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Reign Over Romance Fiction: The Empress Kneels in the Bedchamber to Apologize

Chapitre 142 : Ce Grand Yu a besoin d'un grand massacre

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Chapitre 142

Chapitre 142 : Ce Grand Yu a besoin d'un grand massacre

Chapitre 142/142100%~16 min de lecture3 123 mots

Les paroles de Wei Shuo surprirent légèrement Ren Tianye.

Après tout, Wei Shuo était un gendre impérial qui avait servi loyalement la cour du Grand Yu toute sa vie. Ren Tianye avait beau lui avoir sauvé la vie, une simple dette de vie pouvait-elle faire changer d'allégeance un homme d'une telle intégrité et le pousser à le rejoindre ?

À certains égards, cela ne différait en rien d'une trahison du Grand Yu !

Comme s'il lisait dans les pensées de Ren Tianye, Wei Shuo dit aussitôt : « Général Ren, si je le veux à ce point, c'est d'une part parce que vous m'avez sauvé la vie.

Le médecin vient de me dire que moi, Wei Shuo, je vivrai.

Devant une faveur aussi grande, quand bien même il me faudrait escalader une montagne de sabres ou plonger dans une mer de feu, je ne sourcillerai jamais.

D'autre part, c'est parce que j'ai le plus grand respect pour vous, général Ren.

J'ai séjourné aux frontières du Nord et je connais la férocité des barbares du Nord. Je sais aussi qu'une fois le Nord en désordre, il fourmille de soldats arrogants et de généraux féroces, ce qui le rend incroyablement difficile à soumettre. Et pourtant, vous, général Ren…

Vous avez soumis toute la frontière du Nord et vous avez même envoyé vos troupes jusqu'au cœur du pays barbare. Un tel exploit, je ne pouvais que le rêver sans jamais l'accomplir. C'est donc un honneur pour moi de servir sous votre commandement. »

En l'entendant, Ren Tianye ne put retenir un petit rire.

En réalité… cela n'avait pas été aussi difficile qu'on l'imaginait !

Que ce fût la cité de Yunji, la cité de Sifang, la cité de Shanhe au nord, ou même les barbares déferlants, les combattre avait été assez facile.

D'autant qu'il avait à ses côtés un général porte-bonheur comme Wang Ming.

Cela rendait les choses plus faciles encore.

Bien sûr, Ren Tianye y avait réfléchi après coup. Pourquoi parvenait-il toujours à ses fins sans verser de sang ? Après mûre réflexion, il estimait que la raison principale était qu'il maîtrisait les codes sous-jacents de ce monde.

« Il y a encore une autre raison… », poursuivit Wei Shuo. « Mais permettez-moi de vous laisser dans l'ignorance sur ce point pour l'instant.

Quand les affaires courantes seront réglées, je vous expliquerai tout en détail, général Ren, y compris… pourquoi vous ne parvenez à recruter personne dans cette immense capitale, un lieu qui grouille pourtant de fonctionnaires civils et militaires et de familles nobles éminentes. »

Ren Tianye regarda Wei Shuo dans les yeux et, n'y voyant aucune tromperie, hocha la tête. « Fort bien. Moi, le Grand Commandant, je me dois de ménager la face du général Wei Shuo.

Simplement, je suis quelque peu curieux.

Quelle affaire est assez importante pour que le général Wei Shuo doive absolument s'en charger ? »

En vérité, Ren Tianye avait déjà ses soupçons, mais il ne les formula pas directement, préférant observer la réaction de Wei Shuo.

Il vit un éclat aigu jaillir soudain des yeux de Wei Shuo, comme deux lames capables de transpercer une âme. Ses émotions montèrent d'un coup, mais furent vite réprimées quand il répondit : « Général Ren, c'est une affaire de famille.

J'ai vécu la première moitié de mon existence en lâche. Pour le reste de ma vie, je veux vivre d'une manière entièrement nouvelle. Vous m'en avez donné l'occasion, général Ren, et je saurai la saisir. »

Ren Tianye sourit.

C'était à peu près ce à quoi il s'attendait.

Il en éprouva aussi un certain réconfort au cœur.

Avoir sauvé Wei Shuo n'avait pas été vain.

Il tendit la main et lui tapota l'épaule. « Concentrez-vous seulement sur votre guérison. Une fois rétabli, j'ai une tâche importante pour vous.

Une grande armée est stationnée hors des portes de la capitale. Le moment venu, je vous donnerai l'occasion d'enfourcher un cheval et de manier de nouveau la lame. »

Wei Shuo comprit naturellement ce que cela signifiait et s'enflamma sur-le-champ.

Cette exaltation lui donna même envie de sortir de son lit pour remercier Ren Tianye.

Il ne s'attendait pas à ce que, dans ses vieux jours, au bord de la mort, il pût encore manœuvrer librement et charger, lame au poing, comme dans sa jeunesse. Cette vie n'aurait pas été vécue en vain !

Ren Tianye lui adressa encore quelques mots de réconfort avant de se lever pour partir.

Une fois franchie la porte, il dit à Wang Ming, à ses côtés : « Va enquêter sur quelque chose pour moi. »

« Grand Général, s'agit-il d'enquêter sur l'affaire de la fille du général Wei Shuo ? »

« Oui, va enquêter. »

« Votre subordonné mènera l'enquête à fond et jusqu'au bout, sans faute ! »

Wang Ming avait pesé lourdement sur ces derniers mots.

Cela procura à Ren Tianye une vague de satisfaction. Wang Ming devenait de plus en plus commode à employer.

Le manoir Pei, la cour annexe.

Pei Jingzhi, une cruche de vin à la main, arriva en titubant à la porte de Wei Chengye et se fit ouvrir.

Wei Chengye gérait d'ordinaire l'arsenal et le trésor intérieur. Sa charge avait beau être importante, elle restait relativement tranquille. Il se levait souvent tard et mettait un bon moment à ouvrir sa porte.

En voyant Pei Jingzhi devant lui, il eut un sursaut.

« Seigneur Pei, que vous est-il arrivé ? »

« Venez, venez, venez, buvons, buvez avec moi. »

« Que se passe-t-il ? »

Wei Chengye était stupéfait. Dans son souvenir, le seigneur Pei avait toujours eu la tenue d'un homme de bien et se montrait extrêmement pointilleux sur sa mise. L'épouse du seigneur Pei y excellait particulièrement, arrangeant toujours Pei Jingzhi si impeccablement et si élégamment qu'il en paraissait bien des années plus jeune.

Pourquoi…

L'homme devant lui était-il aussi débraillé ?

Ses cheveux partaient dans tous les sens, comme s'il avait passé une demi-nuit à geler dans le vent froid.

« Buvez ! »

Pei Jingzhi abattit la cruche sur la table. À peine assis, son visage vira au rouge vif, et il se mit aussitôt à jurer à n'en plus finir. « Bon sang, ce n'est qu'une chanteuse, une simple chanteuse élevée dans mon manoir.

Je détiens encore son contrat de vente, et elle a osé me faire attendre à la porte une demi-nuit, à me faire souffler dessus par le vent froid une demi-nuit, pour finir par me dire que la lettre du chancelier Han était plus importante et essayer de m'éconduire ?

Et ce chancelier Han n'est qu'un lettré déchu qui a même une femme, et qui tient à peine son train de vie en vivant aux crochets de sa belle-famille. Elle n'a plus toute sa tête, ou quoi ? »

Wei Chengye était un membre essentiel de ce complot secret et connaissait en gros tous les plans de Pei Jingzhi. En l'entendant parler ainsi, il sut naturellement de qui il s'agissait.

Hongxiu !

Cette Hongxiu d'une beauté et d'un talent extraordinaires !

Quoi ?

Cette Hongxiu avait-elle une telle audace ?!

Une misérable de rang inférieur à une servante osait se montrer aussi arrogante dans le manoir Pei ?

C'était une pure et simple rébellion.

« Mais… » Une fois vidé son sac, le ton indigné de Pei Jingzhi retomba, mais son visage était complètement torturé. « Mais moi, en tant que fonctionnaire, je dois encore compter sur elle pour l'instant. Je ne peux rien lui faire pour le moment et je dois la ménager avec soin…

Hé, hé…

C'est vraiment à mourir de rire !

Sa Majesté m'a loué comme un pilier de l'État. Toutes ces années, j'ai fait construire des ouvrages hydrauliques, distribué des secours en cas de catastrophe, ou œuvré au bien des régions, et gagné l'amour du peuple. J'ai atteint la haute charge de Ministre de la Maison Impériale, et voilà que je dois amadouer une misérable chanteuse ?

Et une chanteuse de mon propre manoir, encore ?

Toutes les chanteuses d'aujourd'hui sont-elles ainsi ?

Ou bien ce Grand Yu est-il malade, et tous ceux qui vivent sous son autorité avec lui ? »

Pei Jingzhi était manifestement blessé et voulait vider son sac.

Après tout, il avait reçu l'édit de sang de Sa Majesté et avait élaboré avec Chen Liang un plan des plus minutieux, mais rien ne s'était déroulé sans accroc.

Lu Qing avait refusé de le recevoir, la Princesse Aînée l'avait éconduit… Il croyait qu'une fois rentré dans son manoir, il aurait enfin la maîtrise complète, n'est-ce pas ?

Résultat : une misérable chanteuse avait osé lui faire la leçon sur les grands principes, en prétextant qu'il était inconvenant qu'un homme et une femme adultes se fréquentent, retardant de force ses manœuvres.

À qui pouvait-il confier ce grief ?

Il ne pouvait en dire quelques mots qu'à ce Wei Chengye, à l'intérieur du manoir.

Wei Chengye vit bien que Pei Jingzhi ne faisait que déverser son abattement : il parla donc peu et se contenta de boire avec lui. Tous deux n'avaient même pas préparé le moindre accompagnement ; ils burent le vin sec, et Pei Jingzhi fut vite ivre.

Wei Chengye fit appeler du monde par Cai Genhua. Après avoir fait raccompagner Pei Jingzhi, il sombra lui aussi rapidement dans un sommeil d'ivrogne. À peine allongé, il sentit quelqu'un lui ôter doucement ses chaussures, les gestes tout en douceur, puis le couvrir d'une courtepointe de coton.

Wei Chengye s'engourdit lentement et perdit peu à peu conscience.

Quand il se réveilla, le ciel était déjà sombre. Une seule lampe vacillait dans la pièce, faible comme un grain de haricot. Sous cette lumière ténue, une femme était assise non loin, en train de coudre et de repriser. Il sentait seulement sa gorge brûler comme sous une lame, aussi se força-t-il à appeler : « De l'eau, de l'eau… »

« Maître, vous êtes réveillé ? »

Cai Genhua accourut, tenant déjà une tasse de thé chaud à la main. Après l'avoir bue, il se sentit instantanément beaucoup mieux. En lui rendant la tasse, il remarqua enfin que les vomissures de son ivresse avaient été nettoyées. Tout dans la pièce semblait avoir été discrètement rangé pendant son sommeil : cela paraissait exceptionnellement clair et net.

« Maître, votre humble servante a préparé un peu de bouillie de riz. Elle est au chaud à la cuisine. Je vais vous la chercher tout de suite. »

La bouillie de riz était douce et limpide, avec une légère note salée particulièrement appétissante. Wei Chengye en mangea malgré lui deux petits bols, et son corps se sentit bien plus à l'aise. En regardant de nouveau Cai Genhua qui s'affairait autour de lui, son cœur s'émut soudain.

Sous la lampe, elle paraissait extraordinairement douce.

Ayant écouté les paroles de la Femme Empereur Xiao Mingzhao, Wei Chengye s'était tenu à l'écart des femmes pendant de longues années, sans même garder une servante. Et pourtant, à cet instant, une ride se forma dans son cœur.

Le manoir du Grand Commandant.

« Grand Général, le général Wei Shuo a recouvré environ quarante à cinquante pour cent de sa santé. Il n'a pas pu attendre pour sortir du lit et est venu trouver votre subordonné, désirant que je sollicite une faveur auprès du Grand Général. »

Wang Ming, un genou à terre, faisait son rapport.

« De quoi s'agit-il ? Des hommes et des chevaux ? »

demanda Ren Tianye, qui avait déjà vaguement deviné les intentions de Wei Shuo.

« Des hommes et des chevaux, oui, mais il ne veut pas de notre Armée de la Frontière du Nord », dit Wang Ming. « Le général Wei Shuo a déclaré qu'il espérait que le Grand Général puisse émettre un ordre lui permettant de choisir quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes dans la Garde Impériale.

Pour aller faire certaines choses avec lui. »

Ren Tianye comprit. Il était vrai que Wei Shuo voulait des hommes, mais Wei Shuo était le marquis de Changping, jouissait d'un grand prestige dans l'armée, et avait longtemps résidé et servi dans la capitale. Avec ses capacités et son caractère, il était impossible que personne ne veuille le suivre.

Puisqu'il en allait ainsi, Ren Tianye n'allait naturellement pas rejeter sa demande.

Il rédigea aussitôt une lettre et la fit porter en personne par Ruyue à Lu Qing. Lu Qing, tout exalté, traita immédiatement la lettre de Ren Tianye comme un édit impérial.

L'ordre reçu, Ren Tianye y apposa son sceau de Grand Commandant et le fit remettre à Wei Shuo par Wang Ming. Il ordonna aussi à Wang Ming de garder l'œil ouvert, curieux de voir jusqu'où Wei Shuo parviendrait à ses fins.

Après tout, cela déterminerait le poids qu'il accorderait à Wei Shuo à l'avenir.

Au soir, Wang Ming renvoya un garde personnel faire son rapport.

« Grand Général, le général Wang Ming m'a chargé de vous rapporter que le général Wei Shuo s'est rendu d'abord à l'Armée du Palais du Sud, puis à l'Armée du Palais du Nord. Muni de l'ordre de transfert, il y a sélectionné mille gardes.

Le général Wang Ming m'a aussi chargé de vous rapporter que ces mille gardes sont pour la plupart ses anciens subordonnés du temps où il était Commandant des Gardes, avec un petit nombre de soldats de la Frontière du Nord d'origine, qui sont de vieilles troupes du général Wei Shuo.

Ces hommes sont d'une loyauté incroyable envers le général Wei Shuo ! »

Ren Tianye hocha la tête. Le mille-pattes met du temps à mourir : il était parfaitement normal que Wei Shuo pût mobiliser autant de monde. De fait, même sans son ordre manuscrit ni celui de Lu Qing, Wei Shuo aurait sans doute pu mobiliser ces hommes sans difficulté.

Et tous ceux qu'il avait mobilisés étaient des fidèles. Cela montrait clairement qu'il allait faire un coup d'envergure, et un coup fort peu conventionnel, sans quoi il n'aurait pas eu besoin d'autant d'hommes prêts à mourir pour lui.

Ren Tianye en fut de plus en plus intrigué.

Tôt le lendemain matin, Wang Ming envoya un autre garde personnel faire son rapport.

« Grand Général, le général Wei Shuo a fait évacuer tout le monde de l'arène d'arts martiaux du jardin Zhuolong, à Shanglinyuan, et a fait vider les lieux. De plus, il vient d'envoyer des hommes à la demeure de la Princesse Aînée.

Muni de votre ordre manuscrit, accompagné du général Wang Ming, il semble avoir l'intention d'inviter la Princesse Aînée à cette arène d'arts martiaux. »

« Quoi ? »

Ren Tianye ne put s'empêcher de froncer les sourcils.

L'arène d'arts martiaux du jardin Zhuolong, à Shanglinyuan ?

N'était-ce pas l'arène d'arts martiaux réservée à la famille royale ?

Pourquoi y était-il allé ?

Qu'est-ce que cela signifiait ?

« J'ai appris du général Wang Ming que cette arène est le lieu où le général Wei Shuo a tenu son tournoi d'arts martiaux pour obtenir sa main, des années plus tôt. C'est là même que le général Wei Shuo a remporté le titre de champion d'arts martiaux et que le défunt Empereur lui a accordé ce mariage sur-le-champ. »

Ren Tianye comprit sur-le-champ.

Puis il fronça de nouveau les sourcils.

Pourquoi Wei Shuo emmenait-il là-bas la Princesse Aînée Xiao Ruyi ?

C'était là que tout avait commencé, et il voulait donc y régler les choses ?!

Mais l'y emmener délibérément, dans le lieu même où ils s'étaient promis l'un à l'autre, était chargé d'une atmosphère ambiguë.

Bon sang, tout cela va-t-il se terminer par de simples excuses de la Princesse Aînée ?

À cette pensée, la belle humeur de Ren Tianye tourna à l'aigre sur-le-champ.

Il plaçait encore de fortes attentes en Wei Shuo, mais il semblait que Wei Shuo allait le décevoir.

Ren Tianye ne put que continuer d'attendre des nouvelles de Wang Ming.

Cette fois, ce fut rapide. À peine le garde précédent était-il reparti que le suivant se précipita à l'intérieur.

« Grand Général, sans tenir compte des tentatives du général Wang Ming pour l'arrêter, le général Wei Shuo a tenu à mener les mille gardes d'élite droit au manoir du censeur Wang, et il l'a encerclé.

Le général Wang Ming dit que le général Wei Shuo a l'intention de tuer le censeur Wang. »

À peine ces mots tombés, Ren Tianye eut un sursaut.

Quoi ?

Tuer le censeur Wang ?

Il leva les yeux vers la fenêtre. Le soleil brillait de tous ses feux ; il faisait grand jour.

Et il allait tuer le censeur Wang ?

Ce n'est pas possible ?!

Il avait mené cent mille hommes dans la capitale et, par égard pour l'opinion publique, il n'avait fait que dépêcher des hommes pour patrouiller et monter la garde. Il n'avait jamais même songé à tuer quelqu'un en pleine rue, ce qui attirerait aisément la réprobation de milliers de gens.

Après tout, il voulait tout l'empire du Grand Yu, et pas seulement s'asseoir sur le trône quelques jours avant d'en être chassé.

Mais voilà que…

Wei Shuo voulait tuer quelqu'un en pleine rue ?

Pas étonnant que Wang Ming ait tenté de l'arrêter !

« Moi, le Grand Commandant, j'irai voir de mes propres yeux. »

Ren Tianye mena aussitôt ses hommes et se précipita là-bas.

À cet instant, Wei Shuo se tenait avec ses hommes devant le manoir du censeur Wang. Il montait un cheval noir aux sabots de neige, portait une armure d'écailles de poisson en fer noir et tenait une lance à tête de tigre en fer froid. Il avait l'air majestueux et imposant. Il n'était plus dans la force de l'âge, mais il gardait encore l'allure de sa jeunesse.

Sur son ordre, des soldats fidèles s'étaient déjà rués dans le manoir du censeur Wang et en avaient traîné le censeur au-dehors.

Cependant, Wang Ming, qui se tenait à l'écart, était quelque peu inquiet.

Il connaissait les plans et la position de Ren Tianye depuis son entrée dans la capitale, et il savait mieux que quiconque l'effet que produirait un meurtre en pleine rue. Aussi n'y était-il pas favorable. Simplement… il n'avait amené avec lui qu'une centaine de gardes personnels, tandis que les mille hommes de Wei Shuo lui étaient absolument dévoués. Il se retrouvait à peu près incapable d'arrêter Wei Shuo.

« Général Wei Shuo, faut-il vraiment en arriver là ? »

N'ayant pas d'autre recours, Wang Ming posa la question une dernière fois.

« Général Wang Ming, moi, Wei Shuo, je comprends parfaitement vos inquiétudes. J'ai reçu une immense bonté du général Ren et je ne lui causerai pas d'ennuis. Mais je vous en prie, général Wang Ming, faites-moi confiance.

Ce Grand Yu, cette capitale…

ont besoin d'un grand massacre ! »

Traduit par Phoenix Ascendant — soutenez leur travail en les suivant.

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