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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 299

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Chapitre 299

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Lacroix et ses hommes trouvèrent la ville de la Vallée Verte plutôt pittoresque.

Les maisons, de deux ou trois étages, chacune avec sa cour, étaient disséminées avec une esthétique soignée. Diverses plantes vertes entouraient les bâtiments, et les rues étaient d'une propreté remarquable.

Comparées aux immeubles neufs du quartier extérieur de la Cité de la Renaissance, celles-ci n'avaient rien à envier. Là-bas, les bâtiments étaient bien plus hauts, des tours de cinq à six étages, et la verdure y était quasi inexistante.

Au début, les soldats des opérations spéciales restèrent tendus en progressant dans la ville de la Vallée Verte, mais ils comprirent vite qu'elle était abandonnée depuis longtemps.

Ils visitèrent plusieurs maisons et y découvrirent des traces d'habitation, pourtant anciennes.

Le départ avait été ordonné, sans précipitation : les demeures étaient vides, rien de valeur n'avait été emporté.

Une première fouille rapide n'ayant rien donné d'intéressant, ils poursuivirent leur exploration.

Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un institut de recherche.

Il n'était pas facile à localiser, son entrée souterraine étant soigneusement dissimulée. Quelques marches plus bas, une lourde porte d'acier leur barra la route.

Mais pas pour longtemps.

Depuis qu'ils avaient troqué leurs fusils à pompe contre des canons, le sac tactique de Lacroix contenait plusieurs grenades à thermite.

Ce type d'équipement, pas encore produit en série par l'Alliance, restait relativement abordable tant qu'on se limitait aux grenades et non aux armes thermiques avancées. Monsieur Gu en avait fait importer un bon lot de sa cousine, et les forces spéciales, bien sûr, avaient droit à cet équipement.

Sous l'effet dévastateur des grenades à thermite, l'épaisseur de la porte d'acier n'eut aucune importance : elle vola en éclats.

Une fois à l'intérieur, ils firent effectivement de précieuses découvertes.

Ils n'avaient pas d'attentes particulières, l'endroit ayant clairement été abandonné. Cela avait pu être le quartier général, le cœur de la Société du Salut de la Nature, mais pourquoi auraient-ils laissé quoi que ce soit après un retrait organisé ?

Pourtant, ils avaient laissé quelque chose.

Ils y trouvèrent des traces récentes de passages.

Certes, on y avait déplacé du matériel, mais une grande partie des installations et des réserves de l'institut de recherche était probablement trop volumineuse et encombrante pour être évacuée rapidement ; tout n'avait pas encore été transporté.

D'après les indices sur place, il y avait encore du monde qui travaillait ici, au moins jusqu'à hier.

Après une brève concertation, ils décidèrent d'explorer d'abord pour repérer d'éventuels objets de haute valeur. Renseignements, équipement, échantillons, données de recherche... tout était bon à prendre.

S'ils trouvaient quelque chose de précieux et transportable, ils l'évacueraient puis appelleraient le Faucon du Vent pour charger le tout et le ramener à l'Alliance.

Ensuite, ils comptaient rester planqués là un moment.

Puisque les ennemis semblaient continuer à évacuer du matériel, ils pourraient attendre de voir s'ils parvenaient à attraper les convoyeurs ou à découvrir leurs nouvelles planques.

L'opération débuta sans accroc.

Ils mirent la main sur pas mal de bonnes choses, dont des documents et même ce qui ressemblait à des dispositifs de stockage de données chiffrés.

Ils transportèrent le tout à l'entrée pour l'entreposer temporairement, puis réinvestirent l'institut pour une nouvelle fouille.

C'est alors que, pendant que Lacroix fouillait une pièce, un camarade lui signala qu'on venait de trouver, au fond de l'institut, quelque chose d'... indescriptible.

Quand Lacroix alla vérifier, il apparut qu'il s'agissait d'une zone de spécimens en basse température. Six grandes cuves de culture en verre, hautes de trois mètres, s'y dressaient.

Dans chacune de ces cuves flottait un monstre terrifiant.

Ils ressemblaient à des hommes-lézards debout, dotés de quatre bras et d'une longue queue.

Leur trait le plus saillant, comme sur la plupart des Bêtes Aberrantes, était la présence de bubons et de chairs difformes.

Des pustules bouillonnantes de tailles diverses couvraient leur peau, éclataient souvent ; leurs corps présentaient en permanence des gonflements ou des creux innaturels, témoins d'une anomalie profonde.

« On n'a jamais vu ça dans les données anteriores. Est-ce que cette soi-disant Société du Salut de la Nature élève un nouveau type de Bête Aberrante ? »

« Ça ne fait aucun doute. Ces adeptes de la Secte tordus sont méprisables ; l'Étoile Hibou Enragé n'en serait que mieux sans eux ! » échangèrent les soldats entre eux.

À l'approche de Lacroix, l'un d'eux se tourna vers lui : « Euh... Sergent, on fait quoi de ces trucs ? On les... on les déplace ? »

Lacroix était lui aussi démuni.

Il ne savait pas quoi décider.

Rapatriement de ces spécimens aurait sans doute une grande valeur, et les chercheurs de l'Alliance pourraient probablement en tirer des informations utiles.

Mais le risque était élevé.

Sans même parler des problèmes possibles lors du transport par trente personnes, il y avait un point critique : ils ne pouvaient pas garantir le maintien en fonctionnement des cuves de culture pendant le déplacement. Si les créatures à l'intérieur, quelles qu'elles soient, mouraient simplement, ce serait dommage mais ils pourraient dire qu'ils avaient fait de leur mieux au retour.

En revanche, si la rupture des cuves déclenchait l'activation des créatures à l'intérieur...

Ce serait un gros problème.

Charger ces six cuves sur le Faucon du Vent et les voir s'en échapper en plein vol... la simple idée du scénario glaçait le sang.

Pourtant, les détruire purement et simplement semblait un gâchis.

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Lacroix gratta son casque, l'esprit en ébullition.

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