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Otherworld Nation Founding Chronicles

Chapitre 271

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Chapitre 271

Chapitre 271

Chapitre 271/31586%~7 min de lecture1 272 mots

« Ça grossit un peu. »

« Hummmm… le cristal d’amour entre moi et Almus. »

Je caresse le ventre de Tétra.

Pourtant, les mouvements fœtaux n’ont pas encore commencé, quatre mois s’étant écoulés depuis la découverte de la grossesse.

« C’est le moment propice aux fausses couches, fais attention. »

Quand Julia prévient Tétra sur un ton anxieux...

« D’accord. »

Je ne sais pas exactement ce qu’elle valide, mais Tétra le prononce en souriant.

Bref, il y a bien la Bénédiction des accouchements facilement…

Peu importe qu’on s’inquiète, il n’y a rien à changer.

« Alors, Tétra, je file. Youlia, je te confie Tétra. »

« Ok, vas-y. Laisse-moi gérer. »

« Prenez garde à vous. »

Youlia et Tétra agitent la main.

Maintenant……

« Alice, on y va. »

« Oui, Votre Majesté… Vous n’êtes pas deux ? »

Hmm, bon, ça dépend vraiment de nous deux.

Sans Julia ni Tétra, on peut profiter de moments ensemble.

Mais ce n’est pas l’objectif premier.

« C’est une guerre pour sauver nos frères. Tu n’as pas peur ? »

« Non !! »

Enfin, Alice est germanique, pas adernienne…

Pour l’instant, c’est secondaire.

Bon, on débute ?

Sauver le royaume de Gilbed du Nord.

Février.

Comme prévu, les vassaux du roi de Gilbed du Nord ont soulevé la révolte en bloc.

Ils appellent à l’aide la Fédération de Romarie, implantée au Japon.

Le Japon somme le royaume de Roselle d’accorder davantage d’autonomie au souverain de Gilbed du Nord.

Évidemment, Roselle a refusé net.

Tant mieux, ça deviendra une guerre.

Trente mille hommes du royaume de Romarie, dépêchés d’avance.

Trente mille autres venus de nos alliés.

Au final, soixante-sept mille combattants, dont cinq mille cavaliers du royaume d’Alva et deux mille du royaume de Romarie.

J’en assure le commandement suprême.

Les autres chefs militaires, outre Bartolo et Alexios, sont Gram, Ron, Roswald et Muzio, le roi d’Alva.

Cela montre que le Japon lance réellement l’offensive.

Jusque-là, le royaume de Roselle, engourdi par la paix, venait enfin de saisir mes intentions…

Il semble lever son armée sérieusement.

Vraiment un grand pays.

Bien supérieur aux nations d’Adernia.

Par contre, le Japon est bien plus proche géographiquement, et y dispose d’un réseau routier étendu.

D’ici que le royaume de Roselle rassemble ses troupes et prenne la route…

Nous aurons déjà investi le royaume de Gilbed du Nord.

« Tout ceci… merci. Sa Majesté le roi de Romarie. »

« Ne t’en fais pas. Nous sommes tous des Aderniens. Des conflits ont eu lieu, mais à présent, nous sommes alliés. »

Je serre fermement la main du souverain de Gilbed du Nord.

Le roi de Gilbed du Nord rend ma poignée de main.

Son visage…

N’affiche aucune joie.

On comprend pourquoi.

J’ai provoqué la fragmentation du royaume de Gilbed.

Mais c’est moins pire que sous Roselle.

marmonne le roi de Gilbed.

C’est ce qui compte.

Ni sentiment.

« Votre Majesté a achevé l’expulsion du royaume de Roselle. »

Bartolo vient vers moi.

Bon, voici venu le moment décisif.

« Alors j’y passe… Je continue sur ma lancée. »

« Ouais, pareil… J’ai besoin d’un allié solide. »

Si tu n’es pas fort, tu ne seras jamais un ami…

« Le général du royaume de Roselle est Baltazar… Ce serait bien celui sorti de la Guerre de Libération d’Adernia ? »

Je vérifie auprès de Bartolo en triant les renseignements fournis par les espions.

« Oui, oui. Nous nous sommes affrontés plusieurs fois. »

Lors de la Guerre de Libération d’Adernia, plus tôt.

J’ai filtré des informations en secret, elles ont fini par circuler…

À l’époque, le général Baltazar a essuyé une attaque.

Un ennemi déclaré de Marlin.

Autrement dit, un rival du général Criou.

Ses capacités…

« Inférieures à celles du général Criou. »

« Inférieures, mais… ? »

« Il faut le prendre au sérieux. Certes, il incarne parfaitement un officier de cette grande puissance qu’est Roselle… Il n’a absolument rien à voir avec un général des nations d’Adernia. »

L’armée redoutable du royaume de Roselle.

Hégémonique sur le continent nord.

Sa puissance militaire impose une certaine méfiance, même à la superpuissance Persis.

Je viens juste de souligner que sa compétence n’était pas écrasante.

« Selon les indications, l’ennemi aligne quelque soixante mille hommes, comme chez nous, mais près de dix mille sont des cavaliers. »

« C’est délicat. Ils surpassent notre cavalerie. »

Alexios lâche cela avec inquiétude.

Jusqu’alors, Romarie affichait largement la supériorité numérique en chevaux face à l’adversaire.

Mais cette fois-ci… l’inverse est vrai.

« Est-ce que la poudre noire pourrait les neutraliser ? »

suggère Ron…

« C’est probablement parce que l’autre camp prend des contre-mesures. Ce serait moins rentable alors. »

refuse Roswald.

La poudre noire peut effectivement mettre hors d’état de nuire les cavaliers à première vue.

Mais quand on connaît la manœuvre… ça devient facile.

Le bruit des salves peut être reproduit par magie.

Avec un entraînement poussé, les montures ne paniqueront pas.

Le royaume de Roselle devrait avoir pris ces dispositions-là.

C’est un État où la magie est très maîtrisée.

« Si l’ennemi domine en cavalerie… on percera toujours le centre, ou on déploie en ligne ? »

propose Gram.

Je pense que c’est la meilleure option.

Si l’ennemi maîtrise la cavalerie, notre seule alternative est de le submerger avec notre infanterie robuste.

Notre infanterie est la plus forte au monde.

Sans aucun doute.

« Bon, on tombe vite d’accord… Mais tant que l’ennemi aura l’ascendant numériquement en cavalerie, il faudra opter pour l’infanterie. À moins de connaître précisément leurs effectifs et leur dispositif, en tout cas. »

hausse les épaules Bartolo.

La guerre reste une chose assez fluide.

Impossible de figer une tactique avant d’avoir observé l’adversaire.

Et bien plus stratégique que cela.

« Et Votre Majesté. Que décidez-vous ? On avance ou on se maintient ? »

« Que penses-tu toi-même être le mieux ? »

« Personnellement, se maintenir en défense serait plus simple, car nous pourrions tirer parti du terrain. Cependant, cet affrontement repose-t-il davantage sur des enjeux politiques ? »

Tu connais le sujet.

Bartolo.

« On avance. J’ai besoin d’un exemple concret. On dit que les Aderniens vivent mieux sous notre autorité. »

Les révoltes paysannes ne surgissent pas comme ça par hasard.

Il faut un point de départ et une motivation claire.

Si notre royaume annexe une portion du territoire de Roselle et que les habitants qui y résident s’enrichissent…

Les Aderniens vivant sous la domination de Roselle voudront aussi passer sous notre contrôle.

Et on relaiera la nouvelle grâce à nos espions infiltrés chez eux.

Bref, on va frapper fort.

On transforme Roselle en villain et Romarie en symbole de justice.

Pendant la Guerre Froide, ils appliquaient déjà la même stratégie que celle mise en œuvre par l’URSS et les États communistes.

En résumé, une pure opération de propagande.

« Puisque Votre Majesté le décide, je dois remporter la victoire en soldat. »

Bartolo hausse les épaules, feignant l'hésitation.

Pourtant, la phrase laisse place à l’interprétation.

Autrement dit, il a toute confiance en sa capacité à vaincre même sur le sol adverse.

« L’ennemi ne dispose pas de généraux aussi nombreux que celui de Criou. Même s’il est léger en effectifs, il peut largement compenser. Et… »

Bartolo jette un coup d’œil vers Alexios.

Oui, Alexios sera de la partie cette fois.

Si Bartolo et Alexios se complètent mutuellement, il n’y aura aucun adversaire infranchissable.

Du moins, j’espère bien.

Bref, quand la bataille s’engagera, il suffira de rester synchronisés.

« En route pour la Deuxième Guerre de Libération d’Adernia !! »

Ainsi débuta la Deuxième Guerre de Libération d’Adernia.

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