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Records of the Human Emperor

Chapitre 411

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Chapitre 411

Chapitre 411

Chapitre 411/53876%~10 min de lecture1 932 mots

Wang Chong lança un nouveau regard à Li Jingzhong. Bien que ce compère fût fourbe et retors, ses paroles n'étaient pas entièrement dénuées de sens ici.

« Pour cette affaire, je peux trouver quelque moyen de vous mettre en contact avec la concubine Taizhen. Avec son aide, les autres princes n'oseront pas vous toucher pendant un temps. Mais tout cela devra attendre que vous ayez surmonté cette épreuve », dit Wang Chong.

Le nom de « concubine Taizhen » galvanisa Li Heng et Li Jingzhong, et aucun des deux ne parut aussi inquiet.

Li Jingzhong demanda avec insistance : « Jeune Maître Chong, pouvez-vous faire apparaître la concubine Taizhen… »

Wang Chong secoua la tête, coupant court à la question de Li Jingzhong. Il connaissait la concubine Taizhen, mais ils n'étaient que connaissances. Avec le statut de la concubine Taizhen, il ne pouvait décider à sa place de ce qu'elle ferait. Surtout à présent !

Le temps pressait et il ne restait guère de temps pour réfléchir. Wang Chong s'entretint encore un peu avec Li Heng, puis Li Heng et Li Jingzhong partirent.

Il espérait qu'ils parviendraient à leurs fins.

Tout en observant Li Heng et son serviteur s'éloigner à cheval, une lueur d'inquiétude brilla dans les yeux de Wang Chong. Il avait tout fait ce qui était en son pouvoir. Il disposait de trop peu de temps pour faire quoi que ce soit d'autre.

Que Li Heng pût réussir ou non demeurait une parfaite inconnue.

« Cette personne… est un prince de la famille impériale ? »

Quelqu'un parla sur le côté. À un moment donné, Huang Qian-er s'était approchée.

« Comment l'avez-vous découvert ? »

Wang Chong cligna des yeux. Huang Qian-er était encore au palier de Vrai Combattant. Elle n'aurait pas dû être capable d'entendre quoi que ce soit à cette distance.

« Hmph, tu crois que j'écoutais aux portes ? »

Il suffisait à Huang Qian-er de voir le regard de Wang Chong pour savoir ce qu'il pensait. Elle renifla avec mécontentement et se détourna froidement.

« … C'est sa façon de marcher ! Bien que tu ne me l'aies pas dit, tu penses que je ne l'ai pas vu ? Seuls les princes et les princesses du palais marchent ainsi ! »

L'atmosphère devint soudain un peu raide. Une brise légère souffla, faisant frissonner Wang Chong, et une gêne indéfinissable plana dans l'air. Cette femme était vraiment bien plus intelligente qu'il ne l'avait imaginé !

Wang Chong toussa une ou deux fois avant d'être interrompu par Huang Qian-er.

« Inutile d'expliquer. Parle : où allons-nous maintenant ? »

Huang Qian-er parla sans passion, le visage une plaque de glace.

C'était la première fois qu'Huang Qian-er adoptait une posture agressive devant Wang Chong. Elle était manifestement mécontente de l'attitude évasive de Wang Chong tout à l'heure.

Wang Chong se gratta le nez, conscient qu'il avait tort. Il ricana intérieurement, mais ne discutait pas avec elle. Mais les paroles d'Huang Qian-er lui avaient rappelé quelque chose.

« Au vu du temps écoulé, cela devrait être fait à présent. »

Wang Chong leva la tête, ses yeux balayant le ciel. Cette action soudaine attira l'attention d'Huang Qian-er, qui leva la tête à son tour, observant le ciel avec surprise.

Il ne s'écoula que quelques instants avant qu'un grand aigle ne vole depuis l'horizon occidental.

Wang Chong leva la main droite pour accueillir l'aigle, puis prit la lettre attachée à sa patte.

« Comme prévu ! »

Wang Chong hocha la tête, un air satisfait sur le visage. Après avoir lu la lettre, il la réduisit en morceaux qui s'échappèrent de ses doigts.

« Allons-y, à la capitale ! » dit Wang Chong en montant à cheval.

« Pas au Manoir de la Lame Détournée ? »

Surprise, Huang Qian-er jeta inconsciemment un œil au Manoir de la Lame Détournée tout proche. Cet endroit n'était qu'à quelques kilomètres de là.

« Non, j'ai d'autres choses à faire. »

Wang Chong sourit. Il se remémora cet Arabe qu'il avait capturé plusieurs mois plus tôt lors de la mission du camp d'entraînement, ainsi que ce groupe de Tibétains mystérieux dont Li Cangqi avait parlé, qui avaient encouragé les brigands à piller activement et sans vergogne.

Après un si long temps, il était tout naturel qu'il ait acquis quelque compréhension.

« En route ! »

Les jambes de Wang Chong serrèrent les flancs de sa monture, l'incitant à se diriger vers la capitale.

« L'enquête est-elle terminée ? »

Près de la porte de la ville, Wang Chong regarda Vieux Aigle et plusieurs gardes du clan Wang.

« C'est fait. »

Vieux Aigle baissa la tête, l'expression respectueuse.

« Tous les indices pointent vers la mission diplomatique de l'Ü-Tsang dans la capitale. De plus, j'ai secrètement amené Li Cangqi près de leur auberge pour confirmer. Li Cangqi a pu reconnaître plusieurs des gardes tibétains comme étant ces experts tibétains mystérieux apparus à leur forteresse de montagne… »

Li Cangqi avait été le chef de brigands qui avait le premier informé Wang Chong au sujet des Brigands à la Cape de Fer.

« En outre, d'après notre enquête, le chef de cette mission diplomatique est le Premier Prince de l'Ü-Tsang. Il est déjà dans la capitale depuis trois mois », ajouta Li Cangqi.

« Le Premier Prince de l'Ü-Tsang ? »

Wang Chong fronça les sourcils, un air pensif dans les yeux. Après un moment, il sourit soudain.

Il savait qui était ce Premier Prince de l'Ü-Tsang !

Parmi les divers princes de l'Empire tibétain, ce prince était le plus hostile envers le Grand Tang. Pratiquement toutes les décisions que l'Ü-Tsang prenait à l'égard du Grand Tang portaient la marque de l'implication du Premier Prince.

Par ironie, cependant, le prochain Tsenpo de l'Empire tibétain ne serait pas ce Premier Prince ardent qui mettait tout son cœur à défendre son empire et qui estimait qu'il était tout naturel que le trône lui revînt !

De plus, si Wang Chong avait raison, ce Premier Prince ardent et actif, qui s'imaginait arrogamment être une personnalité importante, avait probablement fomenté un autre incident dans la capitale.

« Où se trouve ce Premier Prince à présent ? » demanda Wang Chong.

« Au nord de la ville ! » répondit immédiatement Vieux Aigle.

« En route ! » Wang Chong fit tourner son cheval et partit.

Quittant la porte de la ville, ils traversèrent maintes rues et quartiers pour enfin atteindre la région septentrionale de la capitale du Grand Tang. À l'intersection de la Cité Impériale et de la Cour de Révision Judiciaire, Wang Chong trouva enfin la mission diplomatique de l'Ü-Tsang.

C'était un vaste terrain d'entraînement dans la région septentrionale de la ville. Il était réservé spécifiquement à l'Armée impériale, aux nobles, aux descendants des grands clans et aux jeunes génies de la capitale pour y échanger des coups. Il avait été construit dans la jeunesse de Sa Majesté.

Lorsque ce terrain d'entraînement fut construit pour la première fois, il était animé. Les descendants des grands clans et les rejetons de la noblesse y affluaient, s'entraînant pour le Grand Tang. De nombreux talents de l'empire y avaient été formés.

Mais après plusieurs décennies de paix, la voie martiale avait perdu son attrait. On n'y trouvait plus maintenant que quelques rares fils de princes ou rejetons.

Dans les souvenirs de Wang Chong, cet endroit aurait dû être plutôt désert.

Mais en arrivant, Wang Chong comprit qu'il se trompait complètement. Le terrain d'entraînement devant lui était bondé, et il y avait même de nombreux soldats de l'Armée impériale qui maintenaient l'ordre.

Les bannières représentant les diverses escouades de l'Armée impériale étaient plantées tout autour.

À l'intérieur du terrain d'entraînement, de nombreux descendants de grands clans et rejetons de noblesse échangeaient poings et paumes, se déplaçant ça et là avec des expressions furieuses.

Rumble !

Wang Chong amena Huang Qian-er et les autres au bord du terrain, mais il ne pouvait voir ce qui se passait à l'intérieur. Tout ce qu'il entendait, c'étaient des grondements et des secousses venues de l'intérieur.

Aaahh !

Un boom intense vint de l'intérieur, comme deux montagnes s'entrechoquant. S'ensuivit un cri déchirant, puis un silence absolu.

« Mille sabords ! »

« Salaud ! Ce n'est pas juste ! »

« Ce maudit Chambellan des Dépendances ! Ils ne savent que menacer les leurs. Ils devraient tous aller crever ! »

Des cris réticents s'élevèrent de la foule.

« Kunusi… Qilinaluo… Xiyanahu… »

Au bruit des sabots de cheval vint une voix arrogante parlant une langue qui n'était manifestement pas celle des Plaines Centrales. Même sans comprendre le tibétain, on pouvait encore entendre la raillerie, le dédain et la satisfaction dans ces mots.

La foule devint instantanément encore plus furieuse.

« Tuez-le ! Tuez cette bande de barbares ! »

« Salaud ! Se pourrait-il que, malgré tous les experts de la capitale du Grand Tang, il n'y ait personne capable de s'occuper de ces barbares ? »

« C'est le trente-troisième. Mille tonnerres, qui que ce soit qui tuera ce salaud recevra mille taels (NdT : unité monétaire) de ce vieux. En or ! »

« Ce vieux en donnera deux mille ! »

« J'en mets cinq mille ! Tant que vous le tuez ! »

La foule fut à nouveau enragée. Tous les rejetons nobles et descendants de grands clans debout autour du terrain d'entraînement se mirent à maudire, et la foule commença à s'agiter.

Juste au moment où la rage de la foule atteignait son paroxysme, quelqu'un lança un cri.

« Insolent ! »

Au bord du terrain d'entraînement, un expert vêtu de l'uniforme du Chambellan des Dépendances sortit la tête d'un bâtiment et dit avec la plus grande sévérité : « Dans les compétitions d'arts martiaux, les blessures sont inévitables, et la mort est également difficile à éviter. Et ceci est le Premier Prince de l'Empire tibétain, un membre de leur mission diplomatique. Si un visiteur est blessé, si le Premier Prince de l'Ü-Tsang est blessé, menant les deux pays à la guerre, pouvez-vous tous en assumer les conséquences ? »

« Écoutez bien, tous. Le Premier Prince de l'Ü-Tsang ne peut être que capturé vivant, non blessé. Sinon, la loi vous punira sévèrement ! » les réprimanda-t-il rudement.

La foule furieuse et bruyante tomba silencieuse. Tous regardèrent cet expert du Chambellan des Dépendances avec crainte dans les yeux.

« Ces types vont trop loin ! Capturer vivant seulement et sans une seule blessure ! Comment peut-on se battre quand on a les mains et les pieds liés ? »

Bien qu'Huang Qian-er ne vînt que d'arriver et ne fût pas au clair sur ce qui se passait dans le terrain d'entraînement, elle montra tout de même une pointe de colère en entendant ces mots.

Huang Qian-er ne savait rien d'aucune mission diplomatique de l'Ü-Tsang, car elle ne s'impliquait normalement pas dans de telles affaires, mais elle avait une compréhension très profonde du combat.

« Si deux personnes devaient se battre et que l'une d'elles était intrépide et pouvait utiliser n'importe quel coup qu'elle souhaitait tandis que l'autre n'avait le droit que de capturer vivant sans blesser son adversaire, il n'y avait aucune chance qu'un tel combat puisse avoir lieu. »

Même si l'on était 100 % plus puissant que l'adversaire, on ne pourrait même pas utiliser 30 % de sa puissance par peur de le blesser.

Il n'y avait tout simplement rien d'équitable dans ce genre de combat !

« Haha, qu'y a-t-il d'étrange à ce que le Chambellan des Dépendances apparaisse ici ? » railla Wang Chong.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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