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Records of the Human Emperor

Chapitre 31 : Le clan Zhang de la capitale

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Chapitre 31

Chapitre 31 : Le clan Zhang de la capitale

Chapitre 31/8835%~11 min de lecture2 140 mots

Après le dîner et une visite à sa petite sœur, qui était punie, Wang Chong regagna sa chambre pour se reposer. Soudain, la porte s'ouvrit. Shen Hai et Meng Long se précipitèrent à l'intérieur.

« Qu'y a-t-il ? »

Wang Chong fronça les sourcils et releva la tête.

« Gongzi, quelqu'un vous demande ! »

Deux visiteurs imprévus s'étaient présentés à la demeure du clan Wang et avaient expressément déclaré vouloir rencontrer Wang Chong. Il se trouvait que Dame Wang avait puni Shen Hai et Meng Long en les affectant à la garde de l'entrée. Personne, donc, n'était au courant à part eux deux.

Au départ, Meng Long et Shen Hai avaient eu l'intention de rapporter la chose à Madame. Mais Madame avait eu son lot de soucis en peu de temps et, si elle apprenait que le jeune maître avait « fait des siennes » une fois de plus au-dehors, elle entrerait à coup sûr dans une nouvelle fureur. Les deux hommes décidèrent donc de le lui cacher.

« Troisième Jeune Maître, je pense qu'il vaut mieux que vous les receviez dehors. Sinon, si Madame l'apprend, vous serez sans doute puni. »

Les deux hommes s'inclinèrent respectueusement.

Wang Chong laissa échapper un petit rire. Shen Hai et Meng Long n'avaient probablement pas remarqué à quel point leur attitude envers lui avait changé. Jamais ils n'auraient tenu de tels propos auparavant.

On dirait bien que la haute estime « intentionnelle » du roi de Song avait fait des merveilles. À tout le moins, les deux hommes ne voyaient plus en lui le fils de famille dissipé d'autrefois.

En sortant de la demeure, Wang Chong découvrit les deux visiteurs indésirables. À dire vrai, Wang Chong était curieux, lui aussi, de savoir d'où ils venaient et pourquoi ils le demandaient.

« C'est vous, Wang Chong ? »

Avant même que Wang Chong ait pu dire un mot, les deux hommes s'étaient mis à le questionner. En vérité, dès l'instant où il avait franchi le seuil, les deux le jaugeaient de loin.

Ces deux hommes étaient curieux de savoir quel genre de personne était ce Wang Chong pour contrarier leurs plans. Presque personne n'était au courant de l'affaire du minerai d'Hyderabad, et il n'était pas à la portée du premier venu d'acheter ce minerai à un prix aussi exorbitant avant eux !

Ces deux hommes voulaient savoir qui était leur concurrent. Simplement, ils ne s'attendaient pas à ce que Wang Chong soit si jeune.

Comme l'avaient dit les deux moines sindhis, leur interlocuteur n'était vraiment qu'un gamin !

Il était vraiment difficile de croire qu'une affaire à laquelle le clan Zhang et son chef accordaient tant d'importance puisse être contrariée par un enfant.

« Qui êtes-vous, tous les deux ? »

Wang Chong, de son côté, cherchait aussi à percer leur identité. Il ne se rappelait pas les avoir rencontrés, mais il décelait sur eux, même à distance, une odeur tenace de métal, de soufre et de charbon de bois.

Ceux qui portent une telle odeur sur eux ont forcément travaillé de longues heures dans des conditions bien particulières. Wang Chong avait une idée assez juste de leur origine, mais il lui fallait une confirmation.

« Je suis Zhang Jian ! »

« Je suis Zhang Cong ! Wang gongzi ne nous connaît peut-être pas, mais nous appartenons au clan Zhang de la capitale. »

annoncèrent-ils. Le clan Zhang de la capitale s'occupait principalement de forges, de mines et de la vente d'armes et d'armures. Malgré leur renom dans le métier, les deux hommes ne s'attendaient pas à ce qu'un enfant de quatorze ou quinze ans les connaisse.

'Comme je le pensais, ce sont eux !'

Wang Chong affichait un calme indifférent, mais son cœur battait déjà la chamade. Il ne pensait pas que le clan Zhang de la capitale viendrait le trouver si vite.

Dans sa vie antérieure, le peu d'armes en acier wootz issues du matériau que les moines sindhis avaient laissé dans les Plaines Centrales avait été forgé par le clan Zhang de la capitale.

S'il n'était pas apparu, c'est le clan Zhang qui aurait négocié avec les moines sindhis et leur aurait acheté le minerai d'Hyderabad.

Dans le métier de la forge, le clan Zhang était une célébrité. Il y occupait un rang éminent et, sans lui, il n'y aurait probablement pas eu le moindre acier wootz dans le Grand Tang.

Malheureusement, s'ils avaient bien su reconnaître que le minerai d'Hyderabad n'était pas un minerai métallique ordinaire, ils n'avaient pas été capables d'en mesurer la véritable valeur.

Ils n'en avaient acheté aux moines sindhis qu'un petit échantillon. De plus, leurs méthodes d'affinage et de façonnage étant inadaptées, ils n'avaient pas su en tirer la véritable valeur. C'était vraiment regrettable.

« Puis-je connaître la raison de votre visite ? »

Wang Chong sourit.

« Voyez-vous, nous avons entendu dire que le gongzi avait acheté un peu de minerai à deux moines sindhis. »

Les deux hommes choisissaient leurs mots avec soin et s'exprimaient avec une extrême politesse.

Leur chef de clan avait insisté : l'affaire du minerai d'Hyderabad ne devait surtout pas s'ébruiter. Pour l'heure, les deux hommes ne savaient pas si Wang Chong comprenait réellement la valeur du minerai ou s'il s'amusait simplement.

Quoi qu'il en soit, avant d'avoir cerné la situation de Wang Chong, ils ne voulaient pas trop en dire.

'Héhé, c'est bien ce que je pensais.'

À ces mots, Wang Chong sourit intérieurement. Les deux hommes étaient bel et bien venus pour le minerai d'Hyderabad. De plus, ils avaient vraisemblablement appris son existence après une entrevue infructueuse avec les deux moines sindhis.

« En effet, j'ai acheté un peu de ce minerai. Pourquoi, cela vous intéresse aussi ? »

Wang Chong rejeta ses manches, croisa les mains derrière le dos et parla d'un air détaché.

Un peu de minerai ? Il avait acheté la totalité ! Et pas seulement : il avait aussi acquis le droit exclusif de vendre le minerai d'Hyderabad dans les Plaines Centrales.

Si les deux hommes n'avaient pas échoué à acheter le moindre morceau de minerai d'Hyderabad aux deux moines sindhis, ils n'auraient aucune raison de se trouver là !

« Eh bien… Notre clan Zhang est effectivement intéressé par ce gisement. J'ai toutefois entendu dire que le gongzi avait tout acheté. Votre père est un haut fonctionnaire du Grand Tang et, plus encore, le Duc Jiu a toujours été pour moi une figure de respect. Mais je n'ai jamais entendu dire que votre clan touchait au métier de la forge. Je viens vous demander si le gongzi accepterait de nous les revendre. Bien entendu, nous ne laisserons pas le gongzi y perdre : nous vous dédommagerons ensuite d'une somme d'or convenable, afin de témoigner de notre sincérité dans cette affaire. »

Les deux hommes s'inclinèrent respectueusement en parlant ainsi.

Ils trouvaient leurs propos logiques et pleins de sincérité. L'héritage du Duc Jiu n'était pas celui d'un forgeron ; Wang Yan et sa famille n'avaient rien à voir avec les forgerons non plus.

C'était gâcher une marchandise précieuse que de laisser ce minerai d'Hyderabad entre les mains du clan Wang. Seul le clan Zhang était en mesure d'en révéler tout le potentiel.

Bien entendu, le clan Zhang ne comptait pas l'obtenir gratuitement. Il dédommagerait le clan Wang d'une somme convenable. L'échange était donc profitable aux deux clans.

À leurs yeux, Wang Chong avait certes accaparé le minerai d'Hyderabad, mais il restait un enfant. De plus, vu la réputation du clan Wang dans la capitale, il était peu probable qu'il puisse en payer le prix.

Si le gongzi de la famille Wang avait pris pareil engagement, c'était sans doute avant tout par entêtement d'enfant.

« Héhé ! »

À ces mots, Wang Chong comprit qu'ils le prenaient pour un enfant incapable de reconnaître la valeur de ce minerai.

« Puis-je savoir combien de taels vous êtes prêts à me verser en dédommagement ? »

« Mille taels… d'or ! »

répondirent-ils avec application, en appuyant tout particulièrement sur les mots « d'or ».

« Pour peu que le gongzi accepte de nous céder le contrat conclu entre vous et les deux moines sindhis, nous pouvons faire porter ces mille taels d'or à votre demeure sur-le-champ. »

Ces mille taels d'or, c'était le prix que les deux hommes avaient arrêté en discutant sur la route et après avoir demandé l'avis de leur chef de clan. À leurs yeux, Wang Chong s'était simplement engagé dans un marché qui avait peu de chances de lui échoir, et mille taels d'or constituaient pour lui un profit considérable.

Ils avaient mené leur enquête : une famille de généraux comme les Wang ne gagnait probablement que mille taels d'or dans une année entière. S'ils offraient une somme aussi énorme, c'était par égard pour le prestige du « Duc Jiu ». C'était, d'une certaine manière, une marque de respect à son endroit.

« Héhé, si c'est là la somme à laquelle vous êtes parvenus, je vais devoir vous demander de rentrer chez vous. Je ne vendrai pas le contrat portant sur le gisement d'Hyderabad. Il ne sera pas trop tard pour négocier une autre forme d'association quand vous vous serez réveillés et que vous aurez réfléchi à la question. »

Wang Chong ricana et écarta la main.

Wang Chong comptait tirer des centaines de milliers de taels du minerai d'Hyderabad. Que représentaient mille taels d'or en comparaison ?

Il pouvait probablement gagner plus de dix mille taels d'or en vendant une seule arme en acier wootz.

Ces deux-là le prenaient sans doute pour un enfant sans expérience du monde. Mille taels d'or ? Il faudrait être fou pour accepter un tel marché.

« Pourquoi ? »

Les deux hommes écarquillèrent les yeux, sous le choc.

Ils trouvaient sincèrement leur prix équitable. D'après ce qu'ils savaient, le clan Wang était un clan incorruptible et un jeune maître comme Wang Chong ne devait pas toucher plus de dix taels d'argent par mois pour ses dépenses personnelles.

Seul un imbécile refuserait mille taels d'or tombés du ciel !

« Pardonnez ma franchise, gongzi, mais mille taels d'or ne sont pas une petite somme. Si le gongzi espère que nous montions notre offre, je crains que nous n'en soyons pas capables. »

Leur teint s'assombrit.

Mille taels d'or étaient le maximum qu'ils pouvaient offrir à Wang Chong après discussion avec leur chef de clan. Ils ne s'attendaient pas à ce que Wang Chong juge la somme insuffisante. Ils n'y avaient pas songé et ne pouvaient pas non plus consentir à une hausse.

Le clan Zhang de la capitale était certes une famille distinguée et respectée, mais il n'en était pas au point de pouvoir dilapider sa fortune à sa guise.

« De plus, si nous ne nous trompons pas, vous n'êtes pas réellement entré en possession de la vente du minerai d'Hyderabad, n'est-ce pas ? Si vous n'arrivez pas à réunir 90 000 taels d'or en un mois, non seulement le gisement d'Hyderabad vous échappera, mais il vous faudra encore verser une somme énorme. Sur ce point, nous ne nous trompons pas, si ? »

dit le duo sans détour.

Réunir 90 000 taels d'or en un mois était une tâche quasi impossible. Même pour une famille aussi puissante et riche que le clan Zhang, l'exercice était des plus ardus ; a fortiori pour une famille incorruptible comme les Wang, qui ne vivait que de ses émoluments.

Ils n'avaient jamais cru que Wang Chong y parviendrait. C'était aussi pour cela qu'ils étaient venus négocier avec lui.

De fait, après avoir récupéré le contrat de Wang Chong, ils avaient l'intention de renégocier l'accord avec les deux moines sindhis. Ils demanderaient soit une réduction du montant à verser, soit un allongement du délai.

Quoi qu'il en soit, une dépense de 90 000 taels d'or en un seul mois était insupportable, même pour les grands clans fortunés.

« Il semble que votre clan soit extrêmement intéressé par ce gisement. J'aimerais cependant vous poser une question. Si je vendais ce contrat à votre clan Zhang, avec les moyens qui sont les vôtres, quel profit tireriez-vous d'un jun de minerai ? »

(NdT : un jun vaut environ 12,5 à 13 kg.)

Debout sur les marches, la robe de Wang Chong claquait au vent. Il posa la question avec assurance.

« Eh bien… »

Les deux hommes furent légèrement pris de court. Ils ne pensaient pas que Wang Chong poserait une telle question.

« Eh bien… Vu la réputation de notre clan Zhang dans la capitale, n'importe quelle arme, y compris une simple faucille, se vend plusieurs fois son prix d'origine du moment qu'elle porte notre nom. Une fois le minerai d'Hyderabad affiné et forgé en armes par nos forgerons, un jun devrait pouvoir dégager 300 taels d'or de profit. »

répondirent Zhang Jian et Zhang Cong avec assurance.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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