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Records of the Human Emperor

Chapitre 365

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Chapitre 365

Chapitre 365

Chapitre 365/53868%~10 min de lecture1 904 mots

La plupart de ceux qui séjournaient à ce point de repos étaient les soldats vaincus des opérations précédentes.

La troisième mission était loin d'être aussi simple que les autres le croyaient. L'ennemi était bien plus puissant qu'ils ne l'avaient imaginé.

« De plus, les Tibétains portent de lourdes armures capables de résister même aux flèches des maîtres archers. Vous devriez en tenir compte lors de vos affrontements avec eux », ajouta Zhao Yatong.

En vérité, elle n'était guère optimiste quant à cette opération. Elle envisageait déjà de se retirer de cette mission, et l'aurait fait si elle n'avait pas rencontré Bai Siling.

Ce n'était que par souci pour Bai Siling qu'elle choisit de rester et de participer à une dernière attaque.

« De lourdes armures ? Ce serait en effet embarrassant à affronter. » Xu Gan fronça les sourcils, inquiet. Il commençait à entrevoir la difficulté de leurs adversaires.

« D'où viennent ces soldats tibétains ? Ne sont-ils pas un peu trop puissants et trop bien équipés pour de simples soldats ? » s'étonna Huang Yongtu.

Les soldats du Grand Tang étaient réputés bien entraînés et bien équipés. Il était donc extrêmement difficile de croire qu'une armée de huit cents hommes ait pu être battue par trois cents Tibétains.

« Ce sont des élites de l'armée Wuhai de l'Ü-Tsang. Cavalier au-dessus, montures des hauts plateaux en-dessous, tous étaient entièrement couverts d'une lourde armure. En termes de valeur martiale, seule l'armée de la Grande Ourse pourrait probablement leur tenir tête. Il serait malaisé pour des soldats ordinaires de leur résister. » À cet instant, Wang Chong, qui s'était tu jusqu'alors, prit soudain la parole, et ses mots attirèrent l'attention de tous.

Zhao Yatong fut décontenancée. Elle se battait contre l'armée tibétaine depuis si longtemps, mais elle n'avait pu rien rassembler sur leurs origines. Pourtant, à peine Wang Chong arrivé, et cela bien qu'il n'ait pas même vu l'ennemi, il était déjà capable d'en déduire la provenance.

« Permettez-moi de vous demander : y a-t-il un morceau d'étoffe rouge grossière cousu sur l'entaille de l'épaule gauche de leur armure ? » Wang Chong devina aisément ce que pensait Zhao Yatong.

« Comment le savez-vous ? » s'exclama Zhao Yatong, stupéfaite.

Wang Chong avait raison. Il y avait bien un morceau d'étoffe rouge cousu sur l'épaule gauche de l'armure de ces soldats tibétains. Cependant, comme l'étoffe était logée profondément dans l'armure et qu'elle était plutôt petite, il était facile de la négliger si l'on n'y prêtait pas une attention minutieuse.

Peut-être en raison de sa nature méticuleuse de jeune fille, Zhao Yatong avait remarqué ce détail mineur.

Être capable de deviner autant dès son arrivée, le jeune homme devant elle était incroyable.

Zhao Yatong avait d'abord été sceptique lorsque Bai Siling avait comblé ce garçon d'éloges, mais à cet instant, elle commençait à entrevoir quelque vérité dans les paroles de cette dernière.

« Cela n'a pas d'importance. L'essentiel, c'est que je le sache. » En tant qu'ancien Grand Maréchal des Plaines Centrales, ce eût été un énorme échec de sa part que de ne pas connaître les différentes armées, ainsi que leurs traits distinctifs et leurs fonctions.

Toutefois, il ne pouvait pas le leur dire.

« Gamin, tu fais un peu trop le hautain ! » Zhao Yatong lança un regard noir à Wang Chong. C'était la première fois que quelqu'un osait tenir de tels propos hautains en sa présence.

Néanmoins, Zhao Yatong dut admettre que le jeune homme devant elle n'était pas aussi simple qu'elle le pensait.

« Cette affaire n'est pas aussi simple qu'il y paraît. L'armée Wuhai est sous les ordres du grand général We Tadra Khonglo de l'Ü-Tsang. En Ü-Tsang, We Tadra Khonglo peut être considéré comme une existence équivalente à Geshu Han, Go Seonji et Zhang Shougui. Les soldats sous ses ordres sont réputés bien disciplinés, et ils servent de force principale gardant le lac Qinghai de l'Ü-Tsang. Ils ne quitteraient pas aisément les hauts plateaux de l'Ü-Tsang, et encore moins s'aventureraient si profondément dans les Plaines Centrales. Leur présence ici est inquiétante. » Wang Chong parla d'un air pensif, fronçant profondément les sourcils.

De l'autre côté, Bai Siling, Zhao Yatong, Xu Gan et Huang Yongtu restèrent interdits face aux noms que Wang Chong égrenait.

On les tenait pour fort instruits à leur époque, mais les choses dont parlait Wang Chong allaient bien au-delà d'eux. Leurs yeux écarquillés se voilèrent de confusion tandis que les mots de Wang Chong les submergeaient.

Houa !

Voyageant leurs expressions, Wang Chong secoua la tête et rit en abrégeant son explication. Même si les hauts plateaux de l'Ü-Tsang voisinaient les Plaines Centrales, les échanges entre les deux États étaient minimes. Aussi, dans l'ensemble du Grand Tang, bien peu savaient quoi que ce soit de l'Ü-Tsang.

« Pour résumer, la présence de l'armée tibétaine ici est anormale. » Riant, Wang Chong résuma le fond de sa pensée.

Houuu !

Le groupe poussa inconsciemment un soupir de soulagement. Lorsque Wang Chong parlait avec désinvolture de l'Ü-Tsang, leur ignorance sur le sujet leur donnait l'impression d'être des imbéciles de ne rien comprendre, et c'était extrêmement stressant pour eux !

« Ne complique pas les choses la prochaine fois. » Bai Siling roula des yeux. Même elle s'était sentie humiliée par la longue explication de Wang Chong.

Haussant les épaules avec nonchalance, Wang Chong répondit : « D'accord. »

De son côté, contrairement aux autres, Zhao Yatong observait Wang Chong avec intérêt, un éclat particulier brillait dans ses yeux. Il n'y avait probablement personne dans la capitale qui n'avait pas entendu parler de ce fils talentueux du clan Wang.

Avant de rencontrer Wang Chong en face, Zhao Yatong avait entendu bien des choses à son sujet. Mais le plus souvent, les rumeurs étaient exagérées au fur et à mesure qu'elles passaient de personne en personne.

Ainsi, Zhao Yatong n'avait d'abord accordé que peu d'attention aux rumeurs.

Cependant, après l'avoir rencontré en personne, elle réalisa que Wang Chong était bien plus intéressant qu'elle ne le pensait. Qu'est-ce que l'armée Wuhai et We Tadra Khonglo ; si c'eût été quelqu'un d'autre, elle aurait pensé que la personne débitait des âneries.

Mais venant de Wang Chong... pour une raison quelconque, elle se sentait portée à le croire.

Sans se douter des pensées de Zhao Yatong, Wang Chong continua à interroger sur les détails de l'armée tibétaine, et Zhao Yatong y répondit patiemment.

« À propos, lorsque j'affrontais ces soldats tibétains, j'ai remarqué quelque chose de particulier chez eux. En vérité, ils ont eu maintes occasions de percer notre encerclement, mais ils ont choisi de limiter leurs actions autour d'une certaine montagne. Ou pour être plus exact, leurs actions ont toujours été limitées autour de cette montagne, comme s'ils la gardaient.

« Sans cela, nous n'aurions pas pu déployer autant d'hommes sur une période et mener des opérations contre eux à maintes reprises. De plus, il y a aussi eu plusieurs occasions pour eux de nous anéantir entièrement après la défaite de nos forces. S'ils nous avaient poursuivis après notre perte, je doute que même les gardes stationnés à ce point de repos auraient pu nous sauver. Pourtant, ils ont laissé filer de telles occasions idéales. Je trouve cela très suspect.

« Ne choisir ni de fuir ni d'attaquer, je ne parviens vraiment pas à deviner ce qu'ils trament », dit Zhao Yatong en fronçant profondément les sourcils.

Plus elle se battait contre ces Tibétains, plus elle nourrissait de doutes à leur sujet. Même en tant que recrue n'ayant pas été en contact avec des stratégies et secrets militaires plus profonds, elle pouvait aussi dire qu'il y avait quelque chose de très bizarre dans la situation.

Chaque armée devrait avoir un but dans ses actions, mais celle-ci semblait n'agir que sur un coup de tête.

« Tu y penses trop. Ce n'est pas qu'ils ne veuillent pas reculer ou attaquer, mais qu'ils en sont incapables. Tu les surestimes. » Entendant les mots de Zhao Yatong, Wang Chong ricana, n'y attachant aucune importance.

Zhao Yatong pouvait percevoir l'armée tibétaine comme une existence incroyablement puissante qu'on ne pouvait vaincre, mais c'était probablement une illusion découlant de son manque de connaissances à leur sujet.

Une armée qui s'était aventurée profondément en territoire ennemi était vouée à être tuée. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était lutter jusqu'à son dernier souffle, mais ses chances de survie étaient pratiquement nulles.

Tout comme Zhao Yatong avait peu de compréhension d'eux, les soldats tibétains avaient aussi peu de compréhension de ce qu'ils affrontaient, il était donc inévitable qu'ils hésitent à quitter un terrain avantageux pour poursuivre leurs ennemis, surtout puisqu'ils manquaient de renseignements vitaux pour s'assurer que ce n'était pas un piège.

Ce n'était pas que Wang Chong sous-estimait l'armée tibétaine, mais c'était simplement ainsi que les choses étaient.

« Ah ! » Zhao Yatong fixa Wang Chong, stupéfaite. Elle n'avait soulevé ces questions que pour exprimer les doutes qu'elle nourrissait à leur sujet, et elle n'avait pas attendu que Wang Chong y ait une réponse.

« Wang Chong, y a-t-il quelque chose que tu sais sur cette affaire ? » Bai Siling, Xu Gan et Huang Yongtu furent également surpris par ces mots.

D'après la description de Zhao Yatong, cela semblait être une armée tibétaine extraordinairement puissante, mais la réponse de Wang Chong semblait raconter une autre histoire.

« Vous avez tous été trop imprudents. Savez-vous pourquoi vous avez perdu contre 300 soldats tibétains malgré 800 vétérans militaires du Grand Tang de votre côté ? Ce n'est pas parce qu'ils sont trop forts ou parce que nous sommes trop faibles, mais parce que vous n'auriez jamais dû permettre que le champ de bataille soit près des montagnes ! »

« Ah ? »

« Il y a une énorme disparité dans le terrain géographique de l'Ü-Tsang et du Grand Tang. Accoutumés à affronter les armées du Grand Tang à la frontière des hauts plateaux, leurs cavaliers sont habiles à manœuvrer dans la région. En conséquence, ils ont développé une formation qui leur permet d'exploiter les avantages d'un terrain escarpé et montagneux. Ainsi, tant qu'ils sont en terrain montagneux, ils pourront déployer 240 % de leur puissance de combat.

« Même lorsque la fameuse armée de la Grande Ourse de Geshu Han allait rencontrer les Tibétains, ils s'efforçaient d'éviter d'affronter les Tibétains en terrain montagneux. Ils les attiraient soit jusqu'au Longxi, soit chargeaient profondément dans les hauts plateaux de l'Ü-Tsang et croisaient le fer avec eux là-haut.

« Tenter de combattre les Tibétains alors qu'ils tiennent le terrain élevé n'est pas différent de leur offrir nos vies. C'est du suicide ! » Wang Chong pointa la raison de leur défaite écrasante.

Il était insensé de leur part de penser qu'ils pouvaient vaincre un groupe de cavaliers en tenant le terrain bas. Ce n'était pas étonnant qu'ils aient perdu cinq cents cavaliers face aux Tibétains.

Dans l'histoire du Grand Tang, malgré les généraux incroyables qui avaient émergé au fil des générations, aucun ne s'en était bien sorti en affrontant les Tibétains sur un terrain escarpé.

Même s'ils parvenaient à soumettre les Tibétains sur de tels terrains, ils devaient souvent payer un lourd tribut pour leur victoire.

À les yeux de Wang Chong, l'officier commandant derrière cette opération était un parfait idiot. Il était compréhensible que la personne n'ait pas une compréhension claire des compétences des soldats tibétains, mais néanmoins, placer ses troupes en position désavantageuse n'était définitivement pas la marque d'un commandant qualifié.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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