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Records of the Human Emperor

Chapitre 122 : Recruter des experts !

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Chapitre 122

Chapitre 122 : Recruter des experts !

Chapitre 122/122100%~11 min de lecture2 095 mots

« Wang Chong, si tu es réellement capable de faire ce que tu viens de dire, je m'incline devant toi ! »

« Ce serait déjà une immense bénédiction que la concubine Taizhen ne nous haïsse pas ; comment pourrait-elle nous aider ? »

« Héhé, Wang Chong, si tu y parviens, je te promets tout ce que tu voudras. Quoi que ce soit, du moment que c'est en mon pouvoir, j'exaucerai à coup sûr ton souhait ! »

Les trois hommes fixaient Wang Chong, incrédules. Pour eux, la chose était de toute évidence hors de question. Comment Wang Chong pouvait-il seulement songer à faire plaider son ennemi en sa faveur ? Le roi Song avait vu toutes sortes de gens à la cour ; beaucoup imploraient le pardon de leurs ennemis, mais leur demander en plus de les aider… il n'avait jamais vu pareille chose.

Même le clan Yao, réputé pour ses stratagèmes, n'aurait pas osé prononcer de telles paroles.

Pour tenir des propos aussi naïfs, Wang Chong était décidément encore bien jeune.

« Héhé ! »

Wang Chong sourit. Il lisait clairement l'expression des trois hommes et, sans le moindre doute, l'affaire ne leur inspirait aucune confiance. Même Lu Ting, celui qui lui portait le plus de bienveillance et de crédit, jugeait la chose irréalisable.

Wang Chong ne se donna pas la peine de les faire changer d'avis. Après tout, les actes parlent plus fort que les mots.

« Héhé, Votre Altesse, rien en ce monde ne peut être garanti ; je ne puis donc vous assurer que je réussirai. Cependant, si Votre Altesse n'y voit pas d'inconvénient, je peux tenter ma chance. Simplement, j'aurai besoin de votre entier concours dans cette affaire. »

dit Wang Chong.

« Aucun problème ! Fais comme bon te semble. Si tu as besoin de quoi que ce soit, dis-le-moi ou dis-le au seigneur Lu ; je consacrerai toutes mes ressources à t'assister ! »

Le roi Song souriait avec détachement. À l'évidence, il ne croyait pas Wang Chong capable de réussir, et c'était précisément la raison pour laquelle il ne lui coûtait rien de le laisser agir à sa guise.

« Merci, Votre Altesse. »

Wang Chong s'inclina. Il ne pouvait vraiment pas se retenir sur ce point : s'il voulait atteindre son but, l'aide du roi Song lui était indispensable.

Après avoir quitté la résidence du roi Song, Wang Chong s'assit dans sa voiture, plongé dans ses pensées. Il avait beau avoir fait cette promesse avec assurance, il savait que ce ne serait en rien facile.

L'eau renversée ne se ramasse pas, et il en va de même des paroles. Vu la violence de l'opposition passée du roi Song, il était impossible d'inspirer soudain la moindre bienveillance à la concubine Taizhen et de la faire changer d'attitude envers lui !

Mais rien, en ce monde, n'est jamais certain.

Assis dans la voiture, Wang Chong laissait vagabonder son esprit. Il repassa en mémoire plusieurs choses qu'il avait entendues au sujet de la concubine Taizhen.

En cette époque, chacun n'avait que mépris pour elle. On la calomniait, on l'insultait, si bien que la compréhension qu'en avait le peuple ne dépassait jamais des formules comme « une simple femme » ou « un fléau pour le pays et pour le peuple ».

Nul ne connaissait la vérité.

Seul Wang Chong savait que cette femme n'était pas de celles que des désignations comme « princesse consort de Shou » ou « une simple femme » pouvaient contenir.

Quel que fût le continuum d'espace et de temps, cette femme était célèbre pour sa beauté. Malgré les quelques millénaires d'histoire des Plaines Centrales, elle avait réussi à y laisser une marque par sa seule beauté. C'est dire à quel point son apparence coupait le souffle !

Pourtant, à cet instant, personne d'autre que Wang Chong ne le savait.

Outre sa beauté, Wang Chong savait aussi que la concubine Taizhen raffolait des poèmes singuliers sur l'amour et le bonheur, et que ce goût dépassait de très loin l'ordinaire.

Aussi la concubine Taizhen vouait-elle une admiration exceptionnelle aux poètes de talent.

Plus tard, elle convoquerait souvent des poètes réputés, écouterait leurs récitations et leurs distiques, les ferait avancer en dignité et les comblerait de richesses.

Et aux poètes vivant dans la difficulté, la concubine Taizhen accorderait souvent une somme considérable.

Ainsi, le nom de la concubine Taizhen avait toujours été excellent parmi les poètes du Grand Tang.

L'amour qu'elle portait aux poèmes et à leurs vers dépassait de loin ce que les autres pouvaient concevoir.

Quand elle découvrait de beaux vers, elle les emportait partout avec elle, incapable de s'en séparer un instant, jusqu'à les serrer contre elle pour dormir.

Ce qui remplissait les quelques coffrets les plus finement ornés de sa chambre, ce n'était ni l'or ni les bijoux, mais les vers qu'elle aimait.

Comme toutes les femmes, la concubine Taizhen avait elle aussi son « point faible ».

Elle aimait les poètes de talent et, si ces poètes de talent venaient à la louer, elle montait aussitôt au septième ciel et les récompensait avec largesse.

Comme ce monde s'attachait davantage à la poursuite des arts martiaux, la poésie n'y était pas aussi avancée. Dans sa vie antérieure, lorsque Wang Chong avait appris le goût de la concubine Taizhen pour les poèmes, il avait eu quelques idées, sans jamais trouver l'occasion de les mettre en œuvre.

« Si je parviens à sortir ce poème-là, il y a de fortes chances que l'affaire se règle ! »

Une pensée traversa l'esprit de Wang Chong tandis qu'il se remémorait un poème.

Ce monde différait en bien des points du Grand Tang que Wang Chong avait connu. Ainsi, Li Bai et Du Fu n'y existaient pas. (NdT : deux des plus grands poètes de la dynastie Tang, surnommés les Saints de la Poésie ; presque tout locuteur du mandarin connaît au moins un ou deux de leurs poèmes.)

Ce monde comptait encore quantité de vers acclamés et de poètes fameux, mais leur niveau restait très en deçà de celui que Wang Chong connaissait.

À tout le moins, les vers que Wang Chong avait en mémoire suffisaient amplement à le placer au-dessus de tous les poètes de ce monde.

« Bien, je choisis ce poème ! Je saurai bien s'il fonctionne une fois que j'aurai essayé ! »

Rien n'est jamais assuré en ce monde. Wang Chong estimait toutefois qu'il existait une très forte probabilité que ce poème change l'impression de la concubine Taizhen sur le roi Song et apaise leurs relations.

De retour à la résidence, il leva aussitôt son pinceau et coucha proprement sur le papier le 《Chant de la Pureté et de la Paix》. (NdT : 清平调, un chant composé par Li Bai — et qui, ironie du sort, célèbre précisément la beauté de la concubine Taizhen.)

Wang Chong était capable d'échafauder quantité de stratégies avisées, mais il faut bien dire que sa calligraphie laissait à désirer. Malgré tous ses efforts, ses caractères étaient tortueux et à peine acceptables. Sur ce point, Wang Chong ressemblait bien à ce qu'il était : le fils d'un général.

Cependant, si sa calligraphie était médiocre, il n'y avait rien à redire aux vers ni au contenu du poème.

« Voilà qui devrait faire l'affaire ! »

En contemplant ce qu'il venait d'écrire sur le papier xuan, Wang Chong laissa échapper un profond soupir de soulagement. Écrire ces quelques mots avait suffi à le mettre en sueur. Manier le pinceau et manier l'épée sont vraiment deux choses distinctes.

Pan !

En regardant son œuvre, Wang Chong hocha la tête. Puis il saisit le sceau posé à côté et apposa solennellement le « sceau de Li Chenqi ».

C'était le sceau du roi Song.

Wang Chong l'avait demandé à Lu Ting avant de quitter la résidence du roi Song, et celui-ci le lui avait généreusement confié.

Après avoir soufflé dessus, Wang Chong attendit que l'encre sèche, puis glissa la feuille dans une grande enveloppe. Il traça ensuite quelques mots sur l'enveloppe et y apposa de nouveau le sceau du roi Song.

« Meng Long ! »

« Votre serviteur est là ! »

Depuis la porte, Meng Long répondit avant d'entrer respectueusement dans la pièce.

« Porte cette enveloppe au palais impérial et fais-la remettre à la concubine Taizhen. Quant à ce sceau, rends-le au seigneur Lu. »

Wang Chong désigna l'enveloppe et le sceau posés sur la table.

L'Empereur Sage avait fait bâtir le palais de Yuzhen tout exprès pour que la concubine Taizhen y réside. Il aurait été impossible à une personne ordinaire d'y faire parvenir une lettre, mais Wang Chong savait que, vu le rang du roi Song, le sceau apposé sur l'enveloppe suffirait à la faire remettre sans encombre entre les mains de la concubine Taizhen.

« Cette enveloppe décidera si elle aidera le roi Song ou non ! »

songea Wang Chong.

Une fois l'enveloppe et le sceau confiés, Wang Chong expira profondément. À présent qu'il en avait fini avec l'affaire du roi Song, il ramena son attention sur sa cultivation.

Il avait porté le premier dan de la Puissance du Dieu Barbare jusqu'à la « sixième couche de la Puissance de l'énergie originelle », ce qui correspondait à son palier de cultivation. S'il voulait pousser la technique plus loin, il lui faudrait d'abord atteindre le palier 7 d'énergie originelle.

Autrement dit, il lui était impossible, pour l'heure, de progresser davantage dans la Puissance du Dieu Barbare.

L'avantage, en revanche, était que la maîtrise de la Puissance du Dieu Barbare faisait affluer sans cesse l'énergie originelle dans le corps de Wang Chong, ce qui accélérait considérablement sa cultivation.

« Si je veux atteindre des paliers supérieurs, je ne peux pas rester ici ! »

songea Wang Chong en regardant par la fenêtre. Au-delà de la capitale, il distinguait vaguement quelques montagnes.

La densité d'énergie originelle était bien plus élevée dans les forêts de montagne que dans une ville. Si Wang Chong voulait porter sa cultivation à des paliers supérieurs et tirer toute la puissance du Dieu Barbare, il devait quitter la capitale et gagner les forêts de montagne.

« … Cela dit, je ne dois pas me précipiter. Il me faudra d'abord préparer le terrain. »

Wang Chong tapota légèrement la table de l'index droit. Machinalement, il repensa à cet assassin des Îles de l'Est.

Les Pas du Spectre, joints à des techniques d'assassinat remarquables, faisaient de cette femme un ennemi difficile à repousser. Si Wang Chong ne l'avait pas retenue par des stratagèmes, il serait mort ce jour-là.

Vu la sécurité étroite qui régnait dans la capitale, il était naturel qu'elle n'osât pas l'attaquer. Mais s'il quittait la capitale pour s'enfoncer dans le relief accidenté des forêts de montagne, ce serait tout autre chose.

Un tel terrain avantage grandement un assassin.

Shen Hai, Meng Long, Arloja et Ablonodan ne seraient pas nécessairement en mesure de le protéger, et ils pourraient même mourir sous ses coups.

Cela, le cœur de Wang Chong ne le supporterait pas.

« Qui aiguise sa hache ne perd pas son temps à couper du bois. Pour régler cette question, il me faut trouver un garde du corps puissant ! »

La main sur le front, Wang Chong sentit poindre un mal de tête.

Sa mère et sa petite sœur vivaient à la résidence du clan Wang : il ne pouvait donc pas emmener les gardes de la maison avec lui. Il ne lui restait qu'à trouver un moyen d'engager quelques experts au-dehors.

Fouillant dans ses souvenirs, Wang Chong s'efforça de se rappeler s'il connaissait des experts fiables.

« Je l'ai ! »

Soudain, une pensée traversa l'esprit de Wang Chong et un souvenir lui revint. Le moyen le plus commode de trouver un garde du corps expert en un minimum de temps était d'engager un mercenaire.

Wang Chong connaissait un mercenaire aux arts martiaux prodigieux. Seulement, il avait un caractère excentrique et des tarifs exorbitants. Ajoutez-y une allure négligée et des vêtements en loques, et l'on comprend que personne ne s'intéressait à lui.

Ce n'est que quelques années plus tard, à la faveur d'un hasard, que tout le monde découvrit quel expert redoutable il était.

Mais à cette époque, il avait déjà été recruté comme garde du corps personnel par un roi de la famille impériale.

Or, en ce moment précis, il venait probablement d'arriver dans la capitale. Vu son caractère excentrique et ses tarifs exorbitants, personne d'autre que Wang Chong ne le remarquerait.

« Hahaha… Voilà qui fera l'affaire ! »

Wang Chong avait pris sa décision.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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