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She Professed Herself Pupil of the Wise Man

Chapitre 432

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Chapitre 432

Chapitre 432

Chapitre 432/55079%~11 min de lecture2 158 mots

« Au fait, tout à l'heure, vous avez dit que c'était un secret d'État... Cela veut-il dire que le roi Salomon est déjà au courant pour Maître Dunbalf ? Ou bien, avant même cela, l'affaire de la disparition des Sages serait-elle une machination à l'échelle nationale, et auriez-vous mené une mission secrète dans l'ombre... ? »

C'est après avoir raconté une partie de l'histoire qu'Hemdall a soudainement tenu de tels propos.

Secret d'État. Pour se protéger, pour éviter que son identité ne soit découverte. Il avait prononcé ces mots pour qu'on ne le questionne pas sur Dunbalf, mais, inversement, cela signifiait aussi que le roi Salomon était au courant de la situation.

Toutefois, juste après, Hemdall a ajouté en paniquant : « Non, pardon ! Je n'aurais pas dû demander. Oublie ça. »

En réalité, alors que Mira, preuve vivante que Dunbalf est en vie, se trouve là, et que le retour de Dunbalf n'a pas été annoncé, il est tout à fait naturel de se demander s'il n'y a pas quelque arrière-pensée.

De plus, Hemdall semblait penser qu'il y avait peut-être eu un complot dès le départ concernant la disparition des Neuf Sages.

Cela dit, c'était manifestement une réflexion excessive.

« Hum... C'est certain, le roi Salomon est au courant, mais il n'a rien ourdi de tel. En fait, il n'a appris l'existence de mon maître que ces six derniers mois... »

Mira jugea qu'il valait mieux trancher net plutôt que de laisser la conversation s'enliser dans le flou. Dans le même temps, elle eut une petite idée.

Au sujet de Salomon. Cette rencontre pourrait bien l'aider considérablement pour le problème qui le tourmente en ce moment.

« — D'ailleurs. Pour ce qui est de ces histoires, en me fiant à tes sentiments envers mon maître, j'ai une petite confidence à te faire... »

Mira adopta une mine sérieuse et se pencha vers Hemdall.

Ce dernier, à son expression et au fil de la discussion, comprit qu'il pourrait s'agir de quelque chose touchant au secret d'État.

Il lança un rapide coup d'œil, et la servante, silencieuse, acquiesça et sortit de son sac un objet ressemblant à un casque audio pour le mettre.

Elle n'écoutera pas. Mais elle ne sortira pas non plus.

C'était pour surveiller qu'Hemdall ne fasse pas de bêtise. Pour protéger Mira.

Mais aussi pour qu'Hemdall ne se retrouve pas accusé à tort sur la base de propos inventés.

Ce que Mira confia secrètement à Hemdall concernait la Fête de la Fondation du Royaume d'Alkite, qui se tiendrait le mois prochain.

Et ce n'était pas tout. La grande nouvelle de ces dernières décennies à Alkite : lors de la Fête de la Fondation, le retour d'une partie des Neuf Sages serait annoncé. Elle lui apprit cela aussi.

« Qu-Quoi... Quoi, ces personnes... ! ? »

La première émotion qui parut sur le visage d'Hemdall fut la stupeur. Puis vint la joie, qui monta jusqu'à l'exaltation.

Hemdall, les yeux emplis de révérence, s'écria : « C'est merveilleux ! Quel événement ! Je n'aurais jamais cru voir ce jour ! » et il gambada comme un gamin.

La servante, surprise par ce spectacle, finit par sourire légèrement, comprenant qu'il n'était que ravi.

« Dans ce cas, peut-être que Maître Dunbalf sera aussi présent à ce moment-là ! ? »

Hemdall, transporté de joie, réalisa soudain quelque chose et posa sur Mira des yeux pleins d'attente.

Mais, naturellement, c'était impossible.

« Non, mon maître ne pourra pas encore venir. Il a décliné l'invitation pour la Fête de la Fondation. »

« Quoi... »

Mira n'avait aucune intention d'apparaître en tant que Dunbalf. Le royaume en serait aussi grandement perplexe.

Du moins pas maintenant. Le retour de Dunbalf était donc reporté à plus tard. Telles furent ses pensées en répondant.

L'enthousiasme d'Hemdall retomba alors brutalement. Bien que ce ne fût pas l'intention de Mira, la situation revenait à l'avoir élevé pour le laisser choir. Son abattement était compréhensible.

Toutefois, les mots de Mira affirmant qu'il allait bien durent faire effet, car il se remit vite.

« — D'ailleurs. Sur cette base, j'ai une petite consultation à te demander... »

Attendant qu'Hemdall retrouve son calme, Mira aborda enfin le point principal.

La raison pour laquelle elle lui avait parlé de la Fête de la Fondation et du retour des Neuf Sages était de l'inciter à envisager d'y assister.

« — Voilà. Il semblerait que le roi Salomon ait du mal à décider qui inviter à la cérémonie. Ne pourrais-tu pas y réfléchir un peu ? »

Mira lui dévoila sans détour l'arrière-pensée : pour dissuader les autres pays, pour servir de frein à la guerre, elle voulait qu'il prête le prestige de la Nation des Trois Dieux.

« Oh ! Ha ha, si j'ai l'honneur d'assister à une cérémonie aussi mémorable, je n'ai qu'un désir : m'y rendre au plus vite ! »

Peu importe l'instrumentalisation politique. Au contraire, il semblait ravi de pouvoir, grâce à sa position, se rendre à la Fête de la Fondation d'Alkite et assister au retour des Neuf Sages.

« ... Toutefois, est-ce vraiment bien que ce soit moi ? Mira-dono l'ignore peut-être, mais pour être franc, ma réputation n'est pas bonne. Si j'y assiste, je risque plutôt de causer des ennuis au royaume d'Alkite. »

Une fois la joie retombée, le fardeau qu'Hemdall portait paraissait d'autant plus lourd.

D'un côté ravi, de l'autre inquiet de l'impact que sa mauvaise réputation pourrait avoir, il exprima sa crainte.

Le retour des Neuf Sages. Au vu de leur notoriété, de leurs nombreux exploits et de leur influence sur le monde des mages, cela ferait sans aucun doute la une de l'actualité sur tout le continent.

Par conséquent, la Fête de la Fondation, théâtre de cette annonce, gagnerait aussi en notoriété. Les invités présents pour cet événement majeur attireraient immanquablement l'attention.

Il va de soi que les organisateurs expliqueraient aux invités l'importance de cet événement. Autrement dit, les convives seraient perçus comme réunis pour célébrer le retour des Neuf Sages.

Pour certains, les Neuf Sages ne sont que des personnages de légende, et les jeunes générations peuvent ne pas mesurer leur portée.

Le critère de jugement, ce sont les témoins. Plus de grandes puissances et de personnages illustres sont présents, plus la gravité de l'événement est compréhensible.

Et c'est pourquoi l'image projetée par ces témoins est cruciale.

« Hum... Ce doit être ces rumeurs qu'on entendait dans les tribunes ? Qu'il doit sa place à son père, qu'il a obtenu son rang par privilège... »

Sur ce point, l'image d'Hemdall n'est effectivement pas flatteuse. Mira en avait entendu parler.

Hemdall Virtanen. Il est le petit-fils du grand général Warrenvelg Virtanen, l'un des Trois Généraux Divins de la Nation des Trois Dieux Ozstein.

Son nom et sa position surpassent même ceux des rois de petits pays.

En termes d'influence, il est au sommet du continent.

Mais précisément à cause de cela, les rumeurs négatives associées à son nom ont un impact proportionnel.

Ce que Mira cita n'était qu'une infime partie. Sans même vérifier leur véracité, d'innombrables rumeurs circulaient sur le continent.

« Ah, c'est ça. C'est précisément pour cela que ma présence pourrait n'être qu'une nuisance. C'est un pays qui m'a comblé de bienfaits. Je veux absolument éviter cela. »

L'expression qu'Hemdall avait faite au moment de la proposition. C'était sans doute sa vraie pensée.

La Fête de la Fondation avec la surprise du retour des Neuf Sages. Il avait été sincèrement heureux de l'invitation. Mais justement parce que c'était une cérémonie lourde de conséquences pour l'avenir, il refoulait ses émotions.

De peur de retourner l'obligation qu'il avait envers Salomon et les Neuf Sages en un tort.

Même trente ans après sa jeunesse insensée, l'image de cette époque persistait. C'est pour cela qu'il n'avait même jamais assisté aux cérémonies de son propre pays.

La prudence d'Hemdall est naturelle. Surtout s'il regrette son passé et cherche à l'expier, il ne peut pas laisser ce passé nuire aux autres, pas plus qu'à lui-même.

C'est sans doute sa façon à lui de faire preuve de résolution.

« Hum, en effet, ce qu'Hemdall-dono dit a son sens... »

D'un point de vue politique, on pourrait même dire qu'Hemdall saisit la situation plus lucidement.

Et le fait qu'il place la position de l'autre avant son propre intérêt est quelque chose que le garçon d'autrefois n'aurait jamais fait.

« Mais l'avenir est incertain. Lors de ce tournoi, tu as perdu, mais tu as atteint la finale. Qui plus est, en chemin, tu as non seulement battu Jack Grave, le premier espoir des jeunes, mais tu as aussi vaincu un chasseur de primes qui fait trembler les criminels de tout le continent. Avec un tel parcours, tout le monde a pu mesurer ta véritable valeur. Je pense que les rumeurs de népotisme et de privilèges finiront par s'éteindre d'elles-mêmes. »

Autrefois, ce qui avait valu le plus de huées au public, c'était précisément ce qui touchait à ses origines.

Dans tous les mondes, la révolte contre la haute société et les privilèges est forte. Si l'on trouve le moindre prétexte pour attaquer depuis une position supérieure, on ne peut s'en empêcher. C'est la psychologie humaine.

Mais cette fois, Hemdall a prouvé qu'il avait été choisi commandant de la Brigade des Bêtes Géantes par sa propre force, pas par celle de son grand-père.

Sa force démontrée dans les matchs fut si éclatante que chacun dut reconnaître qu'il était à la hauteur de sa position.

« C-C'est vrai... ? Je n'ai pas gagné le tournoi, mais... »

Il a dû accumuler des efforts considérables. Hemdall semble avoir une certaine confiance en sa force. C'est pourquoi, aux mots de Mira, ses yeux brillèrent d'une attente teintée d'espoir.

« Oui, aie confiance. La Reine des Esprits, c'est-à-dire moi, te le garantit ! Qui plus est, en finale, tu as livré un tel combat contre le chef de la plus grande guilde du continent, Écalart Carillon. Moi aussi, lors de l'affaire Chimera Clauzen, j'ai fait la connaissance de ce chef, Celo, et je connais sa force. Elle n'a rien à voir avec celle des aventuriers ordinaires. Après avoir vu ce match, personne ne peut dire que tu es faible sous prétexte que tu as perdu. »

Du moins, aux yeux de Mira, l'avenir d'Hemdall portant Ozstein était visible. C'est ainsi qu'elle conclut.

Hemdall afficha alors une joie évidente. Mais l'instant d'après, il ferma les yeux avec une mine tourmentée : « Pour ma part, j'aimerais dire oui sans hésiter... »

Parce qu'il sait qu'il n'y a aucune garantie que cela se passe bien.

En réalité, c'est Hemdall qui est calme et réaliste. Mira, ayant appris qu'il était un partisan de Dunbalf, avait tendance à s'emballer un peu.

« — Dans ce cas, faisons ainsi... »

Au vu de l'attitude d'Hemdall, Mira retrouva quelque calme et proposa une solution.

Cette solution était la suivante :

« — Si la majorité des Neuf Sages dont le retour doit être annoncé le souhaitent, tu y participeras. Qu'en penses-tu ? »

Laisser la décision aux Neuf Sages, qui seront les protagonistes du jour. Telle était l'idée de Mira.

Les Neuf Sages, pairs de Dunbalf qu'Hemdall admire. Et pour lui, des bienfaiteurs tout aussi importants que Dunbalf.

« Le jugement de tous les Neuf Sages... Compris. S'ils m'accordent leur permission, je me rendrai avec joie occuper la dernière place des festivités ! Et si cela se réalise, je jure de m'efforcer pour qu'on juge que j'étais digne d'assister à leur retour ! »

Si de telles personnes souhaitent sa présence, il n'y a aucune raison de refuser. Bien au contraire, il jura de devenir un général d'Ozstein assez remarquable pour balayer rumeurs et passé.

C'est ainsi que la discussion sur la Fête de la Fondation d'Alkite fut close.

Puis, après quelques échanges anodins entre Mira et Hemdall, la servante de ce dernier annonça qu'il était temps de rentrer.

« — Oh, au fait, simple curiosité, mais lors du match, tu as fait preuve d'une force si différente de ce que m'avait dit ton maître que j'en ai été surpris. Quel genre d'entraînement as-tu accumulé, Hemdall-dono ? »

Se levant pour mettre fin à la rencontre, Mira posa la question qui la taraudait.

Comment le jeune Hemdall, qui n'avait que la force du pouvoir, avait-il pu devenir capable de tenir tête à Celo ?

Une simple curiosité.

Hemdall, avec un sourire gêné, lui répondit.

« Ah, quand j'ai dit que je voulais devenir fort, mon grand-père a été ravi. Il m'a entraîné chaque jour. »

« Quoi... »

La source de sa force. C'était rien moins que l'entraînement personnel de l'un des Trois Généraux Divins.

L'image de Warrenvelg gâtant outrageusement son petit-fils traversa l'esprit de Mira, qui en resta bouche bée. En même temps, elle comprit pleinement qu'il ne pouvait qu'être devenu fort.

Mira, qui s'était fait raconter incidemment ce privilège de népotisme, lui conseilla de ne pas trop en parler ailleurs, et s'enquit ainsi au revoir.

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