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Reincarnated as a Sword

Chapitre 225

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Chapitre 225

Chapitre 225

Chapitre 225/32569%~6 min de lecture1 040 mots

Bon, direction l'auberge où loge le Roi-Bête. Le soleil est déjà couché, mais je veux régler ça aujourd'hui.

Connaissant ce Roi-Bête pressé, il risque de dire qu'il n'a plus rien à faire ici et de filer d'Urmathat sans prévenir.

Le problème, c'est de savoir s'ils daigneront nous recevoir à cette heure. C'est un établissement plutôt huppé, et vu qu'un membre de la famille royale y descend, on ne peut pas exactement s'y infiltrer comme des voleurs.

Finalement, mes inquiétudes étaient pour rien. Dès qu'on a donné notre nom à la réception, on nous a fait monter illico. L'ordre du Roi-Bête de nous accorder la priorité absolue semblait toujours valide.

« Yo, mademoiselle Fran. On se revoit. Qu'est-ce qui t'amène ? »

En entrant dans la pièce, le Roi-Bête leva une main pour nous saluer avec aisance. Rien qu'à le voir comme ça, on le prendrait pour un vieux un peu léger.

« Vous avez besoin de moi pour quelque chose ? »

« Ouais. Je cherche un bateau pour aller au pays des hommes-bêtes. »

« Oh ! Tu décides de venir chez nous illico ? Dans ce cas, rentre avec nous, ce sera bien plus rapide ! »

Hé, ça va un peu vite quand même. Même en voyage incognito, un membre de la famille royale peut-il embarquer un inconnu aussi facilement ? Pendant que je me posais la question, Royce émit une objection, comme prévu.

Mais ce n'était pas pour s'opposer à ce que Fran vienne avec eux.

« Votre Majesté Rig, n'avez-vous pas oublié qu'avant de rentrer, nous devons passer par la capitale de Kranzel ? On ne peut pas se rendre dans un pays étranger sans saluer la famille royale. »

« Mmm, c'est vrai, ça ? »

« Évidemment. »

Donc il a quand même des obligations royales. Nous aussi on prévoit d'aller à la capitale, mais la vente aux enchères n'a pas lieu tout de suite. Impossible de les accompagner jusqu'au bout. Si on proposait nos services comme gardes du corps, ils accepteraient peut-être, ceci dit.

« Alors, comment vous comptez emmener la gamine chez vous ? »

« Inutile de s'en charger nous-mêmes, non ? C'est une aventurière de haut vol qui a battu Gado. Elle n'a pas besoin qu'on la tienne par la main. »

« Mouais, c'est vrai... »

« D'ailleurs, elle a dit qu'elle cherchait un bateau, à la base. »

« Ah, c'est vrai, ça ? »

« Bon sang... Votre Altesse, je comprends qu'elle ait à peu près l'âge de la princesse et que ça vous touche, mais... »

« La princesse ? »

« Ouais. J'ai une fille de quinze ans. Impossible de ne pas voir un peu d'elle dans la demoiselle. »

Voilà pourquoi le Roi-Bête est si tendre avec Fran. Il superpose son image à celle de sa fille.

« Moi aussi, je suis favorable à ce que Fran vienne au pays des hommes-bêtes. Maître sera content, et puis... »

« C'est ça. »

« Elle a aussi pas mal d'utilité. »

Se faire dire « utilité » en plein visage ! Mais c'est fait exprès, évidemment. Royce nous demande, entre les lignes : « Si elle vient chez nous, on va l'exploiter politiquement à fond, ça te va ? »

Royce est le bras droit du Roi-Bête. Il ne peut pas laisser une Fran, évoluée en chat noir, en liberté. Son influence sur les hommes-bêtes serait incalculable. C'est le devoir de qui gère un pays.

« Si ça me plaît pas, je me tire. »

« Ah ah ah ! Si la demoiselle fait sérieux, même moi je la rattraperais pas ! »

« Haa... Tant pis. On ne vous demande pas de devenir notre vassal. Donnant-donnant. Juste le fait que Fran soit vue en bons termes avec le Roi-Bête, une seule fois, et le compte est bon. »

Bah, à ce niveau, c'est acceptable.

« Alors, je vous remets ceci. »

« C'est quoi ? »

Ce que Royce tendit à Fran, c'était une petite plaque de métal. Un truc qui ressemblait à un blason y était gravé.

« Une pièce d'identité portant mon nom et celui de Sa Majesté Rig. Avec ça, vous aurez des facilités sur les navires du pays des hommes-bêtes. Actuellement, plusieurs de nos navires de commerce font la navette avec Balbola. Montrez-leur ça, et ils vous embarqueront sans problème. »

« Vraiment ? »

« Oui. Ils arborent un drapeau avec le même blason que sur cette plaque, vous les repérerez tout de suite. »

Les choses tournent rondement, pour une fois. Grâce à ça, on peut rejoindre le pays des hommes-bêtes.

D'après Royce, la liaison Balbola–pays des hommes-bêtes est assurée par pas mal de navires marchands. Il y en a un tous les trois jours, environ. Ceux qui hissent le blason du pays surmonté d'une couronne sont des navires directs de la maison royale ; avec cette pièce d'identité, on aura droit au traitement VIP.

On a obtenu bien plus de facilités que prévu.

« En plus, votre nom et votre apparence ont déjà dû être transmis aux marchands de notre pays. Même sans pièce d'identité, si vous leur parlez, ils vous prendront à coup sûr. »

Bah, peu importe la méthode, tant qu'on a un bateau.

Il reste un truc à demander. Des infos précises sur le forgeron de niveau divin.

« Au fait, où est-ce qu'on peut trouver le forgeron de niveau divin au pays des hommes-bêtes ? »

« Hum... Tu le sauras une fois sur place. »

« Des instructions ont été données pour qu'on vous remette une lettre de recommandation à votre arrivée. Cela dit, même avec ça, pas sûr que vous puissiez le rencontrer. »

« Mais si tu deviens pote avec lui, fais-nous passer le mot pour qu'il accepte nos commandes, d'accord ? »

Apparemment, c'est un original qui refuse net les commandes du roi lui-même.

Bon, je peux rien promettre, mais si on s'entend bien, je pourrai peut-être mettre un bon mot. Une promesse verbale qui ne sera peut-être pas tenue, ceci dit.

« Ouais. »

« Bon courage. Pour tout. »

« Maître loge au château royal, donc visez d'abord la capitale du Roi-Bête. »

« Compris. »

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