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Running Away From The Hero!

Chapitre 91

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Chapitre 91

Chapitre 91

Chapitre 91/26035%~14 min de lecture2 797 mots

De l'intérieur de la lumière de la magie, j'entendis une voix qui ne semblait pas comprendre.

[Juste… pourquoi ?]

« Waaahh… ils ont vraaiment gagné. »

« Je crois qu'ils sont vraiment fous. »

Ce qui nous fut montré dans la diffusion en direct dépassait tout ce que j'aurais pu imaginer.

[Lady Nermia est hors de combat !]

[L'arme secrète de Marcis, le génie de la famille Nermia, Lady Ria, a été vaincue !]

[Et avec cela, la demi-finale A est confirmée : Yugrasia contre Yugrasia !]

[Et nous avons l'incroyable situation où même la demi-finale B oppose Yugrasia à Yugrasia !]

Ce No.17, considéré comme un monstre dans Howling, l'organisation maléfique, a perdu.

Et pas contre Nerkia ou Aris, ni même contre Risen ou un quelconque membre du conseil des élèves, mais contre des étudiants ordinaires.

« Y sont complètement dingues… pour être honnête avec toi, quand ils ont gelé leurs mains en même temps que ses chevilles, même moi j'ai frémi ! »

« De nos jours, aller jusqu'à faire des trucs que même les organisations maléfiques ne font plus… »

Se sacrifier pour tuer l'ennemi, ou du moins le rendre incapable de continuer le combat.

Ces tactiques de destruction mutuelle assurée étaient autrefois très fréquemment utilisées par les méchants contre les héros ou leurs semblables, mais on en voit peu de nos jours, les méchants modernes étant très sensibles à leurs propres intérêts.

Bon sang, on le voit même dans les mangas modernes.

Autrefois, 5ku(1) se sacrifiait et se faisait tirer dessus par un Li*** de la Mort(2) avec son frère et mourait pour le bien du monde, mais avec le temps, il a évolué en 6ku et a utilisé la Terre comme enjeu pour se battre contre des gens qui détruisaient des galaxies, ce qui reflète très précisément comment un humain pur se perd dans ses désirs.

Alors, ô grand leader F***za-sama,(3) tue 6ku.

Au plus vite !

« Propriétaire, j'pige pas ce que t'as dans la tête, mais t'as pas l'intention de checker les résultats des autres épreuves ? »

« Aucun intérêt, il n'y a rien d'autre que cette épreuve où nous pourrions perdre. »

Les épreuves de la première moitié du festival impérial sont des épreuves à petite échelle, adaptées pour mettre en valeur les prouesses individuelles.

Même le nombre de participants par épreuve est faible, cinq à sept au grand maximum.

Comparées aux épreuves de siège du dernier jour où chaque élève participe, il est facile d'analyser avec précision les niveaux de puissance de l'ennemi.

Ce qui veut dire que je n'avais même pas besoin de jeter un œil au déroulement des autres épreuves.

Avec les capacités des restants, ils n'ont aucun moyen d'empêcher la victoire de Yugrasia.

« Mais y peut pas y avoir un putain de rebondissement qui ferait complètement basculer le mental du proprio aux confins de la terre ? »

« Et dans l'autre sens, tu crois que quelqu'un d'une autre école pourrait se battre comme nos gamins tout à l'heure ? »

« Nope. »

Quoi que j'en aie pensé, la composition de Marcis était écrasante sur ce dernier match.

Mon ancienne disciple, quatre membres du conseil des élèves, et le dernier membre était aussi un étudiant célèbre avec un surnom.

Comparés à eux, notre équipe n'était qu'un rassemblement des perdants d'hier.

En termes de puissance de feu pure, il n'aurait pas été étrange que mon ex-discipline invoque Surtr et fasse un massacre 1 contre 6.

Mais elle a commis trois erreurs critiques.

Premièrement, elle ne les a pas achevés avec sa première attaque.

Même quand ses jambes étaient liées, si elle avait continué d'attaquer, elle aurait pu gagner avant d'être renvoyée.

Deuxièmement, elle a été trop bouleversée quand ses chevilles ont été attrapées.

Je suis sûr de lui avoir dit qu'on ne peut pas juste révéler ses émotions comme ça dans la vie.

Pour être honnête, les têtes de nos étudiants faisaient un peu « beurk » même de mon point de vue, mais même ainsi, on ne peut pas perdre son calme aussi ouvertement.

Et enfin, elle n'a pas attaqué immédiatement même après avoir invoqué Lævateinn.

Ça, si seulement ça, je leur ai rabâché encore et encore dans l'organisation !

Si tu as le temps d'expliquer gentiment, alors fais-le !

Agis d'abord, rapporte après ! C'est pas la base du combat ça ?

On dit pas que la capacité d'écouter est plus importante que la capacité de parler ?

Quand un protagoniste est surpris par une nouvelle attaque du méchant et dit « comment ? », je peux garantir que parmi ceux qui répondent « comme tu vas mourir de toute façon, je te le dis en cadeau d'adieu ! », je n'en ai jamais vu survivre.

« Mais on a gagné grâce à ça. C'est pas bien ? »

« C'est vrai. Mais, voir mon ex-discipline faire une connerie pareille, je suis déçu. Tu dirais qu'en y repensant, j'ai été trop mou avec eux ? »

« Propriétaire, je suis sérieux, si tu fais passer l'éducation des gamins à un niveau encore plus dur que ça, ils vont se suicider ? »

« C'est bon. Quand ils ont des envies de suicide, je peux juste t'envoyer. »

« Tu me prends pour quoi, propriétaire ?! »

« Un bâton polyvalent qui peut résoudre tous les problèmes sous le soleil. »

« Et t'as pas tort ! Celle qui peut tout faire, absolument tout, c'est la puissance de cette déesse Arcadia ! »

Bien que le bâton se soit transformé en déesse quelque part en cours de route, il est vrai qu'une fois cette chose achevée, j'ai résolu tous mes problèmes avec.

« Ouais ! Bon, laisse-moi faire ! Cette Lady Aru va s'occuper de tous les mauvais gamins qui ont perdu l'envie de vivre ! »

Très bien, t'as l'air aussi fiable que l'Homme-Raton Laveur, héros de la justice.(4)

« Maintenant, dès que les étudiants perdent, j'ai une raison de monter la difficulté de l'académie encore plus haut ! »

#13 Leur histoire : L'histoire de Ria el Nermia.

La première chose que je vis en ouvrant les yeux fut un plafond blanc.

« J'ai perdu… »

Tandis que je fixais le plafond, vide, j'écoutais les bruits de fond autour de moi.

C'était le centre de soins du festival impérial.

J'étais là parce que j'avais perdu contre les étudiants de Yugrasia.

« J'ai perdu. Et contre des étudiants dont les noms n'étaient même pas connus. J'ai perdu. »

— Propriétaire. C'étaient pas des étudiants. Ce sont des dingues. T'as pas à t'en vouloir.

« Non, il le faut. Je n'ai même pas perdu contre des gens plus forts que moi, ils étaient plus faibles. Et même avant de commencer à me battre, j'ai perdu face à leur pression, et j'ai eu peur. »

J'étais fière d'avoir été entraînée au-delà des limites humaines dans l'organisation.

J'ai subi le bombardement magique impérial dès le début, et au moment où j'ai échappé, on m'a fait subir toutes sortes de régimes d'entraînement différents sans un instant de répit.

Même quand il ne restait plus que No.1, No.1000 et moi, on nous a entraînés à survivre en haute altitude, au milieu de l'océan, dans un désert, toutes sortes de biomes différents qu'on aurait du mal à rencontrer dans l'empire.

Et quant au labyrinthe que l'instructeur a créé, pour survivre en se faisant battre à mort par l'ex-discipline de l'instructeur maniant la batte, non, pour éviter de se faire battre par la batte, on a tenté le tout pour le tout pour survivre.

Quand tu compares ma vie maintenant à ce qu'elle était à l'époque, là tout de suite c'est un environnement bien meilleur.

De mon lit étant là où je posais ma tête, au lit luxueux dans lequel je suis allongée maintenant.

D'un environnement où je me battais bec et ongles contre mes cohortes juste pour manger, à un où je peux manger tout ce que je veux, quand je veux.

D'un environnement où je n'étais même pas traitée comme un humain, à une vie où je suis respectée de tous en tant que fille d'une famille noble prestigieuse.

« Je… suis devenue faible. »

Ce n'était pas une question de compétence.

Dans un environnement aussi écrasant de bonté, ma force mentale était devenue bien, bien trop faible.

« Si c'était moi d'il y a deux ans, je les aurais définitivement battus. »

Si c'était moi d'il y a deux ans.

Quand les deux sont tombées, s'accrochant à mes chevilles, je les aurais achetées sur le coup.

Je les ai frappées avec une attaque dont une personne ordinaire ne se serait pas relevée, mais une personne pas ordinaire, si.

Et si mon ennemi avait été No.1 ?

Et si mon ennemi avait été No.1000, dont la nourriture était en jeu ?

Je leur aurais définitivement brisé les deux jambes, les deux bras, et même ça ne m'aurait pas rassurée, alors je les aurais entravées avec des menottes anti-magie, et j'aurais posé une formation magique par-dessus.

Mais je n'ai rien fait de tout ça.

Dans un coin de mon cœur, le sentiment que cet endroit était différent de ce que j'avais connu m'a rendue faible.

Non, pour être précis, ça m'a rendue arrogante.

« Yugrasia est différent des autres gens de l'extérieur que je connaissais. Ces gens, ils sont pareils que moi. Ils avaient tous quelque chose qu'ils craignaient plus que la mort. »

— Bien que je ne veuille pas le croire…

Comme la batte en bois l'était pour moi, quelque chose de similaire résidait aussi à Yugrasia.

Quand j'y repense, ils ne craignaient pas la défaite en soi.

Ils craignaient qu'après avoir perdu, ils rencontreraient ce soi-disant diable d'argent.

« Dans ce cas, je vais aussi redevenir ce que j'étais ! »

J'avais déjà assez montré mon côté pathétique.

Si l'instructeur me voyait maintenant, il penserait probablement que ses méthodes d'éducation jusqu'ici avaient été trop clémentes, et il délibérerait là-dessus.

Et il me ferait vivre un autre enfer que je n'ai pas encore connu.

Une fois de plus, je reviendrai à mon moi du passé.

Moi des jours où je me débattais purement pour survivre.

Moi des jours où je me battais avec ma vie en jeu, tout ça pour un seul repas !

Et le lendemain.

Trois jours après le début du festival impérial, pour la première fois, j'ai réussi à arracher une victoire à Yugrasia.

#14 Leur histoire : L'histoire d'un certain président du conseil des élèves.

« Putain… »

Jour 3 du festival impérial. Notre objectif de victoire totale était brisé.

Et qui plus est, avec la perte de notre carte la plus fiable, Lady Aris !

[Ceci, Lady Nermiaaaa !]

[Incroyable, tout simplement incroyable ! On savait qu'elle était la fille de la famille Nermia, une lignée de magiciens de longue date, mais qui aurait cru que son maniement de l'épée était si splendide !]

[Et elle est aussi la maîtresse de l'archidémon Surtr, une invocation qui ne le cède en rien à celle de Lady Aris !]

[Et avec cela, trois jours après le début du festival impérial, l'invincible Yugrasia a enfin enregistré sa première défaite !]

[Qui aurait cru qu'elle passerait au corps à corps contre une maître d'épée ?!]

[Avec des compétences de combat rapproché meilleures que la plupart des mages de combat, une puissance de feu de premier ordre même parmi les magiciens, et une capacité splendide à utiliser les deux ensembles de compétences ! Qui pourrait penser à Lady Nermia comme une simple fille de quinze ans ?]

Honnêtement, je n'avais pas envisagé la défaite.

Hier encore, la jeune lady de la famille Nermia avait perdu contre un tas d'étudiants de troisième année de Yugrasia, des étudiants considérés parmi les plus faibles de leur cohorte.

Les rumeurs disaient qu'elle était l'arme secrète de Marcis, mais après la victoire d'hier, on la voyait comme une autre gamine immature.

Pourquoi avions-nous oublié ?

Qu'elle était quelqu'un que le Professeur Nicerwin avait personnellement approché pour la recruter à Yugrasia, au motif qu'il voyait une aptitude pour l'invocation en elle !

Elle, Lady Nermia, a complètement changé en un seul jour.

Non, pour être précis, on pourrait dire qu'elle a montré sa vraie nature.

Au moment où on l'a vue se battre, on a réalisé.

Elle était pareille à nous.

Seuls ceux qui ont connu l'enfer et se sont battus de toutes leurs forces ont ces yeux et ces actions.

Comparés aux hommes, les femmes étaient désavantagées au festival impérial qui était diffusé dans tout l'empire.

Parce que comparées aux hommes, les femmes ont moins de libertés en matière de mariage.

Et surtout à Marcis et (l'ancien) Yugrasia, où beaucoup de filles nobles étaient inscrites, il y a eu de multiples cas où elles renonçaient à des épreuves gagnables pour préserver leur image.

Pas même un homme d'Arucia qui s'entraînait à l'épée ne roulerait dans la boue pour éviter les lames ennemies par fierté, et pourtant elle l'a fait.

De plus, les parties de son uniforme où la lame de Lady Aris l'avait effleurée montraient ses blessures et sa peau blanche et tendre en dessous, pourtant elle s'en fichait complètement et a foncé droit dedans.

C'était l'apparence d'une guerrière qui avait surmonté la mort, qui était pour une raison quelconque familière.

Lady Aris a été choquée un instant par cette révélation, et a été immédiatement aspirée dans le rythme de Lady Nermia, et a fini par perdre contre elle.

« C'était incroyable. Qui aurait cru qu'un magicien se jetterait délibérément dans la portée d'une maître d'épée et se battrait à l'épée. »

« Ce qui est encore plus incroyable, c'est son changement du jour au lendemain. Elle a sorti Lævateinn, l'épée de Surtr, hier aussi, mais elle ne l'a pas utilisée correctement à ce moment-là, si ? »

« Ouais, même si c'était un faux, ça tirait quand même la puissance de l'original. Tu pouvais mourir si quelque chose tournait mal. »

« Mais cette fois, il n'y avait aucun signe de ces faiblesses. »

« C'était parce que son adversaire était Lady Aris ? Qu'elle ne mourrait pas parce qu'elle est une maître d'épée ? »

« T'es con, tu sais pas lire l'ambiance ? Elle est complètement différente d'hier. Elle est définitivement comme nous. »

« C'est vrai… mais comment ? C'est impossible à Marcis qui n'a que des gamins ? »

« Ça veut dire que la Maison Nermia les entraîne comme on a vécu nous ? »

« Son grand-père est un des Seigneurs de la Tour de Magie, alors ça pourrait venir de ce côté aussi. »

« Putain, c'est ça la noblesse de haut rang de l'empire ! C'est exactement ce qu'on attend de la famille la plus haute parmi les Comtes ! »

« On était vraiment des grenouilles au fond d'un puits. Le monde extérieur est plein de monstres comme le diable d'argent ! »

En regardant les autres étudiants frissonner de peur, je ne pus rien dire.

Parce qu'en toute honnêteté, j'avais peur moi aussi !

« Excusez-moi, président… »

« Ah, Lady Siir. »

Alors que je ressentais la peur du monde, Lady Siir, qui accompagnait toujours Lady Aris, s'approcha de moi.

« Président, je souhaite rendre visite à Aris à la tente des soigneurs, est-ce que ça va ? »

« Ah, oui, je viendrai avec toi. »

Lady Aris avait été touchée de plein fouet par la magie de foudre de son ennemie, et avait été envoyée aux soigneurs.

Vérifier les blessures d'une de nos membres les plus puissantes allait de soi pour moi en tant que présidente du conseil des élèves.

Et ainsi, après que quelques autres membres du conseil décidèrent de venir aussi et que nous nous approchâmes de l'endroit où se trouvait Lady Aris.

« Je vais prendre congé maintenant. »

Lady Siir, qui, en tête, avait été la première à ouvrir la porte et à entrer, se retourna et se mit à courir sans se retourner.

« Si, Siir ? Siir ! »

Suivi par les supplications désespérées de Lady Aris.

Claque !

« Tu sais ce que c'était, hein ? »

« Ouais, je sais. »

« Au moins ses soins sont garantis. »

Dès que j'entendis cette voix, je ne me donnais même pas la peine de regarder à l'intérieur, et refermai la porte immédiatement.

« Hi hi hi ! Ma grande ! Maintenant, passons un bon moment rien qu'à nous deux ! »

« N, Noooooooooooon ! »

Comme on s'y attendait, cette personne — non, ce diable — était arrivée avant nous et faisait exactement ce qu'on attendait d'elle, faisant en sorte qu'on entende les cris qu'on entendait si souvent à Yugrasia, aux tentes des soigneurs du festival impérial aussi.

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