Aller au contenu principal

She Professed Herself Pupil of the Wise Man

Chapitre 467

She Professed Herself Pupil of the Wise ManShe Professed Herself Pupil of the Wise Man
Chapitre 467

Chapitre 467

Chapitre 467/55085%~11 min de lecture2 131 mots

Quatre cent soixante-six

Utiliser l'Œil d'Apollon pour fabriquer un accumulateur de mana. Une telle proposition de Mira avait, quoi qu'on en dise, enflammé les artisans.

L'avis selon lequel ce serait du gâchis subsistait, mais l'intérêt pour une nouvelle tentative l'emporta visiblement. Alors que les artisans se rassemblaient les uns après les autres, une réunion de développement centrée sur Mique démarra sur-le-champ.

S'agissant d'un cas de développement sans précédent, les discussions progressèrent méthodiquement depuis les bases.

On creusa la structure des accumulateurs de mana actuellement utilisés, et les améliorations à y apporter. Ou bien valait-il mieux lancer un système entièrement différent, et les avis s'affrontèrent dès l'entame.

Le mécanisme de stockage du mana, la construction de circuits pour le réaliser efficacement. Et les composants et matériaux pour les mener au plus haut niveau.

Même si on parle d'accumulateur de mana en un mot, il y condense des dizaines de facteurs divers.

Et cette fois, il s'agissait de développer quelque chose d'un ordre de grandeur radicalement différent. C'est pourquoi la réunion se complexifia au fil du temps, et la passion de chacun jaillissait ça et là.

Inutile de dire que s'y déployait un espace spécialisé où le commun des mortels ne saurait mettre les pieds.

Si c'est dans le domaine des arts martiaux, Mira est également une spécialiste, mais en ingénierie, elle est profane. Aussi n'y avait-il aucune place pour elle dans la réunion qui s'y tenait.

(… Moi, larguée)

Mira restait là, comme oubliée.

Les artisans avaient déjà le regard rivé vers le nouveau défi. Autour de Mira régnait un silence qui démentait les flatteries d'il y a peu.

« ── Ah, c'est sûr, il faut commencer par là. On ne saura pas tant qu'on n'aura pas mesuré. »

Quand le développement de l'accumulateur de mana commencerait-il ? Et quand serait-il achevé ?

Mira observait vaguement cette situation sans perspective. C'est alors que Mique se retourna.

« Au fait, je voudrais analyser l'Œil d'Apollon avec précision, ça te va ? »

Ce fut cette phrase qu'elle lança en se retournant.

Puisqu'on comptait l'utiliser pour l'accumulateur, on voulait d'abord en examiner à fond les caractéristiques et la compatibilité avec d'autres matériaux.

« Hum, tant que l'objet souhaité est achevé, fais comme bon te semble. »

Dès que Mira répondit ainsi, « OK. Ça m'arrange », rétorqua Mique avant de se retourner vers la table de réunion.

Et voilà qu'on retrouvait la scène d'avant : les artisans en ébullition et Mira qui s'ennuyait.

Mique se retourna une fois de plus, sans prévenir.

« Ah, oui, je t'avais laissée là. Désolé. Quand je me passionne pour du nouveau, j'en oublie le reste. »

Elle semblait enfin remarquer l'état dans lequel Mira avait été laissée.

Mique avait fait préparer une chambre d'hôte pour l'arrivée de Mira, alors elle l'invita à y patienter tranquillement. Elle ajouterait qu'elle viendrait la chercher si un besoin se présentait.

« Hum, soit. …… Cela dit, juste attendre ne sert à rien. Vous n'auriez pas quelque chose comme un jeu à me prêter ? »

Plutôt que de rester dans la Salle Spéciale 1 où volaient les termes techniques, cette chambre serait plus calme. Mira jugea que c'était préférable, et sur un coup de tête, posa la question.

Comme elle l'avait vu dans la chambre d'Iris, prêtresse de Nirvana, ce monde possédait déjà la télévision. Et c'était sans doute ici, à l'Institut de Recherche Technologique Moderne, qu'elle avait été créée.

Et s'il y avait la télévision, peut-être existait-il aussi des jeux qui l'utilisaient. Mira en conçut l'espoir.

« Haha, pas encore là, hélas. Des trucs comme des JDR sur table, y en a plein. »

« Si quelqu'un m'accompagne, pourquoi pas… mais y jouer seule, c'est trop triste. »

« C'est vrai, oui. »

À l'heure actuelle, presque tous les artisans ici allaient se mettre au développement de l'accumulateur. D'ailleurs, l'institut regorgeait d'autres tâches.

Il n'existait donc personne d'assez libre pour tenir compagnie à Mira.

Il n'y avait qu'à finir en JDR solo où elle ferait à la fois maître de jeu et joueuse. Selon les cas, ça pouvait rouvrir des blessures du cœur ; comment pourrait-elle s'y résoudre ?

« Hmm… tant pis. Alors, y a-t-il quelque part une pièce bien solide ? J'ai plein d'expériences que je veux faire, j'attendrai en les menant. »

Puisqu'il faut attendre, autant faire ce qu'on veut. Dans un aussi grand centre de recherche, il doit bien y avoir des salles d'expérimentation.

C'est ce que pensa Mira en posant la question.

« Hein !? Ah, non ──… ah, tiens ! Si tu t'ennuies, tu veux pas visiter l'institut ? On y développe plein de trucs qui ne sont pas encore sortis, rien qu'à regarder c'est amusant. »

Neuf Sages, expérience. Au vu des résultats que l'association de ces deux mots a pu produire, on devrait dire que Mique, affichant une impatience inédite, fit preuve d'une détermination absolue à empêcher ce choix.

La proposition qui en résulta fut la visite de l'institut.

Institut de Recherche Technologique Moderne. Comme son nom l'indique, on y poursuit jour et nuit la reproduction des diverses technologies en circulation à l'époque moderne.

Appareils photo, dispositifs de communication, etc., y ont été créés.

Et parmi eux, ce qui a eu une influence incalculable sur le transport, c'est sans conteste le chemin de fer continental.

De plus, c'est une technologie réalisée en prenant pour base la technique moderne tout en y incorporant à profusion les éléments propres à ce monde.

L'apparition de ce véhicule super-lourd a accru le volume de distribution. L'économie s'en est trouvée considérablement dynamisée, on peut à juste titre parler de révolution technique.

Par ailleurs, ce n'est pas seulement la reproduction de la technologie moderne qui est développée.

La magi-ingénierie, qui combine technologie moderne et éléments magiques de ce monde. Le vaisseau volant est né de la quintessence de ce domaine.

Ce bloc de romantisme qu'on croise parfois dans les mondes fantastiques. C'est aussi cet institut qui a créé le navire volant.

Ce qu'on développe ne se limite pas à ce qui existait à l'époque moderne. Ici, tout ce qu'on peut imaginer est objet de recherche.

« Hum, c'est vrai que ça a l'air drôlement amusant ! »

La visite proposée par Mique recelait d'innombrables rencontres avec l'inconnu.

Quelles autres recherches sont menées ? Quels objets sont développés ? Qu'est-ce qui sortira dans le futur ?

On y fabrique même des automates comme les Stürwartdoll. L'apparition d'êtres proches des androïdes n'est peut-être plus si lointaine.

La télévision, pas encore généralisée, finira par se répandre dans les foyers. L'attente de voir quelles émissions naîtront dans un monde fantastique s'ajoute au plaisir.

Et un jour, on fabriquera sans doute quelque chose comme des fusées. L'espace de ce monde fantastique, à quoi ressemble-t-il ? Des y nagent-ils des poissons ? Pourra-t-on rencontrer des extraterrestres ?

Dans un futur lointain, à l'ère du développement spatial, comment ce monde aura-t-il changé ? Et à ce moment, que serai-je devenue ?

Mira en vint à rêver jusqu là, tant cet institut regorgeait de possibilités.

C'est pourquoi elle accepta sur-le-champ, et dès qu'elle eut reçu de Mique le plan des installations et les laissez-passer pour chaque niveau de sécurité, elle entama sa tournée.

L'intérieur de l'institut avait une structure proche de l'époque moderne.

Murs, sols, plafonds, tout était unifié en blanc, et en y marchant, on avait l'illusion soudaine d'être revenu à l'époque moderne.

« Oh, c'est là-bas. »

En avançant dans un tel couloir en se fiant au plan, la destination apparut. La première installation visitée par Mira fut le département de développement des véhicules.

« Yo, yo. Mique m'a dit qu'une fille faisait la visite, c'est toi ? En plus, tu possèdes les matériaux du Machina Guardian, une sacrée pointure ! Bienvenue au Département Général de Recherche et Développement Véhicules. Je suis Haruaki, le responsable. Ravi de te rencontrer ! »

Une porte mécanique d'aspect solide. Au moment où Mira se tint devant, elle s'ouvrit comme si on l'attendait, et l'homme qui se tenait en face l'accueillit avec un large sourire.

Un accueil très aimable.

Mais Mira le sentit vaguement. Derrière ce sourire, une arrière-pensée… non, un enthousiasme.

La cause, c'est sans doute qu'on ne lui a pas dit qui était vraiment Mira.

Mira, qui le savait, sourit amèrement en son for intérieur : ce genre de cas aussi s'annonçait pénible.

Oui, seule la direction suprême, Mique comprise, savait que Mira était Dunbalf. Aux autres, on avait seulement dit qu'elle était une ancienne joueuse ayant apporté les matériaux du Machina Guardian.

C'était à Mira de décider si elle révélait son identité.

« Je suis Mira. Ravie de te connaître. »

Mira répondit sans heurt. Haruaki, lui, lança confiant : « Vas-y, visite autant que tu veux ! » et commença à la guider.

Mira repensa aux quelques fois où elle avait croisé des hommes au comportement similaire.

Un mec qui fait des efforts pour se rapprocher d'une jolie fille. Telle fut sa première impression en lisant le visage d'Haruaki.

Et Mira avait aussi appris, à ses dépens, que ce genre d'hommes est facile à manipuler.

« C'est encore plein de romantisme, ça ! »

Et voilà qu'on lui montrait le terrain d'essai des prototypes, et Mira en fit sa première impression.

Terrain d'essai des prototypes. Dans cet espace vaste de plusieurs centaines de mètres carrés s'alignaient, comme son nom l'indique, les prototypes en cours d'expérimentation. Et ils s'y déplaçaient aussi.

Voitures, motos, camions, hélicoptères… les véhicules qui servaient à l'époque moderne étaient bel et bien là.

De plus, les variations étaient riches : types sportifs, styles tout-terrain rudes, modèles d'allure militaire… tout ça posé ça et là.

Il y avait même des camping-cars tout-terrain ; vu qu'ils sont développés en prévoyant des routes pas encore bien goudronnées, on voit qu'on poursuit non seulement le romantisme mais aussi l'utilité.

« Oh, tu piges ! Exactement. On peut dire sans exagérer que c'est le lieu de l'institut qui court le plus après le romantisme ! »

Il n'imaginait pas qu'on en comprenne la valeur. Serait-ce le destin ? Telle était l'attente et la joie pure qui flottaient sur son visage mentre il criait.

Dans l'histoire de l'humanité, son processus d'évolution, les véhicules sont un élément indispensable et un romantisme. Telle est sa croyance.

Ce sont des bases, mais d'une utilité extrême. On vise la réalisation la plus rapide possible, dit-il.

« Oh, et ça, c'est pareil que dans ce film ! Ça vole ? Ça vole, peut-être ? »

Au milieu de tous ces véhicules romantiques, Mira en fit une découverte qui l'excita soudain.

C'était un engin volant monopersonne apparu dans un vieux film d'animation à grand spectacle.

Ce véhicule, dont le nom signifie « mouette » en allemand, est un objet de rêve pour quiconque a vu ce film, dit-on.

Mira y tenait aussi, mais les sentiments d'Haruaki la dépassaient de loin.

« Toi aussi tu connais ce film ! C'est un anime de plus de cent cinquante ans, mais une œuvre qui a fait une époque reste amusante quel que soit le temps qui passe. Tu penses pareil, hein !? C'est pour ça que je l'ai fait en y mettant cette passion. Est-ce qu'il vole ? Évidemment qu'il vole ! »

Haruaki en parla longuement, loquace, déploya fièrement les ailes et monta dessus d'un bond.

Alors, quand il actionna quelque chose, l'engin flotta doucement et se mit à virevolter dans les airs.

« Quoi ! C'est ── ! »

Au moment où Mira allait louer cette scène comme sortie du film…

L'engin dévia légèrement, l'aile effleura le mur, un bruit inquiétant, comme une fissure, résonna. Et l'instant d'après, l'aile de l'engin d'Haruaki se brisa net à la base avec un craquement sec.

« Ah… » « Ah… »

Deux petites voix, prévoyant l'avenir immédiat, résonnèrent.

Et comme on pouvait s'y attendre, Haruaki s'écrasa magnifiquement.

« Hé, ça va… ? »

Mira accourut et appela Haruaki, qui gisait jeté au sol.

De quelque côté qu'on regarde, c'était un crash qui n'aurait pas été étonnant s'il s'était cassé un ou deux os.

Pourtant, Haruaki était indemne. Il se releva d'un bond, le regard fuyant, l'air penaud : « Je l'ai fait, mais le pilotage est d'une difficulté extrême… » s'excusa-t-il.

« C'est ça… Eh bien, piloter comme dans l'anime, c'est quand même vachement difficile. »

Mira prononça des mots de consolation en regardant l'épave réduite en ferraille. C'était aussi une gentillesse envers lui qui avait fait le fier devant la fille qui lui plaisait, pour finir par se rater.

À la question de savoir s'il n'était pas blessé, il répondit qu'il n'y avait absolument aucun problème.

Il dit s'entraîner physiquement en prévision de tels accidents. Rien que pour la robustesse, il ne cède en rien aux chevaliers sacrés, et il le dit avec une fierté non dissimulée.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.