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She Professed Herself Pupil of the Wise Man

Chapitre 497

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Chapitre 497

Chapitre 497

Chapitre 497/63079%~12 min de lecture2 269 mots

Quatre cent quatre-vingt-seize

« On finit par voir les âmes. Un effet aussi mystérieux existe donc. »

Le premier à accepter naturellement l'influence des artefacts divins sur l'âme fut Astro. Aucun joueur ne possède ce type d'objet, dont l'existence n'est confirmée que dans les Trois Nations Divines. C'est ce qu'on appelle un artefact divin.

L'épée trésor de la maison Randrusia, qui renferme le pouvoir d'un dieu. S'agit-il d'un objet de rang légendaire ou d'artefact ? Astro penchait pour cette fourchette, d'où son léger enthousiasme face à la soudaine possibilité d'un artefact divin non répertorié.

« Un artefact divin tenu secret... Ça devient carrément dingue ! »

Une information assez délicate et explosive. Elle exigerait une prudence extrême, mais la curiosité l'emporta apparemment. Le visage de Manon rayonnait, ses yeux brillants d'une envie irrésistible de vérifier par elle-même.

Astro lança toutefois une mise en garde discrète à Manon. Vu la complexité prévisible de leurs futures relations, il lui demanda de garder cette affaire entre eux.

Manon adore les enquêtes historiques. Elle aurait normalement poursuivi ce fil selon son bon plaisir.

Pourtant, les arguments d'Astro étaient fondés. Manon s'arrêta donc, affichant ouvertement son mécontentement, mais elle connaissait parfaitement la ligne à ne pas franchir.

« Manon, c'est promis, hein. »

« ... O-Oui, j'ai compris. »

Non, elle mijotait encore quelque chose. Mais les paroles d'Annette la firent renoncer. Son visage, gonflé d'intérêt, se dégonfla comme un ballon crevé.

« Cela dit, artefact divin... La maison Randrusia, c'était qui au juste ? »

Manon étant rendue inoffensive, Annette aborda la question fondamentale.

C'est effectivement une énigme fascinante.

Une maison ducale d'un pays lointain, Gousubaruto. C'est tout ce que le journal a révélé sur les Randrusia.

La puissance de Gousubaruto, où vivait Veig, se devine à travers le journal. Au vu du nombre de pays voisins qu'elle influençait, son rayonnement semblerait équivalent à celui des Trois Nations Divines.

Quelle était donc la stature d'une maison qui y transmettait un artefact divin en héritage ? Et maintenant que l'artefact a été emporté, que sont devenus les Randrusia ? La question se posa.

« En y repensant, ce pistolet dans la boîte et d'autres mystères sont restés intacts. »

Mira évoqua l'énigme initiale, comme si elle ne s'en souvenait qu'à présent.

Parmi les effets de Veig et ses compagnons venus d'un autre continent, l'objet le plus caractéristique : le « pistolet ».

Une datation rigoureuse s'imposerait, mais l'enquête jusqu'ici permet d'affirmer quasi certainement qu'il leur appartenait.

Les indices au fond de la mer où ce pistolet gisait. En les suivant, on a découvert la base de Vapor Hollow, d'où la situation actuelle.

Dès lors, ce pistolet trouvé au même endroit est bien celui de Veig et sa bande.

Ce qui prouve que les pistolets existaient il y a trois cents ans. Or, sur le continent où vivent Mira et ses amis, l'histoire ne mentionne jamais d'armes à feu.

Ce pistolet a donc fort probablement été apporté par Veig et les siens en traversant l'océan.

« Gousubaruto, hein... Quel genre d'endroit ? L'intérêt ne tarit pas. »

Non content de posséder un artefact divin, Veig Randrusia détenait un *out of place artifact* tel qu'un pistolet.

Dans quel pays vivait-il exactement ? Quelles technologies s'y étaient développées ? Le mystère s'épaississait.

« Bon, ça clôture l'affaire pour l'instant. »

Face au tombeau du héros désormais désert, Mira murmura doucement.

L'enquête et la petite aventure nées de la rumeur du navire fantôme s'étaient terminées à cet instant.

La découverte de la base du pirate Vapor Hollow et la libération des âmes qui y restaient. Puis le spectacle de l'équipage du navire fantôme accédant à la paix.

Et surtout, le capitaine Veig put retrouver sa fille Halmireia, son regret. On assista là aussi au retour de leurs deux âmes au sanctuaire céleste.

Par ailleurs, les membres de la compagnie mercenaire ayant combattu aux côtés d'Halmireia — soit la génération des petits-enfants de Vapor Hollow — selon les documents de la salle d'archives, soit restèrent dans l'armée, soit devinrent civils et vécurent paisiblement ensuite.

Pousser l'investigation jusqu'ëu disait que la rumeur du navire fantôme était élucidée à la perfection. Et vu la conclusion, le navire ne réapparaîtrait plus au large.

« Ah, c'est réglé net. Mais comment dire... Une fois bouclé, on ressent comme un vide. »

La rumeur du navire fantôme qu'ils poursuivaient sans relâche. Ils l'avaient résolue et accordé le repos à des âmes errantes depuis trois siècles.

Ce n'était sûrement pas à la portée de n'importe qui. On pouvait même parler d'exploit né de cette équipe précise.

Mais c'est parce qu'ils s'y étaient lancés corps et âme que l'accomplissement se teintait de nostalgie. Une sensation proche de la fin d'un long roman.

« Alors, faut qu'on cherche une nouvelle rumeur. »

« Moi, je vote pour le château dans le ciel dont on parle. »

Une fin appelle un début. Une fois un livre refermé, on en ouvre un autre.

Alors qu'Annette souriait en promettant de se réjouir de la suite, Manon, la curiosité en effervescence, proposa la prochaine cible. Un sujet qui l'intriguait depuis longtemps, au même titre que le navire fantôme.

« Ouais, c'est pas mal. Le château dans le ciel, c'est bourré de romantisme ! »

Le château dans le ciel est une masse de romantisme rivalisant avec le navire fantôme. Astro embarqua donc avec enthousiasme, allant jusqu'à suggérer de transformer le navire d'enquête en dirigeable d'exploration.

« Heu... Y a pas d'autres pistes... ? Genre la cité d'or, j'en ai déjà entendu parler. »

Pour Mira, le château dans le ciel était une affaire déjà résolue.

La coupable, c'est Frône. La coupable, c'est Frône. C'est pourquoi, face à l'enthousiasme d'Astro et les siens pour l'exploration aérienne, Mira glissa discrètement une autre rumeur. Elle ne fut cependant retenue que comme simple candidate, sans détourner l'attention du château dans le ciel.

Pire, on lui demanda : « Mira-san, le château dans le ciel ne t'intéresse pas ? » Pourquoi celle qui s'était invitée dans l'enquête navale montrait-elle si peu d'entrain pour l'aérienne ?

(Si ça continue, ça va devenir un gros problème.)

La capacité d'investigation d'Astro et sa bande est considérable. S'ils se mettaient sérieusement à chercher le château dans le ciel, sa découverte ne serait qu'une question de temps.

Mais le vrai problème se situe ailleurs.

Même si Astro trouvait le château et identifiait Frône comme sa créatrice, cela ne poserait pas de problème cette fois. Le comité Hinomoto, allié indéfectible de l'État des joueurs, garderait le secret aisément, et le vol de territoire national n'éclaterait jamais au grand jour.

Alors quoi ? Le problème, c'est que Frône cache actuellement son existence.

Que se passerait-il si une équipe d'élite s'en approchait ? Inutile d'y réfléchir : Frône déchaînerait toute sa puissance sur Astro et les siens.

Frône a toutefois promis de revenir avant l'échéance — la fin du traité de non-agression limité. Il reste un mois et quelques. La transformation du navire prendrait du temps. Frône pourrait revenir avant que l'enquête n'atteigne le château.

(Mieux vaut la contacter plus tard, par précaution.)

Une maladroite tentative de la guider risquerait d'éveiller ses soupçons. Après ce calcul instantané, Mira répondit prudemment : « C'est sûr que... » — le château dans le ciel, la cité d'or, les deux la taraudent à en mourir.

« Je comprends — »

« Moi aussi, honnêtement, ça m'intrigue. »

« Ouais. Un jour, on voudra trouver les deux ! »

Le doute semble écarté. Annette, Manon et Astro levèrent les yeux vers le ciel, le visage illuminé de romantisme.

Mira imita leur geste : « Euh, oui, c'est vrai... »

Un ciel bleu, limpide, semblant s'étendre à l'infini. Un gros nuage passa au coin de son regard, mais une telle coïncidence dans cette immensité était impossible. Mira détourna doucement les yeux.

De retour du tombeau du héros, Mira et les siens remercièrent Kadira et quittèrent la confédération de Kadiasumaito.

En chemin, l'envie irrésistible de vérifier au trésor si l'épée d'Halmireia était un artefact divin les saisit. Ils s'en tinrent cependant. Porteur de bonnes relations, il existe des portes qu'il vaut mieux ne pas trop pousser.

(Un artefact divin hors des Trois Nations Divines... Ça me taraude !)

L'intérêt restait immense. Mira songea un instant à emprunter le pouvoir de Wordsworth pour vérifier en cachette, mais y renonça à contrecœur.

Une fois de retour sur le navire d'enquête, ils mirent le cap sur le laboratoire.

L'expression des enquêteurs ayant élucidé le mystère du navire fantôme ? Tous, sans exception, affichaient une satisfaction évidente. Quand Mira rapporta les informations sur Halmireia et les événements au tombeau, l'excitation monta d'un cran.

L'occulte incompréhensible même dans la fantasy, c'est ça qui donne envie de creuser.

Certains trépignaient déjà à l'idée de tout raconter à leur retour au laboratoire.

D'ailleurs, cette enquête n'était pas une mission officielle, mais une simple passion des participants. Aucun rapport n'existait.

Pourtant, Astro ouvrait son carnet et y consignait chaque épisode.

« Donc, des yeux lumineux sont apparus soudain, c'est ça ? »

« Oui. Sur le coup, j'ai eu la chair de poule... »

Pour ce carnet de souvenirs, l'équipe de Mira partageait la même table.

Plutôt, c'est Astro qui s'était glissé dans leur cercle de discussion, jugeant l'occasion idéale, et on en était venu à échanger des informations pour son carnet.

« Mais celui-là, il m'a scié. C'est définitivement un pistolet, sous n'importe quel angle... »

En rédigeant, Astro sortit l'objet découvert et leposa sur la table pour l'examiner de près.

Entraîné par lui, Mira et les autres tournèrent aussi leur regard vers l'arme.

À première vue, sa forme rappelait un pistolet à silex. La crosse portait le Jolly Roger de Vapor Hollow.

Compte tenu du lieu de découverte et des conclusions actuelles, on peut juger qu'il appartenait à Veig et sa bande.

« Donc, de l'autre côté de la mer, il y avait des pistolets il y a trois cents ans... »

Annette revisita ce point.

Historiquement, le continent de Mira ne connaît pas les armes à feu. Le continent d'origine de Veig est donc le seul candidat plausible, l'arme ayant nécessairement été apportée par voie maritime.

« Au fait, ce navire pirate. Le journal mentionnait un navire expérimental, mais hier, quand on a vu le navire fantôme dans son ensemble... »

Manon souleva une partie encore opaque.

Le navire de Veig et ses hommes.

Tout le monde avait vu le navire fantôme. Tous l'avaient identifié comme un navire pirate, mais Manon avait observé autre chose que ces aspects piratiques.

« Probablement une cheminée. »

En apparence, un grand voilier. Mais à l'arrière, des traces d'expérimentation subsistaient, affirman Manon avec assurance.

Dissimulée par les voiles, peu haute donc peu voyante, sa forme ne laisse place qu'à une cheminée.

« Ah ? Une cheminée, ça voudrait dire... ? »

Annette entrevit une possibilité. Yuzuha et Annette réalisèrent à leur tour à quelle expérience servait ce navire et retinrent leur souffle.

« On a parlé de machine à vapeur avant, c'était donc bien ça ? »

Mira parvint à la même conclusion.

Lors de la lecture du journal de Veig, l'hypothèse d'une chaudière avait été émise, mais écartée provisoirement vu l'antiquité de trois cents ans.

Cette fois, la confirmation visuelle du navire fantôme, réplique supposée de l'original, donna du crédit à l'hypothèse.

« Oui, exactement. L'exploitation comme navire à vapeur semble difficile, mais justement, si c'était un navire expérimental, ça s'explique. »

Manon avait analysé froidement au cœur du tumulte. Conclusion : Veig utilisait assurément une chaudière.

Un voilier n'a pas besoin de cheminée, qui devient en revanche indispensable à une machine à vapeur. C'est la preuve décisive.

« Des pistolets et des machines à vapeur il y a trois cents ans... Ça, c'est brûlant ! »

Astro nota cette analyse dans son carnet, riant de bon cœur en criant au romantisme.

Le monde extérieur, bloqué par une brume blanche mystérieuse qu'on ne peut même pas percer du regard. Et pourtant, il y a trois siècles, des gens en provenance de cet extérieur existaient.

Leur navire et leurs effets — ceux des pirates Vapor Hollow — recelaient des indices pour deviner un pan de la technologie d'outre-mer.

La discussion dériva vers l'état actuel du continent de Veig.

De combien la technologie a-t-elle progressé en trois cents ans ? Que sont devenus les Randrusia, dépouillés de leur artefact ? L'histoire a-t-elle gardé trace de Veig et des siens ?

Et pourra-t-on un jour s'y rendre ?

Ils échangèrent bien d'autres conjectures, l'esprit porté vers cette terre lointaine.

« Mais comment tout ça s'articule, on n'en sait trop rien. »

Sans l'enquête sur le navire fantôme, ils n'auraient même pas effleuré l'existence de ce continent lointain, ni eu autant d'intérêt.

Quelle étrange chaîne de causes et d'effets, songea Mira avec émotion. Astro et les autres acquiescèrent sans réserve.

« Un jour, si on peut sortir en mer extérieure, on ira tous vérifier sur place. »

Au milieu de cela, Annette lança cette idée.

À l'heure actuelle, aucun moyen n'existe pour franchir la brume blanche qui barre l'accès à la mer extérieure. La possibilité même n'est pas en vue. Les mots d'Annette relevaient du rêve pur.

« Oui, c'est sûr. »

« Ah, j'aimerais bien voir le pays natal du capitaine Veig. »

« Moi, l'histoire m'intéresse. »

« Je veux y aller, moi aussi ! »

« C'est dit, c'est dit. On y ira tous ensemble ! »

Pourtant, Mira et les siens répondirent sans la moindre hésitation.

L'histoire de Veig connue par le journal. Le monde inconnu qui s'y dessinait. Nul sur ce navire n'était insensible à son appel.

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