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Records of the Human Emperor

Chapitre 813

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Chapitre 813

Chapitre 813

Chapitre 813/92888%~10 min de lecture1 923 mots

resta coi. C'était vrai. Chaque personne devait décider de son propre destin. Bien que Xu Qiqin ne connût pas l'avenir comme lui, elle en était tout de même arrivée à la même conclusion. Ce prince aurait toujours le même sort, et quoi que fît , rien n'y aurait changé.

Comme le disait Xu Qiqin, le destin de chaque personne était entre ses propres mains.

« Haha, très bien, ne parlons pas de cela. Nous devrions parler des Régions occidentales, car c'est une affaire que toi seule peux gérer. En outre, j'espère aussi que tu pourras t'occuper des transactions avec le marchand de chevaux turcs Hulayeg. Nous venons de boucler la première fournée, mais d'autres suivront. Par-dessus le marché, occupe-toi du minerai d'Hyderabad venu du Sindhu. L'argent de la Cité d'Acier est pratiquement épuisé, il faudra peut-être compter sur les chevaux de guerre pour en récupérer. »

« Haha, en vérité, ce n'est pas vraiment un problème. S'il te manque de l'argent, vends simplement cette forteresse d'acier de l'interstice triangulaire au pays, ou bien construis-en une autre à proximité et vends celle-là à la cour. Pour l'instant, toi seul as la capacité de bâtir de telles forteresses, et si la Cour impériale peut s'en servir comme bases pour barrer la route aux Tibétains, je suis convaincue que bien des fonctionnaires de la cour, du Bureau du Personnel et du Bureau des Revenus seraient ravis d'en payer le prix fort. »

Xu Qiqin avait un large sourire, et elle parlait avec la persuasion d'une maîtresse ès arts, comme si rien au monde ne pouvait lui causer le moindre tracas.

« Vendre la forteresse ? »

se tourna, les yeux brillants. Bien qu'il sût que Xu Qiqin deviendrait la Reine de la Logistique dans l'avenir, il ignorait qu'elle fût si ouverte d'esprit. Au Grand Tang, l'archaïsme des techniques de construction rendait l'édification d'une ville souvent coûteuse et lente, et même après tout ce temps, elle n'avait belle allure qu'en surface.

En comparaison, les forteresses d'acier de semblaient demander une main-d'œuvre considérable, mais fort peu de temps. Surtout, leurs capacités défensives surpassaient de loin celles des forteresses d'autrefois. C'était précisément ce dont avaient besoin les ministres de la Cour impériale.

« Et ce n'est pas tout. Puisque tu as su négocier avec les Sindhis pour monopoliser leur commerce dans les Plaines Centrales, pourquoi n'en ferais-tu pas autant pour tes forteresses d'acier ? Si tu crains qu'on n'en vole les techniques, tu peux couler de la brasure sur toute la cité pour en faire un bloc monolithe indémontable, puis brûler les plans. Les gens des Régions occidentales ne sont pas aussi habiles de leurs mains que les Han ; quand bien même ils obtiendraient les plans, cela ne leur servirait à rien. De plus, sans une production massive d'acier pour l'appuyer, connaître le secret serait inutile. »

Xu Qiqin se leva et marcha lentement derrière , ses yeux brillant d'une sagesse et d'une perspicacité qui semblaient capables de percer toutes choses.

« … Après tout, les Régions occidentales sont un lieu aride, plein de rochers. Tes forteresses d'acier pourraient y jouer un rôle capital. En outre, les royaumes des Régions occidentales sont immensément riches, ils possèdent d'innombrables perles, joyaux et agates. Quel que soit ton prix de départ, je suis convaincue qu'ils achèteraient quand même. Non seulement cela, tu n'as pas à te limiter à leur vendre tes forteresses d'acier. Tu peux aussi les vendre au Sindhu, et le paiement n'a pas à être en or. Au lieu de cela, tu leur bâtis une forteresse en échange de l'acier wootz d'Hyderabad. Je suis sûre qu'ils accepteraient volontiers un tel troc. Après tout, j'ai ouï dire que le Sindhu est souvent attaqué par d'autres pays. Si tu fais cela, tu pourras aussi prolonger ta relation commerciale avec eux. »

« Haha, très bien ! Comme on s'y attend d'une femme de talent de notre Grand Tang. À l'avenir, tu seras assurément l'Impératrice de la Logistique. Nous ferons tout comme tu dis. »

Les yeux de s'illuminèrent en regardant Xu Qiqin, et finalement, il ne put s'empêcher de rire de bon cœur.

……

Le temps s'écoula lentement, sans que personne, hormis et le roi de Song, ne sût ce qui s'était tramé dans la capitale. Quelques jours plus tard, sur le soir, une silhouette chancelante sortit par la porte occidentale du palais impérial, embaumant l'alcool. La lumière des lanternes derrière cette haute et mince figure tirait une longue ombre au sol.

« Allez, encore une coupe ! Verse ! Encore… »

L'homme marmonnait pour lui-même. Si l'on regardait de près, on voyait qu'il portait un chapeau de fonctionnaire, et ses joues étaient d'un rouge rosé, signe manifeste qu'il était ivre.

« C'est la fête de Xiayuan. Allez, tout le monde, un toast à Son Altesse. »

À mesure que le temps se rafraîchissait, le nombre de passants dans les rues diminuait, ne laissant que deux ou trois personnes sur ces routes d'ordinaire animées. Pourtant, de blancs nuages de vapeur s'élevaient des maisons bordant la rue, mêlés à l'arôme de chou et de farce de viande. C'était le quinzième jour du dixième mois, la fête de Xiayuan, où le peuple fait des offrandes à ses aïeux et aux Trois Grands Dieux.

Ce jour-là, tous les marchés fermaient plus tôt pour que les gens du commun puissent rentrer manger des raviolis fourrés au chou blanc et à la viande, et honorer leurs ancêtres.

Le roulement des roues sur la route fit lever la tête à l'homme ivre. Une voiture aux rideaux pourpres se gara près de lui. Le rideau se souleva, et un homme d'âge mûr coiffé d'un turban en sortit la tête.

« Hein, n'est-ce pas le Secrétaire adjoint de la Gauche, Yang ? »

Bien qu'il fût en tenue de loisir, chacun de ses mouvements exhalait l'aura d'un fonctionnaire.

« Seigneur Xia ? Pourquoi êtes-vous ici ? »

Yang Chaorota, encore capable de reconnaître l'homme malgré son ivresse.

« Seigneur Yang, par un temps si frais, pourquoi êtes-vous seul dehors ? Allons. Tout le monde est déjà là. Vous êtes le seul qui manque. Montez vite ! » pressa Xia Yeshu depuis sa voiture.

Yang Chao, saoul, allait refuser quand une main jaillit de la voiture et l'y hissa. « Allons », entendit-il à son oreille, et les roues se mirent à tourner.

Dans son étourdissement, Yang Chao n'avait aucune idée des lieux que traversait la voiture ni où elle s'arrêta enfin. Il ne put sentir que lorsque la voiture s'immobilisa, deux personnes, à sa droite et à sa gauche, le prirent par les bras et le portèrent dans un restaurant.

À l'opposé du froid dehors, le restaurant était aussi chaud qu'un jour de printemps. Une longue table y était dressée, large de seulement deux chi quatre (NdT : environ 80 cm). Cette table avait été construite en bois de santal et recouverte d'une couche de laque pour en préserver le veinage, et elle exhalait un parfum frais.

Une brume blanche s'enroulait des deux côtés de la table, où des gens portant des écharpes et vêtus de tenues de loisir étaient assis nonchalamment. Mets et boissons chauds avaient été servis, et il était clair que les convives buvaient depuis un moment avant l'arrivée de Yang Chao. Il n'y prêta guère attention, et Xia Yeshu le guida vivement vers une place libre.

Sur le côté, quelqu'un lui tendit une coupe, des baguettes et une assiette, tandis qu'un autre remplissait sa coupe depuis une jarre de vin.

« Seigneur Yang, mille pardons. Le seigneur Cao est là-bas, et le seigneur Zhang est venu aussi. Je dois aller boire à leur santé. »

La voix de Xia Yeshu résonna à son oreille, à la fois proche et lointaine, là et pas là. Yang Chao grimaça et agita la main négligemment en vidant sa coupe.

« Allez, allez ! »

Yang Chao s'imprégnait de l'ambiance, la chaleur du restaurant et le tintement des coupes agissant sur lui invisiblement. Sans surveillance, il seversa et but tout seul, fort content.

Au bout d'un moment, au comble de l'ivresse de Yang Chao, une voix saoûle partit du coin du restaurant, forte et rancunière. « Laissez-moi vous dire, ce Quatrième Prince devient trop arrogant. Il est formellement interdit de monter à cheval dans le palais impérial, pourtant il y est entré à cheval par la voie officielle… »

Le Quatrième Prince ?

Yang Chao rota en dressant l'oreille. Il reconnut la voix pour celle d'un fonctionnaire subalterne de la Bibliothèque du Prince héritier, et pourtant cette personne continuait à élever la voix à pleine gorge.

« Le prince est si extraordinaire qu'il ne daigne même pas nous voir, nous gens ordinaires ! Il a failli me piétiner de son cheval ! »

L'homme rota saoûlement en poursuivant sa diatribe, paraissant encore plus ivre que Yang Chao. Quelqu'un semblait tenter de l'arrêter, mais il restait obstiné, continuant à se plaindre sans trop savoir ce qu'il disait.

« Bien que chaque prince ait droit à la succession du trône, un homme comme lui pourrait passer plusieurs vies sans devenir Empereur. Monter à cheval dans le palais impérial, croit-il être un Turc ? Bah ! »

Bzzz !

Le restaurant bruyant tomba instantanément dans le silence, tous les clients se tournant vers le fonctionnaire ivre.

« Quel est donc ce fonctionnaire ? C'est d'une impudence extrême. »

Pour une raison quelconque, Yang Chao se sentit soudain en colère contre les propos de cet homme.

Il fouilla sa mémoire et se souvint que c'était Zhou Cheng, un secrétaire de la Bibliothèque du Prince héritier, un fonctionnaire mince qui avait à peu près le statut d'un haricot. Il avait autrefois été auxiliaire au Bureau des Revenus, mais n'avait jamais rien accompli de notable, si bien qu'il avait fini rétrogradé à son poste actuel d'enregistreur des matériaux passant par la Bibliothèque du Prince héritier.

Mais ce Zhou Cheng était apparemment si saoûl que toute sa déception et son ressentiment s'en donnaient à cœur joie, et il n'en finissait pas d'empirer.

« Il court une rumeur dans le palais depuis longtemps que le Quatrième Prince a du sang turc. À mon avis, c'est un descendant des Hu. Monter à cheval dans le palais et traverser imprudemment les voies officielles — quel fou, à la cour ou hors de la cour, soutiendrait un homme d'un tel caractère ? Demain, je le dirai à Sa Majesté, et alors il n'aura jamais la chance de s'asseoir sur le trône ! » vociféra Zhou Cheng.

« Impudent ! »

Yang Chao montait de plus en plus en colère, et il finit par claquer la table et maudire.

« Un misérable secrétaire de la Bibliothèque du Prince héritier ose de telles calomnies effrontées ! Le Quatrième Prince est quelqu'un que tu peux salir ainsi ? Le Quatrième Prince est sage et héroïque, pourquoi ne pourrait-il pas être Empereur ? Même si tu ne le soutiens pas, d'autres le feront — beaucoup, beaucoup de gens. »

Yang Chao s'emportait de plus en plus au fil de ses mots, ses joues s'empourprant davantage. Il fit une pause en vidant le vin de sa coupe.

« Bah ! Qui le soutiendra ? Toi, Yang Chao ? Peux-tu le dire ? Hein ? Laisse-moi te dire, le Quatrième Prince ne mérite pas d'être prince, et encore moins de mériter la succession du trône et de devenir Empereur ! »

Zhou Cheng riposta, sa voix encore plus forte que celle de Yang Chao.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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