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Resetting Lady

Chapitre 175

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Chapitre 175

Chapitre 175

Chapitre 175/19888%~7 min de lecture1 366 mots

Combien de domestiques sont présents ici, à l'heure qu'il est ?

Je suis la seule.

C'est étrange.

Ce n'est pas un gros problème, vu qu'il n'y a pas beaucoup de monde à servir.

Ha.

Verdic semblait devenir de plus en plus soupçonneux au fil du temps.

Même à ses propres oreilles, cela ne sonnait pas tout à fait normal. Carynne fut soulagée de porter au moins son uniforme de bonne. Si elle avait porté quelque chose de plus extravagant, la situation aurait été encore plus compliquée.

Alors, monsieur Raymond vous a-t-il embauchée officiellement, mademoiselle ?

Eh bien... je ne sais pas vraiment.

Croyez-vous qu'il soit raisonnable de l'ignorer quand c'est votre propre affaire ?

Je n'ai aucun souvenir d'avoir signé un contrat.

Donc, on ne peut même pas dire que vous êtes une bonne. Vous n'êtes qu'une esclave.

Après tout, Carynne n'avait pas été embauchée ici à l'origine. Carynne fit l'effort de paraître la plus insignifiante possible. Elle devait détourner le plus d'attention possible d'elle-même. Verdic semblait de plus en plus irrité, mais elle n'avait d'autre choix que d'éviter de donner des réponses franches.

Pensez-vous qu'il soit sensé que deux adultes vivent ensemble dans un endroit comme celui-ci sans contrat ? Personne ne ferait cela s'il est dans son bon sens.

Enfin, Raymond était un peu comme ça. Carynne acquiesça d'abord, puis hésita et répliqua.

Monsieur Raymond est mon bienfaiteur. Je vous prie de ne pas médire de lui.

Une personne sensée ne gérerait pas les choses de cette manière. Si vous voulez faire preuve de bonté, vous devriez le faire correctement et la ramener chez elle. La laisser ainsi à la maison

Verdic critiquait Raymond sur le plan moral. Carynne dut étouffer un rire tant la situation était absurde.

Il semblait avoir la manie de fourrer son nez partout depuis la disparition d'Isella.

Depuis quand connaissez-vous monsieur Raymond ? Y a-t-il eu des incidents étranges ou d'autres femmes impliquées ?

Je ne sais pas.

Mais Carynne comprenait Verdic. Elle connaissait aussi très bien le poids de la hache qu'il maniait.

Devrais-je le tuer ?

Carynne pensa aux pièges à l'entrée. Raymond en avait installé de nombreux dans le manoir.

Verdic et Carynne n'avaient jamais eu de relation positive.

Puisqu'ils s'étaient déjà rencontrés, l'éliminer du récit pourrait être la solution.

Avant que Verdic ne la tue, elle devrait le tuer la première.

C'est possible.

Elle ne l'avait pas fait auparavant par peur. Elle ne l'avait pas fait auparavant parce qu'elle n'en avait pas eu l'occasion.

Carynne regarda autour d'elle. Verdic la suivait.

C'était un homme d'âge mûr, bien bâti, mais si elle utilisait des pièges au lieu d'un combat direct, même quelqu'un d'aussi faible qu'elle pourrait réussir.

Cette fois, elle pourrait réussir sa vengeance.

Carynne regarda la grande porte d'entrée devant elle.

Elle prit une respiration superficielle.

Essayons.

La porte ne s'ouvre pas correctement. Pourriez-vous m'aider ?

Carynne se retourna et demanda à Verdic.

Il y avait un piège sur la porte. Elle s'ouvrait en tirant la poignée en forme de lion, mais si on la tirait sans défaire le nœud à l'intérieur de la poignée, la corde attraperait la personne qui entrait. Si elle avait de la chance, elle pourrait étrangler Verdic sur le coup.

Poussez cette porte pour moi, s'il vous plaît.

Soit.

Verdic fronça les sourcils. Ce n'était pas son travail.

Carynne se réjouit intérieurement en regardant Verdic s'approcher de la porte. Cette fois, elle était un peu nerveuse, mais si elle le tuait décisivement dès le début, elle-même et Raymond seraient en sécurité.

Badaboum.

Verdic atteignit la porte. Il ajusta l'écharpe autour de son cou. Carynne s'imagina lui serrer le cou juste là. Elle pouvait le faire. Régler le cas de Verdic et disposer du corps. Il faudrait nettoyer soigneusement.

Elle n'avait pas pu le faire dans ses vies passées. Sa priorité absolue, à l'époque, était de survivre.

Mais Verdic ne toucha pas la poignée. Carynne attendit avec impatience et décida de parler. Pourquoi restait-il planté là ? Avait-il remarqué quelque chose ? Ce n'était pas possible, n'est-ce pas ?

Si vous tirez simplement sur ceci

Lind ! Viens ici et ouvre la porte !

Verdic se retourna et cria. Qu'est-ce qui se passe ? Carynne fut surprise, alors elle tourna la tête dans la direction du cri de Verdic. Merdre, maudit Carynne. De loin, l'adjoint de Verdic, Lind, arrivait.

Monsieur Verdic ! Ralentissez, ouvrons la porte, haa, ensemble

Tu es trop lent, idiot !

Verdic hurla et fit signe à son adjoint. Il y avait plus de monde. En fait, ce n'était pas une seule personne. Carynne était trop tendue pour remarquer qu'il y avait d'autres gens que Verdic. Merdre. Carynne maudit une fois de plus en silence, les dents serrées.

Il y a beaucoup d'invités.

Verdic regarda sa montre avec une grimace en répondant.

Qui viendrait jusqu'ici tout seul ? Ma montre est foutue, merde. Elle coûtait cher. Lind, ouvre la porte. On dirait qu'il n'y a presque pas de domestiques au manoir Tes en ce moment.

Qui est cette jeune demoiselle ?

L'adjoint bedonnant, arrivé en retard, regarda Carynne.

Elle est tombée dans l'eau, alors je l'ai repêchée. Elle dit être la bonne de Raymond.

Ouvrez la porte, s'il vous plaît.

Carynne coupa la parole à Verdic. Verdic désigna la porte du menton. Manifestement, il n'avait aucune envie de se donner la peine de l'ouvrir.

Elle compta alors les gens derrière Lind. Ce n'est pas seulement eux deux. Un, deux, trois. Environ six. Il n'y avait aucune chance qu'un homme comme lui vienne seul comme ça.

Carynne parla vivement à l'adjoint qui s'apprêtait à ouvrir la porte.

Il faut défaire le nœud à l'intérieur de la poignée.

C'est une méthode assez inhabituelle.

Je sais. C'est très différent d'avant. Ce n'était pas comme ça à l'époque, railla Verdic.

Il y a moins de monde ici maintenant.

Carynne répondit à la remarque de Verdic, espérant que cela ne sonnerait pas comme une excuse.

Carynne sentit ses paumes devenir légèrement moites.

Avec un grincement, la porte s'ouvrit. Verdic regarda à l'intérieur depuis l'arrière et parla lentement.

L'intérieur de la maison semble bien différent d'avant.

Le plan de tuer Verdic d'un seul coup avait échoué.

Elle s'était attendue à ce qu'il vienne seul, et lui-même semblait nerveux. Que pouvait-elle faire ? D'un visage composé, Carynne s'adressa à Verdic.

Monsieur.

Je suis Verdic Evans. Je ne sais pas combien de temps vous ferez semblant de ne pas savoir, mademoiselle.

Ah... Oui, monsieur Verdic. Si vous attendez ici, j'irai prévenir monsieur Raymond.

Très bien. J'attendrai.

Verdic resta dans le couloir et répondit. Il n'y avait pas qu'un seul piège. Et face à plusieurs personnes, il y avait une certaine façon de procéder. Carynne joignit les mains et demanda comme une vraie bonne.

Voulez-vous que je vous apporte du thé ?

Volontiers.

L'adjoint répondit d'un ton aimable, fixant le visage de Carynne et souriant largement. Carynne lui sourit aussi et tourna la tête vers Verdic.

Cependant, Verdic ne sourit pas. Il secoua la tête avec une expression mécontente.

Non, je n'en ai pas besoin.

Monsieur Verdic.

Lind, tais-toi. Prévient d'abord monsieur Raymond de mon arrivée.

Oui... Compris.

Monsieur Verdic, il n'est pas conseillé d'agir ainsi. Vous êtes venu ici sans même prévenir monsieur Raymond Saytes

Lind.

L'adjoint se tut.

Elle se retourna et s'en alla. Elle devait prévenir Raymond et décider quoi faire. Avec Raymond, ils pourraient facilement éliminer trois ou quatre personnes. Ils devaient être éliminés.

Carynne ne comprenait pas pourquoi Raymond n'avait pas réglé le cas de Verdic en premier. Elle avait besoin d'évacuer sa frustration d'une manière ou d'une autre.

─────

Étrange.

Verdic dévisagea la rousse.

Il n'y a que tous les deux seuls dans cette résidence de baron ? Cela a-t-il un sens ? Il était clair qu'ils cachaient quelque chose.

Verdic Evans serra le poing. Des doutes começaram à s'insinuer.

Sa fille avait disparu. Sans laisser de trace.

Raymond Saytes devait assister en ce moment même à une conférence savante organisée par la comtesse Solia.

Ne pense pas à des choses étranges. N'y pense pas. Tu n'es pas sûr encore.

Monsieur Verdic Evans, n'est-ce pas ? Cela fait longtemps.

Raymond Saytes le regardait de haut de l'escalier, arborant un sourire décontracté.

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