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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 1951

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Chapitre 1951

Chapitre 1951

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Pour déterminer le montant de l'impôt dû par chaque monde, l'Empire avait établi des normes : population totale × 0,1 × coefficient de développement.

Pour des planètes comme l'Étoile Hibou Enragé, l'Étoile Heijian et Korolya, toutes dotées du coefficient de développement minimum de niveau 1, elles acquittent un impôt correspondant à dix pour cent de leur population totale ; à l'inverse, une planète comme l'Étoile Aile Volante, dont le coefficient s'établit à cinq, doit verser cinquante pour cent de sa population totale en impôts.

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Cette formule paraît simple et claire, mais la réalité est que fixer le montant de l'impôt pour chaque planète constitue un dossier des plus complexes.

Premièrement, cette donnée ne peut être modifiée en temps réel. La Flotte Fiscale de l'Empire ne visite le Secteur Stellaire Tianma qu'une fois tous les deux ans ; certaines zones plus éloignées et moins stratégiques peuvent ne recevoir une visite que tous les cinq ou dix ans. Il est même arrivé que des planètes n'aient plus payé d'impôts depuis un siècle, convaincues que l'Empire les avait oubliées, avant que la Flotte Fiscale n'apparaisse soudainement pour réclamer un arriéré centennal…

En règle générale, il est tout simplement impossible pour une planète de recalculer annuellement sa population et son degré de développement afin d'ajuster le montant fiscal.

Deuxièmement, même si les chiffres sont revus tous les quelques années, la fiabilité des recensements démographiques et la pertinence de l'évaluation du niveau de développement restent sujettes à caution. Bien que l'Empire dispose d'indices clairs et détaillés pour mesurer le développement, chaque monde présente une infinité de particularités nécessitant une analyse au cas par cas. Appliquer ces critères de manière robotisée n'est pas seulement inadéquat ; c'est carrément irréaliste.

Dans de tels cas, le décompte de la population et le calcul du coefficient de développement dépendent fortement des compétences des fonctionnaires chargés du terrain — voire, dans une certaine mesure, relèvent de leur propre appréciation.

Ce pouvoir a été délégué aux Gouvernements des Secteurs Stellaires. Une fois les données traitées, ils les transmettent au Domaine Stellaire. Si le Gouvernement Planétaire conteste la décision, il peut faire appel auprès d'un échelon supérieur — que le Gouvernement du Domaine Stellaire s'en soucie ou non est une autre question, mais la possibilité existe bel et bien.

Les Gouvernements de Secteur Stellaire ne procèdent pas directement à la perception des impôts et n'exercent aucun contrôle direct sur les différentes planètes du secteur. Pour mobiliser des forces au sein du secteur stellaire, ils doivent obligatoirement solliciter les autorités supérieures. Ils ne possèdent d'ailleurs même pas de Département des Affaires Militaires ou de Département des Affaires Juridiques clairement définis, même si certaines fonctions connexes existent.

Cependant, fixer le montant des impositions demeure un pouvoir et une responsabilité de premier ordre.

Le Secteur Stellaire Tianma procède à une réévaluation tous les dix ans. Un an plus tard, après l'arrivée de la Flotte Fiscale dépêchée par le Gouvernement du Domaine Stellaire, les versements se font sur la base du dernier tarif arrêté ; par la suite, le nouveau cycle s'alignera sur ce nouveau montant.

S'il reste encore une année avant la fixation définitive du taux, les travaux préparatoires doivent commencer immédiatement, faute de quoi le délai deviendra insuffisant.

En raison de la spécificité du système de l'Alliance et de sa reconnaissance par le Gouvernement du Domaine Stellaire, les trois planètes sous tutelle alliée voient leur fiscalité consolidée en un seul calcul. À ce total, il convient alors de déduire quarante milliards ; ce sera le montant à verser durant les six prochaines années. Passé ce délai, les quarante milliards seront réintégrés.

Gu Hang se montra d'abord quelque peu inquiet.

Ses relations avec le Gouvernement du Secteur Stellaire n'avaient jamais été excellentes.

Depuis la mort de Pei Desi, cette prétendue « faveur » d'avancement s'était évaporée ; lorsque lui, la Famille Gu et les Fufana s'élevèrent contre la lutte politique ignoble opposant alors le Gouvernement du Secteur Stellaire à la Famille Fatches, puis après avoir rompu totalement avec leurs factions respectives pour édifier un pôle tiers neutre, la mésentente s'était aggravée ; sans parler du moment où le Gouvernement du Secteur Stellaire tenta d'imputer indéfiniment la détérioration de Korolya à la famille Fatches, déterminé à les acculer au châtiment éternel. Or, le retour de Korolya entre les mains de Gu Hang, bien qu'il consistât à ravir cette planète dense en population aux Fatches, les sauva aussi en filigrane.

Si Korolya était restée sous l'emprise de la Famille Fatches et que la situation avait empiré jusqu'à obliger le Gouvernement du Domaine Stellaire à rapatrier ses forces principales du front de la Guerre des Dents-de-Fer pour assurer la défense, voire contraindre les autorités à prononcer un Ordre d'Extermination sur Korolya, les Fatches auraient été perdus, confrontés inévitablement à des sanctions lourdes.

C'est précisément pour cette raison que la Famille Fatches, véritablement dépourvue de ressources à cet instant, avait hâte de se débarrasser de Korolya ; sans cela, Gu Hang n'aurait pu prendre le relais si rapidement.

Bien sûr, dans cette affaire, les Fatches ne sauraient remercier Gu Hang, puisque le 3e Corps Dragonhawk avait également été retiré.

Le Gouvernement du Secteur Stellaire ne lui témoignait aucune sympathie pour autant et s'était même encore davantage distancé.

Dans un tel contexte, le Gouvernement du Secteur Stellaire essaierait-il de le saboter lors de la fixation de ce nouveau barème fiscal ?

Au moins disposaient-ils des motifs nécessaires.

Le Gouvernement du Domaine Stellaire devait également donner son accord tacite à la manœuvre.

Affranchir Korolya de l'impôt pendant six ans représentait une somme supérieure à vingt milliards. Le Gouvernement du Domaine Stellaire ne reviendrait certainement pas sur sa parole, mais si le Gouvernement du Secteur Stellaire majorait discrètement le contingent, en quoi cela le concernait-il vraiment ?

On vous a déjà épargné plus de vingt milliards d'impôts, quel mal y a-t-il à en régler un peu davantage ?

Pourtant, pour Gu Hang, la démarche se révélait fort irritante.

La réalité fut pourtant toute autre et les difficultés anticipées ne se manifestèrent pas.

Certes, Gu Hang ne rencontrait pas personnellement ces équipes, mais au fil des rapports envoyés par les fonctionnaires des trois planètes de l'Alliance, il constatait que les contingents du Gouvernement du Secteur Stellaire faisaient preuve d'une honnêteté remarquable.

Elles ne harcelèrent pas les administrations locales ni ne montrèrent la moindre méfiance justifiant des vérifications indépendantes. Elles se contentèrent globalement d'examiner les données transmises par le Gouvernement de l'Alliance avant de les valider.

Cette attitude pouvait bien entendu se lire comme une manifestation de bonne volonté, ce qui surprit un peu Gu Hang lui-même.

Que cherchait exactement au juste cette soi-disant Faction Parlementaire arrivée au pouvoir au sein du Gouvernement du Secteur Stellaire ?

Et bientôt, une preuve de bienveillance encore plus éclatante se présenta sous les yeux de Gu Hang : Korolya I.

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