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Rettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni Itaru

Chapitre 43

Rettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni ItaruRettou Hito no Maken Tsukai Sukiruboudo o Kushi Shite Saikyou ni Itaru
Chapitre 43

Chapitre 43

Chapitre 43/6072%~9 min de lecture1 647 mots

Les requêtes permanentes ne nécessitent pas de passage à l'accueil.

C'est pourquoi Toru et sa compagne se rendirent directement à la boutique de Simon.

« Bonjour ! »

« …… Enfin, tu arrives. »

En entrant dans la boutique, ils trouvèrent Simon affalé sur une chaise près du comptoir, les bras croisés. Il n'ouvrit qu'un œil pour dévisager Toru.

(Gloups !)

Son regard avait l'intensité d'un fantôme.

On aurait dit qu'il n'avait pas dormi de la nuit, les yeux injectés de sang.

« Euh, l'épée que j'ai laissée hier… »

« Ah, elle est prête. Vérifie. »

Simon posa une épée sur le comptoir sans un bruit.

Son attitude était brute, mais le geste avec lequel il déposait l'arme était d'une grande délicatesse.

On comprenait à quel point il chérissait les armes.

Toru observa immédiatement l'épée sur le comptoir.

La garde était identique à celle d'une épée longue classique, de forme horizontale.

Simple mais solide et fonctionnelle. Bien plus fiable qu'une arme couverte d'ornements tape-à-l'œil.

Le manche était soigneusement enveloppé d'un cuir au grain rugueux.

Ainsi, même si l'épée était mouillée, la main ne glisserait pas.

« Estelle, tire-la. »

« M-Moi ? »

« C'est ton arme, non ? »

« Ah, c-'était vrai… »

Estelle rougit légèrement, prit l'épée longue que lui tendait Toru et la dégaina lentement.

« Oh ! »

« H-Hum. C'est… incroyable… »

La lame qui apparut était d'un argent brillant, comme si de la neige fraîche venait de tomber.

L'ensemble était d'un argent mat, seul le tranchant reflétant la lumière comme un miroir.

« Elle est bien plus légère que je l'imaginais… »

« Et l'équilibre ? »

« …… Probablement bon, mais je ne saurai qu'en la maniant. »

Estelle contemplait l'épée d'un air extasié.

Devant cette expression comme ensorcelée, Toru la secoua vivement par l'épaule.

« Estelle, Estelle ! »

« Mmh, quoi, Toru ? »

« Pour tester sa maniabilité, on va faire une requête, non ? »

« Ah, oui, c'est vrai. »

Estelle rangea l'épée dans son fourreau avec regret et la fixa à sa ceinture.

« Pour le prix de l'épée, combien vous dois-je ? »

« Dix pièces d'argent, ça ira. »

« Hein, mais… »

« Le gamin a acheté une dague à dix pièces d'argent. Je l'ai refaite dans mon four. Ça fait juste le compte, non ? »

« C'est vrai, mais la garde, le manche, le fourreau… tout ce que vous y avez ajouté, je veux payer. »

« C'est moi qui l'ai faite pour m'exercer. Je peux pas demander au gamin de payer pour ça. »

« …… Alors, au moins le coût du four… »

« Je t'ai dit que ça n'était pas nécessaire ! Pose tes dix pièces d'argent et fiche le camp ! »

« …… Merci beaucoup ! »

Les paroles de Simon étaient d'une rudesse extrême, mais c'était l'envers de sa franchise.

Toru baissa la tête face à cette intégrité.

Une fois sortis de Finlis, arrivés dans la forêt, Toru et sa compagne entamèrent immédiatement la recherche de monstres.

La requête qu'ils avaient acceptée était le grand classique des missions permanentes : « Extermination de gobelins ».

Contre cet adversaire, tester la maniabilité de l'épée était idéal.

Toru était entré dans la forêt avec l'idée que « chien qui marche finit par tomber sur un gobelin », mais marchent, marchent, ils ne rencontraient aucun gobelin.

« Dis, Estelle. Les gobelins, c'est pas censé être un taux de rencontre élevé ? »

« C'est… une connaissance de ton monde ? »

« Disons que oui. »

Naturellement, il n'y a pas de gobelins au Japon. S'il y en avait, ces créatures hideuses auraient été éradiquées par les armes modernes.

Mais bon, ce « savoir » de Toru venait moins du Japon que des jeux vidéo.

Les monstres faibles ont un taux de rencontre élevé.

De plus, la première fois qu'il avait croisé des gobelins, c'était une horde. Il s'attendait donc à en trouver facilement en entrant dans la forêt.

Pourtant, impossible d'en croiser.

À ce rythme, pas question de tester la nouvelle arme, sans parler de valider la requête permanente.

« Effectivement, les gobelins sont des monstres qu'on croise souvent. Parfois, par malchance, on tombe sur une horde. »

En disant cela, Estelle sourit amèrement.

Elle revoyait sans doute le souvenir de sa quasi-mort.

C'est à ce moment que les oreilles de Toru perçurent un bruissement d'herbe anormal.

Instantanément, il se dirigea vers la source du bruit.

« Un gobel… non. Qu'est-ce que c'est ? »

Ce qui bougeait l'herbe n'était pas un gobelin, mais une créature transparente, molle et rebondie.

« Ah, c'est un slime. »

« Oh ! C'est ça, un slime ! »

C'était l'organisme asexué le plus célèbre du Japon, celui du « Puru puru, boku, ii slime dayo ».

Toru observa le slime attentivement.

Il avait globalement une forme ovale comme un gâteau d'eau, avec un petit noyau visible en son centre.

Sa vitesse de déplacement était lente. Parfois, le slime faisait « poyon » et sautait sur place.

(Mignon…)

« …… »

« Pas la peine, Toru. L'auberge interdit les animaux. »

« Mince ! »

Avant que Toru ne passe à l'acte, Estelle l'arrêta.

Sans elle, Toru serait déjà rentré en ville avec le slime dans les bras.

« …… Hé, les slimes comptent comme animaux de compagnie ? »

« En gros, oui. Comme ce sont des monstres utiles aux humains, beaucoup de citoyens en élèvent. Dans un aquarium, ils gardent l'eau propre ; dans un étang de rétention, ils purifient même les eaux usées.

À Finlis aussi, l'adduction d'eau, les égouts et les puits doivent contenir plein de slimes. La guilde reçoit des requêtes de la ville pour remplacer ceux qui meurent. »

« Héé. Les slimes sont des bêtes de compagnie courantes. »

« Ouais. Si du poison se déverse dans une rivière, les slimes le détestent et remontent tous à la surface d'un coup, donc ça sert aussi de détection de danger. »

Ils nettoient l'eau comme des concombres de mer et réagissent aux poisons comme des canaris.

Les slimes d'Eargard sont trop performants.

Le cœur de Toru, amateur de petits animaux, fut violemment ébranlé. Il brûlait d'envie de protéger ce slime sur-le-champ.

Mais les yeux d'Estelle étaient d'une sévérité inhabituelle.

Toru renonça à contrecœur à capturer le slime.

Juré, un jour, je me ferai un slime comme animal de compagnie.

« Au fait, Toru. J'ai une question… »

« Quoi ? »

« Euh… c'est quoi, ces ≪ Boule de feu ≫ au-dessus de ta tête !? »

Au-dessus de la tête de Toru, dix ≪ Boule de feu ≫ virevoltaient actuellement dans tous les sens.

Auparavant, cinq était sa limite, mais grâce à l'entraînement quotidien, il pouvait désormais en déployer dix.

« Mais contre quoi est-ce que Toru compte se battre… »

« Des gobelins. »

Mais lesdits gobelins étaient introuvables.

Toru haussa les épaules.

« Ah, j'ai aussi préparé des ≪ Boule d'eau ≫, donc pas de risque d'incendie, t'inquiète. »

« C'est pas ça que je crains ! »

Estelle se raidit les épaules.

Avec des ≪ Boule de feu ≫ bourrées d'une puissance magique phénoménale qui tournaient en bourdonnant au-dessus de sa tête, personne n'aurait envie de s'approcher.

Les gobelins ne sont pas des ennemis rares, mais le fait de n'en croiser aucun jusqu'ici, est-ce que ce ne serait pas la faute de Toru ?

Un tel doute pointa le bout de son nez.

Tandis qu'Estelle réfléchissait sérieusement à savoir s'il fallait faire cesser les excentricités de Toru, ce dernier, tout détendu, réfléchissait à un moyen d'attirer les gobelins.

(Le classique pour attirer les monstres, c'est le sifflet. Mais est-ce que le sifflet marche dans ce monde ?)

« Estelle. Y a-t-il un moyen d'attirer les gobelins ? »

« Y en a pas qu'il n'y en a pas. Pour attirer les monstres, il suffit de brûler des herbes aromatiques spéciales, mais en ciblant seulement les gobelins, c'est difficile. »

« Je vois. »

« Sinon, ça marche pas pour les gobelins, mais il y a des sifflets à chien pour appeler les espèces canines, et des sifflets à dragon pour les espèces draconiques. »

« Hum… »

Après un moment de réflexion, Toru s'éloigna d'Estelle et s'enfonça dans un buisson.

« Qu'est-ce que tu fais, Toru ? »

« Juste cueillir des fleurs. »

« ————!? B-Bon, d'accord. Dis-le-moi quand t'as fini. »

« Compris. »

Une fois sûr qu'Estelle lui tournait le dos, Toru se cacha dans l'ombre du buisson et fit apparaître son panneau de compétences.

Il parcourut l'arbre technique d'un œil pressé.

(Comme je pensais, pas de compétence « Appel de monstres »… Tant pis.)

Sans l'acquérir, impossible d'en connaître l'effet. Et même en l'acquérant, l'effet escompté n'est pas garanti.

Malgré tout, Toru prit son courage à deux mains et acquit cette compétence — <Sifflet>.

>> Points de compétence 11 → 1

>> <Sifflet> → <Sifflet Niv 4>

De retour auprès d'Estelle, Toru siffla légèrement pour vérifier les effets de la compétence acquise.

— Piit ! Piiit !

— Hou-hou-ke-kyo !

Le sifflet produisait exactement les sons, les notes que Toru imaginait.

« Hou. Tu siffles bien, toi. »

« Ma foi. »

« Et tu as sifflé pour quoi faire ? »

« Je me disais que ça pourrait appeler des gobelins. »

« Faire du bruit peut attirer quelque chose, mais pour les gobelins, j'ai des doutes. »

« Bon, on tente le coup, on verra bien. »

Utiliser un sifflet pour appeler des gobelins, c'était déjà une mise à mauvais jeu.

Reste à voir ce que permet le <Sifflet Niv 4>.

(Au moins, si je savais à l'avance ce qu'on peut faire…)

Tout en songeant à cela, Toru imagina un son propre à appeler les gobelins et fit vibrer ses lèvres.

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