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Running Away From The Hero!

Chapitre 83

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Chapitre 83

Chapitre 83

Chapitre 83/26032%~15 min de lecture2 969 mots

Ce gamin, non, cette gamine était totalement folle.

« Si tu continues comme ça, je vais vraiment demander sérieusement à mon père de m'autoriser à t'épouser ? »

Était-ce à cause de ma bévue de la dernière fois où je lui avais montré mon air choqué ?

Cette petite peste, chaque fois qu'elle est en position de faiblesse, elle sort invariablement le mariage.

« Altesse, même dans ce cas, vous ne pouvez pas faire l'impossible. »

« Vraiment ? Vraaaiment ? C'est ça ? D'accord alors. J'irai dire à Papa que je vais t'épouser. »

« Bien que les lois de l'empire n'autorisent pas encore le mariage d'Altesse. »

« Hein~ Du coup, tu vas et viens à la bibliothèque impériale dès que tu as un moment libre, c'était pour apprendre le droit impérial ? »

Cette petite morveuse, avant elle me narguait d'un air impassible, mais on ne sait pas où elle a appris ça, ces temps-ci elle me met la pression avec ce regard vicieux.

« Oui, on ne sait jamais quand ce qu'on a appris peut servir, après tout. »

« D'accord, alors tu devrais aussi savoir que selon le droit impérial, bien que le mariage soit impossible, les fiançailles sont tout à fait légales, non ? »

Et pourquoi pas. Il y a eu des cas où des familles fiançaient leurs enfants ensemble alors qu'ils n'étaient même pas encore nés.

Des fiançailles à dix ans était un âge tout à fait acceptable pour se fiancer.

Mais la condition pour cela était très étrange.

« Altesse. Pour une question touchant la famille impériale, et qui plus est une question qui affecte l'empire lui-même, la raison pour laquelle un membre de la famille impériale cherche à se fiancer n'est-elle pas trop fallacieuse ? »

Il y avait une raison pour laquelle la princesse qui, d'habitude, me taquinait juste ce qu'il faut pour m'embêter avant de reculer, disait cela.

Et c'était…

« N'en faites-vous pas un peu trop en me menaçant de fiançailles juste parce que vous ne voulez pas manger de carottes et de concombres. »

« Ast. Je n'aime pas ce que je n'aime pas. »

En effet. La raison pour laquelle Sa Hautesse allait jusqu'à utiliser ses propres fiançailles pour me menacer, c'était parce qu'elle ne voulait pas manger ses légumes, carottes et concombres.

Sa Hautesse qui faisait une crise avec une énorme grimace avait exactement son âge, mais pour moi qui savais exactement ce qu'il y avait derrière cette apparence, ce n'était qu'un dégoûtant numéro !

Et donc je dois tenir bon ici.

« Même si Altesse me menace, en tant qu'intendant personnel qui doit aussi veiller sur votre santé, je ne peux pas accéder à la demande d'Altesse. »

« Ma santé n'a aucun problème juste parce que je ne mange pas de carottes et de concombres ? »

Bien sûr, puisqu'on lui donne toutes sortes de choses bonnes pour le corps au palais impérial, sa santé ne se détériorerait pas même si elle ne mangeait pas de concombre ou de carotte.

Mais le seul moment où je peux me venger ouvertement de Sa Hautesse qui me donne du travail ennuyeux au quotidien, c'est précisément ce moment du repas.

Je ne peux pas rater ça !

« Altesse. Parmi les devoirs d'un intendant personnel figure le devoir de veiller à ce qu'Altesse grandisse bien. Et donc, pour corriger les habitudes alimentaires d'Altesse… »

J'allais convaincre (duper) Sa Hautesse avec une raison à peu près logique, mais à côté de moi, Dame Reia mordit dans un sandwich qu'elle mangeait en en-cas avant le déjeuner et s'écria.

« Ah ! Attendez une seconde, Sir Ast ! Quand vous n'avez pas de concombres dans votre propre sandwich, votre argument auprès d'Altesse n'a aucune valeur ! »

Tch, je me suis fait prendre.

« Mais pourquoi Dame Reia mange mon sandwich ? »

« J'ai fini tout le mien. »

« Et du coup, c'est bien qu'une dame mange la nourriture des autres quand elle veut ? »

« Oh, depuis quand est-ce qu'on me traite comme une dame ici. »

Dame Reia qui mangeait mon sandwich avec un air qui disait que tout était normal était définitivement devenue plus forte.

Pas physiquement. Elle était déjà maître d'épée quand je l'ai rencontrée, donc ses compétences martiales étaient déjà solides.

Mais sa croissance mentale en seulement ce mois unique était si éclatante qu'elle en était presque aveuglante.

Était-ce là la force mentale qu'elle a acquise après s'être fait rejeter par les quinze hommes que je lui ai présentés !

« Ast, c'est bien que tu t'amuses avec Reia, mais tu n'as pas quelque chose à me dire avant ça ? »

Pendant que j'étais absorbé par la croissance de Dame Reia, Sa Hautesse me regardait avec le même regard que je lui lance si souvent.

Quel regard, demandez-vous ?

Le regard de quelqu'un qui regarde une ordure irrécupérable de haut ?

« Altesse. Le concombre est un ingrédient qui ne peut tout simplement pas être sauvé. La cuisine est un art où l'on combine chaque ingrédient pour en faire ressortir le meilleur chez les autres, et ce qu'on appelle concombre est un ingrédient très médiocre qui infecte les autres ingrédients de son odeur et de son goût. »

« Moui. Je pense pareil, Ast, mais pourquoi tu mets des concombres dans ma nourriture, et pas dans la tienne ? »

Ça ? C'est évident.

« Altesse, je suis un adulte. Les enfants peuvent ne pas être difficiles pour le bien de leur croissance, mais je suis un adulte qui a déjà fini de grandir et donc je n'ai pas à manger de concombre. »

« Quelle connerie est-ce que c'est que ça ? »

« Signifiant qu'Altesse est encore en période de croissance donc vous ne pouvez pas être difficile, mais j'ai déjà fini de grandir donc j'ai le droit d'être difficile. »

« Tu te rends compte de quel genre de conneries tu débites depuis tout à l'heure, Ast ? »

Bien sûr que ça sonne comme des conneries même à mes propres oreilles, mais le moment où j'avoue ça, je risque d'être dévoré tout cru par ce monstre à apparence de fille.

Merde, les autres gamins qu'on traite comme ça dans d'autres mondes sont généralement orphelins et soldats, donc si leur supérieur leur dit de sauter, ils doivent demander à quelle hauteur.

Mais Notre Monstrueuse Altesse Impériale est une princesse donc elle n'a pas de supérieur pour lui dire de fermer sa gueule.

« Altesse. J'ai perdu mes parents jeune, et peu après mon pays a aussi été détruit à cause de la bêtise de notre seigneur territorial. »

« Du coup, tu veux que je dise que je suis désolée ? »

Cette princesse têtue.

Bien sûr, si elle me traitait avec pitié, ça me donnerait des frissons dans le dos à sa manière.

« Non, je ne souhaite pas rejeter ma malchance sur les autres. C'est juste que, comme j'ai passé mon enfance comme ça, je n'ai pas pu être difficile quand j'étais petit. »

« Sir Ast… »

Dame Reia me regardait avec des yeux très tristes.

Mais, ce sandwich dans ses mains, c'est pas le mien ? J'en ai mangé qu'un seul, donc la moitié de mon déjeuner a déjà disparu ?

« Et ? »

« Puisque je n'étais pas difficile quand j'étais petit, j'ai pu grandir comme je l'ai fait. Et donc Altesse ne peut pas être difficile sur sa nourriture. »

« Vraiment, maintenant ? »

Et comme si elle me comprenait, Sa Hautesse hocha la tête, me sourit brillamment et dit.

« Alors assez de tes conneries, et échange ton sandwich avec le mien, Ast. »

Et en même temps, la main qui s'avança pour voler mon sandwich n'était autre que celle de Sa Hautesse !

Paf !

« Je refuse. »

Et je tendis ma propre main pour repousser celle de Sa Hautesse et protéger mon sandwich.

« Tu es fou ? Frapper la main de la famille impériale ? »

« Altesse. Dans les lois de l'empire, il y a des clauses qui stipulent que pour les personnes qui s'occupent de jeunes membres de la famille impériale, comme les intendants comme moi ou les nourrices. Ainsi que les précepteurs engagés pour l'éducation, tous ont le droit d'appliquer une discipline modérée selon leur jugement. »

« Du coup t'as mémorisé toutes ces choses chiantes. Mais y avait-il une clause qui incluait la difficulté alimentaire parmi ces nécessités de discipline ? »

« Altesse, la difficulté alimentaire peut être incluse dans l'éducation liée à la vie quotidienne. »

Sa Hautesse me dévisagea, ou plus précisément mon sandwich, les yeux plissés, avant que son regard ne se porte sur Dame Reia.

« Reia, y avait-il des carottes dans le sandwich de Sir Ast ? »

« Miam… ou, oui ? Ah, le sandwich de Sir Ast ? »

À la question soudaine de Sa Hautesse, Dame Reia avala précipitamment le sandwich qu'elle mâchait avant de hocher la tête.

« Oui, il y en avait. »

Bon, je n'aimais pas les concombres, mais comme les carottes ne me dérangeaient pas, je les avais laissées.

« D'accord alors, Ast. Je vais essayer de corriger mon dégoût pour les carottes à cette occasion. On dit toujours que les petits pas sont le début de tout, non ? Alors échange ton sandwich avec le mien. »

Oh, penser qu'elle essaierait de corriger sa difficulté pour les carottes qui a échoué la dernière fois à cause de Dame Reia !

« Penser que vous essayeriez de corriger vos habitudes alimentaires vous-même, j'en suis fier, Altesse. »

« Je sais, non ? Alors… »

Sa Hautesse disait ça avec un air un peu contrarié.

Et je coupai les mots de Sa Hautesse, et continuai à parler.

« Mais je refuse ! »

« Pourquoi ?! »

Pourquoi ? Bien sûr que c'est parce que !

« Parce que je n'aime pas le concombre, Altesse ! »

« …ggghhht. »(1)

À mes mots, Sa Hautesse fit un air stupéfait brièvement avant d'ordonner à Dame Reia.

« Reia, je t'ordonne en tant que ta seigneur. Apporte-moi le sandwich d'Ast. »

« Oui, Votre Altesse. »

Mm ? Attends.

« Dame Reia ? »

« Je suis désolée, Sir Ast. Mais ce sont les ordres de ma dame. »

Aux mots que c'était un ordre, toute l'aura de Dame Reia changea.

Bien que j'aie vu beaucoup de facettes de Dame Reia pendant ce temps pas si court, il n'y a qu'une seule fois où j'ai vu ça avant.

C'était le moment où elle a tranché la barrage magique que Sa Hautesse et moi avions testé et mis en œuvre.

Et une autre différence était que cette fois, son apparence d'alors était juste devant moi maintenant !

« Dame Reia. C'est un aspect important pour soutenir la croissance de Sa Hautesse… »

« Oui, j'en suis consciente. Mais les ordres de Sa Hautesse sont plus importants que ça. »

Wow, penser qu'une personne pouvait changer autant. Normalement elle serait juste partie « v, vraiment ? » et aurait passé l'affaire avec juste des mots.

« Est-ce que ça doit aller jusque-là ? »

« Mon épée a été dédiée à Sa Hautesse. Et même si Sa Majesté l'empereur me l'ordonnait, je dois prioriser les ordres de Sa Hautesse. »

Maintenant que ça en était arrivé là, je commençai à réfléchir.

Est-ce que je pouvais me battre contre Dame Reia dans son état actuel et gagner ?

Impossible.

Est-ce que je pouvais protéger mon sandwich de Dame Reia dans son état actuel ?

Aussi impossible.

Il ne me restait alors qu'une seule chose à faire.

« Dame Reia, si c'est comme ça que Dame compte faire, alors je dois aussi être sérieux. »

« Oui, Sir Ast. J'ai entendu dire que vous entraîniez aussi votre escrime quotidiennement, Sir Ast. »

Oui, l'archétype de la fantasy.

Si moi, qui ne peux utiliser ni magie ni invocation, veux survivre dans ce monde de fantasy, alors au moins je dois savoir manier une épée.

Je vivais la vie que je vivais parce qu'au moins ma vie précédente et celle-ci n'étaient pas si différentes à cet égard.

Je devais au moins brandir une épée familière.

Et grâce à ça, je n'ai jamais perdu le contact avec une lame.

Au point où même l'organisation a reconnu mon escrime, aussi loin que je me souvienne mon épée a toujours été dans ma main toute ma vie.

Chling.

Dame Reia tira son épée de son fourreau et me regarda avec assez d'esprit combatif pour me glacer le sang.

« Bien que j'aurais préféré que ce soit sous d'autres circonstances, mais je me demandais toujours à quoi ressemblait l'escrime de Sir Ast. »

Moi aussi je pris de la distance. Et tendis ma main.

Vers mon sandwich.

« Mm ? »

« Hein ? »

Dame Reia qui me faisait face sérieusement, et Sa Hautesse la princesse impériale qui observait joyeusement nous deux, regardèrent mon numéro de glouton avec des yeux éberlués.

« At, attendez, Sir Ast ! C'était pas censé partir vers un truc du genre vous et moi qui croisons le fer ? »

Croiser le fer ? Avec la Princesse de l'Épée ?

Pour être honnête, rien qu'en escrime pure, j'étais confiant de ne pas perdre contre Dame Reia.

Peu importe à quel point Dame Reia est un génie, quand on additionne ma vie précédente et ma vie actuelle, j'ai plus de 40 ans d'expérience à brandir une épée.

Mais c'est pas comme si j'avais les couilles de me battre contre Dame Reia en mode sérieux.

Pourquoi le Ciel de l'Épée reçoit le plus de respect parmi les cinq titres d'Épée ?

Parce qu'il appartient au plus fort parmi ceux qui pratiquent l'escrime.

Et pourtant, même ainsi, on dit que le Ciel de l'Épée est le plus faible parmi les cinq Épées titrées.

Parce que la majorité des gens qui deviennent Ciel de l'Épée sont des gens qui utilisent leur escrime pour surmonter leurs déficiences en puissance magique.

Le ki d'épée utilise la puissance magique.

Et les auras d'épée sont la version compressée de ce ki d'épée, et utilisent donc des quantités dégoûtantes de mana.

À cause de ça, même si vous franchissez l'obstacle de maître d'épée, si vous manquez de puissance magique, vous ne pouvez même pas utiliser l'aura d'épée plus que ça.

Et même dans la réalité, parmi les Ciels de l'Épée dans l'histoire, il y a même eu des gens qu'on disait n'avoir assez de puissance magique que pour utiliser l'aura d'épée une seule fois par combat.

À cause de ça, pour être jugé purement sur leur escrime, on dit que les Ciels de l'Épée n'utilisent pas la magie quand leurs titres sont en jeu.

Mais la réalité s'en fout de tout ça.

Dans la réalité, la magie c'est le top. Même dans les romans wuxia, le protagoniste bat toujours ses ennemis avec le ki intérieur, quand est-ce qu'on les a vus devenir invincibles avec la seule prouesse martiale ?

Peu importe à quel point vos arts martiaux sont bons, vous seriez décimé d'un seul coup d'aura d'épée, c'est comme ça que marchait le murim.

Signifiant que si je suis le maître des arts martiaux et de l'épée, Dame Reia est la maître du ki intérieur et de l'épée.

Peu importe à quel point je brandis mon épée et deviens plus fort, je me ferais couper en deux d'un seul coup d'épée imprégné d'aura de Dame Reia, épée et tout.

Mais ce combat n'est pas entre moi et Dame Reia.

« Merci pour le repas. »

Et le coup de grâce fut mon enfournement des quelques sandwiches épargnés par Dame Reia dans ma bouche et l'avalement de tout d'une traite.

La cause de ce combat était l'ordre de Sa Hautesse à Dame Reia d'apporter mon sandwich.

« Maintenant alors, Dame Reia. Y a plus besoin de se battre, non ? »

Et donc si je fais en sorte que ces sandwiches n'atteignent jamais les mains de Sa Hautesse, c'est ma victoire !

Je peux juste tout manger et même pas me battre !

« S, Sir Ast… t'as un minimum de fierté en tant qu'épéiste ? »

« Avant d'être chevalier honoraire, je suis l'intendant personnel de Sa Hautesse. Corriger les habitudes alimentaires de Sa Hautesse est une priorité bien plus grande pour moi que ma fierté. »

Bien qu'honnêtement tout ça c'était pour faire un gros doigt d'honneur à Sa Hautesse, je dois au moins l'emballer comme ça pour me prendre moins de retours.

« Et au contraire, celle dont la fierté devrait en prendre un coup, c'est pas vous, Dame Reia ? »

« Urk. »

À mes mots, le visage de Dame Reia se figea.

« Puisque vous n'avez pas pu exécuter l'ordre de Sa Hautesse, après tout. »

Et en regardant cette Dame Reia, je lui offris un sourire sadique que portait un certain shinigami d'un certain carnet.(2)

« Je, je suis désolée, Votre Altesse. »

À mes mots, elle baissa la tête vers Sa Hautesse même en frémissant des sourcils.

« Non, c'est bon. »

Crac.

« Vous l'avez tous les deux fait pour moi. »

Bourre, crac.

« D, du coup j'aurais dû lui donner ? »

Alors que Sa Hautesse me dévisageait en se brossant les dents avec rage, non, en mangeant son sandwich avec rage, je commençai à sentir une sueur froide me couler dans le dos.

« Moui, c'est comme ça. C'était tout pour moi. Donc je devrais être compréhensive. »

Le regard dans l'œil de Sa Hautesse alors qu'elle ignorait toutes les règles de l'étiquette impériale et rongeait le sandwich dans ses mains semblait si loin de ce qu'on appelle la compréhension.

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