« Âge : trente-cinq ans, Cultivation : Royaume de la Compréhension du Vide (quatrième niveau), Puissance de combat : Sept Étoiles, Admissible. »
« Âge : trente-cinq ans, Cultivation : Royaume de la Compréhension du Vide (quatrième niveau), Puissance de combat : Sept Étoiles, Admissible. »
Lorsque les résultats des tests de Nie Haotian et Ye Beiming furent affichés, la foule ne put s’empêcher de laisser échapper une exclamation de stupeur.
Royaume de la Compréhension du Vide, troisième niveau ?
Ils se souvenaient qu’à la fin du Classement Humain, ces deux-là n’avaient encore atteint que le Royaume de la Transformation Divine (septième niveau). Pourtant, en l’espace de seulement trois courtes années, ils avaient progressé jusqu’au Royaume de la Compréhension du Vide (quatrième niveau) ?
Une telle vitesse…
La foule souhaitait initialement les féliciter, mais dès l’instant où elle pensa au Top Cinq du Classement Humain, les mots se figèrent sur ses lèvres.
Nie Haotian et Ye Beiming possédaient certes un grand talent, et leur vitesse de percée était impressionnante. Mais comparés à ces hors-normes sans pareils, l’écart restait considérable.
Au départ, Nie Haotian et les autres se trouvaient fort contents d’eux-mêmes. Mais dès qu’ils remarquèrent les regards croisés autour d’eux, leurs visages rougirent de gêne.
Leur génie… n’était peut-être inégalable qu’au sein de leur génération. Mais Chen Yunxuan et les autres dépassaient l’âge, le temps et même les royaumes.
Voilà les véritables monstres !
« Pas mal. Avec une cultivation au Royaume de la Compréhension du Vide (troisième niveau), atteindre une puissance de combat de Sept Étoiles est un résultat honorable. »
« Y a-t-il d’autres ici capables d’atteindre une puissance de combat de Sept Étoiles ? »
Nie Pengju balaya l’assistance du regard, l’intention cachée, laissant chacun hésiter à répondre.
« Quelqu’un au Royaume de la Compréhension du Vide capable d’atteindre une puissance de combat de Sept Étoiles ? »
« Même ceux qui sont au Royaume de la Compréhension du Vide (neuvième niveau) peuvent y arriver. »
« Aucun ? »
Nie Pengju fronça les sourcils. Serait-il possible que personne ici ne réponde aux critères ? Ces individus étaient bien trop faibles.
« Je… je suis au Royaume de la Compréhension du Vide (neuvième niveau). Ma puissance de combat n’est pas de Sept Étoiles, mais de Six Étoiles. »
« Bien, c’est toi alors. Haotian, affronte-le en duel. »
« Vérifions si cette notation de puissance de combat correspond bien à la force réelle », déclara Nie Pengju.
« Oui, Grand-père. »
Conscient qu’il ne s’agissait que d’un test de puissance de combat, l’homme qui avait auparavant hésité s’avança avec assurance pour faire face à Nie Haotian.
Malgré la différence de cultivation, Nie Haotian demeurait un prodige. En l’espace de quelques échanges seulement, le verdict fut rendu.
« Force est de constater qu’une puissance de combat de Sept Étoiles surpasse celle de Six Étoiles. »
« L’évaluation de puissance de combat de la stèle se fonde sur la véritable force de chacun. »
« Hahaha, la curiosité me démange maintenant, j’ai envie de me tester pour voir combien d’étoiles je peux obtenir au Royaume de l’Empereur ! » s’exclama gaiement Nie Pengju.
« Est-ce que… peut-on aussi passer le test ? »
Les paroles de Nie Pengju firent naître l’enthousiasme parmi les experts du Royaume de l’Empereur présents. À la moindre opportunité, qui n’aurait pas souhaité connaître sa place par rapport à ses pairs du même royaume ?
« Hahaha, si vous voulez le savoir, allez-y, essayez ! »
Nie Pengju rit à nouveau, puis s’avança d’un pas décidé vers la stèle de test et y posa sa paume.
« Test échoué ! »
Lorsque ces mots apparurent sur la stèle, Nie Pengju soupira avec déception.
Comme prévu, ce dispositif était conçu exclusivement pour le Classement Terrestre. Pour eux, le résultat serait toujours un échec.
Peu importe leur puissance, leur âge avait bien dépassé les limites imposées.
« Très bien, assez de contemplation. Tout le monde, allez passer vos tests. »
Tandis que les grandes factions entamaient leurs évaluations, une nouvelle vague d’excitation submergea l’assistance. Des exclamations de stupeur fusèrent, tandis que nombre de participants repartirent découragés.
« Penses-tu que ces deux-là se rappellent encore du pari qu’ils ont fait à l’époque ? »
Da Huang jeta un coup d’œil à Nie Pengju et Ye Liuyun, plantés fièrement au loin, et ne put s’empêcher de poser la question.
« Hmm, si je me présente maintenant, vont-ils encore déguerpir ? »
Chen Chang’an esquisssa un sourire en coin vers Da Huang, puis se leva pour s’approcher des deux hommes.
« Pour ce tournoi du Classement Terrestre, souviens-toi : ton objectif est d’intégrer le Top Cinquante. Quant au Top Dix, d’autres membres de la famille s’en chargeront », recommanda Nie Pengju à Nie Haotian.
« Oui, Grand-père. J’ai compris. »
Nie Haotian ressentit une pointe de frustration, mais il connaissait ses propres limites. Seulement décrocher une place dans le Top Cinquante pourrait déjà lui demander des efforts.
Après tout, au sein du Domaine du Ciel Central, il existait de nombreux experts du Royaume Suprême âgés de moins d’un centenaire.
Ce groupe était loin d’être négligeable.
« Tiens donc, vous voilà tous les deux. »
« Quelle coïncidence. »
« Allons-y, réglons ce pari laissé en suspens lors de notre dernière rencontre. »
Dès que la voix de Chen Chang’an résonna, Nie Pengju et Ye Liuyun raidirent l’échine.
Que faisait-il là ?
Bon sang !
Comment pouvaient-ils avoir oublié un tel individu ?
Allait-il sérieusement les pousser à honorer ce pari ? Où cacher leur visage après ça ?
Hém, alors c’est bien Chen… »
Nie Pengju toussa légèrement pour dissimuler son embarras. Il hésita, ne sachant quelle marque de respect adopter envers Chen Chang’an.
Sur le plan de l’ancienneté, Chen Chang’an n’occupait pas une position centrale au sein de la famille Gu – après tout, il n’était que le fiancé de Gu Fengyao.
Mais sur le plan de la force ? Nie Pengju et Ye Liuyun n’osaient nullement le sous-estimer. C’était un homme contre lequel ils n’avaient même pas réussi à porter le moindre coup malgré leurs attaques conjointes. Comment aurait-il pu être faible ?
« Chen quoi ? »
« Je vous ai cherchés tous les deux. Ce pari qu’on a conclu la dernière fois : il manque l’étape finale. »
« Puisque nous avons pleins de témoins aujourd’hui, allons droit au but et tranchons une bonne fois pour toutes. Qu’en dis-tu ? » demanda Chen Chang’an avec un sourire taquin.
Trancher ?
Jamais !
Même en l’absence totale de témoins, ils n’auraient jamais accepté.
« Qui est cet homme ? Il semble jouir d’une certaine familiarité avec les experts des familles Nie et Ye ? »
« Qu’ils soient proches ou non, impossible de le dire. Mais pouvoir s’exprimer ainsi devant eux laisse présager un passé extraordinaire. »
« De quel pari parlent-ils ? »
« Aucune idée. Moi aussi j’ai la puce à l’oreille. Un pari entre experts du Royaume de l’Empereur doit promettre d’être passionnant. »
« Royaume de l’Empereur ? Cet homme n’a pourtant franchi que le premier niveau du Royaume Suprême. »
« Attends, tu es sérieux ? Il n’est vraiment qu’au premier niveau du Royaume Suprême ? »
« Nom de Dieu, un cultivateur du premier niveau du Royaume Suprême qui réussit à mettre un expert du Royaume de l’Empereur comme Nie Pengju dans l’embarras ? Je rêve ? »
Le murmure de la foule vibrait d’interrogations, désireuse d’apprendre en quoi consistait ce pari.
En cet instant précis, le patriarche de la Secte Wuji s’avança vers Chen Chang’an et s’inclina avec déférence. « Salutations, Maître Chen. »
Gu Tianyuan, qui représentait la famille Gu à cette occasion, éprouva un mélange complexe de sentiments en se retrouvant face à Chen Chang’an.
S’il était bien le fiancé de Gu Fengyao, l’ancienneté de cet homme dépassait tout entendement – jusqu’aux ancêtres de la famille Gu devaient lui rendre hommage.
« Petit Gu, te voilà également présent. »
Les paroles de Chen Chang’an donnèrent envie à Gu Tianyuan de disparaître sur place.
Bon sang, ne pouvait-il pas trouver autre chose que ce sobriquet ? « Petit Gu » ? N’importe quoi !
Hém… oui, je suis là. Vous… allez bien ? » bafouilla Gu Tianyuan en se raclant la gorge.
« Excellent, simplement excellent. »
« Comme tu es là, c’est idéal : tu étais le témoin de l’époque. »
« Messieurs, n’est-ce pas ? »