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Starting from the Planetary Governor

Chapitre 1931

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Chapitre 1931

Chapitre 1931

Chapitre 1931/1932100%~9 min de lecture1 757 mots

À ce sujet, la réponse de Gu Hang fut la suivante :

« Général Hans, je vous fais de vifs reproches. Comment pouvez-vous nourrir une telle désaffection ? »

« Je considère vos légions comme mes propres troupes. »

« Vous combattez sur ma planète, et je vous soutiendrai donc sans aucune réserve. »

Après avoir entendu ces mots, Hans fut pris d’une profonde honte. À ce point qu’au moment où il mena sa suite quitter Cité de Mingyan pour gagner les deux autres Capitales du Nid, il n’osa plus murmurer une seule plainte.

La situation dans la ville de Mingyan ne pouvait toutefois pas encore être considérée comme totalement stabilisée.

Au cours des deux derniers jours, plus d’une douzaine d’incidents graves avaient été signalés : pillages, détérioration de chantiers de construction et agressions contre des civils qui s’étaient rendus...

Recouvrer la confiance du public et démanteler les bandes criminelles exigeait encore du temps. Il ne suffisait pas d’annoncer et d’appliquer des politiques pour voir tous les problèmes résolus instantanément.

Malgré l’apparence vigoureuse et généralement fluide du système administratif et de l’organisation de la production ouvrière, tout cela reposait en réalité sur le socle ferme d’un contrôle militaire antérieurement efficace.

Ce contrôle militaire était encore maintenu en place, et des incidents graves survenaient encore ponctuellement ; une fois levé, alors que la police et les forces de sécurité n’auraient pas encore pris pied, le système administratif et économique embryonnaire risquerait fort de traverser des tempêtes terribles.

Gu Hang n’avait nullement l’intention de lever l’état militaire.

Vingt millions de soldats des secours restaient stationnés dans la ville de Mingyan, accomplissant leurs missions de contrôle ; parallèlement, l’effectif de cette Armée des Secours devait encore croître, afin d’une part d’absorber la main-d’œuvre disponible et, d’autre part, parce que l’expansion de l’armée constituait une exigence personnelle formulée par Gu Hang lui-même.

Toutefois, face à l’amélioration de la conjoncture, il devenait inutile de maintenir un effectif aussi lourd.

L’Armée du Royaume Stellaire se retirait, emportant avec elle une partie du personnel administratif, et amorçait sa marche vers les deux Capitales du Nid voisines.

Ces deux Capitales du Nid abritaient chacune environ un milliard d’habitants, soit à quelque quinze cents kilomètres de Cité de Mingyan.

Chacune disposait en son sein de plusieurs millions d’hommes intégrés aux Forces de Défense locales, chargées de mater les populations autochtones. Le Gouvernement Planétaire avait donné l’ordre à toutes les Capitales du Nid de mener des opérations de nettoyage dans le Quartier Bas du Nid et le Quartier Inférieur du Nid. Si ces directives avaient été transmises, leur application restait pour le moins incertaine.

Pour les trente-huit autres Capitales du Nid restantes, bien que des officiers de l’Alliance y fussent stationnés, chaque site comptait en moyenne une seule équipe d’une quarantaine de personnes. Reprendre le contrôle des gouvernements locaux s’annonçait difficile. Les notables et barons locaux n’étaient pas des hommes de pacotille.

En réalité, la mission confiée par Gu Hang n’était pas de prendre possession directe des cités.

S’il n’était pas réalisable, il convenait de procéder par étapes, sans précipitation. À ce stade même, le système administratif originel de Korolya avait commencé à fonctionner à nouveau sur impulsion de Gu Hang, ce qui revenait en pratique à nouer un compromis significatif avec les barons des autres Capitales du Nid.

Il suffisait d’abord de remettre sur pied les Capitales du Nid, permettant ainsi au Gouvernement de l’Alliance — qui conservait provisoirement le titre de Gouvernement Planétaire — de promulguer certains décrets à leur adresse.

Quant aux courants réformateurs, rien n’obligeait à les diffuser immédiatement à l’échelle planétaire.

Gu Hang souhaitait en premier lieu offrir un bon exemple à Cité de Mingyan et, accessoirement, former le nombre nécessaire de cadres administratifs.

Mais une chose devait désormais être maîtrisée sans délai.

Gu Hang ne faisait pas confiance à ces barons locaux pour qu’ils se rebellent ouvertement, du moins pas avant que son glaive ne s’abatte réellement sur eux.

Les barons locaux n’avaient rien à voir avec les rebelles et les trafiquants opérant dans le Quartier Bas et le Quartier Inférieur du Nid. Leur richesse et leur influence ne pouvaient prospérer en dehors du circuit officiel.

Mais nul ne pouvait l’affirmer avec certitude.

L’objectif de Gu Hang était de s’assurer qu’even si ces hommes étaient acculés au désespoir, ils demeureraient incapables de représenter une menace.

La puissance militaire passait avant toute autre priorité.

Et concernant cet enjeu, Gu Xing avait déjà anticipé les choses.

Les Effectifs des Forces de Défense Planétaires de Korolya avaient culminé à cent cinquante millions. Même après l’affrontement majeur et la réorganisation de dizaines de millions de personnes vers l’Armée des Secours, il en subsistait encore cent trente millions. Déployées sur l’ensemble des grandes Capitales du Nid, ces troupes constituaient le fer de lance du dispositif de stationnement et de contention des populations locales.

Pourtant, ces unités entretenaient également des liens profonds avec les barons locaux de leur secteur respectif, liens assurément plus étroits que ceux qui liaient Gu Hang, gouverneur étranger.

Pour parer à cet écueil, Gu Hang avait déjà préparé le terrain dès la conclusion de cette grande bataille.

Lors du rappel des différentes Forces de Défense Planétaires, elles furent affectées sur des secteurs différents de leurs bases initiales. Une vaste rotation des effectifs entre les diverses Capitales du Nid fut simultanément organisée.

À cette époque, la mesure n’avait provoqué aucune réaction particulièrement vive.

D’abord, le danger imminent d’anéantissement accaparait l’esprit des élites, dont la préoccupation première était la survie plutôt que la résistance.

Ensuite, en sa qualité de commandant en chef de la zone de combat, Gu Hang prenait de telles décisions, et les élites locales se trouvaient dans l’impossibilité de s’y opposer.

Enfin, pour prévenir les collusion entre le militaire et les élites, il était d’usage à Korolya d’opérer des rotations périodiques des garnisons vers d’autres emplacements, un exercice qui se répétait tous les quelques années.

Celles organisées par Gu Hang ne sortaient pas de l’ordinaire.

Suite à ces changements, même si les notables locaux voulaient renouer des contacts avec la troupe, la procédure prendrait du temps.

L’ambition première des équipes techniques envoyées par Gu Hang dans chaque Capitale du Nid était de prendre le contrôle de l’appareil militaire avant que les élites locales ne puissent recréer leurs liens de dépendance.

Elles bénéficiaient à cet égard d’un certain nombre d’avantages structurels.

Des contingents de la Légion de l’Ours Enragé et de l’Armée des Secours seraient affectés pour les accompagner dans les autres Capitales du Nid, servant de démonstration de force destinée à apaiser les esprits.

De surcroît, lors du dernier grand conflit, Gu Hang avait volontairement infiltré des hommes de confiance au sein de l’Armée de Défense Locale, parmi lesquels nombre d’initiés lui étaient désormais acquis. Ces éléments viendraient en appui des équipes pour faciliter la prise de pouvoir sur les troupes.

Dans l’ensemble, si la manœuvre ne serait pas aisée, elle relevait néanmoins d’une haute faisabilité.

Car ces équipes disposaient de deux des armes les plus cruciales :

La Légion Dragonhawk du général Hans ne séjournerait dans aucune Capitale du Nid assez longtemps pour imposer durablement la rigueur martiale appliquée à Cité de Mingyan. Sa fonction consistait à mener ses soldats au travers de la planète lors d’une véritable « tournée » visant à appuyer les fonctionnaires de l’Alliance stationnés dans chaque secteur et à les épauler dans l’assimilation du contrôle militaire.

Par ailleurs, le soutien logistique, les nominations et les avancements au sein des Forces de Défense de chaque Capitale du Nid demeuraient intégralement sous la tutelle du nouveau gouvernement.

Face à ces atouts, joint à une méthode prudente et méticuleuse, soutenue par la légitimité morale, s’approprier les arcanes militaires ne constituerait pas un obstacle insurmontable.

Concernant l’extension des réformes actives à Cité de Mingyan à l’ensemble des Capitales du Nid… tout cela demanderait d’attendre que les premiers fruits des améliorations soient clairement perceptibles.

Une fois ce cap franchi et l’Armée des Secours de Gu Hang suffisamment amplifiée pour pouvoir imposer le régime martial dans toutes les Capitales du Nid de la planète, il serait temps de lancer les réformes à l’échelle globale.

D’ici là, toute résistance sur le territoire ne serait plus qu’un tigre de papier.

Les hauts gradés comprendraient l’exemple tracé par Cité de Mingyan, et ceux qui accepteraient de collaborer avec le nouveau pouvoir pourraient y intégrer, décrochant des fonctions dirigeantes. Ils conserveraient leur rang social ; si leurs privilèges déclinaient légèrement, ils conserveraient une assise politique forte. Il leur suffirait simplement de modifier leur paradigme, d’accepter les règlements de l’Alliance et d’exercer leurs fonctions conformément aux prescriptions établies.

Ceux qui refuseraient de pactiser ou chercheraient à les saboter en secret s’exposeraient à la poigne de fer la plus redoutable.

Depuis, Gu Hang affichait un certain relâchement.

Les affaires administratives demeuraient pléthoriques et lourdes de conséquences. Néanmoins, il était évident qu’il ne pourrait pas gouverner seul cette Alliance désormais peuplée de milliards d’âmes. Son rôle se cantonnait désormais à la vision macrocosmique et à l’édification de la structure systémique. La mise en œuvre concrète serait déléguée à l’appareil gouvernemental. Des échelons administratifs imbriqués, alimentés par des millions, voire des dizaines de millions de fonctionnaires, porteraient la charge exécutive de sa volonté.

Osenia lui avait déjà remis une chronologie opérationnelle.

Le premier jalon du succès réformiste à Cité de Mingyan résidait dans l’autarcie complète : devenir autonome vis-à-vis des subsides venus de l’Étoile Hibou Enragé et de l’Étoile Heijian en l’espace d’un an, tout en étant capable d’exporter des ressources.

Bien entendu, cette dépendance évoquée concernait uniquement les subsides humanitaires et non les flux commerciaux classiques. La demande alimentaire sur Korolya était colossale, et même avec les technologies de recyclage couplées à une diffusion massive de l’amidon synthétique, l’offre peinait à suivre.

L’amidon synthétique requérait bel et bien des matières premières.

Les importations conventionnelles représentaient une facette des choses, mais l’essentiel résidait ailleurs : au-delà des échanges externes, Cité de Mingyan devait combler une partie de ses besoins vivriers par elle-même — grâce notamment à la culture hors-sol — et éventuellement générer une production industrielle équivalant à la valeur des consommations nécessaires pour quatre milliards d’individus.

Dès lors que ce palier serait franchi, la réforme serait qualifiée de réussie.

Les étapes suivantes consisteraient à hausser continûment la productivité, rehausser le niveau de vie des masses populaires et redistribuer des excédents afin d’accompagner les autres Capitales du Nid dans leurs propres mutations.

Exporter directement depuis Cité de Mingyan les capitaux requis pour les réformes signifiait manifestement que Korolya dans son ensemble suivrait dorénavant la trajectoire idéale tracée par Gu Hang.

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