaîne montagneuse, au lieu de s’étendre à l’infini comme les capitales des cités de la RVU.

Ces montagnes avaient déjà vu leurs crêtes aplanies et annexées.

Prenons quelques exemples : la Montagne Téléportation, la Montagne Marché PPFT, la Montagne Place Publique, la Montagne Quêtes, la Montagne Écoles, la Montagne Arène, la Montagne Centre d’Entraînement, et la liste est longue.

Cela ne laissait qu’une poignée de montagnes destinées à l’habitat, loin de pouvoir accueillir tous les joueurs.

Bien que l’Organisation responsable de la ligue et de la ville ait constaté que cette pénurie d’espace posait problème aux joueurs, elle n’avait toujours pas ajouté cent montagnes supplémentaires pour y remédier.

À la place, ces P*TAIN de types créaient simplement une nouvelle montagne résidentielle par an, laissant les joueurs se déchirer comme des bêtes pour enchérir sur des maisons, des appartements, des chambres, voire des garages !

La monnaie utilisée pour ces enchères ? Les Points de Jeu !

Malgré cela, les joueurs enchérissaient à tour de bras pour acquérir au minimum une chambre, préférant un toit fixe dans la cité aux allers-retours par téléportation.

Personne n’avait les moyens de claquer deux cents PG à chaque transmission, et il n’était pas question que ces fiers porteurs de lignée dorment dans la rue comme des vagabonds.

Leur dernière option consistait à se déconnecter dans un espace public, dormir dans le monde réel et revenir exactement au même endroit. C’est précisément ce que Félix venait de faire.

Néanmoins, ce n’était ni une solution pérenne, ni particulièrement confortable, les porteurs de lignée étant contraints d’utiliser uniquement leur Bracelet AP pour se connecter, abandonnant ainsi le confort du pod RVU.

Pour demeurer dans la cité, il fallait donc mettre le prix et sacrifier doublement.

Voila pourquoi Félix n’avait jamais séjourné dans la cité par le passé, bien qu’il sût qu’elle valait cent fois mieux que la capitale de l’Empire… Enfin, du point de vue des porteurs de lignée.

En revanche, il serrait désormais contre lui ses douze mille Points de Jeu afin de préparer les prochaines enchères résidentielles et d’arracher au moins une chambre dans un immeuble.

L’idée de partager l’appartement avec d’autres joueurs ne le dérangeait guère, car il pourrait entraîner sa manipulation du poison directement à la Montagne Centre d’Entraînement.

L’enchère arrivait assez vite, dans un mois à peine. Une fois la chambre obtenue, Félix envisageait de déménager et de rester durablement dans cette cité.

Sur le moment, il arpentait les rues en direction de l’école dispensant les cours de techniques de queue.

Évidemment, Félix n’allait pas choisir une école à Androxa ou à Mariana, tant les tarifs y étaient exorbitants et les formations nettement inférieures à un enseignement personnalisé par un joueur expérimenté de haut niveau.

L’école où il s’était inscrit la semaine précédente s’appelait l’École du Marteau d’Argent !

Il l’avait choisie pour les excellents avis faisant l’unanimité sur son instructeur et des frais accessibles.

Trois cents PG par mois.

...

Après une courte marche, Félix atteignit l’entrée d’un gratte-ciel dont la façade arborait un panneau indicateur tous les deux étages. Si l’on avait eu le courage de compter, cela faisait quarante panneaux au total.

Chaque panneau indiquait une école de queue distincte et une discipline différente ! Il allait de soi que les mutations ne se valaient pas toutes.

Une queue conçue pour fouetter et broyer ne pouvait donc pas recevoir les mêmes techniques de tranche et de coupe qu’une autre.

Félix se priva de lever les yeux pour vérifier quelle école se trouvait au-dessus de sa tête. Il traversa simplement le bâtiment bondé et se dirigea vers l’un des cinq ascenseurs.

Une fois entré, il patienta jusqu’à saturation avant que les portes ne se ferment automatiquement.

Tous arboraient des queues aux formes et aux types variés. La sienne paraissait presque discrète comparée à certaines monstruosités présentes dans la cage.

À l’image du joueur planté devant lui, doté d’une lame dentelée métallique noire à la place d’une queue !

Ce P*TAIN d’individu balançait son armature pile au-dessus du nez de Félix, l’obligeant à figer sa posture pour éviter de se prendre une entaille au museau.

Il risquait probablement de ne pas en mourir, mais la douleur serait infernale.

C’était le quotidien de quiconque empruntait les ascenseurs. Pis encore, l’extrémité touffue de la queue de Félix reposait actuellement sur les lèvres d’une jeune femme plantée derrière lui.

Si Félix se retournait, il constaterait qu’elle collait fortement les lèvres, comme si son salut en dépendait, simplement pour éviter de mâcher les fibres de sa queue.

Ding !

« Merci Dieu. » Félix souffla de soulagement en sortant difficilement de l’ascenseur. Par chance, l’étage de son école se situait près du rez-de-chaussée.

Dès sa sortie, il découvrit une immense plateforme s’étendant sur au moins un ou deux kilomètres ! Une disproportion totale avec la taille réelle du gratte-ciel.

Cette vaste surface regorgeait de machines aux aspects insolites, disposées avec un ordre rigoureux.

Grâce à sa vision améliorée, Félix distinguait des dizaines de porteurs de lignée assis au centre, en train d’étirer patiemment leurs appendices caudaux.

Tandis qu’ils s’étiraient, un bonhomme costaux aux cheveux noirs épais et torse velu traversait la zone, les bras croisés sur la poitrine.

Sa propre queue revêtait une écaille argentée épaisse, aplatie et renflée à son extrémité. Elle faisait parfaitement penser à un marteau d’argent !

Voyant que le cours avait déjà commencé, Félix ne perda pas une seconde et s’élance à toute allure vers le groupe.

Dès qu’il eut gagné du terrain, l’homme à la barbe noire et les élèves le repérèrent instantanément.

« Propriétaire, vous avez trois minutes de retard. » Mécontent de sa ponctualité, il fronça les sourcils et lança : « Je vous l’avais prévenu : soit vous venez à l’heure, soit vous ne venez pas. N’arrivez surtout jamais en retard à mes cours ! »

Avant que les porteurs de lignée puissent esquisser un rire moqueur, l’instructeur fulmina d’un regard noir : « Je parle de vous tous, au cas où ça serait flou ! »

Immédiatement après, personne ne broncha.

Voyant que l’instructeur à la barbe noire le fixait de nouveau, Félix hocha la tête pour signifier qu’il comprenait et alla s’asseoir par terre.

Même si tout l’immeuble regorgeait d’écoles spécialisées dans les queues, Félix ne souhaitait absolument pas se faire expulser de celle-ci, car le style de combat de l’instructeur barbu correspondait parfaitement à ce qu’il recherchait pour sa propre mutation caudale.

L’instructeur portait le surnom de « Démolisseur », bien que son nom JDS fût Marteau d’Argent !

Ce surnom lui venait de son style de combat brutal, utilisant sa queue pour asséner des coups massifs capables de faire exploser ses adversaires dès l’impact !

Telle était la marque du Marteau d’Argent, un joueur Platine de niveau sommet, professeur de Félix et fondateur de l’École du Marteau d’Argent !

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.