J'ai commencé à réaliser qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas environ une semaine après avoir vaincu le dragon.
« Hmm ? Pourquoi ne m'ont-ils pas encore appelé ? »
Aujourd'hui encore, je me retrouvais à paresser en roulant sur un lit confortable. Pourtant, je constatai que personne n'était venu me convoquer ou me chercher depuis ma unique entrevue avec le roi de ce pays.
« C'est vraiment bizarre… »
Un dragon avait été tué. Pas n'importe lequel, qui plus est, mais un dragon ancestral qui avait vécu vingt mille ans.
Cela devait être une opportunité unique dans l'histoire de ce royaume.
La marche à suivre normale aurait été de sillonner tous les coins de ce royaume avec la princesse secourue et de saluer les foules rassemblées pour apaiser le mécontentement public. Cela en journée, et le soir, j'aurais été convié à toutes sortes de réceptions mondaines pour saluer divers aristocrates.
C'est ce que j'avais fait après avoir tué vingt ogres dans ce royaume à l'ouest la dernière fois. Mais même après avoir tué un dragon, personne ne m'a demandé de faire quoi que ce soit de tel, alors…
« …Est-ce que le dirigeant de ce royaume serait nul en politique ? »
Cette situation me faisait pencher la tête sur le côté toute seule.
En fait, ma tête penchait tellement qu'elle était maintenant enfouie dans le lit confortable, mais gardons ça entre nous, d'accord ?
« Bon, tant mieux pour moi de toute façon… »
Le métier de « héros » offrait pitoyablement peu de jours de congé.
Après avoir fini un boulot, on espère une minuscule pause, mais Bam ! Un oracle vous tombe dessus !
Même l'itinéraire était du genre : direction l'extrême ouest depuis la zone la plus à l'est où vous étiez. Une fois à l'ouest, on vous dit de repartir à l'est, avant de vous renvoyer à l'ouest, encore !
Sérieusement ! Pourquoi ne pouvez-vous pas simplement, vous savez, engager plein de héros pour que je n'aie pas à voyager autant !
Puisqu'on travaillait avec les tours de magie, on aurait pu utiliser leurs cercles de téléportation. Malheureusement, les tours de magie n'existaient pas à tous les coins du continent.
Par-dessus le marché, plus d'une tour de magie se trouvait dans des zones reculées sans aucune population, donc parfois c'était plus rapide de marcher jusqu'à destination !
Grâce à ça, tous les héros devaient s'habituer à faire les cents pas en pleine nature. Et c'est pourquoi on ne pouvait tout simplement pas résister à la tentation des lits de luxe de la plus haute classe comme celui-ci.
Quiconque souhaite bien traiter les héros ? Préparez des lits luxueux !
Tous les héros rêvent secrètement d'un lit confortable où dormir, voyez-vous !
Alors que je roulais de-ci de-là sur le lit…
« Sir Héros ? Vous êtes là ? »
« Oui, je suis là. »
La voix de la princesse venait de l'autre côté de la porte, alors je bondis hors du lit.
« Puis-je entrer, Sir ? »
« Bien sûr ! »
Je fus légèrement nerveux, ce qui fit monter ma voix d'un ton, mais elle ne l'a probablement pas remarqué.
« Vous allez bien aussi aujourd'hui, Sir Héros. »
« Ah, oui. C'est grâce à la bonté du royaume que je profite d'un séjour confortable. »
Je ne faisais pas que payer de mine. Ils me chouchoutaient vraiment pendant mon séjour.
La plupart de mes journées se passaient à ne rien faire d'autre que rouler sur le lit. Pendant ce temps, le royaume avait même préparé une salle d'entraînement vide pour mon usage exclusif.
Bon sang, ils offraient même le service de m'apporter à manger directement dans ma chambre quand j'avais faim ! Il me suffisait d'appeler un serviteur qui attendait dehors.
Je le savais. Si tu es un héros, tu dois chasser un dragon au moins une fois dans ta vie.
Ces derniers jours m'avaient appris que, effectivement, tes performances signifiaient tout dans ce monde !
« Sir Héros est le sauveur de notre royaume, après tout. Dans la mesure des moyens du royaume, nous devrions tout faire pour vous, Sir Héros. »
La princesse sourit d'une façon plutôt belle en me regardant droit dans les yeux. Cependant, je sentis un frisson sinistre me parcourir l'échine à cet instant.
« Je vous suis reconnaissant pour votre bonté, Votre Altesse. »
« Oh, non. Inutile de nous remercier, Sir Héros. »
Même ainsi, seul un tiers rate montrerait cela sur son visage.
Grâce à un sourire qui s'épanouit naturellement sur mon visage, il semblait que la princesse n'ait rien remarqué.
Mis à part tout ça, d'ailleurs. Qu'est-ce qui a bien pu provoquer ce pressentiment tout à l'heure ?
Est-ce que l'instructeur essaierait de s'enfuir encore ?
Mais j'avais déjà dit à Hill et Selena d'intensifier leur surveillance d'Alice au cas où. Contrairement à moi, ces deux-là semblaient être devenus plutôt proches de la gamine, voyez-vous.
« En tout cas… Il s'est passé quelque chose, Votre Altesse ? Vous me rendez visite d'un coup comme ça. »
La tournée nationale du royaume allait-elle enfin commencer ou quoi ?
Je veux dire, même si le système politique de ce royaume était cassé, les nobles auraient dû déposer diverses demandes jusqu'ici.
« Non, pas du tout. Mais je suis un peu déçue par ça, Sir Héros. Hier, on s'était promis de se revoir aujourd'hui, non ? »
Mais la réponse qui me revint fut une adorable plainte.
Elle gonfla légèrement les joues et fronça les sourcils dans une fausse colère. Mais même un abruti aurait vu qu'elle jouait la comédie.
« Oh. Toutes mes excuses. »
Même en m'excusant, ce sentiment bizarre ne voulait pas me lâcher.
Quand le dragon a attaqué ce royaume, l'attaque de son souffle a-t-elle atterri dans un… pas si bon endroit que ça ? Est-ce que ça a causé le massacre de tous les nobles impliqués en politique ?!
À cette heure, plus de quelques endroits m'auraient déjà appelé, pourtant la seule personne que j'ai rencontrée jusqu'ici n'était que la princesse.
« Hmpf~. Sir Héros, qu'est-ce qui peut bien vous traverser l'esprit alors que je suis juste à côté de vous ? » La princesse détourna légèrement le regard face à mes excuses et me demanda sur un ton un peu vexé.
Et je finis par cracher ce que j'avais en tête, ce qui n'était pas du tout dans mes habitudes. « C'est juste que les aristocrates voulant me rencontrer auraient dû se pointer maintenant, voyez-vous. »
« Ah ! C'était donc ça votre inquiétude ! La cour royale a bloqué toutes leurs tentatives par considération pour vous, Sir Héros. Parce qu'on a donné la priorité à votre séjour confortable dans notre royaume. »
« …Ah. »
Je dus me faire une petite remontrance à cet instant.
Refuser répétitivement les demandes des nobles aurait placé la famille royale dans une sacrée position désavantageuse, après tout !
Ils faisaient tout ça pour moi, et moi je pensais que la famille royale de ce royaume était nulle en politique !
« Je ne peux qu'exprimer ma gratitude une fois de plus pour la bonté du royaume de Neidon. »
« Mais Sir Héros, on n'est plus des étrangers, oui ? C'est tout à fait normal. »
On était effectivement de parfaits étrangers, mais pas la peine de le souligner maintenant, je pense.
Comme je n'avais pas grand-chose à dire, contentons-nous de sourire et de passer l'éponge.
Tout comme hier, ma discussion avec la princesse dura environ une heure. Les sujets allaient des histoires du royaume à des choses plus personnelles.
La plupart de ce dont on parla concernaient des trucs comme la famille royale ennuyée par les nobles qui ne cessaient d'envoyer des invitations de mariage ou mon instructeur les aidant à inventer de nouveaux types de gâteaux. Des choses dans ce genre-là.
« J'ignorais que mon instructeur était doué en cuisine, en plus. »
« Ah, oui. Les desserts créés selon les instructions de Sir Naruan sont assez raffinés et, apparemment, adorés par les dames de compagnie et les servantes de la cour. »
« Ah, je vois. »
« Nous avons reçu l'aide de Sir Naruan à plusieurs reprises ces derniers jours. »
Ça avait du sens vu que mon instructeur avait été employé à la cour impériale il fut un temps, après tout.
Le boss non officiel de la cour impériale, la Princesse Impériale, le pourchassait encore obsessionnellement après tout ce temps, donc ouais, fallait pas douter que ses compétences étaient au top.
« Je vois. En tant que disciple, je suis fier que mon instructeur ait été d'une grande aide pour le royaume. »
Malheureusement pour moi, j'ignorais encore tout à cet instant.
J'ignorais quel genre d'aide la princesse recevait de l'instructeur.
J'ignorais que tout ça n'était que son plan sournois pour s'enfuir loin de moi !
Et environ deux semaines après ce jour…
Jusqu'à ce que je finisse par rencontrer quelqu'un de la cour royale qui n'était pas la princesse…
Comme un idiot naïf, je passai mes jours tranquillement sans réaliser que j'étais devenu un oiseau en cage.
***
« Merci, merci infiniment ! Sir Saint ! »
« Ah, non. C'était rien du tout. »
Notre cher Shuttle-gun souriait doucement à une femme qui le remerciait en pleurant. [1]
« Bon, alors. Personne suivante, s'il vous plaît ! »
Le soldat dépêché par la cour royale vit la femme en larmes partir, puis appela la personne suivante dans la file pour qu'elle s'avance.
Cette fois, c'était un vieillard dans sa soixante-dixième année. Il reçut la magie de guérison du saint et, comme la femme avant lui, s'éloigna en versant des larmes de gratitude.
Et puis, le soldat appela le suivant à nouveau…
— Maître, ce truc fait carrément pitié.
— Comme prévu d'une navette…
Regarder la répétition continue du même événement sapait progressivement mon énergie, et celle de la batte en métal.
« Halte ! C'est l'heure de la pause ! »
« Sir Saint a besoin de repos, tout le monde ! »
Notre cher Shuttle-gun était un humain, après tout.
Son sourire chaleureux était toujours là, mais son épuisement progressif devenait de plus en plus visible. Les soldats dépêchés par la cour royale bougèrent vite pour bloquer la foule et annoncèrent à haute voix une pause dans les procédures.
Bon, les patients nécessitant des soins urgents avaient été traités en premier, donc je pensais que les citoyens restants ne manifesteraient pas leur mécontentement.
— S'ils se plaignent, ce sont juste des sans-gêne, maître.
— Si la gentillesse continue, les gens finissent par croire que c'est leur droit. Si c'était votre tour de recevoir le traitement et qu'il s'arrête sans préavis, vous oublierez que c'était un service gratuit et vous commencerez à vous plaindre sur-le-champ.
En ce sens, on voyait aisément que les sujets de ce royaume faisaient beaucoup confiance à leur famille royale.
D'après les infos que j'avais réussi à glaner en participant au service de soins gratuits, il semblait que la popularité de la famille royale auprès des sujets du royaume était extrêmement haute. Ça incluait le prince, qui s'était pointé pour nous emmerder royalement à l'époque, ainsi que la Princesse Glace qui s'était fait kidnapper par le dragon.
Plutôt inhabituel pour des royaux, ils apparaissaient souvent devant leurs sujets et effectuaient régulièrement des actes de charité.
C'est pour ça que, quand le dragon est arrivé en fracassant tout et a enlevé la princesse, certains citoyens se sont portés volontaires pour rejoindre l'expédition même s'ils tremblaient de peur !
Et c'est pour ça que mon plan avançait plutôt bien, aussi !
Je saluai les soldats. « Merci pour votre dur labeur à tous. »
« Pas du tout, monsieur. C'est grâce à vous, Sir Naruan, et Sir Swinn que notre royaume a survécu à la calamité. »
« Pas seulement ça, pensez donc que Sir Hill Shuttle le Saint soignerait personnellement nos citoyens… »
« Comme on s'y attend de gens de l'Ordre de la Nature débordants de bienveillance ! »
Hé, vous m'insultez activement là…
Mis à part ça, l'Ordre de la Nature déborderait de bienveillance, dites-vous ?
Un ou deux types disant ça, ce serait rien de plus que des conneries anodines qu'on pourrait balayer d'un revers de main. Cependant, on l'entendait de praticamente tout le monde, alors est-ce que la déesse, le héros et le saint ici présents seraient les seuls bizarres de l'Ordre ?
« Est-ce que je peux discuter avec les citoyens ? »
« Bien sûr, monsieur ! »
Le héros gamin avait fourré Monsieur Shuttle et l'elfe à côté de ma fille, mais tant pis, mon but maintenant n'était pas de fuir.
Même si je m'enfuyais maintenant, ils me captureraient sans doute en un rien de temps. Donc, pas la peine de faire un truc inutile et de les rendre encore plus suspicieux envers moi !
Non, ce dont j'avais besoin maintenant, c'était de créer des chaînes incassables qui cloueraient le héros gamin sur place !
« Bon, alors. Vous vous souvenez où j'en étais resté dans mon histoire ? »
« Quand le dragon maléfique a enlevé notre princesse ! »
« Ah, je vois. Merci pour ça. »
Les mots de gratitude n'avaient pas assez d'impact, alors j'enchaînai avec des biscuits cuits par les servantes de la cour royale en guise de cadeaux.
Je pouvais même garantir le goût puisque j'avais divulgué la recette secrète donnée par les chefs de la cour impériale.
« Merci, Sir Sage ! »
Ces gamins semblaient connaître pas mal d'étiquette parce qu'ils baissèrent la tête vers moi d'abord avant de partager les biscuits entre amis pour les manger.
« Bon, maintenant. Pourquoi pas commencer mon histoire, alors ? Une fois que Sir Héros a appris l'enlèvement de la princesse… »
Même si la princesse n'avait pas été aimée des sujets, mes histoires l'auraient transformée en superstar.
Mais sa popularité dans ce royaume était déjà à son pic avant même que je commence !
Du coup, tout ce que j'avais à faire ici, c'était d'ajouter un petit peu de piment, et ça suffisait pour que les gamins soient totalement absorbés par mon récit.
L'histoire impliquait la princesse enlevée et le héros fringant la sauvant. Le héros qui se trouve être son amant !
Bien sûr, il ne l'était pas à l'origine, mais il fallait quand même mettre du piment si on voulait faire une histoire délicieuse pour tous les âges.
Les gamins écoutaient mon histoire avec une telle intrigue sur leurs visages !
Les regarder me rappelait le visage de ma fille. Me rappelant qu'on n'avait pas passé beaucoup de temps ensemble récemment…
Attends encore un peu pour moi, mon cher enfant… Le moment où j'aurai réussi à enchaîner ce héros perfide, je jure de t'emmener et de me barrer de ce putain de royaume !
« Et ainsi, le dragon maléfique fut vaincu. Son Altesse la Princesse et Sir Héros retournèrent au royaume pour vivre heureux pour toujours. »
« Woooaaah ! »
Ces gamins étaient à l'âge où ils auraient aimé ce genre d'histoires quoi qu'il arrive. Mais en plus, ils savaient déjà que mon histoire était basée sur des événements réels.
Comment auraient-ils pu ne pas le savoir ? Un dragon massif venait de passer au-dessus de leurs têtes pas plus tard que récemment, après tout !
À quel point auraient-ils eu peur ?
Un paquet massif de terreur pure, telle qu'on n'en entend que dans les légendes, volait juste au-dessus de leurs têtes !
Mais quand le brave héros tua le dragon, cette terreur se transforma instantanément en respect et en admiration pour lui.
Penser qu'il affronta bravement une telle créature massive tout seul alors que les humains étaient censés être trop faibles pour le faire !
Pas seulement ça, mais pour sauver sa bien-aimée (du moins dans mon histoire bidon) princesse, en plus !
« Sir Héros est trooop cool ! »
« Comme on s'y attend du petit ami de Son Altesse ! »
Quelques gamins débordant d'empathie et d'émotion en pleurèrent même à cause de mon récit.
Pour moi, c'était un succès massif.
Et ce n'était pas que des gamins qui écoutaient mon histoire en ce moment. Contrairement à ces gamins, les adultes qui écoutaient sur le côté savaient qui j'étais. Et ils auraient l'impression que mon histoire était vraie.
Techniquement, je ne mentais pas, bien sûr. En excluant le fait que les deux protagonistes s'aiment, je rapportais simplement ce que j'avais personnellement vu et vécu, non ?
Les gamins et les adultes qui partaient un par un commencèrent à propager la rumeur avec enthousiasme.
Certains en parleraient en buvant avec leurs potes. Certains s'en serviraient comme histoire pour endormir leurs propres enfants, tandis que d'autres présenteraient ce qu'ils avaient entendu à des bardes à un prix convenable !
Résultat, j'ai appris qu'une version revisitée de mon histoire, pimentée pour devenir une love story encore plus déchirante, faisait ses tournées près de la capitale royale pendant qu'on parle.
Les auteurs de cette version étaient divers bardes, bien sûr ! Ces gens, qui vivaient ou mouraient selon leur don de parole, transformèrent mon histoire en conte de fées encore plus fantastique avant de la répandre. Même si mon histoire consistait mostly en faits secs, moins quelques ajouts !
Comme on s'y attend de gens qui gagnent leur vie à raconter des histoires — ils arrivaient aisément à deviner quel était le sujet le plus tendance du moment !
Et ainsi, les bardes à travers le royaume commencèrent à répandre l'épopée du Héros de la Lumière Sir Swinn tout en conservant son noyau solennel et émouvant.
« Merci d'avoir aidé aujourd'hui aussi. » Notre cher Shuttle-gun, qui avait bossé comme une fourmi esclave aujourd'hui, me sourit et exprima sa gratitude.
Pauvre type, qui n'a pas remarqué que mon plan progressait graduellement chaque fois qu'on sortait du château royal.
« Ah, non, Sir Saint. Mes excuses pour n'avoir pas été plus utile. »
« J'ai entendu que vous aviez diverti tous ceux qui attendaient mon traitement, monsieur. Ça seul a été une grande aide pour nous. »
Voir l'expression sincèrement reconnaissante de Shuttle-gun me fit un petit pincement de culpabilité au cœur. Mais abandonner juste pour ça ferait de moi un raté en tant qu'ancien employé d'une organisation maléfique !
« C'est juste un moyen de passer le temps, Sir Saint. » Moi aussi, je souris en retour à Shuttle-gun.
Bien sûr, j'oubliai pas de lui rappeler gentiment que je serais sous ses « soins » pour demain, aussi !
Et ainsi, jour après jour, la popularité du héros gamin monta en flèche jusqu'à percer les cieux. Mais il ne fit jamais d'apparition publique, même alors, renforçant encore l'aura de mystère l'entourant.
Et vers l'époque où les fantasmes impliquant le héros avaient atteint la fièvre…
« Quand est-ce qu'on commence, Sir Sage ? »
« Mm. Je pense que maintenant serait le moment idéal pour commencer à travailler sur les nobles, Votre Altesse. »
La princesse et moi commençâmes à gagner divers nobles à notre cause, un par un.
[1] : « gun » est basically la version coréenne de « kun » en japonais. Prononcé « goon », c'est un honorifique affectueux généralement attaché à un ami masculin du même âge ou à quelqu'un de plus jeune.