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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 1939

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Chapitre 1939

Chapitre 1939

Chapitre 1939/1942100%~6 min de lecture1 053 mots

De plus, fabriquer la coque du vaisseau avant de la confier à d’autres pour le traitement réduirait considérablement les profits.

Ce problème fut également résolu peu après.

Parmi ces vingt tirages consécutifs, Gu Hang remporta également six technologies d’élite, dont deux armes de classification M : le [Canon colossal « Marteau thermique » de classification M] et le [Missile « Fendeur de ciel » de classification M].

La puissance de feu d’un canon de classification M pouvait assurément servir de pièce principale pour un croiseur léger. Avec ces deux pièces, l’Alliance pourrait même mettre au point deux types de croiseurs légers : un croiseur missilier axé sur ses salves et un croiseur d’appui privilégiant le canon colossal. Les deux pourraient remplir des rôles tactiques différents lors des batailles navales.

Concernant les nombreux canons secondaires de classification S, qu’il s’agisse du canon cinétique, du canon énergétique ou même du missile scalpel, l’Alliance disposait déjà de réserves technologiques correspondantes.

On retrouvait également, parmi ces vingt tirages, une technologie avancée baptisée [Générateur de bouclier d’énergie].

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un véritable bouclier du vide, un bouclier énergétique pour un croiseur léger se révélait déjà très convenable. Les boucliers du vide étaient excellents, mais leur installation ferait exploser les coûts. Outre le prix exorbitant des boucliers eux-mêmes, ils exigeaient une alimentation énergétique bien plus importante, ce qui imposait d’intégrer davantage de modules de moteur à infusion spirituelle. Augmenter le nombre de modules de propulsion n’était pas une simple addition ; la complexité du design grimpait en flèche, suivie de près par les dépenses.

En l’état, avec cette série de technologies acquises et les réserves industrielles passées, les chantiers navals de l’Alliance avaient tout lieu d’être optimistes.

Quant à la seconde technologie, la [Torpille brûle-ciel], elle représentait quelque chose de bien plus terrifiant.

Il s’agissait d’une arme planicide ; les prototypes manufacturés atteignaient la taille de plusieurs immeubles de plusieurs centaines d’étages empilés. Son lancement exigeait obligatoirement un croiseur ou un vaisseau encore plus lourd, mais il était aussi possible de l’ancrer au sol et de procéder à sa détonation manuelle.

Sa fonction première était d’enflammer l’entièreté de l’atmosphère planétaire après la détonation, projetant une vague de feu qui balayerait toute la surface. Les éléments légers, de l’air à l’eau en passant par le sol, finirait tous par être consumés par une réaction en chaîne, transformant la planète en une boule de feu géante dans un délai d’une à deux semaines. Selon la taille du monde, l’incendie pourrait perdurer de quelques mois à plusieurs années.

Certes, elle ne détruirait pas la planète elle-même, mais elle en annihilerait toutes les formes de vie. Seules les créatures d’une résistance exceptionnelle, parvenant à se réfugier dans des zones souterraines profondes quasi étanches et à échapper au brasier céleste, pourraient espérer survivre pendant des mois, voire des années. Et encore, ne s’agissait là que d’une infime possibilité. L’embrasement cataclysmique provoquerait une activité géologique violente, et la structure souterraine risquait fort de s’effondrer.

Mais même si tel était le cas, on peut aisément imaginer que l’environnement souterrain serait rapidement ingrat pour les rescapés sur une période allant de quelques mois à plusieurs années. Et à supposer qu’ils en réchappent vraiment, quel avenir pouvaient-ils espérer lorsque la surface planétaire ne laisserait place qu’à des cendres ? Comment parviendraient-ils à perpétuer leur lignée dans un tel monde mort ?

Ce genre d’arme de niveau extinction ne garantissait peut-être pas l’anéantissement de chaque individu vivant en surface, mais elle suffisait amplement à faire disparaître des espèces entières. Pour les rares survivants potentiels, continuer d’exister sur un monde réduit à la poussière après l’embrasement relevait dès lors de l’inanité.

Pourtant, dans le cadre d’une guerre conventionnelle, son utilité demeurait plutôt limitée.

Son coût de production était exorbitant, frôlant celui d’un croiseur.

Ses capacités de pénétration étaient médiocres et elle se prêtait trop facilement aux interceptions ; une seule touche d’un Défenseur ou d’un Réflecteur suffisait à la neutraliser, et son emploi contre des vaisseaux ennemis ne relevait que de la fantaisie.

En tant qu’arme d’Ordre d’Extermination, elle restait viable, mais dès lors qu’on projetait de prendre possession du monde, il était évident qu’elle ne devait pas être déployée. Une fois activée, la planète devenait elle-même inutilisable.

Si le conflit visait une extinction totale, les conditions de lancement exigeraient également un contrôle orbital absolu du monde par l’attaquant. Sinon, si les canons anti-orbitaux adverses parvenaient à la détruire en altitude, le tir resterait lettre morte.

Le scénario d’emploi le plus fréquent impliquait un verrouillage orbital complet tandis que les combats au sol étaient perdus d’avance. Face à une telle situation, et si l’on ne comptait nullement conserver le monde, lancer une seule torpille suffirait à purger toute présence vivante.

Quelques mois plus tôt, Korolya avait failli emprunter cette voie. Si Gu Hang n’avait pas trouvé de solution et jugé la situation sans issue, il aurait déposé une demande, identifié un haut placé susceptible d’assumer la responsabilité, closé le dossier et organisé l’acheminement d’une Torpille brûle-ciel. Alors que la Secte n’avait pas encore déployé de canons anti-orbitaux couvrant l’intégralité du globe, il lui aurait suffi de placer la Torpille brûle-ciel à l’opposé de Fino City pour envoyer Korolya recevoir l’Ordre d’Extermination.

Après mûre réflexion, Gu Hang considérait cette technologie comme particulièrement sensible, plus que tout autre acquis jusqu’ici.

Des engins tels que les Méchas Chevaliers ou les Titans Warhound posaient déjà un certain nombre de problèmes. Concernant les fusils, chars, véhicules blindés et avions de combat, la Secte des Mécaniciens se souciait fort peu de la prolifération de ces savoirs.

D’un autre point de vue, cela reflétait probablement un accord tacite entre l’Empire et la Secte des Mécaniciens.

Cependant, dès qu’il s’agissait des Méchas Chevaliers et des Titans, deux productions emblématiques de la Secte des Mécaniciens, les restrictions devenaient bien plus strictes.

Bien qu’aucun conflit n’ait été signalé publiquement à ce propos, à en juger par les faits, seuls les Mondes-Fonderies de la Secte des Mécaniciens et quelques territoires bénéficiant de liens privilégiés avec elle se permettaient d’en construire.

Sans parler de leur exploitation : aucune force extérieure à la Secte des Mécaniciens n’était réputée capable de piloter ces machines de guerre, hormis pour les Méchas Chevaliers, de nombreux mondes féodaux ayant l’habitude d’en acheter ou de devenir directement des Mondes Chevaliers sous la coupe de la Secte.

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