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Records of the Human Emperor

Chapitre 874

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Chapitre 874

Chapitre 874

Chapitre 874/92894%~9 min de lecture1 800 mots

Bien que n'eût jamais vu l'armée du Protectorat d'Anxi, ni même eu la moindre interaction avec cette armée la plus puissante des Régions occidentales, elle laissa en cet instant une impression incroyablement profonde dans son esprit.

C'était l'épine dorsale du Grand Tang !

Cling !

Sans la moindre hésitation, dégaina froidement son épée et la pointa vers les Arabes, sa pointe scintillant d'une lumière glaciale.

« Tous les soldats, chargez à pleine vitesse ! »

Boum !

La terre trembla tandis que les plus de cent mille soldats postés sur la colline se transformaient soudain en un torrent qui dévalait vers Talas.

« Tuez ! »

Les cris de guerre résonnèrent sur les plaines. Le premier à dévaler la colline fut le Grand Général Invincible Li Siye et ses cinq mille cavaliers de Wushang disciplinés, tous armés jusqu'aux dents. Cling ! Un halo de guerre éblouissant jaillit du corps de Li Siye, s'étendant rapidement à ses soldats. Il fut suivi d'un second, d'un troisième, d'un quatrième… En un clin d'œil, des milliers de halos de guerre avaient été libérés, enveloppant la Cavalerie de Wushang et la transformant en une forteresse mobile.

Boum !

L'élan seul de cette charge suffisait à renverser les montagnes et à fendre les mers, et il semblait qu'aucune armée ne pouvait y résister !

« Tuez ! »

Juste derrière la Cavalerie de Wushang, la cavalerie de l'armée du Protectorat de Qixi et celle de l'armée du Protectorat d'Annan formaient le second échelon, leurs halos de guerre s'étendant le long des collines comme des eaux de crue. Derrière eux, des milliers de chars et de fourgons militaires, tirés par des chevaux de guerre, s'élançaient au galop furieux.

Malgré la vitesse, tous ces chars et fourgons restaient en formation serrée, sans la moindre trace de désordre.

« Chargez ! »

Au même moment, plus de dix mille hommes, composés des soldats réguliers du Grand et du Petit Balur, des Gangke et des autres mercenaires des Régions occidentales, jaillirent des ailes gauche et droite avec un rugissement. Une vague, deux vagues, trois vagues… les plus de cent mille soldats étaient comme une mer immense, déferlant sur les collines pour submerger les plaines.

« Les Tang, ce sont les Tang ! »

« Préparez-vous ! Ajustez la formation ! »

« Directement à l'est ! Hâtez-vous de vous rassembler ! Infanterie, levez les boucliers ! Toute la cavalerie, préparez-vous à attaquer ! »

De vifs cris retentirent dans l'armée. Face à cette armée de plus de cent mille soldats Tang, les Arabes qui mettaient toutes leurs forces dans un assaut discipliné sur Talas sombrèrent dans le désordre et la confusion. Les préparations minutieuses de portaient désormais leurs fruits.

Il était essentiellement impossible pour une armée de trois cent mille soldats concentrée sur le siège d'une ville de faire demi-tour en si peu de temps. Un petit bateau peut changer de cap, mais pas un grand navire. Le seul effet de cette série d'ordres fut de plonger les trois cent mille soldats arabes dans le chaos.

« Préparez-vous ! Rassemblez-vous ! »

Juste au moment où l'armée du Protectorat de Qixi allait faire l'impact, une voix forte et digne parvint de l'aile la plus à l'est. Le son de cette voix fit instantanément s'évanouir le tumulte. Comme répondant à un appel, les soldats arabes de l'aile est se calmèrent soudain et commencèrent à se rassembler rapidement.

« Deuxième et troisième unités, reculez ! Dixième unité, avancez ! »

Suivant ces ordres clairs et précis, les soldats arabes commencèrent à avancer, plantant leurs grands boucliers d'infanterie dans le sol. Chacun de ces boucliers était plus haut qu'un homme, à la fois solide et épais. D'innombrables boucliers plantés dans le sol avaient essentiellement créé un mur d'acier sur l'aile est du champ de bataille.

Et derrière ce mur d'acier, l'armée désordonnée s'assemblait rapidement en d'innombrables formations semblables à des forteresses. En quelques instants à peine, les Arabes avaient rassemblé trente mille fantassins et quarante mille cavaliers vaillants.

Cette force suffisait à faire face à au moins cent mille ennemis !

Roulement !

Ce fut à cet instant que l'armée de soixante-dix mille hommes s'écarta, la terre grondant tandis qu'un général arabe s'avançait lentement au trot, une tempête d'énergie s'élevant de son corps. Il portait une cagoule dorée et une armure dorée, et sous lui se trouvait un étalon arabe brun. Son arrivée sur le champ de bataille ressemblait à la descente d'un dieu.

Les soldats arabes alentour s'inclinèrent tous devant ce général, des expressions de crainte et de respect sur leurs visages.

Omar !

C'était l'un des généraux les plus célèbres de la région orientale du califat abbasside, et l'un des plus puissants généraux servant le Gouverneur de l'Est Abou Muslim. Dans le califat abbasside, il portait un autre nom : la Flèche arabe !

Omar avait forgé sa réputation par le fer et le sang, et il avait mené les troupes de son empire à écraser une dizaine de royaumes pratiquant des foi hérétiques, brûlant ces territoires jusqu'à la cendre.

Dans l'est, il exerçait une autorité et un prestige immenses !

L'apparition d'Omar rassura instantanément les Arabes et les calma. Même les sept mille cavaliers d'Abdallah qui avaient fui dans la défaite se calmèrent et rejoignirent le reste de l'armée. Sous le commandement d'Omar, l'armée commença à se condenser, toute trace de désordre disparaissant, et leur ardeur grandit toujours plus vigoureuse et puissante, faisant paraître la silhouette d'Omar encore plus gigantesque.

« Tous les soldats, entendez mon ordre ! Mettez tout votre cœur à arrêter l'ennemi ! Quiconque recule mourra ! »

Cling ! Un sabre acéré et somptueux fut levé au-dessus de sa tête, brillant sous la lumière du soleil. Les yeux mêmes d'Omar étaient comme des éclairs tandis que sa voix tonnait sur le champ de bataille.

« Oui ! Général Omar ! »

« Je jure de me battre jusqu'à la mort pour le Général ! »

Les soixante-dix mille soldats arabes rugirent d'une seule voix, leurs cris résonnant sans cesse dans les airs. En un éclair, les soldats arabes de l'est s'étaient complètement mobilisés en une formation défensive. À cette vue, même ne put s'empêcher de ressentir une pointe de respect.

Les Arabes étaient la seule existence en ce monde capable de menacer le Grand Tang, la seule faction capable de lui tenir tête à égalité. De plus, par leur vitesse de réaction, les Arabes avaient affiché une force de combat que ni le Mengshe Zhao ni l'Ü-Tsang ne pouvaient égaler !

Votre réaction est très rapide, mais elle reste inutile !

Une lueur acérée brilla dans les yeux de . Les Arabes étaient vraiment des adversaires plus redoutables que les Tibétains ou le Mengshe Zhao, mais le Grand Tang était une existence redoutable qui avait réprimé le Mengshe Zhao, l'Ü-Tsang, les Khaganats turcs de l'Est et de l'Ouest, le Goguryeo, et bien d'autres pays. Cette bataille déciderait lequel d'entre eux pouvait être considéré comme l'empire le plus puissant du monde.

Hue !

lança son cheval au galop dans la descente de la colline.

Roulement !

La terre trembla et le ciel oscilla tandis que la vague massive de plus de cent mille soldats Tang rugissait vers les Arabes. Cavaliers et fantassins emplissaient l'horizon tandis que la distance entre les deux camps se réduisait.

« Prêts ! »

Les ordres arabes traversèrent les nuages. Clingclingcling ! De longues et massives lances furent placées au-dessus des boucliers, leurs pointes acérées visées sur les soldats Tang chargeant depuis l'est. Derrière le mur de boucliers, les massifs chevaux de guerre arabes dilatèrent les narines tandis que leurs cavaliers musculeux fixaient l'ennemi approchant de regards féroces, prêts à entrer dans la mêlée.

L'Arabie était un pays de guerre, et elle avait compté sur la conquête et la bataille pour créer le plus vaste empire du continent, le califat abbasside !

Quel que fût leur adversaire, les Arabes ne reculeraient jamais légèrement. « La meilleure défense, c'est l'attaque. » C'était un principe profondément enraciné dans l'esprit de chaque Arabe. Pendant ce temps, les Tang se rapprochaient de plus en plus, leurs sabots tonnant contre la terre. Les Arabes commencèrent à se pencher légèrement en avant, leurs veines saillant sous leur peau tandis qu'ils se préparaient à affronter l'ennemi.

Le champ de bataille était saturé de tension !

Trois cents pas !

Deux cents pas !

Les Tang se rapprochaient de plus en plus, à seulement cent pas à présent. Boum ! La poussière tourbillonna tandis que d'innombrables halos noirs jaillissaient des pieds des Arabes. Contrairement aux Halos d'Épines utilisés par le Grand Tang, ces halos étaient marqués de l'image d'une étoile noire à six branches, l'hexagramme. Ces milliers d'halos noirs se fondirent ensemble, transformant les soixante-dix mille soldats arabes de l'aile est en une terrible forteresse noire.

Roulement !

Au milieu des cris féroces des chevaux de guerre, au moins vingt mille cavaliers arabes rugirent en chargeant hors du mur. Presque au même instant, les épées retentirent tandis que les cinq mille cavaliers de Wushang galopaient à leur rencontre.

Boum !

Sous les yeux d'innombrables soldats, les deux cavaleries s'entrechoquèrent dans une explosion tonitruante. Pendant une seconde, le monde entier sembla tomber dans le silence et le temps lui-même parut s'arrêter !

« Aaaaah ! »

Lorsque ce bref instant passa, les cris commencèrent à emplir l'air. Les innombrables cavaliers arabes furent fauchés comme de l'herbe et projetés en l'air par deux ou trois, s'envolant jusqu'à une dizaine de zhang (NdT : environ 33 mètres). Li Siye et ses cinq mille cavaliers de Wushang étaient comme une épée acérée s'enfonçant furieusement dans la cavalerie arabe.

Ces Arabes brandissaient frénétiquement leurs sabres et leurs épées, mais tous étaient repoussés par l'armure en Métal Météoritique de la Cavalerie de Wushang.

« Tous les soldats, entendez mon ordre ! Chargez avec moi et tuez-les tous !

« Tous ceux qui offensent les Han seront exécutés, si loin soient-ils ! »

Les yeux de Li Siye explosèrent de lumière, sa personne entière semblant celle d'un tigre tandis qu'il hurlait furieusement. Il leva sa massive épée en acier wootz et l'abattit, fendant en deux un cavalier arabe et sa monture. Aucune armure ne pouvait résister au tranchant de l'acier wootz. Bangbangbang ! Des chocs retentirent sur le champ de bataille, mais tandis que la Cavalerie de Wushang chargeait à travers, aucun des Arabes ne semblait capable de les arrêter. Ils étaient comme des dominos, facilement renversés ou piétinés sous les sabots de la cavalerie Tang.

En un seul choc, les dizaines de milliers de cavaliers arabes furent entièrement écrasés par les cinq mille cavaliers de Wushang, subissant d'effroyables pertes. Et la Cavalerie de Wushang n'avait même pas été aidée par les halos de !

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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