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Starting with Immortality, Everyone Thought I Was Invincible

Chapitre 221

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Chapitre 221

Chapitre 221

Chapitre 221/47247%~7 min de lecture1 347 mots

« Doyen, est-ce vrai ? Le Dieu des Bêtes a-t-il vraiment fait son apparition ? »

« Le Dieu des Bêtes nous a toujours protégés et veillé sur les Montagnes du Dieu des Bêtes, n’est-ce pas ? »

« Ceux qui disent qu’il n’existe pas ont forcément tort, non ? »

« Doyen, vous confirmez ? »

L’idée que le Dieu des Bêtes n’existait pas se répandait en secret depuis bien des années. Personne ne savait quand ni comment ces rumeurs avaient pris naissance.

Bien que les habitants de la Province du Dieu des Bêtes vénèrent leur divinité avec une ferveur absolue, ces murmures insistantes avaient inévitablement planté chez certains les germes du doute.

Mais ce jour !

Il y avait à peine quelques instants !

L’aura terrifiante et la pression écrasante de ses lignées affichées par Da Huang avaient contraint toutes les bêtes de la Province du Dieu des Bêtes à s’incliner en adoration.

Rien que cela suffisait à convaincre nombre d’entre eux que le Dieu des Bêtes était bel et bien réel.

Désormais, ils ne cherchaient plus que la confirmation du Vieux Doyen, l’un des rares à avoir réellement vu le Dieu des Bêtes.

« C’est exact. Le Dieu des Bêtes… a effectivement fait son apparition. »

« Par souci de la Province du Dieu des Bêtes, il a réduit en cendres tous ceux qui oseraient l’envahir. »

« Vous pouvez vous retirer. Je dois encore échanger avec le Dieu des Bêtes. »

BOUM !

Les paroles du Vieux Doyen projetèrent les dresseurs dans une vraie fièvre !

Le Dieu des Bêtes existait vraiment. Il était là, sans jamais rien dire, veillant sur eux et pourvoyant à chacun de leurs besoins.

En voyant la joie éclater sur leurs visages, le Vieux Doyen sut qu’il devait une dette colossale à Chen Chang’an et à Da Huang.

Ils n’avaient pas seulement résolu la crise venue de l’extérieur ; ils avaient aussi étouffé dans l’œuf une agitation sourde qui gagnait l’intérieur.

L’apparition du Dieu des Bêtes scellerait à jamais la foi des habitants de la Province du Dieu des Bêtes.

Même si d’autres tentaient de rallumer la discorde à l’avenir, la tâche s’en trouverait bien plus difficile.

Une fois ces questions réglées, le Vieux Doyen regagna les Montagnes du Dieu des Bêtes et retrouva Chen Chang’an ainsi que Da Huang.

« Suivez-moi. »

Chen Chang’an acquiesça et suivit le Vieux Doyen au plus profond de la chaîne montagneuse.

« Cet endroit… »

« Intéressant. »

« Y avez-vous toujours vécu ? »

Parvenu au cœur des Montagnes du Dieu des Bêtes, Chen Chang’an ressentit quelque chose d’extraordinaire.

Un barrage naturel s’élevait ici, semblable à celui de la Piscine Céleste.

Il soupçonnait que la barrière de la Piscine Céleste avait été engendrée par la simple présence de l’Arbre des Esprits Immortels.

Ici, en revanche, il lui était impossible d’en saisir la cause précise.

« Ce barrage est sans effet sur les bêtes, mais aucun humain ne peut le franchir. »

« On dirait qu’il a été conçu exclusivement pour les créatures des Montagnes du Dieu des Bêtes. »

« Or ça… comment êtes-vous entré avec une telle aisance ? »

Le Vieux Doyen fixa Chen Chang’an avec stupéfaction. Il s’était justement interrogé sur la manière de le faire pénétrer, alors que l’homme avait simplement franchi le seuil comme si de rien n’était.

« Ne seriez-vous pas humain, vous non plus ? »

« C’est plutôt vous qui n’êtes pas humain — ah oui, en fait, vous ne l’êtes pas du tout. »

« J’y accède parce que je suis simplement génial. Tu comprends ? »

Chen Chang’an lança au Vieux Doyen un regard mécontent avant d’observer les lieux.

L’énergie spirituelle y était dense et le paysage d’un calme olympien : un véritable havre de paix.

Fleurs et végétaux prospéraient à profusion autour d’un petit lac scintillant. Avec une humble cabane pour cadre, la vie n’aurait pu être plus radieuse.

« L’Herbe de Transformation ! »

« C’est bien cela, une Herbe de Transformation ? »

Les yeux de Da Huang s’illuminèrent tandis qu’il fixait une plante spirituelle au loin.

« Exact. C’en est bien une. »

« Mais toi… tu ne peux pas t’en servir. » Le Vieux Doyen fronça les sourcils.

Il ne pouvait pas s’en servir ?

Pourquoi ?

Est-ce que ce vieux bonhomme le tenait pour indigne ?

Da Huang lança un regard noir au Vieux Doyen. « Pourquoi jouer les avares ? Vous en avez des tonnes, ici ! »

« Quel mal y aurait-il à m’en donner une ? »

Le Vieux Doyen soupira. « Tu es une bête divine, une qilin. Tu n’as nul besoin de ces petits trucs. »

« De plus, changer de forme n’apporte aucun avantage réel. Petite Qiqi en est la preuve vivante. »

Aucun avantage ?

Comment pourrait-il n’y en avoir aucun ?

S’il devenait humain, il pourrait fréquenter les maisons closes sans mendier d’aide !

« Tout a un prix. »

« Après avoir ingéré l’Herbe de Transformation, Petite Qiqi put prendre apparence humaine sans laisser la moindre trace de son aura bestiale. »

« Mais le revers de la médaille fut qu’elle ne pourrait jamais dépasser le stade d’une bête de dixième rang. »

« Je ne mens pas. Compare ça aux humains : percer naturellement ou compter sur des pilules donne des résultats fort différents. »

« À force de trop avaler de pilules, on vide le potentiel de son corps. »

Chen Chang’an trouvait cette logique parfaitement juste. Les Pilules de Transformation Divine qu’il avait laissé à la famille Chen permettaient des percées immédiates, certes, mais au prix d’un plafond infranchissable.

En revanche, il ignorait que l’Herbe de Transformation entraînait de telles séquelles.

La métamorphose n’était-elle pas une aptitude naturelle ? Comment pourrait-elle entamer le potentiel vital ?

« Ça n’a pas de sens. Certaines bêtes atteignent un rang où elles peuvent se métamorphoser naturellement. »

« Même si, pour je ne sais quelle raison, adopter une forme humaine n’est pas donné à tout le monde. »

« Les métamorphoses contraires ne copient que l’apparence, en laissant subsister les marques animales. »

« Mais les bêtes détiennent déjà cette faculté. L’Herbe de Transformation devrait seulement aider à la débloquer… pourquoiengloutirait-elle le potentiel ? » demanda Da Huang, interloqué.

« Je ne sais pas. J’avais personnellement suivi ce raisonnement. »

« C’est précisément pour cela que j’ai autorisé Petite Qiqi à en consommer. »

« Mais elle m’a dit par la suite qu’après l’avoir ingérée, elle avait eu l’impression qu’une porte venait de claquer violemment sur sa progression future. »

Face à l’expression grave du Vieux Doyen, Da Huang s’agita. Voulez-vous dire qu’il ne serait jamais capable de se transformer ?

« Tu es une bête divine. Dès que tu atteindras le dixième rang, cette capacité te sera naturellement offerte. Quelle pressée ? » s’enquit le Vieux Doyen.

« C’est juste parce qu’il a trop hâte de— »

« Hém, oublions ça. Parlons plutôt de comment tu as atteint le dixième rang et acquis cette forme. »

« Une bête de dixième rang qui choisit délibérément une forme humaine et se montre si accueillante envers les humains… il doit y avoir tout un histoire derrière ça. » Da Huang changea rapidement de sujet.

« En réalité, cela remonte à cinquante mille ans. »

Cinquante mille ans ?

Bon sang, c’est très ancien.

Ce vieux monsieur avait-il donc survécu plus longtemps que Mu Yunyao ?

« Vous existez depuis cinquante mille ans ? » s’enquit Da Huang avec curiosité.

« Plus longtemps que cela, mais l’histoire commence il y a cinquante mille ans. »

« Cela va demander du temps à raconter ? »

« Probablement. »

« Attends un peu. »

Chen Chang’an sortit prestement deux fauteuils longs et quelques fruits de son anneau spatial.

Lui et Da Huang s’allongèrent confortablement, croquant dans leurs fruits pendant qu’ils attendaient que le Vieux Doyen prenne la parole.

« Très bien, lance-toi quand tu voudras. »

« Prends ton temps ! Nous écouterons à notre rythme ! »

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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