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Records of the Human Emperor

Chapitre 113 : La mystérieuse organisation des alchimistes

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Chapitre 113

Chapitre 113 : La mystérieuse organisation des alchimistes

Chapitre 113/113100%~11 min de lecture2 038 mots

'J'ai déjà atteint le palier 6 d'énergie originelle, et mon os-racine a lui aussi atteint le sommet du 3e dan de l'Os de Panthère. Pourtant, percer jusqu'au 1er dan de l'Os de Tigre ne sera sans doute pas une mince affaire !'

Ainsi songeait Wang Chong.

Nombre de techniques d'arts martiaux imposaient une condition préalable sur l'os-racine. Plus une technique était redoutable, plus l'exigence sur l'os-racine était élevée. Si l'os-racine ne satisfaisait pas à cette condition, les conséquences pouvaient être désastreuses.

L'os-racine actuel de Wang Chong n'avait pas encore atteint le niveau de l'Os de Tigre : il ne lui convenait donc pas encore de pratiquer la Puissance du Dieu Barbare.

'Mais ce n'est pas comme s'il n'existait aucun moyen d'élever mon os-racine jusqu'à l'Os de Tigre...'

Debout près de la rocaille, Wang Chong était plongé dans ses pensées. Il n'était pas impossible de renforcer rapidement son os-racine, et la Pilule de Forge Osseuse du clan Xu était l'un de ces moyens.

Wang Chong connaissait aussi quelques autres procédés capables d'élever la cultivation de son os-racine. Cependant, rares étaient ceux qui fussent à la fois praticables et adaptés à son cas.

'Je l'ai trouvé !'

Soudain, une idée jaillit dans l'esprit de Wang Chong, et un souvenir lui revint.

Dans les Plaines Centrales, le lieu où se concentrait la plus grande part des pilules était sans conteste le palais impérial et les résidences des rois.

Au palais impérial en particulier, toute une troupe d'alchimistes était employée à seule fin de préparer des pilules pour l'Empereur Sage, les princes, les princesses et les concubines.

Ces alchimistes étaient fort nombreux et strictement contrôlés par la famille impériale. Les pilules qu'ils élaboraient rejoignaient les réserves impériales, d'où elles étaient octroyées à l'Armée impériale, aux rois et aux grands dignitaires.

Chaque pilule produite était surveillée avec rigueur, au point qu'on y apposait jusqu'à des numéros d'origine, ce qui rendait très difficile de s'en procurer sur le marché.

Hors du palais impérial, l'autre lieu où l'on préparait des pilules était les résidences des divers rois.

Chaque roi disposait d'un groupe personnel d'alchimistes qui ne préparaient de pilules que pour lui. Certains de ces alchimistes s'étaient présentés d'eux-mêmes, d'autres leur avaient été octroyés par la famille impériale.

Le nombre d'alchimistes des résidences des rois était bien inférieur à celui de la famille impériale, de quelques personnes à deux douzaines au plus. Sans conteste, pourtant, ces alchimistes constituaient pour les rois une ressource stratégique de premier ordre.

Aussi chaque roi tenait-il son équipe d'alchimistes en très haute estime, et n'aurait toléré qu'aucun étranger entrât en contact avec elle. Il était donc impossible que des pilules s'en échappent.

Grâce à ces alchimistes employés à titre privé, presque tous les rois de la famille impériale étaient des experts de tout premier plan, qu'il s'agisse du roi de Song ou du roi de Qi.

Le rythme auquel chaque roi consommait des pilules tenait déjà de l'abîme sans fond ; par-dessus le marché, il lui fallait encore en octroyer à ses gardes, à ses aides, à ses enfants, à ses compagnons d'armes... Aussi n'y avait-il pas un seul roi qui disposât de pilules en excédent.

Ainsi, bien que le palais impérial et les résidences des rois fussent les premiers producteurs de pilules, aucune de ces pilules ne se répandait sur le marché.

Pour qui venait du dehors, les pilules de ces deux lieux étaient parfaitement hors d'atteinte.

Wang Chong, toutefois, connaissait une voie secrète pour se procurer les pilules qui s'en échappaient.

Pour en parler, il fallait remonter à la vie antérieure de Wang Chong.

La catastrophe d'alors avait failli anéantir les Plaines Centrales tout entières, jetant pêle-mêle les gens de toutes conditions les uns contre les autres.

Que l'on fût de la très haute famille impériale et des rois, brigand ou bandit sans pitié, honnête paysan ou pêcheur... au temps des calamités, tous les hommes sont égaux.

Devant la menace de la mort, chacun éprouve la peur, et cette peur le pousse à livrer ses plus grands secrets. Mieux : elle devient le meilleur moyen de soulager sa tension et son effroi.

C'est là que Wang Chong avait rencontré un alchimiste aux abois, et c'est de lui qu'il avait appris qu'il existait un groupe mystérieux parmi les alchimistes de la famille impériale et des résidences des rois.

Ils déclaraient leur production en dessous de la vérité, préparaient des pilules supplémentaires et les dissimulaient. Ces pilules étaient ensuite sorties en fraude de la cour impériale et des résidences des rois, portées sur le marché extérieur et vendues pour une coquette somme !

De telles pratiques avaient existé sous les époques passées, et la présente ne faisait pas exception.

Cela ne signifiait pas pour autant qu'un étranger pût aisément acheter leurs pilules ou entrer dans leur organisation.

Que ce fût au palais impérial ou dans les résidences des rois, il était illégal pour un alchimiste de déclarer faussement sa production de pilules. Pour que l'avertissement soit sans équivoque, les alchimistes pris sur le fait subissaient un châtiment sévère.

Comme il y allait de leur vie, bien des alchimistes gardaient là-dessus le secret le plus absolu. L'organisation demeurait donc hors de portée de qui n'avait pas d'entrées.

Sans cette catastrophe, il eût été impossible à Wang Chong d'avoir connaissance de cette organisation secrète.

'Le Pavillon du Jade Tombant !'

Wang Chong fouilla sa mémoire et se rappela bientôt le lieu dont l'alchimiste lui avait parlé. C'était une demeure discrète que l'un des alchimistes de l'organisation avait achetée pour que celle-ci y menât ses affaires.

D'apparence ordinaire, c'était en réalité le point de rassemblement secret de ces alchimistes. Il en existait beaucoup de semblables dans la capitale.

Chaque point de rassemblement était tenu par un alchimiste, et si l'un d'eux venait à connaître des ennuis, on l'abandonnait aussitôt afin d'assurer la survie de l'organisation.

Si Wang Chong se souvenait du Pavillon du Jade Tombant plutôt que d'un autre, c'était à cause d'un alchimiste bien particulier qui le fréquentait. Si Wang Chong voulait entrer dans cette organisation pour acheter des pilules, cet alchimiste était sa seule chance.

'Je devrais aller y jeter un œil !'

Sa décision prise, Wang Chong fit signe à Shen Hai et à Meng Long de l'accompagner. Puis il s'engouffra dans une voiture et prit la route du Pavillon du Jade Tombant.

Le Pavillon du Jade Tombant n'était ni une taverne ni une maison de thé. C'était une demeure privée située aux abords de la capitale, entourée de nombreuses autres maisons ordinaires.

« Quel endroit reculé ! »

Regardant par la fenêtre, Shen Hai découvrit une vaste demeure. Portails vermillon hermétiquement clos, murs marqués par le temps, pas le moindre bruit de vie au-dedans. On l'aurait crue abandonnée depuis fort longtemps.

« Gongzi, êtes-vous certain que c'est bien ici ? On ne dirait pas que quelqu'un y habite. »

Shen Hai se tourna vers son jeune maître et posa la question.

La demeure était désolée et sinistre, et elle mettait mal à l'aise.

« Ne t'inquiète pas, c'est bien ici. »

Wang Chong s'efforça de se rappeler les nouvelles curieuses que l'alchimiste lui avait rapportées jadis. Rouvrant les yeux, il jeta un regard au fronton piqueté au-dessus de l'entrée de la demeure et y lut les mots « Pavillon du Jade Tombant ». Puis il hocha gravement la tête.

Les alchimistes sortaient en fraude des pilules du palais impérial et des résidences des rois. Vu le caractère illégal de leur commerce, ils ne pouvaient agir au grand jour. Cette demeure était froide et reculée, mais elle convenait précisément aux affaires des alchimistes.

'Je me demande s'il y a quelqu'un à l'intérieur...'

Ainsi songeait Wang Chong.

Les alchimistes du palais impérial et des résidences des rois étaient extrêmement occupés, et le repos n'existait pas pour un alchimiste. Aussi ces points de rassemblement demeuraient-ils déserts la plupart du temps. Ce n'était qu'en cas de besoin que les alchimistes s'y montraient, pour commercer ou communiquer avec les autres membres.

Le Pavillon du Jade Tombant était un point de rassemblement d'alchimistes, mais Wang Chong ne pouvait affirmer avec certitude s'il s'y trouvait des gens, ni s'ils y traitaient des affaires.

Peng !

Alors même que Wang Chong hésitait, les portes s'ouvrirent brusquement. Cinq silhouettes en sortirent d'un pas rapide, tête baissée, comme pour dissimuler leur visage.

Même de loin, les trois hommes purent sentir la profonde odeur de pilules qui émanait des cinq.

'Il doit y avoir un alchimiste parmi eux !'

La même pensée surgit simultanément chez les trois hommes.

« Gongzi, lequel est-ce ? »

Shen Hai et Meng Long jetèrent un regard à Wang Chong. Wang Chong avait dit qu'ils venaient chercher un alchimiste, mais ils étaient cinq. Même en filant chacun une personne, ils n'auraient pas été assez nombreux.

Devant ce dilemme, Wang Chong fronça les sourcils, inquiet.

Ces gens se méfiaient extrêmement de ce qui les entourait. Tout en marchant, ils inspectaient prudemment les alentours. De plus, ils allaient très vite, comme s'ils étaient pressés par quelque chose.

Si Wang Chong ne trouvait pas rapidement l'homme de sa mémoire, les cinq auraient bientôt disparu.

'Lequel ? Lequel est-ce ?'

Wang Chong était déchiré. Tous les alchimistes de l'organisation secrète étaient extrêmement sur leurs gardes. En temps normal, quelque méthode que l'on employât, ils refuseraient de vous accueillir.

À vrai dire, ils ne vous laisseraient même pas les approcher.

Dès l'instant où ils sentiraient que quelque chose clochait, et après plusieurs sollicitations importunes, il était fort probable que les alchimistes usent de l'influence des résidences des rois et du palais impérial contre vous.

Jadis, l'alchimiste le lui avait bien expliqué.

Dès qu'un alchimiste se sentait menacé, il en référait aussitôt à l'organisation secrète des alchimistes. Dès lors, ce n'était plus seulement l'organisation secrète tout entière qui se dressait contre vous : c'était la cour impériale au complet et les diverses résidences des rois.

Si la cour impériale ou les rois venaient à soupçonner que quelqu'un nourrissait de mauvaises intentions à l'égard de leurs alchimistes, une longue suite d'ennuis s'ensuivrait.

Que l'affaire en restât aux gardes, ce serait encore peu de chose. Mais il ne faudrait pas longtemps pour que les princes et les princesses s'en mêlent.

Rien de ce qui touchait aux alchimistes n'était une petite affaire.

Wang Chong n'avait donc guère de chances de son côté.

Les cinq hommes marchaient très vite. Pendant que Wang Chong hésitait, ils avaient déjà atteint un carrefour.

Criiic !

Alors que Wang Chong était en plein dilemme, un grincement s'éleva dans l'air. Les portes du Pavillon du Jade Tombant s'ouvrirent, et un homme d'âge mûr en robe verte, d'allure singulière, en sortit.

Il balaya brièvement les alentours du regard avant de se diriger vers l'est.

À la différence des autres, il marchait extrêmement lentement et sans hâte.

'C'est lui !'

Remarquant que l'homme d'âge mûr dissimulait sa main droite dans sa manche, une pensée traversa l'esprit de Wang Chong. Il comprit soudain que cet homme était celui qu'il cherchait.

Zhang Six-Doigts : voilà l'alchimiste que Wang Chong cherchait !

Comme le dit l'adage, le dragon engendre neuf fils, tous différents (NdT : même des jumeaux peuvent différer par les goûts et le caractère ; l'expression vient du récit d'un dragon qui eut neuf fils, chacun d'un caractère distinct). La plupart des alchimistes de la mystérieuse organisation étaient prudents, au point qu'il était impossible de les approcher. Mais il y a toujours des exceptions.

Il se trouve toujours quelques hommes qui se distinguent du troupeau, et c'était eux que Wang Chong cherchait. Zhang Six-Doigts était de ceux-là.

Cet alchimiste se nommait Zhang Zhongshu, et « Zhang Six-Doigts » n'était que son surnom. Bien qu'il eût l'air ordinaire, tous les alchimistes savaient qu'il avait six doigts à la main droite.

Dans sa jeunesse, adonné au jeu, il avait emprunté à des usuriers. L'affaire s'était terminée par un doigt tranché, si bien qu'il n'en restait que cinq à sa main droite de six doigts. De l'extérieur, il ne se distinguait donc en rien d'un homme ordinaire.

Bien que les étrangers ignorassent ce secret, Zhang Six-Doigts y était extrêmement sensible. Aussi dissimulait-il sa main droite dans sa manche gauche chaque fois qu'il sortait, ne voulant la montrer à personne.

C'était devenu chez lui une habitude !

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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