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Reincarnated as a Sword

Chapitre 276

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Chapitre 276

Chapitre 276

Chapitre 276/40568%~6 min de lecture1 088 mots

Vingt minutes après avoir quitté la guilde des aventuriers avec Gwendalf comme guide, nous nous tenions devant le château royal.

« C'est immense… Vraiment digne du château d'un pays. »

On l'apercevait déjà depuis la guilde, mais en levant les yeux depuis la porte principale, on en était saisi par sa majesté. Les murailles entourant la capitale Bestia étaient déjà très hautes, mais celles du château royal rivalisaient de solidité.

D'après les explications de Gwendalf, l'édifice était conçu pour pouvoir servir de forteresse et permettre un siège en cas de besoin.

Les douves ceinturant les murs étaient d'une largeur considérable, sans doute en prévision d'un conflit, et paraissaient profondes.

Gwendalf remit quelque chose aux gardes postés de part et d'autre du pont-levis. Une pièce d'identité, apparemment. Il en résulta que non seulement Gwendalf, mais Fran aussi fut autorisée à passer sans autre formalité.

« Le statut de la princesse Foudre Noire est garanti par la guilde, il n'y a pas de problème. Ce laissez-passer permet même une audience immédiate auprès du roi. »

J'ai trouvé qu'on nous accordait une grande confiance pour une simple lettre, mais il y a sûrement l'idée de s'attacher Fran.

Elle n'en a pas encore pleinement conscience, mais sa notoriété au sein du pays des hommes-bêtes est phénoménale. Après tout, elle a évolué alors que la tribu des chats noirs était réputée incapable d'évoluer : une existence tout bonnement légendaire. En voyageant dans le pays des hommes-bêtes, j'ai bien mesuré son influence.

Gagner la confiance de Fran offre de grandes chances de produire des bénéfices futurs.

Le roi-bête a dû délivrer ce laissez-passer pour la même raison. Enfin, le roi-bête lui-même n'y a peut-être pas réfléchi… Mais son garde et conseiller Loïc, lui, y a absolument songé.

Sans cautionner ces arrière-pensées, nous avons présenté le laissez-passer reçu du roi-bête. Pour pénétrer dans un lieu inconnu comme le château royal, l'autorisation d'une autorité supérieure nous semblait plus sûre. On n'était pas à l'abri d'un imprévu à l'intérieur.

« Voici. »

« Ceci est… Veuillez patienter un instant ! »

Il semble qu'un dispositif pour vérifier l'authenticité des laissez-passer existe aussi à l'entrée du château. On vit le soldat appliquer le document sur un objet ressemblant à un cristal. Il nous le rendit ensuite avec une grande déférence.

« Je vous le remets. Vous pouvez passer. »

« Je n'imaginais pas que vous aviez un laissez-passer estampillé du sceau du roi-bête… Je n'ai pas servi à grand-chose. »

« Si, tu as servi. »

« Ça me fait plaisir de l'entendre, mais… »

Gwendalf semblait penser qu'il n'avait pas été très utile, mais comme le dit Fran, ce n'est pas vrai.

Seuls, nous aurions été suspectés sans aucun doute. La vérification du laissez-passer nous aurait retenus bien plus longtemps. Rien que d'avoir évité cela, c'était déjà une grande aide.

L'attitude des gardes a changé du tout au tout. La tribu des rhinocéros est visiblement une société purement méritocratique. Goddalfa n'est pas aussi excessif que Gwendalf, mais il s'est mis en quatre pour Fran après sa défaite.

Après avoir franchi la porte, un nouveau mur imposant se dressa devant nous.

« Encore un mur. »

« Le château se trouve au-delà. »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? Alors, ici, c'est quoi ? »

« C'est principalement le quartier où sont installées les casernes et les logements des soldats et domestiques, ainsi que les comptoirs des marchands autorisés. »

Je vois. C'est la zone où vivent et travaillent tous ceux qui font fonctionner le château, hors noblesse.

« Au-delà de ce mur se trouve le véritable château royal. »

« Comment on y entre ? »

« Par ici. »

En longeant le mur sur une courte distance, nous tombâmes sur une porte aussi grande que la porte principale. Gwendalf entra dans le manoir situé à ses côtés.

C'était le bureau de réception pour l'accès au château. Plusieurs soldats y étaient en permanence, et toute entrée dans l'enceinte nécessitait une demande ici.

« Je souhaite voir maître Kiara. Je vous prie de l'en aviser. Dites-lui que Gwendalf et la princesse Foudre Noire sont là, elle comprendra. »

« Compris. Veuillez patienter un instant. »

Guidés par le soldat, nous fûmen conduits dans un salon assez luxueux. Ce bâtiment de la taille d'un manoir abrite plusieurs salles d'attente, d'où ses dimensions.

Selon le rang de la personne à rencontrer, l'attente peut être longue. Parmi les visiteurs figurent des personnalités influentes, on ne peut pas les laisser patienter debout n'importe où.

Un domestique apporta du thé et des pâtisseries, mais Fran et les siennes les engloutirent en un clin d'œil. Gwendalf, lui aussi, mangeait avec l'appétit qui allait avec son gabarit.

Assis sur un canapé moelleux, nous attendîmes un moment. Gwendalf murmura alors avec admiration :

« Le nom de la princesse Foudre Noire a vraiment un poids énorme. »

« Quoi donc ? »

« Cette pièce est réservée aux nobles, et qui plus est aux hauts dignitaires. Le thé et les gâteaux tout à l'heure étaient sans doute des articles de grand luxe. »

Ah, c'est pour ça. La pièce, soit, mais je suis surpris que Gwendalf puisse discerner la qualité des friandises. Fran a eu la même réaction, elle le dévisagea fixement.

« Ne me regarde pas comme ça. Je suis quand même le fils aîné d'une lignée liée au chef de clan. Dans ma jeunesse, j'ai mené la vie d'un jeune seigneur. J'ai juste tout plaqué pour devenir aventurier. »

Il a eu une enfance noble, contre toute attente. Difficile à imaginer vu son allure actuelle. Devenir aventurier, c'était sûrement pour suivre Goddalfa.

Alors que je découvrais ce côté inattendu de Gwendalf, ce ne fut pas un domestique mais deux femmes en tenue de dames de compagnie qui vinrent nous chercher. En les suivant, nous pénétrâmes enfin à l'intérieur du château.

« Maître Kiara vous attend dans cette pièce. »

On avance assez loin. On a traversé plusieurs grandes portes, c'est probablement un secteur très profond du palais.

« Autrefois, on pouvait la rencontrer facilement au terrain d'entraînement en banlieue. Mais depuis que sa santé a décliné, elle passe le plus clair de son temps dans les appartements qu'on lui a assignés au fond du château. »

« Elle va mal ? Ça va aller ? »

« Vu son âge, c'est inquiétant, mais le fait qu'elle puisse nous recevoir prouve que son état n'est pas critique. »

Elle a près de soixante-dix ans, c'est inévitable.

« Ça y est. »

« Mmh. »

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