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Records of the Human Emperor

Chapitre 119 : La Puissance d'énergie originelle

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Chapitre 119

Chapitre 119 : La Puissance d'énergie originelle

Chapitre 119/119100%~12 min de lecture2 340 mots

À peine la voiture entrée dans le palais royal, le groupe sentit peser sur lui une pression impalpable, comme celle d'une montagne inébranlable. Cette pression émanait du centre du palais royal et se répandait dans toutes les directions.

Tout artiste martial, fût-il du niveau du , en aurait ressenti la puissance. Dans la voiture, Maître Yin Shan se recroquevilla en silence dans son coin.

Malgré la proximité des deux hommes, si le ne l'avait pas su à l'avance, il n'aurait pas remarqué la présence de Maître Yin Shan.

Le palais royal était le lieu où se concentraient les plus puissants experts des Plaines Centrales, et l'expression même d'« antre du dragon, repaire du tigre » était loin d'y suffire. À l'évidence, Maître Yin Shan ne souhaitait pas attirer l'attention de ces experts.

L'intérieur de la voiture devint plus silencieux encore.

Honglonglong !

Après avoir avancé un certain temps, le roulement d'une autre voiture s'éleva soudain.

« Est-ce le , devant ? »

Une voix aiguë résonna derrière la voiture.

« C'est exact ! »

« Sa Majesté a fait savoir qu'elle ne recevrait personne aujourd'hui. , je vous conseille de rentrer pour l'instant. »

La voix de l'eunuque était calme.

« Bien ! J'entends. Gonggong, partez donc le premier, je quitterai bientôt le palais royal. »

Après un moment de silence, le répondit.

En entendant ces mots, l'eunuque n'y réfléchit pas davantage et s'en alla sur-le-champ. Honglonglong, la voiture disparut lentement au loin.

« Vite ! »

Après avoir écouté en silence à l'intérieur de la voiture, le ordonna au cocher de gagner le palais de Yuzhen dès que le roulement de l'autre voiture se fut évanoui dans le néant.

Même les rois avaient besoin d'un motif pour entrer au palais, et demander audience à était le plus commode de tous.

Le savait déjà qu'il serait refusé, mais depuis le début, son but était tout autre.

« Maître Yin Shan, nous ne pouvons ni pénétrer trop avant ni demeurer trop longtemps, sans quoi les serviteurs de la famille royale s'en alarmeraient. Je vous prierai d'y prendre garde. »

Ainsi parla le .

Pour le , Maître Yin Shan était une énigme. La seule chose qu'il savait de lui était qu'il avait reçu plusieurs facultés en naissant. La physiognomonie, la divination de la longévité, ainsi qu'une faculté disparue du monde depuis fort longtemps :

la lecture des auras !

La légende veut que les hommes émanent des « auras » différentes par le sommet du crâne. Un empereur dégagerait l'aura d'un empereur ; un ministre, l'aura d'un ministre ; un jeune homme, l'aura de la vivacité ; un vieillard, l'aura du déclin...

Ces auras demeuraient invisibles aux yeux des hommes ordinaires, et seuls les voyants doués de la lecture des auras pouvaient les percevoir.

Maître Yin Shan avait ceci d'unique qu'il pouvait établir la physiognomonie de quelqu'un rien qu'en lisant son aura.

La voiture roula bruyamment et bientôt, par ses fenêtres, on aperçut au loin un palais semblable à du cristal, illuminé par d'innombrables lampes.

« Maître Yin Shan, devant nous se trouve le palais de Yuzhen... »

Alors que le s'apprêtait à dire à Maître Yin Shan que le palais de Yuzhen se dressait droit devant, il fut interrompu.

« J'ai terminé ! Votre Altesse, nous pouvons repartir. »

Depuis le coin de la voiture, la voix ténue de Maître Yin Shan s'était élevée.

En entendant ces mots à peine audibles, le fut pris de court.

Il voulait dire à Maître Yin Shan de se hâter, puisqu'ils n'avaient guère de temps, mais il apparaissait que l'efficacité de Maître Yin Shan dans la lecture des auras était bien plus grande qu'il ne l'avait prévu.

Rien qu'en soulevant légèrement le voile de son chapeau, Maître Yin Shan en avait déjà fini.

« Bien, Maître ! »

Revenu de sa stupeur, le s'empressa de répondre.

Honglonglong !

Bientôt, la voiture quitta le palais royal aussi discrètement qu'elle y était entrée, sans alerter personne.

Progressant par les rues de Chang'an, la voiture ne s'arrêta qu'une fois loin du palais royal.

(NdT : Chang'an est la capitale du Grand Tang.)

« Maître Yin Shan, êtes-vous parvenu à voir quelque chose ? »

Le jeta à Maître Yin Shan, toujours assis dans son coin, un regard sombre mais empreint d'attente.

« Non ! »

Comme un oiseau qui se remet à peine d'une frayeur, Maître Yin Shan relâcha brusquement son corps et s'assit bien droit. Cependant, malgré ses mouvements, sa présence restait aussi insaisissable qu'une ombre.

« ... Je n'ai rien pu voir de son aura. Ayant pénétré dans le palais royal, elle est protégée par le Fils du Ciel. L'aura pourpre du Fils du Ciel m'empêche de rien discerner. Il y a toutefois une chose que j'ai réussi à percer. »

« Laquelle ? »

Le visage du se crispa.

« La personne que Votre Altesse m'a priée d'examiner est bien la concubine Taizhen ? Et elle a été mariée au roi Shou pendant quelques années ? »

Maître Yin Shan releva la tête et fixa le d'un regard profond et insondable.

« C'est exact ! »

Le ne comprenait pas où Maître Yin Shan voulait en venir.

« Alors pourquoi ai-je vu l'aura d'une vierge ? »

« Quoi ! Comment cela serait-il possible ? »

Le fut pris de court. Sa première réaction fut que Maître Yin Shan devait se tromper. Après tout, la concubine Taizhen et le roi Shou avaient été mariés plusieurs années : comment pourrait-elle être encore vierge ?

« Maître, ne serait-il pas possible que vous ayez mal vu ? »

Le avait parlé presque instantanément. Or, à peine ces mots sortis de sa bouche, il se rendit compte qu'il avait parlé de travers. Maître Yin Shan excellait dans la lecture des auras, et il lui était impossible de se tromper.

Au reste, il venait de dire que la concubine Taizhen était protégée par l'aura pourpre du Fils du Ciel. Même si Maître Yin Shan n'avait pas reconnu la concubine Taizhen, il ne pouvait en aucun cas se tromper sur l'aura pourpre du Fils du Ciel.

« Héhé, Votre Altesse comprend-elle, à présent ? »

Maître Yin Shan eut un petit rire, puis joignit les poings.

« Votre Altesse m'a chargé de lire l'aura de la concubine Taizhen, et j'ai accompli ce qui m'était demandé. Le destin ne se laisse pas défier ; je souhaite donc le meilleur à Votre Altesse ! »

Il semblait y avoir un autre sens caché dans ces derniers mots de Maître Yin Shan. Après quoi, comme une ombre, il se coula hors de la voiture et disparut sans laisser de trace, exactement comme il était apparu.

Le tendit la main, pour la retirer finalement. Maître Yin Shan avait déjà accompli tout ce qu'on lui avait demandé.

Le n'aurait jamais pu s'attendre à ce que « la concubine Taizhen » soit encore vierge. Quelque absurde que fût cette idée, il savait qu'il était impossible que Maître Yin Shan mente.

« Que se passe-t-il donc, à la fin ? »

Le cœur du était en plein désordre.

« Rentrons à la résidence, et qu'on convoque le conseiller Lu ! »

Dans la grande salle de la résidence du , le , Lu Ting et le vieux majordome étaient réunis, mais personne ne disait un mot.

« Votre Altesse, le roi Shou serait-il... »

« Impossible ! »

Lu Ting voulait dire que le roi Shou était « incapable de se lever », mais avant qu'il eût achevé sa phrase, le l'avait déjà interrompu.

« Mao-er n'était plus vierge à quatorze ans ! Bien des gens de la résidence du roi Shou sont au courant de cette affaire. »

« Alors, Sa Majesté l'aurait-elle placée auprès du roi Shou à dessein, pour la dérober aux regards ? »

Lu Ting posa une nouvelle question.

Sage avait pris pour lui l'épouse de Li Mao, et ce dernier ne semblait pas s'en formaliser le moins du monde. De surcroît, malgré deux années de mariage, la concubine Taizhen était toujours vierge. Lu Ting ne parvenait vraiment à imaginer aucune autre explication à cette tournure bizarre des événements.

« Sa Majesté est l'homme le plus puissant du Grand Tang. Si une femme lui plaît, qui oserait s'y opposer ? Aurait-elle besoin du roi Shou pour la dérober aux autres ? »

Le réfuta l'hypothèse.

« Ceci... »

Lu Ting demeura coi lui aussi.

Si une dame avait la faveur de , il pouvait simplement la faire entrer ouvertement à la cour royale. Il n'avait nul besoin de se servir du roi Shou pour dissimuler l'affaire. Il n'y avait pas une dame du palais royal qui oserait toucher à une dame favorisée par .

« De plus, il y a un autre doute. Bien des jours ont passé depuis l'entrée de la concubine Taizhen au palais de Yuzhen, et j'ai entendu dire que Sa Majesté lui a rendu plusieurs visites, en y passant même la nuit à de nombreuses reprises. Puisque Sa Majesté la favorise au point de rétrograder le pour elle, comment la concubine Taizhen pourrait-elle être encore vierge ? »

Le vieux majordome prit la parole à son tour.

Si l'incapacité du roi Shou « à se lever » était une hypothèse plausible, l'affaire de la virginité de la concubine Taizhen était, elle, tout à fait inconcevable. Vu l'immensité du harem de Sage, il était clair qu'il n'était pas homme à pratiquer l'abstinence.

Que la concubine Taizhen fût encore vierge après un mois au palais était contraire à toute logique.

Dans la salle, les sourcils des trois hommes étaient profondément noués.

« Votre Altesse, je crois que nous devrions consulter quelqu'un sur cette affaire. »

Lu Ting eut soudain un petit rire.

« Qui ? »

demanda le .

« ! »

Lu Ting sourit.

À ces mots, le et le vieux majordome tressaillirent. En effet ! À bien y songer, toute l'affaire était née des paroles de .

Sans lui, le ne serait jamais allé voir le roi Shou et n'aurait jamais découvert que la concubine Taizhen était encore vierge. S'il y avait quelqu'un capable de répondre à leurs doutes, ce ne pouvait être que .

« Il semble que je l'aie sous-estimé, au Pavillon des Quatre Directions. »

En se remémorant l'épisode, le poussa un profond soupir.

« Lu Ting, je vais devoir vous demander de faire un saut à la résidence du clan Wang et d'inviter à venir ! Nous n'avons pas d'autre choix que de discuter de cette affaire avec lui. »

Lu Ting sourit, joignit les poings et s'en alla.

Dans la cour de la résidence du clan Wang, quelqu'un était assis. Une brume blanche et dense s'assemblait des alentours et enveloppait le corps de cette personne.

Ignorant tout du tumulte de la cour royale, était pour l'heure plongé dans la culture de la Puissance du Dieu Barbare.

Des alentours, une énergie originelle sans fin s'assemblait et s'infiltrait dans le corps de . Elle accomplissait un tour complet de son corps par ses méridiens avant de se fixer dans son dantian, où elle se changeait en un filet d'énergie originelle aux qualités d'une corde d'arc.

C'était cela, la « Puissance » !

Ce que cultive la Puissance du Dieu Barbare n'est pas l'énergie originelle, mais couche après couche de Puissance ! Plus la « Puissance » est grande, plus grande est la force explosive. C'est en cela qu'elle diffère des techniques de culture ordinaires.

« La sixième couche ! »

Au bout d'un certain temps, réussit enfin à rassembler la « Puissance » de son corps dans son dantian, en forme de sphère. Réjoui, il poussa un soupir de soulagement.

Le 1er dan de la Puissance du Dieu Barbare consiste principalement en la culture de sa Puissance. Cependant, avant d'atteindre la neuvième couche, ce que l'on cultive n'est pas la Puissance du Dieu Barbare complète, mais la « Puissance d'énergie originelle » fondamentale.

passa plusieurs jours à cultiver nuit et jour avant de parvenir à porter la Puissance d'énergie originelle à la sixième couche, le niveau qui correspondait à son palier de culture actuel.

« Je devrais essayer la force de la Puissance d'énergie originelle ! »

fixa son regard sur un point précis de la rocaille devant lui.

Peng !

Soudain, le poing de partit. Ce poing était plus de deux fois plus rapide que ses poings habituels. Frappée, la rocaille éclata d'un coup. De la fumée s'en éleva tandis qu'elle s'effondrait en un tas de poussière.

« Héhé, pas mal ! »

En voyant la rocaille réduite en poussière devant lui, sourit.

Un cultivateur ordinaire n'est capable que de briser une rocaille en morceaux, mais un poing augmenté par la Puissance du Dieu Barbare peut la réduire en poussière.

C'était là la plus grande différence entre la Puissance du Dieu Barbare et les autres techniques !

« Et ce n'est pas tout : ma force a aussi augmenté d'une bonne mesure ! »

En s'approchant d'une rocaille qui pesait un peu plus de 400 jin, non loin de là, il glissa la paume sous sa base et, dans un élan de force, honglonglong, cette rocaille, dont le poids devait dépasser les moyens d'un cultivateur au palier 6 d'énergie originelle, se retrouva soulevée.

(NdT : environ 200 kg.)

La tenant à bout d'un seul bras, parvint même à la faire tourner un instant avant de la reposer lentement.

« Jeune maître, le conseiller Lu Ting est ici ! »

Alors même que éprouvait sa force, et entrèrent en courant.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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