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Running Away From The Hero!

Chapitre 94

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Chapitre 94

Chapitre 94

Chapitre 94/26036%~15 min de lecture2 871 mots

Pour une raison quelconque, on dirait que je viens de me faire tremper dans une mare de boue.

« C'est pas parce que les élèves insultent le proprio ? »

« Non, c'est normal. Mes oreilles ne me démangent même plus. »

C'est pas de ma faute.

Pour commencer, les profs que les élèves détestent le plus sont justement ceux qui se démènent le plus pour eux.

Les meilleurs profs aux yeux d'un étudiant, c'est ceux qui s'en foutent quoi que tu fasses !

Ceux qui ne t'engueulent pas pour te couper les cheveux, ou qui dorment en cours, ne se font jamais insulter.

Mais les profs comme moi qui s'occupent de leurs élèves avec amour et dévouement sont toujours haïs.

Pourquoi tu fourres ton nez dans mes affaires, qu'ils disent.

Ces jeunes étudiants n'apprécient toujours pas que tout ça fait partie du dévouement et de l'affection d'un prof.

Mais une fois diplômés, ce sont ces profs-là qui restent le plus longtemps dans leurs esprits.

Ceux qui les tapaient, qui les engueulaient, et qui malgré tout, les ont le plus vus !

« Ouais, nan, même pas. Je te garantis qu'une fois diplômés, ces gamins ne mettront même pas les pieds dans les parages du proprio. »

« C'est du bon sens que les disciples ne foulent pas même l'ombre de leur maître, et ne le regardent pas dans les yeux ! »

« Attends, c'est pas ce que j'veuais dire… »

J'ignorai la tête de la batte en métal qui sentait la frustration à plein nez, et revérifiai le tableau des scores de Yugrasia.

[Arucia : 0 pt]

[Marcis : 7 pt]

[Yugrasia : 34 pt]

[Mercaria : 0 pt]

« Kâh, magnifique. »

« Mais l'ex-disciples du proprio bosse dur et a quand même choppé 7 points ? »

« Elle l'a fait… J'aurais vraiment voulu la récupérer, elle, parmi tous les autres… »

La no 17 a laissé une impression profonde à tout le monde en montant en puissance comme une protagoniste, et a arraché deux victoires à Marcis toute seule.

Mais maintenant elle doit aussi approcher de ses limites.

« Il reste neuf épreuves. Comme l'épreuve finale du Siège dure la journée entière, elle doit remporter la majorité des épreuves sur ces deux derniers jours pour que Marcis ait ne serait-ce qu'un espoir de renverser l'avance de Yugrasia. Même pour la no 17, c'est impossible. »

À moins que le dernier jour ne vaille 100 points comme dans certaines vieilles émissions de variétés que j'ai regardées, c'est impossible pour eux de gagner.

Parce que comme la plupart des épreuves se déroulent en même temps, le nombre max d'épreuves auxquelles quelqu'un peut participer par jour est de deux, au maximum absolu !

Même si elle en gagne deux par jour, il n'y aura aucun moyen de faire une remontée !

« …c'est ce que je pensais jusqu'à hier ! »

« Proprio, c'est un truc que tu dis souvent. Te couper le pied avec ta hache de confiance. C'est une phrase qui va vachement bien là, tu sais ? »

Peut-être que les admins du festival impérial pétaient un câble, mais les plannings qu'on a reçus au déjeuner étaient bizarres.

[Toutes les épreuves d'aujourd'hui valent 10 pt chacune.]

Les épreuves du premier jour du festival impérial valaient 1 point.

Sur les 6 épreuves du deuxième jour, 1 valait 2 points et les autres 1 point.

Le troisième jour, il y avait 6 épreuves, comme le deuxième jour. Mais elles valaient le double à 2 points chacune, et celle que la no 17 a gagnée en valait 4.

Et les épreuves d'hier valaient 3 points chacune, avec une à 6 !

Mais chaque épreuve vaut 10 points à partir du jour 5 ? Si on en gagne juste deux, ça ne met pas à portée d'une victoire de remontée ?!

Où est passé le festival impérial « égal pour tous » !

« Proprio, si c'est sur ça que tu vas râler, les gamins de Mercaria auront probablement plus à dire que toi ? »

« Ils sont juste là pour faire nombre, donc c'est pas important ! En plus ils sont chiants ! »

« Le festival impérial est devenu chiant à cause de Yugrasia aussi. Tu sais à quel point un événement dont on connaît déjà le gagnant est chiant ? Les parieurs surtout doivent péter un câble en ce moment ? »

« Bien que ceux qui ont parié sur Yugrasia doivent faire encore plus de tempête qu'eux. »

« Comme le proprio ? »

« Oui, comme moi ! »

Au final, j'ai misé 5000 or sur une cote de 15 contre 1 dans une maison de jeu clandestine.

Bien sûr c'était pas officiel !

Les cotes officielles dépassent en fait les 100 contre 1, mais le montant qu'on peut miser est trop petit, et il y a aussi l'inconvénient de devoir aller récupérer l'argent en personne aux bureaux du Trésor impérial.

Plutôt que de risquer de me faire choper, un endroit où je ne me ferais pas choper, et qui était bien plus rentable malgré des cotes plus faibles, valait mieux pour moi.

« Si je gagne, 75 000 or ! Si c'est autant, au moins je rentrerai dans mes frais ! »

« Si le proprio devient riche, je pourrai bouffer tous les bons trucs que je veux aussi ! »

La batte en métal à côté de moi était tout aussi excitée que moi.

Mais pour un bâton de métal, pourquoi diable était-elle autant obsédée par la bouffe ?

Non, j'ai posé cette question plusieurs fois déjà, mais comment est-ce qu'elle bouffe même ?

« C'est, un secret ! »

« Oui, oui. »

J'acquiesçai et regardai le planning des épreuves d'aujourd'hui.

Une épreuve individuelle, et trois épreuves par équipe.

Ce qui était particulièrement notable, c'est que deux de ces épreuves par équipe étaient massives, impliquant plus de 100 personnes de chaque école.

« Si c'est une épreuve par équipe, y'aura quelques académies qui penseront avoir une chance. »

L'adversaire le plus redoutable reste, comme toujours, Marcis.

La série de victoires de la no 17 dans les épreuves où elle apparaissait depuis le jour 3 était bien sûr un problème en soi, mais si plus de 100 personnes concentraient toute leur puissance de feu sur nous, notre camp pouvait aussi s'attendre à des pertes significatives.

« Si c'est la no 17 revenue à la normale, alors avant que tous ses coéquipiers ne deviennent inutiles, elle leur ferait pressurer toute leur mana et lancer des bombardements à longue portée. »

« Le prés du CE sera probablement indispensable pour stopper ce genre de barrage ? »

« Mais on sait pas dans quelle épreuve elle va apparaître. »

Aris voulait une revanche contre la no 17, mais elle a échoué à l'obtenir hier.

On pensait qu'elle apparaîtrait dans l'épreuve à 6 points, mais elle est apparue dans celle à 3 points et a battu la vice-présidente Karen pour prendre trois points.

De plus, comme toutes les épreuves d'aujourd'hui valaient 10 points, il était impossible de prédire où la no 17 apparaîtrait rien qu'en se basant sur les points.

Bon, les choses ne se passeraient guère différemment.

Même un certain lapin tricheur a mis 8 volumes avant de se rebattre contre l'héroïne, après tout.(1)

« Assez tes conneries et bosse, proprio ! »

« Oui, oui. »

Le festival impérial était un match entre académies, pas entre étudiants.

Et donc le rôle des profs n'était pas de dire « on vous a tout appris jusqu'ici, maintenant allez vous battre ! » et de se poser pour regarder, mais de consulter les archives des épreuves passées en fonction des épreuves où les élèves allaient participer, et de passer en revue les tactiques et stratégies utilisées jusqu'ici.

« Bien que si on regarde le proprio qui regarde et grignote ce truc qu'il appelle du popcorn, ça a pas l'air du tout comme ça ! »

Bien sûr que non, abruti. Même si j'ai cette tête, je suis toujours le cerveau derrière la Crue de Salsu.(2)

Bien sûr que je n'ai rien fait après ça ! Tout ce que j'ai fait c'est regarder les gamins se battre en bouffant du popcorn !

« Uwiit, tu peux pas au moins réfléchir à où l'ex-disciples du proprio va apparaître ? »

Comme la batte en métal montrait des signes d'agacement, je fis une tête interrogative.

« Pourquoi t'es soudain si enthousiaste ? »

« C'est parce que, l'ex-disciples du proprio a été élevée à coups de batte par ma petite sœur, donc c'est la disciples de ma petite sœur ! Et de mon côté, j'ai les élèves que j'ai élevés en les tapant moi-même, donc mes disciples ! Je peux pas laisser ma savoureuse unni perdre contre l'ex-disciples du proprio qui a goûté aux mains de ma petite sœur ! »

« Quelle raison personnelle. »

Donc tu dis que c'est un match entre la no 17 qui a grandi en se faisant taper par la batte en bois contre Yugrasia, qui a grandi en se faisant taper par la batte en métal.

Bien que celle qui a été enseignée par moi personnellement était la no 17, il n'y avait qu'environ un an de différence dans la durée de l'enseignement par rapport aux gamins de Yugrasia.

Ce genre d'écart peut être comblé par la batte en métal.

« Maintenant ça a l'air d'une perspective assez amusante. »

« Hmph ! C'est mon combat inévitable avec ma petite sœur ! En tant que grande sœur, je peux pas perdre contre ma petite sœur ! »

Je sais pertinemment que ce truc a été produit 7-8 ans après la batte en bois, pourtant elle continue de revendiquer qu'elle est la grande sœur.

Bon, c'est la différence entre avoir un ego ou pas ?

Dans ce cas, la batte en bois a une chance d'évoluer en arme ego plus tard !

« Alors quoi, ma petite s'est faite vendre à la disciples du proprio à cause d'un mauvais proprio. »

« Maintenant que j'y pense, je me demande comment va Rein… »

Quand je considérais la no 17 qui courait partout en parfaite forme, ça avait l'air qu'il les avait remis sain et sauf, mais qui sait s'il n'a pas été chopé par la princesse impériale et torturé dans quelque donjon souterrain.

« Attends, proprio ? Tu as dit que ça n'allait pas arriver ? Les derniers disciples du proprio viennent tous de bonnes familles, donc il pourrait s'en sortir s'il les remettait juste ! »

« C'est la princesse impériale dont on parle. Même l'empereur peut pas la toucher, tu crois que les autres nobles le pourraient ? »

« Pauvre garçon, j'ai tellement pitié de lui ! »

« Bon, c'est le scénario catastrophe. »

Quand j'ai fait la lecture de visage de Rein, son destin était de se faire poignarder dans une histoire d'amour, pas aux mains de la princesse.

« Je sais pas c'que c'que cette lecture de visage, mais je parie toute la fortune du proprio que le second destin c'est celui du proprio !

« Si je parie toute ma fortune sur un pari avec moi-même, je ne gagne rien ? »

« Mais, c'est un truc que le proprio a déjà admis qui arriverait ! »

Bon, c'est vrai, même si c'est seulement une histoire pour si je me fais choper.

Et donc, je ne me laisserai jamais, jamais chopper !

#19 Leur histoire : L'histoire d'un certain ancien hôte (esclave actuel).

Il va définitivement se faire chopper.

« C'est comme ça que ça va se passer. »

Dans une certaine pièce géante, qui contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne contenait rien d'autre qu'un lit géant.

Quand je suis arrivé ici, j'ai appris de Lady Iris ce qu'était devenu l'instructeur.

Contrairement à ce qu'il m'avait dit quand il a dit qu'il irait dans un village au bout du monde pour cultiver la terre, il agissait comme prof dans l'une des institutions éducatives clés de l'empire, Yugrasia.

Mais même ainsi, la princesse impériale l'a découvert.

« Rein, tu dois rester ici. À cause de ce que tu as dit à l'époque, sans parler de tous les agents de renseignement de l'empire, tous les membres clés de la faction de Son Altesse le prince héritier ont fini par fouiller tous les villages paumés. »

« Oui, madame. »

Quand j'ai hoché la tête, la jeune dame a fait de même et m'a caressé la joue avec une expression nostalgique.

« Notre adversaire étant qui il est, tu n'as rien fait de mal, Rein, mais il y a encore quelqu'un qui pourrait vouloir se défouler sur toi après avoir été obligé de sillonner l'empire pendant un an. Alors Rein, repose-toi ici jusqu'à ce que je revienne. »

Permettez-moi de poser une question à la jeune dame qui me regarde comme si elle regrette vraiment de devoir partir.

« Euh, Lady Iris… »

« Iris ! Combien de temps encore tu vas m'appeler "milady" entre nous deux ! »

« Ahaha, v, vous savez, Lady Iris. »

« Vraiment, Rein… »

Comme la jeune dame faisait une expression déçue, je levai légèrement la main et pointai quelque chose.

« Ceci, pourriez-vous s'il vous plaît l'emporter… »

« Non. »

« B, bon ? »

Comme la jeune dame se tournait vers moi avec des yeux morts instantanément, je ne pus que fermer ma bouche.

Parce que si j'en disais plus ici, j'avais l'impression qu'il pourrait m'arriver quelque chose.

« Mm, c'est bon tant que tu comprends. Alors… tu dois vraiment rester tranquillement ici, d'accord ? Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande aux servantes et elles te l'apporteront. »

Quand j'ai acquiescé à nouveau, de l'humidité affleura dans ses grands yeux alors qu'elle m'attirait dans ses bras.

« Quand le festival impérial se terminera, je pourrai prendre du temps aussi. Alors, faisons toutes sortes de choses qu'on n'a pas pu faire parce que j'étais trop occupée. »

« Ou, oui. »

Je n'osai pas demander ce que « toutes sortes de choses » voulait dire, et ne pus que raccompagner la jeune dame du regard.

« Il faut que je m'échappe. »

Après être resté tranquillement assis pendant trente minutes au cas où, je pris ma décision.

Il faut que je m'échappe. C'est ce que mes instincts me disaient.

Je comprenais pourquoi l'instructeur continuait de fuir alors que la princesse de la nation la plus forte du monde, et une beauté de 20 ans sa cadette qui plus est, voulait l'épouser.

Bien que le fait que je le vive dans ma propre chair, était des plus malheureux pour moi !

« Mais comment… »

C'est l'une des maisons ducales dont il n'en existait que trois dans tout l'empire, et la seule qui était active au palais impérial elle-même, la famille Leonhart, qui était sans doute le chef des Dix Grandes Familles, et j'étais dans leur résidence principale !

Et dans ladite résidence principale, j'étais dans une pièce au cinquième étage, le plus haut.

« Je crois pas que je pourrais fuir même si j'étais pas collier… »

Marmonnai-je en touchant le collier attaché à mon cou.

Ce collier était en fait un spécial que la princesse impériale elle-même avait commandé aux nains, tout pour attraper l'instructeur !

Sans même un trou de serrure, la seule façon d'ouvrir ce collier était par son utilisateur d'origine, et si elle le désirait, la jeune dame pouvait paralyser mon corps, m'assommer ou connaître ma position en temps réel.

« Mais quand même… au moins… »

De peur de perdre quelque chose d'important quand la jeune dame reviendrait après avoir fait ce qu'elle avait à faire, j'ouvris la porte en entrouvrant…

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« Avez-vous besoin de quelque chose ? »

« Ah, ahaha ! Je me demandais où étaient les toilettes. »

Huit paires d'yeux étaient braquées sur moi alors que leurs propriétaires souriaient radieusement.

Mais, leurs tenues ne sont pas celles de servantes, mais clairement et parfaitement des chevaliers, milady ?

Plutôt que des servantes, ne sont-elles pas des gardes chargées de me surveiller ?

« Les toilettes sont dans la pièce. »

« Ah, merci. »

Elle souriait, mais l'aura qu'elle dégageait me hurlait de fermer ma gueule et de retourner dans la pièce, donc j'acquiesçai et rentrai direct à l'intérieur.

« Maintenant que j'y pense, il n'y a même pas de fenêtre. »

Comment se faisait-il qu'il n'y ait pas une seule fenêtre dans cette pièce géante.

Les avait-elle toutes murées parce que j'allais venir ici ?

Comme j'entrais dans la salle de bain en pensant ça, comme je m'en doutais, il n'y avait pas de fenêtres dans la salle de bain non plus.

« L'odeur va être un problème quand je devrai faire une grosse commission. »

Bien sûr, c'est une salle de bain conçue pour mon usage personnel, mais quand même.

« Ouais, faut que je me tire. »

C'était une pièce dont il semblait impossible de s'échapper, mais plus c'était le cas, plus le désir de m'échapper devenait fort.

« Mais… comment est-ce que je m'échappe ? »

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