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She Professed Herself Pupil of the Wise Man

Chapitre 74

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Chapitre 74

Chapitre 74

Chapitre 74/13057%~16 min de lecture3 099 mots

Le train du retour ayant déjà terminé ses circulations du jour, Mira passa la nuit à Holy Gate, la ville-gare. Se levant tôt le matin, elle attendait le départ de midi en flânant parmi les boutiques de souvenirs à l'intérieur de la gare.

C'était bien une ville-gare de la Sainte Nation d'Alicephalus : l'intérieur, entièrement blanc, rappelait un temple et donnait une impression de pureté. Mais son contenu, lui, bouillonnait d'activité, et dès l'aube les voyageurs s'y pressaient en foule.

Dans cette gare, un son de cloche fit vibrer l'air d'une note perçante, suivi d'une annonce informant de la situation du trafic. Elle signalait l'arrivée de la ligne de circulation gauche.

La ligne de circulation gauche était celle par laquelle Mira était arrivée, en direction de Grimdart. C'était le sens inverse du retour, elle n'avait donc pas à s'en soucier cette fois.

(Quelle belle sonorité, tout de même.)

Mira prêta l'oreille à la triple symphonie du grondement sous ses pieds, de la cloche et du sifflet, tout en observant les usagers affluer vers le quai comme une vague ondoyante.

Une fois la majeure partie des usagers de la ligne gauche partie, la gare devint calme. Jugant que c'était le moment, Mira commença son tour des boutiques.

Elle alla d'abord chez un marchand de souvenirs. L'assortiment changeait totalement par rapport aux boutiques de Silver Side, la ville-gare la plus proche du royaume d'Alkite ; sans doute parce qu'on était dans une sainte nation, on y trouvait aussi des bibles et des symboles gravés de sceaux sacrés.

« Jusqu'à ce genre de chose en souvenir… »

Mira prit une statuette représentant la déesse de la Charité, la scruta fixement et murmura. La figure avait de longs cheveux rose pâle, portait des vêtements célestes superposés en plusieurs couches, et arborait le doux sourire d'un soleil printanier, tout à fait conforme à la Charité. La facture était d'une grande précision, le savoir-faire de l'artisan transparaissait partout : une statue divine vraiment magnifique.

Mira inclina légèrement la statuette, murmura « Blanc, hein », la remit en place et se dirigea vers le rayon alimentaire.

À la Sainte Nation d'Alicephalus, la pêche blanche pure était une spécialité réputée, et les confiseries et boissons qui l'utilisaient étaient exposées en grande quantité.

(Qu'est-ce qui serait bien d'acheter…)

Après avoir fait le tour de la boutique, Mira pensa aussi à ceux qui avaient participé à la confection de son ensemble de robe magique, et acheta toutes les variétés de biscuits, confitures et jus à la pêche blanche pure. Elle choisit aussi des cadeaux pour Mariana, Cleos, pour elle-même, pour Solomon, pour Luminaria… Le paiement s'éleva à environ 80 000 rifs.

Ensuite, Mira se livra à du lèche-vitrine insouciant. Elle jetait un œil aux librairies, tendait la main vers les étagères hautes sans se faire repérer, achetait les suites des mangas qu'elle avait trouvés intéressants auparavant, profitant pleinement de sa liberté.

Au fil du temps, les usagers augmentaient doucement, et finit par retentir l'annonce d'une heure avant l'arrivée de la ligne de circulation droite. Ce fut le signal pour Mira : elle se dirigea vers le secteur où s'entassaient les restaurants.

« C'est blanc, hein… »

L'influence de la sainte nation se voyait jusqu dans la nourriture : beaucoup de plats blancs. Après en avoir fait le tour, Mira, toujours dans l'esprit du voyage, acheta un bento de nems frais peu commun, et se fit verser du thé à 200 rifs dans le récipient qu'elle avait gardé.

Prête à partir, Mira s'apprêtait à se diriger vers le quai lorsqu'elle se souvint qu'elle n'avait pas encore acheté son billet. Absorbée par le choix des souvenirs, elle l'avait complètement oublié.

(Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.)

Elle ouvrit son menu, vérifia qu'il restait encore du temps, et alla l'acheter d'un pas tranquille.

Arrivée au guichet, Mira fit la queue derrière une femme à l'air aimable. Après quelques personnes, ce fut son tour. Elle ouvrit sa bourse en cuir, qui lui servait de portefeuille, et s'adressa à la guichetière.

« Je voudrais acheter un billet. »

Le visage de Mira, qui pointait juste au-dessus du comptoir, ressemblait à celui d'une enfant venue faire une course ; la femme ne put s'empêcher de baisser les yeux avec tendresse.

« Il y a l'économique, le premium et la première classe. Laquelle prenez-vous ? »

« La première classe… »

Mira répondit en sortant 100 000 rifs, mais arrêta son geste net. Son argent disponible était déjà passé sous le tarif.

(Gnn, j'ai trop dépensé…)

Elle pinça les lèvres en regardant dans sa bourse. Le billet de première classe à l'aller, les jeux de cartes, et l'argent des souvenirs : les souvenirs lui revinrent en cascade.

« Ah, donnez-moi cinq billets économique, alors. »

« Cela fait 25 000 rifs. »

Mira acheta donc cinq billets de classe économique, en pensant aussi aux trois nuits d'hébergement du retour.

« Nous vous informons de la situation du trafic du chemin de fer continental. La ligne de circulation droite arrivera sous peu en gare. Le temps d'arrêt sera d'une heure à compter de l'arrivée, veuillez en prendre note. Je répète… »

Peu après l'achat des billets, l'annonce retentit. Depuis la gare bondée, les voyageurs se dirigèrent en masse vers le quai.

Mira s'y faufila parmi eux et atteignit le quai de la ligne droite.

(Hou… C'est ça, le portillon de la classe économique… ?)

Tout différait de la première classe. Pour gérer la foule, de nombreux dispositifs avaient été mis en place, semi-automatisés. Les files de voyageurs passaient entre des douzaines de bornes ressemblant à des piliers alignés au fond, pour déboucher sur le quai.

L'espace faisait la taille d'une cour d'école ordinaire, et murs, plafond, sol étaient entièrement recouverts de dalles de pierre blanche.

Mira, déroutée par la différence de procédure, se laissa naturellement absorber par la file qui se formait. À droite comme à gauche, la foule bouchait la vue à quelques mètres à peine.

Est-ce que c'est vraiment la bonne file ? Avec l'appréhension d'un nouvel élève qui s'assoit pour la première fois en classe en attendant son professeur, Mira avança pas à pas.

Une dizaine de minutes après le début de la file, elle put voir les voyageurs insérer leurs billets dans des fentes creusées dans les piliers, comme des entailles de hache dans un tronc abattu. Comprenant le fonctionnement, elle baissa les épaules crispées, soulagée, sortit un billet de sa pochette de ceinture et attendit son tour.

(C'est comme les portillons automatiques, quoi.)

Elle repensa aux gares entièrement automatisées de son ancien monde, et comprit qu'on s'en était sans doute inspiré.

La file avança, et ce fut enfin le tour de Mira. Se disant qu'il suffisait de faire pareil, elle présenta son billet à la fente, un peu haute pour sa taille. Celui-ci luisit faiblement, et un motif semblable à un cercle magique y fut gravé.

(Hmm. Je me demande ce que ça signifie.)

Mira fixa le billet qui émettait une faible puissance magique, et fut poussée par les suivants à travers le portillon sur le quai.

Le quai de la classe économique était en pierre brute, d'aspect simple, mais long d'environ quatre cents mètres : bien plus vaste que celui de la première classe. De plus, du personnel y était posté pour le diviser en deux zones à l'aide de cordes, le long d'une ligne blanche.

(Bonne ambiance, tout de même.)

Côté voies, un large espace était libre. Des milliers de personnes montant et descendant à la fois, c'était pour fluidifier le flux.

Pendant que les agents guidaient la foule à grands cris, Mira sentit la chaleur humaine sur tout son corps et suivit les instructions pour entrer à l'intérieur de la ligne blanche.

Peu après, un sifflet parvint comme un bourdonnement d'oreille depuis loin. Il grossit tour à tour, jusqu'à faire vibrer l'air comme pour affirmer sa présence.

Apparut le wagon de tête, au masque de fer qui semblait vouloir tout repousser pour avancer, pareil au heaume d'un gladiateur. Le grincement strident du freinage résonna sur tout le quai, comme pour annoncer le triomphe d'un roi.

Les wagons suivants se montrèrent à leur tour. La caisse noire était écrasante ; leur mouvement paraissait lent, mais le souffle qu'ils soulevaient était violent, ébouriffant cheveux et vêtements de tous ceux qui se tenaient là.

« C'est long… »

L'arrêt fut silencieux, ne laissant qu'un souffle d'air raclé. Mira contempla la paroi continue, pareille à une muraille, d'un bout à l'autre du quai, et ne put s'empêcher de murmurer.

Le train comptait dix voitures. La première était la première classe, suivies de deux voitures premium, les sept restantes étant toutes en classe économique.

Tandis que Mira restait saisie par cette spectacle impressionnant, les passagers déferlaient déjà des wagons. En un instant le quai entier fut envahi par la foule, qui se divisa en deux courants comme des marées, l'un s'écoulant vers les portillons.

La descente dura plusieurs dizaines de minutes.

La foule restait oppressante, mais comparée à l'agitation d'avant, on pouvait la trouver presque calme.

« Veuillez suivre les instructions du personnel, monter calmement sans courir. »

Les agents se mirent à guider les passagers en hurlant presque. L'ambiance rappelait celle d'un site d'événement ; Mira obéit docilement.

Les portes des wagons économiques étaient larges, assez pour que trois adultes entrent de front. Il y en avait deux par voiture, à l'avant et à l'arrière. Guidée, Mira entra par la porte avant de la cinquième voiture.

Accueillie par une odeur indéfinissable, mélange de bois et de fer, elle se trouva face à un escalier dès l'entrée. La classe économique était elle aussi divisée en trois niveaux.

Pensant que la vue serait meilleure en haut, Mira monta au niveau supérieur comme une fumée.

L'intérieur du troisième étage de la classe économique alignait des banquettes trois places sur quatre rangées jusqu'au fond, avec des passages transversaux çà et là. La disposition rappelait un avion de ligne, mais l'aménagement en bois, tissu et ferrures donnait l'allure d'un salon d'attente de manoir.

Les places commençaient déjà à se remplir sérieusement, mais Mira parvint à s'assurer une place côté fenêtre.

Au fil des minutes, les sièges se garnissaient comme un damier, quand une femme blonde apparut dans le coin du regard de Mira.

« Je peux m'asseoir à côté ? »

Une femme s'adressa à la jeune fille qui, le menton sur l'appui de fenêtre, captait les regards comme un cerisier en plein épanouissement sous le soleil printanier.

La vingtaine, peut-être un peu moins. La femme portait une robe tablier bleu et blanc, sur laquelle elle avait jeté une cape blanche. De petits accessoires, plus décoratifs qu'ornementaux, y étaient cousus ; l'ensemble donnait l'impression qu'avec un lapin blanc pour guide on pourrait s'égarer au pays des merveilles.

« Ah, ça ne me dérange pas. »

Mira détourna son regard vague de l'extérieur vers la femme, répondit d'une voix fraîche, se redressa légèrement et se décalça vers la fenêtre. L'espace déjà large devint encore plus ample.

« Merci ! »

La femme retint un soupir d'admiration devant ce geste, et s'assit doucement à côté de la jeune fille. Son vêtement souleva une odeur sucrée, fruitée, qui chatouilla le nez de Mira.

« Tu es mignonne, toi. »

La femme le dit avec un sourire engageant, penchant le visage vers Mira.

« C'est bien vrai. »

Mira, confiante en son apparence de chef-d'œuvre, répondit sans vergogne et esquissa un petit sourire satisfait. Mais elle observa aussi la femme : ses yeux bleus scintillaient comme des gemmes dans la lumière filtrante, et ses cheveux semblaient tissés de soleil.

« Ahaha, tu es marrante. Moi, c'est Teresa. Et toi ? »

« Mira. »

« Mira-chan, hein. Ah, je peux te prendre en photo ? »

Teresa rit innocemment, et sortit de son petit sac à l'épaule un objet noir en forme de boîte. Au centre dépassait une excroissance ; quand elle ôta le couvercle, un objectif apparut.

« Hô, c'est un appareil photo ? »

« Oui, c'est ça. C'est pas bien ? »

« Non, ça ne me dérange pas. »

Mira savait que la photographie existait, mais c'était la première fois qu'elle en voyait un dans ce monde ; elle accepta avec intérêt.

Teresa sourit « Merci ! » et son visage disparut aussitôt derrière le carré noir de l'appareil.

« Je shoote ! »

À cette voix, Mira, visée par l'objectif, posa fièrement, comme au temps de Dunbalf.

« Ah, reste naturelle, hein ! »

Devant ce comportement peu assorti à la grâce de la jeune fille, Teresa baissa les sourcils, perplexe.

« Nnu… »

Résultat : la photo prise sans pose décisive montra Mira avec une expression un peu boudeuse.

« J'ai eu une bonne photo, merci ! »

Teresa remercia en souriant largement, vraiment ravie. L'air pas content, le nez en l'air de Mira avait rendu parfaitement ; elle avait eu la confirmation du bon coup.

« Moi, je m'occupe des relations publiques pour les Magical Knights. Il y a une exposition bientôt, viens voir si tu veux. »

Elle rangea l'appareil dans son sac, le posa sur ses genoux, se rassit et, penchant un peu la tête, fit cette proposition à Mira.

« Les Magical Knights… Je n'ai jamais entendu ce nom. »

Mira détourna les yeux vers la fenêtre en répondant.

« Euh, c'est ce qu'on appelle le style "magical girl", le genre de vêtements que je porte. C'est la boutique de mode la plus en vogue en ce moment. »

En parlant, Teresa écarta les bras pour bien montrer sa tenue. Incitée, Mira regarda : c'était bien le même style qu'on croisait souvent dans les rues.

(Je vois. C'est donc la source, en quelque sorte.)

Mira admira, au-delà de l'étonnement, l'univers magique fille soigneusement construit, visé avec précision et établi avec maestria.

« Ta tenue à toi aussi, la direction est proche. C'est un original ? J'ai été attirée malgré moi. »

« On peut dire ça. »

L'ensemble de robe magique de Mira avait été confectionné par toutes les servantes du château, sur la base du style magical girl. Dans ce sens, la direction était la même.

« La ligne de circulation droite va partir. Le train va trembler, veuillez vous tenir aux poignées proches. Je répète… »

Pendant qu'elles parlaient, le temps passa, la cloche sonna, puis l'annonce du départ retentit.

Contrairement à la première classe, la classe économique était bruyante, et de nombreux aventuriers s'y trouvaient. Pour certains, c'était leur premier voyage : dès que le train démarra, ils firent la fête comme à un festival.

Sentant une légère poussée d'accélération, Mira écoutait ces voix bruyantes mais qu'on ne pouvait haïr.

Un moment après le départ, elles discutèrent vêtements. En fait, c'était surtout Teresa qui parlait et Mira qui hochait la tête, mais l'histoire du style magical girl était passionnante pour Mira, qui manquait encore cruellement d'informations sur ce monde.

« Ça a l'air bon. »

« Pas question. »

Teresa fixait le bento de nems de Mira avec des yeux fondus, l'air de le vouloir. Mira refusa net, tourna le dos pour cacher le bento, et croqua dedans de ses petites lèvres.

Accessoirement, Teresa avait déjà fini le sien, et grattait maintenant le fond de la boîte avec regret.

« Bon, tiens, mange ça. »

Devant Teresa qui baissa les oreilles, léchant son assiette vide comme un chiot, Mira baissa les yeux en soupirant « Moyen… » et lui tendit des biscuits raisin muscat achetés plus tôt.

« Merci ! »

Teresa les prit sans hésiter, ravie comme un chiot.

(Quelle quiétude…)

Le paysage vu par la fenêtre, surplombant la forêt, s'enfonçait profond ; au ciel, des nuages blancs comme de la peinture projetée au pinceau flottaient. Mais en contraste, le wagon était en liesse, et une odeur d'alcool y flottait.

« Il parait que le Phantom Dice est apparçu du côté de Grimdart ! »

On ne sut qui l'avait dit, mais parmi les innombrables voix qui volaient, Mira entendit un nom connu. La suite fut noyée sous des cris aigus, mais elle se souvint et sortit la carte du « Phantom Dice ».

« Au fait, toi, tu connais ce type ? »

Tout en croquant son biscuit, Teresa hocha la tête en mâchant, et se mit à fouiller son sac.

« Bien sûr que je connais. Le Phantom Dice-sama. Il est super populaire en ce moment. Il y a peu, il y a eu juste un événement. »

Une fois le biscuit avalé, Teresa sortit un carnet, en retira une photo et la montra à Mira. On y voyait dix hommes et femmes, vêtus exactement comme sur la carte, tenant des masqueras, alignés pour la photo. Une photo de cosplay, en quelque sorte.

« C'est vraiment… »

Au centre se tenait Teresa elle-même, sans aucun doute. Mira, ne sachant que dire, regarda les visages alignés et fronça les sourcils.

« Laisse tomber la photo. Ce type, c'est qui ? »

Décidant de ne pas toucher à la photo, Mira brandit la carte pour insister sur sa question.

« Tu connais pas, Mira-chan ? Hmm, mais il n'est pas apparu par ici, donc c'est normal… disons. Et alors… »

Et Teresa se mit à expliquer.

Pour elle, c'était presque du savoir commun. Pourtant, ce personnage restait entouré de mystère, et les informations publiques étaient peu nombreuses. Mais Teresa affirma que ce mystère même faisait partie de sa popularité.

De son exposé mêlé de subjectivité et d'imagination, Mira retint une chose : le Phantom Dice semblait relever du « voleur justicier ».

« Un voleur justicier qui punit les méchants, voilà un original bien bizarre. »

« D'après les rumeurs, il fait des dons à un orphelinat. C'est merveilleux ! »

Teresa se pâma comme une jeune fille amoureuse, battant des pieds. Voyant cela du coin de l'œil tout en regardant la carte, Mira conclut qu'elle ne comprenait pas le cœur des femmes, et baissa les yeux.

Ainsi, tout en échangeant des propos anodins avec Teresa, le train continua d'avancer. Quand le soleil se coucha et que la nuit s'infiltra comme une brume dans le wagon, ils arrivèrent à la gare suivante.

Mira se sépara de Teresa sur la place devant la gare d'East Ballad, la ville-gare voisine de Holy Gate, et commença immédiatement à chercher un hébergement. Au vu de son reste d'argent, son budget était inférieur à 10 000 rifs.

Mais cette énième recherche d'auberge, elle en avait l'habitude. Elle choisit l'auberge « Chant Vagabond », et au réfectoire prêta l'oreille aux contes que contait un barde en s'accompagnant.

Ainsi s'acheva la nuit de ce jour.

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