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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 1981

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Chapitre 1981

Chapitre 1981

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S’agissant des réformes sur le Fatches Tri-Star, même si le plan conçu par Osenia se déroulait sans accroc, l’Alliance devrait continuer à absorber des pertes jusqu’à atteindre son seuil de rentabilité au bout de cinq ans.

Dans cet intervalle, l’Alliance est censée verser un subventionnement estimé entre dix et quinze milliards.

Cela reste néanmoins distinct du maintien de l’ancien système, qui entraînait une perte nette de deux milliards par an. Les fonds supplémentaires dépensés par l’Alliance peuvent être considérés comme un investissement dans la reconstruction et les réformes du Fatches Tri-Star, susceptible de rapporter des fruits à l’avenir. Gu Hang se montre assez enclin à y souscrire.

Quant à savoir si l’Alliance peut tenir face à une perte de quinze milliards sur cinq ans… s’il subsiste un doute à ce sujet, c’est qu’on méconnaît tout simplement sa capacité de résistance.

Même sans une réforme achevée sur Korolya et alors que l’Étoile Hibou Enragé ainsi que l’Étoile Heijian doivent encore fournir un soutien matériel substantiel aux Fatches, ces deux étoiles fondatrices de l’Alliance demeurent capables de combler le déficit du Fatches Tri-Star.

Et cela sans compter les bénéfices générés par le Chantier Naval de l’Alliance.

De plus, dès lors que l’Alliance a unifié son système fiscal, les dépenses consacrées à l’Armée du Royaume Stellaire peuvent légitimement être déduites des impôts. L’engagement de la Légion Dragonhawk dans la répression de cette guerre rebelle implique indéniablement que le Département des Affaires Militaires doive en prendre la charge.

Maintenir la Légion Dragonhawk suppose de couvrir le roulement régulier du personnel, les recrutements, la consommation de munitions, l’usure du matériel ainsi que les frais de garnison et d’entraînement… une fois tous ces postes comptabilisés, l’investissement annuel de l’Alliance n’équivaudrait-il pas déjà à environ un milliard en monnaie fiscale ?

Le Département des Affaires Militaires pourrait simplement avancer la somme puis la récupérer via des crédits d’impôt.

Pourtant, maintenir une armée reste une charge lourde pour l’Alliance. La Légion de l’Ours Enragé coûte cher, bien qu’elle soit peu nombreuse ; l’Armée du Salut de Korolya, si elle est moins onéreuse, pèse malgré tout avec ses trois cents millions de soldats et ne saurait non plus être qualifiée de bon marché.

Korolya arrive encore à supporter le poids de cette force de trois cents millions.

À partir de maintenant, à mesure que les réformes sur Korolya s’ancrent et que la productivité grimpe, la pression financière exercée sur l’Alliance diminuera considérablement.

Aujourd’hui, la valeur production annuelle de Korolya frôle déjà les vingt milliards ; comparée au Fatches Tri-Star, qui compte pourtant trois cents millions d’habitants de plus, sa capacité productive reste inférieure. Pour l’heure, l’Alliance est encore déficitaire sur Korolya.

Cependant, un tiers de la Capitale du Nid de Korolya a déjà mis en œuvre la stratégie de réforme. Au cours des douze derniers mois, les recettes fiscales de l’Alliance sur les zones non réformées se sont élevées à onze milliards ; les transformations industrielles concentrées dans les secteurs réformés ont quant à elles généré un bénéfice de huit milliards.

Ces résultats sont obtenus alors même que Korolya subit une perte démographique de plus de quarante milliards et poursuit activement ses transferts de population vers l’Étoile Hibou Enragé et l’Étoile Heijian.

Elle retrouve ainsi les revenus fiscaux annuels de vingt milliards que Korolya générait avant la guerre.

Le tribut fiscal de Korolya s’établissait à quarante milliards ; le déficit des vingt milliards restants était compensé autrefois par les taxes démographiques.

Gu Hang table l’ambition suivante pour Korolya : durant les quatre années restantes de la période d’exemption fiscale, la population sera ramenée sous la barre des trente milliards grâce aux évacuations, tandis que les valeurs de production et les bénéfices grimperont jusqu’à trente milliards.

Une fois cet objectif atteint, Korolya pourra se qualifier d’autonome, n’ayant plus besoin de subventions ou de prélèvements démographiques pour satisfaire l’Impôt Impérial.

Concernant les près de soixante milliards de personnes qui continueront d’être déplacées au cours des cinq prochaines années, elles viendront s’installer sur l’Étoile Hibou Enragé et l’Étoile Heijian. En cumulant les productions de ces deux étoiles avec celle du chantier naval, Gu Hang espère qu’au terme de cinq ans, une valeur productive dépassera les vingt milliards, permettant à l’Alliance de dégager un bénéfice supérieur à six milliards. À ce stade, les Impôts Impériaux prélevés sur les deux systèmes totaliseront environ soixante-dix milliards ; après avoir prélevé sept milliards, l’Alliance engrangera toujours un excédent de plus de soixante milliards.

Parvenus à ce niveau, l’Alliance pourra être tenue pour une entité politique d’une puissance redoutable au sein du Domaine Stellaire.

Autonome et bénéficiaire chaque année, capable de fabriquer la majorité du matériel standard requis par l’Armée du Royaume Stellaire, de maintenir un Groupe de Combat de Starfighters et une Association des Moniales de Combat, tout en construisant ses propres vaisseaux de guerre.

Même si, dans le cadre de la structure de la Force de Défense Planétaire et de l’Armée du Royaume Stellaire, la détention d’une flotte navale est interdite, ainsi que la pratique du commerce interstellaire à grande échelle, lequel exige une licence de marchand accréditée auprès de la Guilde Commerciale Impériale.

Or, ces règles n’ont jamais été absolues : nombreuses sont les planètes à posséder leur propre flotte. Non pas pour des raisons navales ou commerciales interstellaires, mais pour répondre à des besoins logistiques, assurer des missions d’escorte, déployer des défenses flexibles en orbite planétaire ou mener des opérations antipirates au sein du système interne. Autant de nécessités parfaitement légitimes, qui justifient amplement de disposer de quelques vaisseaux.

Le principal obstacle empêchant la plupart des planètes de s’équiper de vaisseaux n’est pas tant la réglementation impériale, mais bien l’insuffisance des caisses ; et quand bien même elles pourraient acheter ces navires, elles n’en auraient pas les moyens pour les entretenir.

Gu Hang n’oppose aucune crainte à cet égard. Puisque le territoire sous juridiction de l’Alliance recouvre déjà plusieurs systèmes stellaires, former une escadre d’escorte relève d’une nécessité pragmatique. Que fera-t-on si des pirates interstellaires débarquent ? Quant à la facture, il peut construire ses propres bâtiments, soutenus en cela par son propre chantier naval ; les coûts de mise en place restent donc maîtrisables et modiques.

Dans le pire des cas, Gu Hang pourra faire immatriculer la Flotte de l’Alliance sous le nom de la Maison de Commerce Gu, présentée officiellement comme la flottille marchande de l’entreprise, mais fonctionnant en réalité comme la marine alliée.

Fort de ses forces terrestres et maritimes conjuguées, l’Alliance méritera alors pleinement l'appellation de riche et puissante.

Sans parler du fait qu’au cours de ces cinq prochaines années, Gu Hang pourra, grâce à son poste de chef de Secteur Stellaire, mettre la main sur l’Étoile Aile Volante. Comme évoqué lors d'une précédente conversation avec Xu Dechen, Pei Desi a déjà été abandonné par la Faction Parlementaire. Dépourvu de l’appui de son frère aîné et de tout relais politique, il ne contrôle tout simplement plus l’Étoile Aile Volante.

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