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Radiant Era

Chapitre 55 : Une amitié mise en jeu

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Chapitre 55

Chapitre 55 : Une amitié mise en jeu

Chapitre 55/5895%~8 min de lecture1 418 mots

Voyant que ses deux hôtes de marque s'intéressaient au pari, Jin trembla d'excitation et s'empressa d'exposer aux deux jeunes filles la situation.

Deux bêtes magiques allaient se battre. , seul, avait misé sur le Python aux Motifs Verts et aux Yeux d'Or, tandis que les autres jeunes maîtres et demoiselles de Dun Er Ke s'étaient ligués pour miser sur l'Ours Polaire à l'Armure de Glace. Le problème, c'était que la mise de la coalition était d'une ampleur inouïe et que n'avait pas assez d'argent.

« Voilà qui semble intéressant ! » Les deux jeunes filles échangèrent un regard, puis considérèrent le Python aux Motifs Verts et aux Yeux d'Or et l'Ours Polaire à l'Armure de Glace enfermés dans leurs cages de fer. Au bout d'un moment, elles dirent toutes deux : « Chacun sait que les serpents hibernent en hiver, et que leur puissance de combat en est fort diminuée. Puisque l'Ours Polaire à l'Armure de Glace commande la glace et la neige, même si ce Python aux Motifs Verts et aux Yeux d'Or est plus fort que l'ours, il a plus de chances de perdre. »

Avec un sourire léger, chacune des deux jeunes filles sortit un billet d'or et le posa lentement au milieu des mises.

Chaque billet valait cinq cent mille pièces d'or : les deux ensemble en valaient donc un million. L'atmosphère de l'arène se figea d'un coup. Lafontaine, qui les avait amenées, ouvrit grand la bouche, un filet de bave lui coulant du coin des lèvres sans qu'il pût le retenir.

Un pari d'un million de pièces d'or : sans même parler du reste, la seule commission que Jin lui verserait à l'issue de ce pari serait une somme énorme, de quoi vivre sans souci pendant des années. Lafontaine tremblait de tout son corps. Voilà bien les filles des plus grandes familles de la Fédération Commerciale de Vias : leur train de vie était d'une générosité inouïe.

Les deux jeunes filles reprirent d'un ton badin : « Ce n'est qu'un peu d'argent de poche. Jeune maître , nous parions nous aussi sur l'Ours Polaire à l'Armure de Glace, mais il semble que vous n'ayez pas de quoi couvrir la mise. »

Le regard de vacilla tandis qu'il fixait les deux jeunes filles. De ces deux beautés, il percevait une aura qui le mettait mal à l'aise. Elles souriaient et riaient avec douceur, mais il semblait se cacher derrière leurs sourires un autre visage.

Surtout lorsqu'elles souriaient : leurs yeux ne changeaient pas du tout, froids, sans émotion, comme des dieux qui abaissent le regard sur des mortels.

Ayant grandi sous l'influence des nombreux experts excentriques qui entouraient , était devenu fort habile à lire les gens. Il sentait le genre de dignité et d'autorité inviolables qui émanait de ces deux belles jeunes filles, et il décelait même le profond dégoût qui se dissimulait derrière leurs sourires.

Ce dégoût était celui d'un maniaque de la propreté qu'on jetterait soudain dans une fosse à purin : une répulsion violente qui donne envie d'anéantir absolument tout ce qui vous entoure. Le cœur de se serra légèrement ; il sentit d'instinct que ces deux jeunes filles étaient un danger.

Fronçant les sourcils, se rappela la leçon que lui avait enseignée par des faits sanglants quand il était enfant : quand tu sens le danger, ne cherche jamais à jouer les héros. Quitte les lieux sur-le-champ, accumule tes forces, et ne réclame vengeance que lorsque tu es absolument sûr de gagner.

Jetant un coup d'œil à , debout à côté de lui, reprit son billet de cent mille pièces d'or d'un air gêné. Il soupira profondément et dit : « Bon, bon, ce n'est pas que je ne veuille pas parier contre vous, mais ma mise ne suffit pas. Maudit Jin, tu as refusé de me prêter de l'argent. Que tout le monde le sache bien : c'est Jin qui n'a pas voulu me prêter d'argent, ce n'est pas ma faute. Comment pourriez-vous me le reprocher ? »

Baisant le billet, ajouta sur un ton désinvolte : « Eh bien, adieu, chers frères et charmantes sœurs. La prochaine fois, nous essaierons quelque chose de nouveau ! Hmm, annulons simplement le pari d'aujourd'hui, d'accord ? »

Après avoir ri bruyamment à plusieurs reprises, fourra le billet dans sa poche et se prépara à quitter l'arène.

Angel, que la beauté stupéfiante de Ya et de Ling avait grandement piquée, se mit à rire. Les deux femmes amenées par Lafontaine étaient si belles qu'elles lui avaient volé l'attention dont elle était l'objet ! Maintenant que faisait montre d'une lâcheté rare, Angel trouvait un exutoire à sa frustration. Se couvrant la bouche d'un fin éventail pliant en santal, elle lança d'un ton acide : « Ça alors, est-ce vraiment là le jeune maître que nous connaissons ? Il prend la fuite ? Ça alors, je n'en crois pas mes yeux ! »

Le corps de se raidit légèrement, mais il continua ensuite de marcher vers la sortie de l'arène comme si rien ne s'était passé.

Du coin de l'œil, il observait Ya et Ling ; ces deux jeunes filles d'une beauté trop parfaite le mettaient profondément mal à l'aise.

« Cela ne se fera pas ainsi, vous savez ! »

Ya et Ling eurent toutes deux un rire léger et frappèrent doucement dans leurs mains.

L'homme d'âge mûr qui leur avait servi de cocher émergea silencieusement de l'ombre derrière elles et barra le chemin à et à . Il écarta les bras et dit froidement : « Nos demoiselles ont dit que vous ne pouviez pas partir comme cela ! »

L'expression d' changea brusquement. Il tira soudain sa rapière et la lança vers la cuisse de l'homme.

La lame étincela, mais la rapière d' s'arrêta net après une soixantaine de centimètres. L'homme avait tendu la main pour la bloquer. Dans sa paume tournoyait une lueur bleue, et la rapière était venue frapper juste dans cette lueur. De la chair et du sang avaient bel et bien arrêté la rapière d'. Celui-ci pouvait forcer autant qu'il voulait, la lame n'avançait plus d'un pouce.

Il y mit même une telle force que la lame de la rapière ploya, tandis que la paume de l'homme n'était pas même égratignée.

« Puisque vous avez dit vouloir parier, il faut aller jusqu'au bout ! » dirent froidement Ya et Ling. « Si vous n'avez pas de quoi couvrir la mise, alors ce qui manque sera couvert par votre ami, en garantie. »

Pinçant les lèvres en un sourire, Ya et Ling sortirent chacune un autre billet d'or et le jetèrent négligemment dans les mises.

« On nous a dit que c'était l'endroit le plus intéressant de Dun Er Ke : rendons donc les choses un peu plus amusantes. Si le jeune maître gagne, tout l'argent du pari est à lui. S'il perd, les cent mille pièces d'or et la vie de son ami seront à nous ! Quant à vos pertes, nous vous en dédommagerons, bien entendu ! »

laissa échapper un rugissement sourd et furieux. Il jeta sa rapière, serra les poings et chargea l'homme d'âge mûr. Mais celui-ci se contenta de ricaner, retourna la main et frappa à la nuque, l'assommant sans effort.

Ya et Ling regardèrent toutes deux , dont le front se couvrait d'une sueur froide. « Jeune maître , vous devez achever ce pari avant de partir ! »

Les deux jeunes filles souriaient avec éclat, et de leurs sourires émanait une clarté presque sacrée. Mais ne fut pas le seul : tous les jeunes maîtres gâtés de Dun Er Ke présents sentirent un froid leur gagner le cœur.

Que voulaient donc faire ces deux filles des riches familles de la Fédération Commerciale de Vias ?

fixa durement les deux jeunes filles et dit, la mine sombre : « Vous voulez jouer ? Alors jouons ! »

Il eut un sourire étrange, lèvres serrées, et ajouta d'un ton ténébreux : « Jin, ouvre les cages et lâche ces deux bêtes. »

Jin regarda avec hésitation, mais le gifla violemment en pleine figure.

« À moins que tu ne veuilles être débité en morceaux et jeté à la mer pour nourrir les poissons dès demain, lance le pari immédiatement ! »

Traduit par Isekai Express — soutenez leur travail en les suivant.

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