Tous les plans soigneusement élaborés avaient la fâcheuse tendance à partir en vrille à un moment ou à un autre.
Prenez les plans faits en début ou en fin d'année : ils finissent invariablement aux oubliettes, non ?
Vous concoctez un programme pour l'année entière, puis vous achetez l'un de ces agendas qui coûtent un bras alors qu'aucune page n'est encore noircie. Par-dessus le marché, vous prenez aussi un planificateur, au cas où.
Tout fier de vous, vous y inscrivez vos bonnes résolutions pour l'année à venir, en vous jurant que cette fois, c'est la bonne.
Quant aux résolutions elles-mêmes, leur teneur se ressemble furieusement d'une personne à l'autre.
Cette année, j'étudie un truc ou un autre. Cette année, je me mets au régime. Cette année, j'obtiens telle ou telle qualification. Cette année, je lis X livres par mois !
Vous vous le dites, vous faites tout un tas de plans, puis vous vous donnez à fond pour les tenir.
…Jusqu'au premier trimestre, tout au plus.
Quand arrive la chaleur de l'été, l'agenda dont seule la première partie est remplie prend la poussière, ses pages vouées à rester blanches à jamais. Et cet agenda qui ne contient que les événements de janvier et février finit à la poubelle en fin d'année, quand vous allez en racheter un autre.
Ce cycle se répète à l'infini.
Pourtant, l'acte n'est pas totalement dénué de sens. Disons qu'au minimum, les employés du fabricant d'agendas touchent leur salaire mensuel, alors voilà.
D'ailleurs, si je ne tenais pas mes résolutions, c'était parce que mes lubies changeaient avec le temps, pas parce que quelqu'un d'autre interférait dans ma vie.
Malheureusement… Ce qui se passe en ce moment ne vient pas d'un changement d'avis de ma part, mais d'autres gens qui s'immiscent pour pourrir mes plans. Et cet acte de sabotage est totalement irréversible, qui plus est.
« Seigneur Héros… ! »
« C'est, c'est Seigneur Héros ! »
« C'est le Héros de la Lumière, Seigneur Swinn ! »
Une foule massive en liesse se précipitait vers nous.
Kyaa~ Comment ont-ils pu reconnaître la tronche de cet idiot de si loin ?
Franchement, vous devez avoir une vue de 10/10. Vous êtes peut-être tous les descendants des Mongols ?
Quel village flippant, capable de conquérir le monde un de ces jours !
-Maître, maître. Je croyais que ton disciple était le Héros de l'Ordre de la Nature ? Alors pourquoi est-il le Héros de la Lumière maintenant ?
-Comment veux-tu que je sache ?
Le héros m'a expliqué plus tard qu'on lui avait donné ce titre à cause de ses mèches blondes et de son penchant pour une aura d'épée dorée.
Cette explication n'a fait qu'attiser ma curiosité : pourquoi pas Héros de l'Or, plutôt ? Mais j'ai décidé de ne pas insister, vu que le héros lui-même ne semblait pas le savoir.
Quoi qu'il en soit, j'avais le sentiment que son « titre » serait plutôt utile pour manipuler l'information en ma faveur.
« Seigneur Héros, des bandits ont attaqué notre village et enlevé certaines de nos femmes, Seigneur ! »
« Pas seulement, des orcs nous ont aussi raidis et volé nos réserves de nourriture ! »
« Et par-dessus ça, notre seigneur maléfique a confisqué de force le peu de nourriture qui restait sous prétexte de percevoir l'impôt… »
« Et même des gobelins… »
Les villageois s'accrochaient au héros et geignaient sur leur sort.
Merde, chaque histoire qu'ils lui racontaient avait l'air sacrément grave. Comme s'ils avaient tous subi une correction de l'Effet Héros (passif).
-Maître, ce monde fait peur…
-Mon sentiment exact.
Être bandit dans ce monde était un choix de vie des plus périlleux. Vous voyez, il y avait de fortes chances de croiser des monstres errants dans les montagnes.
Une bande de bandits se formait généralement quand des gens, incapables de supporter la tyrannie de leur seigneur maléfique, choisissaient de fuir et de se regrouper. Certains étaient des criminels qui ne pouvaient pas vivre normalement parmi les gens ordinaires.
On pouvait supposer sans risque que la plupart de ces bandes ne comptaient personne ayant reçu une formation militaire professionnelle. Ce qui signifiait que leur puissance de combat n'était guère supérieure à celle de citoyens lambda.
Dire qu'une telle bande pouvait survivre dans des montagnes sauvages peuplées de monstres ?
C'était une sacrée gageure, en effet.
Bien sûr, il était plus courant de trouver une montagne sans monstres. Mais cela impliquait, en retour, que la sécurité de cette région était plutôt excellente. Un endroit sûr, en somme.
Quand les monstres étaient trop rares pour donner aux soldats une expérience de combat pratique, il n'était pas rare de voir leur cible se reporter sur les bandits.
Ce n'était pas pour rien qu'il existait un vieux dicton : « Être bandit, c'est plus dur qu'être mercenaire » dans ce monde.
Mais à ma grande surprise, certains bandits avaient décidé d'attaquer ce village. Pas seulement ça : des orcs, un seigneur maléfique, et en bonus, même des gobelins !
Un tel pack complet de cadeaux serait difficile à voir une fois dans sa vie !
Et le putain de héros… !
« Tout va bien, tout le monde. Ce genre de chose arrive souvent dans la vie, après tout. Je m'en occupe. »
…Il a tout accepté sans même sourciller !
-Maître, il a même dit que ces choses arrivent souvent.
-Je croyais toujours que seul mon entourage avait pété un câble, mais à ce qu'il paraît, ma vie jusqu'ici a été bénie.
-Maître, est-ce possible que le village où nous vivions soit le plus sûr du monde entier ?
-C'est une forte probabilité, en fait.
Les chances de tomber sur un pack complet pareil devaient être bien plus faibles que celles d'avoir l'ancienne Étoile de l'Épée comme voisin sous le déguisement d'un gentil papi.
Je ne voyais aucune montagne imposante formant de grandes chaînes aux alentours. Mais penser que des orcs et des bandits cohabitaient côte à côte dans un pays de douces collines comme celui-ci !
Les savants de l'empire doivent trépigner d'impatience pour venir ici au plus vite, histoire de faire des recherches et de publier leurs découvertes illico !
« Bon, instructeur. Vous venez avec nous, oui ? »
« …Tu veux que j'y aille avec Alice ? »
« Je pense que ce sera plus sûr pour elle de nous accompagner. »
J'avais une légère envie d'explorer le village, donc mon plan initial était de faire du tourisme et d'attendre le retour du groupe du héros. Mais il semblait que le héros veuille que nous agissions ensemble avec son groupe.
« C'est parce que tu t'inquiètes que je m'enfuis ? »
Je lui ai demandé directement, histoire de le sonder un peu. Normalement, face à une telle question, on répond non, mais…
« Oui, instructeur. »
Ça aurait dû être du bon sens, mais mon interlocuteur se trouvait être mon ancien disciple.
« Quelle réponse franche, Seigneur Héros. »
« C'est grâce à vos enseignements, instructeur. »
Le voir hocher la tête calmement dégageait une certaine assurance, une certaine audace.
« Vous voulez emmener une enfant aussi frêle dans un endroit dangereux comme ça ? ! »
« Instructeur, il n'y a pas d'endroit au monde plus sûr qu'à vos côtés. »
Ce gamin… Sous prétexte qu'il a un peu grandi, il ne veut pas céder d'un pouce, hein ?
« Et l'option la plus sûre pour nous, c'est qu'Alice et moi restions au village. »
« Ce qui arrive aussi à être le moyen le plus facile pour toi de nous fausser compagnie. »
« Hah-ah… Très bien. Si nous vous accompagnons, tout sera réglé, oui ? Cependant, tu me fais si peu confiance que ça ? »
« Oui, Seigneur. »
Cette réponse sans hésitation m'a donné envie de sortir le mode disciplinaire de la batte en métal, mais tabasser le héros ici n'aurait fait que me mettre à dos tous les villageois.
Il fallait donc que je me retienne.
-Dès qu'on s'éloigne de ce village, corrige-le.
-Aaahaaang, maître t'es le meilleur~.
La batte en métal souffrait du… manque d'épanouissement depuis qu'on avait quitté Yugrasia.
Ma fille restait sur le qui-vive pour protéger le chat et Kkokko, donc même si la batte en métal voulait les corriger un peu, elle n'avait pas grande liberté pour le faire.
Cependant… ! Ma fille était la fille des campagnes typique, au cœur froid, chaleureuse et amicale avec sa famille mais indifférente aux étrangers !
Et c'est pour ça que le héros était destiné à devenir le repas de la batte en métal dès qu'on laisserait ce village derrière nous.
Complètement inconscient du sort cruel qui l'attendait, le héros donnait le meilleur de lui-même.
Au point qu'on aurait pu mettre en fond sonore [Le Héros~ dun dun~ fait~ dun dun dun~ de son mieux aujourd'hui~ !] et ça n'aurait pas juré !
La première chose dans notre itinéraire modifié fut… En utilisant la technique d'infiltration que je lui avais apprise, le héros s'infiltréra dans le château du seigneur, mit au jour toute la corruption et les sales affaires dans lesquelles le seigneur féodal était engagé, puis l'arrêta, lui et chacun de ses proches complices.
Après avoir accompli tout ça, il rédigea une lettre adressée à la cour royale de ce royaume en tant que Héros choisi par l'Ordre de la Lumière. La cour royale prit possession de ce territoire sur-le-champ et exécuta le seigneur corrompu.
Tout cela prit environ cinq jours au total.
Cependant, la lettre mit trois jours pour arriver à destination, donc en réalité, c'était basically un jour pour que le héros règle l'affaire, et le jour supplémentaire pour les exécutions.
Le lendemain même où il eut fini avec le seigneur maléfique, le héros ne daigna même pas faire une pause et fila droit vers les montagnes.
Et comme tout à l'heure, il utilisa pleinement la technique de poursuite et de pistage que je lui avais apprise pour découvrir la planque des bandits et le nid des orcs dans la nature sauvage.
Trouver des bandits et des orcs qui ne connaissaient aucune technique pro était un jeu d'enfant pour notre Seigneur Héros. Je veux dire, il a même réussi à me pister, moi ! Bon, j'étais pressé et n'avais pu faire qu'un travail bâclé pour effacer mes traces, mais il l'a fait, non ?
Le héros s'infiltréra dans le nid des orcs en montagne et, sans l'aide de personne, il les massacra systématiquement et récupéra toute la nourriture volée.
Quant aux bandits, il mit le feu à la planque du chef, et après avoir confirmé que l'elfe et le prêtre avaient secouru les villageois enlevés en toute sécurité, il transforma la montagne entière en mer de flammes.
« Seigneur Héros, ceci… »
« Hill, on ne peut pas sauver tout le monde. Tu le sais. »
Ce à quoi nous assistions était un spectacle d'enfer où des gens vivants brûlaient vifs.
Hill le prêtre contempla cette scène horrifiée et appela le héros en gémissant, mais ce dernier repoussa résolument l'inquiétude de son compagnon. Comme on s'y attendait de mon disciple, donc.
« C'est impossible de sauver tout le monde. Ces gens ne savent survivre qu'en en blessant d'autres. Si on les laisse faire, plus tôt ou plus tard ils essaieront de sacrifier quelqu'un d'autre pour continuer à survivre. »
« Tu ne regrettes pas tes choix, Seigneur Héros ? Il y a d'autres possibilités, après tout. »
« Non, je ne regrette rien. Je l'ai vécu beaucoup trop de fois pour ça. »
Les paroles du héros me rappelèrent un certain type qui, malgré sa prétention d'être un mage, utilisait des armes à feu pour tuer d'autres mages. Mais le rictus plaqué sur son visage ressemblait plus à celui du fils de ce mage artilleur, l'archer à la cape cramoisie.
Heureusement que j'ai réalisé ça vite. Sinon, j'aurais pu finir par devenir un « esprit » pour traquer le toi du passé. Ou un truc du genre.
« Je m'en fiche du reste, mais assure-toi que la forêt ne prenne pas feu, Seigneur Héros. »
« Je sais, Selena. Pas la peine de t'inquiéter. »
Au milieu de cette scène horrible, j'eus même l'occasion de confirmer la nature de l'archère elfe quand elle exprima son inquiétude pour la forêt qui risquait de prendre feu, pas pour les gens qui partaient en fumée.
-J'espère de tout cœur que ma fille n'apprendra pas une personnalité pourrie pareille de cette femme.
-Trop tard, maître. Elle a déjà été scolarisée à la maison par toi. Et toi, t'as facilement l'une des pires personnalités du continent… Ma pauvre petite sœur, y a plus d'espoir pour elle…
-Qu'est-ce que tu essayes de dire sur ma méthode d'éducation ?! Je veux dire, je lui ai enseigné le meilleur, le plus complet des programmes d'instruction familiale qu'on ne trouve nulle part ailleurs, tu sais !
-Caaaarrément. Personne au monde ne t'apprendra à tabasser un prince ou à repérer les rejetons de nobles de haut rang. C'est vraaaaiment vrai.
-Mais c'est le meilleur moyen d'empêcher les événements les plus dangereux d'arriver en premier lieu. Soyons réalistes, on ne peut pas apprendre un truc comme ça ailleurs !
-C'est parce qu'il n'y a pas BESOIN, maître ! Des événements comme ça n'arrivent pas aux gens normaux, tu te rends compte ?! Tout ça arrive parce que c'est TOI, maître ! TU es le problème !
-Keuk…
J'avais tellement envie de le nier mais je ne pouvais pas.
Parce que j'avais déjà rencontré tous les types de calamités imaginables. Ces événements n'étaient peut-être pas au niveau Héros, mais quand même !
-Pas vrai, pas vrai ! Même le héros n'a pas un parcours aussi dingue que toi, maître ! Tu es marqué par cette sœur Princesse Impériale, marqué par les elfes, et maintenant, même les dieux t'ont marqué aussi ! Attends une minute, quoi ? Je n'ai même pas inclus tes disciples dans la liste, et c'est déjà ce bordel ?!
-N-non, attends une putain de seconde ! Mes épreuves ne sont pas encore au niveau Héros, je te dis !
Mon cœur se mit à se consumer en cendres, tout comme les corps des bandits qui brûlaient vigoureusement.
« Papa ? Pourquoi tu es en sueur froide comme ça ? »
Ma fille, la batte en métal derrière elle lui couvrant les oreilles, tirailla légèrement ma manche en penchant la tête.
Comme je ne voulais pas qu'elle entende les cris des gens qui brûlaient, je ramassai une branche près de moi et griffonnai quelques mots dans la terre.
[Bah, tout ce jeu avec le feu me donne envie de pisser, vois-tu.]
« Eiiiit, papa ! T'es vraiment un idiot ! »
Ma fille me gronda de jouer avec le feu alors que j'étais un adulte et tout.
Même ainsi, je ne pouvais pas lui dire la vérité alors qu'elle avait toujours eu peur des grands incendies. Sans oublier qu'elle avait dû assister à la scène de nos terres agricoles parties en fumée il y a seulement quelques jours.
[Ma faute, ma faute.]
Je griffonnai vite mes excuses dans la terre, puis dis à la batte en métal d'aller le plus loin possible d'ici.
Une dizaine de minutes plus tard…
Non seulement les bandits, mais même leur planque s'était transformée en tas de cendres. Le héros claqua des doigts une fois, et toutes les flammes s'éteignirent instantanément.
Je fis un commentaire. « Vous avez complètement apprivoisé le flux d'énergie magique comme le vôtre, Seigneur Héros. »
« C'est grâce à vos enseignements, instructeur. »
Ce morveux, il dit encore que c'est de ma faute ?
-Mais maître, le problème avec ça… c'est que c'est vrai, non ?
-Hah, ce putain de talent. Il…
-C'est le talent de tes disciples, pas le tien !
Hé, c'est grâce à moi que leurs talents ont eu la chance de s'épanouir en premier lieu.
Non, attends. Avant tout ça, però. Je ne pouvais m'empêcher de remarquer que chaque action de ce héros morveux jusqu'ici était basée sur tout ce que je lui avais appris par le passé.
-Héhé, penser que l'organisation maléfique était le meilleur endroit pour entraîner le héros ! Quel choc, maître.
-Je le savais. Tout savoir appris est utile à sa manière, hein.
C'est pour ça que je priais pour que ces matières « diverses » que j'avais dû apprendre au collège et au lycée finissent par servir plus tôt que tard.
Je veux dire, sérieusement. Certains sont devenus archimages ou des magiciens cheat grâce à leurs compétences en maths, tu te rends compte !
-Maître, tu n'as toujours pas lâché ce rêve impossible de devenir magicien jusqu'à maintenant… ?
-Bah, devenir magicien, c'est la romance d'un homme, après tout.
Quelqu'un m'a dit qu'un homme pouvait devenir archimage à trente ans. Mais, euh, est-ce que ça ne s'appliquait pas à moi parce que ma vie précédente était aussi incluse dans l'équation ou un truc du genre ?
« C'est fini maintenant, instructeur. »
Pendant que je restais là à réfléchir à un éventuel lien entre ma vie précédente et celle-ci, Seigneur Héros s'approcha de moi et dit quelque chose. Il avait déjà fini d'éteindre l'incendie et vérifié qu'aucune braise ne subsistait.
« Vous n'avez pas l'air si tourmenté que ça, Seigneur Héros. »
« Je n'ai fait que ce qui devait être fait, après tout. » Le héros secoua la tête en gardant son expression habituelle. Comme si rien d'important ne s'était passé ici. « Bon alors. On redescend la montagne ? »
« Oui, allons-y. »
Le héros affichait une allure plutôt mature, digne, à cet instant.
Bien sûr, beaucoup de héros finissaient brisés à force de persévérer sur ce chemin. Mais c'était un de mes anciens disciples, donc sûrement qu'il prendrait mieux soin de lui sans que j'aie à m'en faire.
D'ailleurs, ma fille est bien plus importante que lui, de toute façon !
Je pris la main de ma fille et suivis le héros à une certaine distance pour redescendre la montagne.
Avec ça, on avait probablement fini de régler les problèmes qui rongeaient ce village. Ah, wait. Il y avait les gobelins aussi, non ?
Un villageois nous informa. « Les chevaliers dépêchés par ce royaume ont déjà réglé le compte aux gobelins, Seigneur Héros. »
Oh, oooh ! On dirait que les choses tournaient enfin en notre faveur.
C'était nettement différent d'un certain autre monde où les chevaliers ne voulaient pas s'occuper des gobelins parce que ces monstres étaient considérés comme des mobs faibles.
« Et aussi… des personnes importantes du royaume sont là et elles souhaitent vous parler, Seigneur Héros. »
« Ah bon ? »
Ce genre de chose semblait être une occurrence régulière parce que le héros hocha simplement la tête et se dirigea vers la maison du chef de village sans trop de chichis.
Et dans cette maison…
« S'il vous plaît, Seigneur Héros ! Nous vous en supplions, chassez le dragon ! »
« S'il vous plaît, sauvez ce royaume ! »
…On se retrouvait irgendwie avec une quête de raid de dragon.